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18/07/2009

OURAL DE LA MANADE ANNE ET YVES JANIN

LE DERNIER ÉTÉ D'UN GRAND COMBATTANT

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OURAL  et son dauphin SPARAGUS, la passation de pouvoir
  s'effectue en douceur au Mas du Grand Vallat.


Dans le secret des terres vallonnées du mas du Grand Vallat, un valeureux combattant vit ses derniers jours. Le soleil de juillet plombe les prés jaunis où vivent les cocardiers de la manade d’Anne et Yves Janin. Au sein du groupe qui, au fil des heures, quadrille les hectares selon un parcours immuable, Oural décline doucement. « L’hiver a été rude et Oural en a souffert. La neige, la pluie, le vent… cette année, il en a pris, s’inquiète Yves. Anne complète: «On n’a jamais eu besoin de le mettre à part car même à la retraite, il a toujours affirmé sa suprématie. C’est un dominant. Aujourd’hui, pourtant diminué, il est toujours respecté. Mais là on sent qu’il est au bout». Attristés, Anne et Yves parlent d’une seule voix: «Il nous a tellement apporté de joie…»
Et les souvenirs, pas si lointains, de revenir à la mémoire des deux manadiers. Un an après sa naissance (23 octobre 1987), le jeune taurillon se blesse, après une bagarre. Yves, sans trop y croire, lui laisse le temps de guérir avant de lui donner sa chance à Saint-Geniès-des-Mourgues puis Marsillargues. Nous sommes en 1991. Le N.911, au fier port de tête, retient l’attention. Il s’appellera Oural. L’année d’après, il court à Pérols, remporte le Trophée Cammal à Vendargues. Il a 4 ans.
TETE OURAL.jpg En 1992, son premier fait d’armes est le remplacement au pied levé de Sangar (Biòu d’Or 1991) blessé. Ce jour-là, il tire son épingle du jeu. Sa réputation est faite. Ce coureur qui a besoin d’être raseté pour s’exprimer au mieux, va développer tout au long de sa longue carrière, ses qualités: gestion du terrain, anticipations dangereuses et finitions hors pair.
Alors à lui les grandes pistes qu’il affectionne: Beaucaire, la Palme et le prix du Cocardier d’Or ; Lunel et le Pescalune dont il remporte la finale en 1995 et le prix des saisons 97, 98; Châteaurenard où une veille de Cocarde d’Or, le 2 juillet 1995, il marque les esprits par sept poursuites d’anthologie sur Christian Chomel qui l’invite pleine piste; des finales du Trophée des As…
Et si le Biòu d’Or lui passe au ras des cornes, l’association des raseteurs lui décernera – en 1998, l’année de son triomphe – un coup de cœur, trophée unique jamais réattribué. Il courra ainsi pendant une quinzaine d’années pour accéder doucement à la retraite, ses manadiers lui établissant petit à petit un calendrier allégé. Au terme d’une longévité rare, Oural termine là où il avait débuté, dans les arènes de Saint-Geniès des Mourgues, le 1er mai 2006.
Et si le 14 août 2006, il est présenté en piste à Vauvert, c’est à la demande du raseteur Thierry Félix, pour qui le jubilé ne pouvait se passer d’Oural : «Lui et moi, on se devait de terminer le même jour. C’est un des cinq meilleurs taureaux de ces vingt dernières années. Avec son anticipation énorme et ses gros coups de barrière, la corne à l’affût, il aurait mérité un Biòu d’Or. Malgré sa très belle carrière, je regrette qu’il n’ait pas été reconnu à sa juste valeur…»
Depuis, Oural savoure une retraite dorée. Dans son sillage, un jeune, toujours à ses côtés. Ces jours derniers, fier et cornes hautes, Sparagus veille respectueusement Oural aux forces déclinantes. Comme investi d’une nouvelle autorité, il a acquis un air souverain. Dans l’intimité grégaire du troupeau, se pourrait-il que le grand Oural, avant de s’en aller, lui ait confié ses terres du Grand Vallat.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

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OURAL montre le chemin... à SPARAGUS.

26/04/2008

SAINT-GENIES-DES-MOURGUES *Avenir*

Samedi 26 avril

ÇA FLEURE BON LE RENOUVEAU

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FALLONE LE PRINTEMPS DES " JANIN "

Hormis le retard de l’ambulance, tout y était pour cette course anniversaire. La capelado avec peña, remise de cadeaux, bouquets pour les manadiers Yves, Josy et Anne, avait donné le ton. Les huit raseteurs (Ayme, Castel, Jourdan, Schuller, N. Benafitou, Ferriol, C.Garrido et Oleskevich) et 4 tourneurs (Abbal, Artal, V. Dengerma, Ménargues), sous la haute bienveillance du président Jacques Valentin se mettent au diapason et ainsi les cocardiers de cette Royale du Mas du Grand-Vallat ont pu donner toute la mesure de leurs possibilités.

Guadalix.-Si le placement n’est pas son point fort, tout comme les attaques droitières, à gauche, il est intéressant et s’illustre dans de belles poursuites. Des conclusions et des finitions dont un saut après N.Benafitou lui valent 5 Carmen dans 13 minutes.
Cardinal.- Un tonique qui se bat avec la vaillance dans des droite-gauche jusqu’à la 8e minute. Puis visiblement émoussé, il appuie beaucoup moins ses réponses et durcit la lutte. Rentre une ficelle en musique déjà 3 fois entendue.
Rescator.- Paraît bien compliqué au début. Craint de par son armure dissuasive et ses sauts, il n’est pas étouffé. Encore jeune, il lui faut apprendre à gérer son énergie mais néanmoins, il rentre une ficelle et écoute 2 Carmen.
Soledad.- Il a un sacré pétard le doyen de la course. Toujours disponible il se jette à fond sur tous les cites et conclut spectaculairement à plusieurs reprises notamment après Benafitou, Jourdan et Schuller. Certes, il ne tient pas la distance mais entend cinq Carmen.
Fallone.- Abordé avec prudence, il élargit le cercle. Bien sollicité aux ficelles, il multiplie les enchaînements et répond au coup par coup. Avec brio aux barricades, il sauve une ficelle et écoute plusieurs fois la musique.
Vauban.- D’entrée, se cale aux barrières et attend les bons cites. Lorsqu’ils viennent, il anticipe et passe méchamment la corne à l’arrivée. Ayme en prend la mesure et lui ravit ses principaux attributs. Aurait mérité une place plus en avant dans la course, mais demande à être revu. 2 Carmen.
Sparagus (hp).- Magnifique de présentation, il va être intouchable et d’ailleurs intouché. Deux rasets, deux grosses enfermées et des Carmen pour un réel espoir.

VIDOURLE