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26/09/2008

JUBILE CHRISTIAN GARRIDO

Samedi 27 septembre, à Sommières, 15 h

AUCUN REGRET... SAUF
3c74dd17c0f11004a5170e619bb378d0.jpgSamedi, à Sommières, quand Christian Garrido "touchera" son dernier taureau, il ne regrettera rien car il a réalisé ce qui lui tenait le plus à cœur: raseter. «Tout petit, je me glissais dans les arènes, à Sommières, pour voir les taureaux; à 13 ans, je rentrais à l’école taurine sommiéroise».
Il ne regrettera rien, car il gardera au cœur des moments magiques: «Je rasetais à l’Avenir et, invité à la course du 15 août au Grau-du-Roi, à la capelado, je défilais à côté de Chomel, Ferrand, Mézy, j’étais sur un nuage…». Il ne regrettera rien car il analyse lucidement: «Dans mes dix années au Trophée des As, je n’ai pu faire qu’une saison complète – où je me classe 7e – à cause de problèmes articulaires (J’ai eu trois opérations) et quelques blessures des taureaux. Et pourtant techniquement j’étais au niveau, je me démarquais toujours sur les "gros" taureaux et j’ai raseté tous les grands rendez-vous».
Il ne regrettera rien… ah si! «Mes cinq deuxièmes places à la Cocarde d’Or. Je ne me suis jamais mis la pression en piste sauf… tous les premiers lundis de juillet à Arles. Je savais que sur une course, j’avais toutes mes chances, que je pouvais rivaliser avec les meilleurs et la gagner. Notamment en 99, ainsi qu’en 2003 où j’étais en tête quand Arlequin me blesse».
Alors pas de Cocarde d’Or, mais de ses tête-à-tête avec les taureaux, Christian garde particulièrement, celui avec Oural (Janin), à Lunel, deux rasets «la corne dans la poche» ; et avec Banquier (Laurent, Cocarde d’Or 1999) «Cette année-là j’aurais pu gagner, j’étais dans un autre monde, je partais à un mètre du taureau…».
Les rasets courts...  sa préférence: «Mon plaisir, avant l’attribut, c’est le contact avec le taureau… et la transmission avec le public et les organisateurs».
Aujourd’hui, à 33ans, les préparations physiques poussées, les contraintes alimentaires et surtout ne plus pouvoir passer les taureaux "arrêtés" gâchent son plaisir. Alors «comme on ne peut pas être raseteur à moitié, j’arrête. Samedi ce sera la dernière». Soulagement pour les proches ! La course camarguaise perd un gaucher de talent mais le CT Lou Carmen de Sommières gagne un organisateur et peut être un éducateur si le projet d’école taurine aboutit.
Christian et les taureaux, ce n’est pas fini.
Martine ALIAGA
A SOMMIERES: ce samedi, 15 h, course avec de nombreux raseteurs, anciens et en exercice; après la course, apéritif à la salle décorée par les toiles de Nabli et les photos de Luc Pero.
CHRISTIAN ET LA COCARDE D'OR
1997, deuxième derrière Rouveyrolles
1998, deuxième derrière Bensalah
1999, deuxième derrière Bensalah
2002, deuxième derrière Allouani
2003, deuxième derrière Poujol