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02/10/2016

BIOU D'OR

Lundi 3 octobre 2016

Tristesse : Camarina s'est éteint

Alors que dimanche 2 octobre (article ci-dessous), on se réjouissait dans ces pages de la belle retraite des anciens Biou d'Or, l'un d'eux avaient décidé de tirer sa révérence. En effet, lundi, la manade Chauvet annonçait avec tristesse,  la mort de Camarina. La vie terrestre de l'immense barricadier Biou d'Or 2005, 2007, 2008 s'est donc arrêtée mais son nom restera à jamais dans le coeur des afeciouna et dans l'histoire de la course camarguaise. 

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Dimanche 2 octobre 2016Biòu d’Or : en attendant l’élu 2016, des nouvelles des anciens


Camarina : “Ça va bien, merci !”

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Sur ses terres de la manade Chauvet,
Camarina coule des jours paisibles


Ah si nos Biòu d’Or pouvaient parler, que ne raconteraient-ils pas ! Les jours glorieux, les combats de l’arène, les blessures parfois, la vie au pré et le si invisible et précieux lien tissé au fil des jours avec leur manadier et bayle. Une vie simple et tranquille qui perdure bien après les flonflons des fêtes.
Avant de connaître le nom du Biòu d’Or 2016 qui sera élu aujourd’hui au Grau-du-Roi, les anciens, par la voix de leurs propriétaires, ont donné de leurs - bonnes - nouvelles.
En commençant par Camarina de la manade Chauvet (couronné en 2005, 2007 et 2008) qui, du haut de ses 22 ans, savoure une belle et longue retraite. « Il est en compagnie d’un simbeu et quelques vaches, raconte Olivier Serme, il va bien et vieillit doucement. Bien sûr, on le surveille de près et on le bichonne tant qu’on peut ».
Mathis de Lautier, sacré en 2006, « est en pleine forme. A 18 ans, il n’a aucun problème, il est toujours avec les cocardiers - comme Valmont et Co Blanco (17 ans chacun) d’ailleurs - et sait se faire respecter des jeunes. S’il pouvait leur expliquer comment on devient Biòu d’Or... plaisante Frédéric Lautier. Mais quand il donnera des signes de faiblesse, on lui fera un clos à part avec des vaches pour qu’il finisse tranquille ».
Sur les terres de la manade Fabre-Mailhan, Pasteur poursuit la vie paisible des cocardiers de Camargue. A 15 ans, le Biòu d’Or 2009 « vit avec quelques congénères dans un clos au calme, explique Claire Mailhan. Bien sûr, on veille sur lui et on le soigne, il va très bien » Et Jacques Mailhan de sourire : « Dernièrement nous sommes allés le voir avec Joachim Cadenas... Il voulait le trier pour le raseter ! » .
Quant au tout jeune retraité Garlan des Baumelles (Biòu d’Or 2014, 2012, 2011), «Il rajeunirait presque, se réjouit Joël Linsolas. Le jour de l’inauguration de sa statue aux Saintes-Maries (en juillet 2016), il est entré en piste comme une cocotte-minute, prêt à exploser, en attendant le combat. A la manade, il est avec son clan de taureaux qui ont un peu d’âge, Rodin, Maï... Ils sont tranquilles, il ne faut pas trop changer leurs habitudes pour qu’ils aillent bien ».
Quatre retraités et deux en exercice (Ratis de Raynaud élu en 2013, et Mignon de Cuillé, en 2015), nos Biòu d’Or, soignés, encensés et chéris, coulent de beaux jours au sein des élevages. Leurs histoires entretiennent la flamme de la passion autour de la course camarguaise.
A midi, aujourd’hui, une nouvelle ligne s’écrira sur la liste des Seigneurs de Camargue.


MARTINE ALIAGA


Virat de la manade Nicollin sacré en 2002 et 2004 s’est éteint de vieillesse à 21 ans, début septembre 2016.
Guépard de Cuillé (Biòu d’Or 2010) est parti en guerrier, en 2014, après s’être battu à mort avec un congénère.

15/08/2010

LES SAINTES MARIE DE LA MER *AS*

Samedi 14 Aout 2010  -  TROPHEE DES IMPERIAUX

DES IMPERIAUX JUSTE PRINCIERS
A MATHIS ET VIOLET LES BOUQUETS

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MATHIS le meilleur des moins bons...
N.Violet pour les meilleures actions.
Bruno Pascal au micro essuie une bronca en octroyant une ficelle aprés la sonnerie. Celle-ci ne sera pas comptabilisé au Trophée Taurin pour le raseteur.
Violet, Villard, Four, Poujol, Khaled, Martin-Cocher, Clarion, Moutet et quatre tourneurs font la capelado.
Quelle déception sur les gradins abondamment garnis, à la rentrée du septième taureau. Une impression de s'être fait flouer une fois de plus. Pour les taureaux on peut toujours invoquer X ou Y raisons, pour les raseteurs on peut toujours déplorer X ou Y arguments, mais on peut se poser des questions pourquoi si peu d'hommes en piste... pourquoi les invités et sans leur faire offense sont-ils soit sur leur dernière année de carrière, soit convalescent, soit des hommes qui n'ont aucun objectif sur le haut de la compétition, car hormis Benjamin Villard, Four, Violet c'est le plateau concocté par les organisateurs, qui ne peuvent pas se retrancher derrière l'excuse  du trop de courses, celle-ci étant unique ! Bref nous avons assisté à un concours de petit niveau par un manque de sérieux total envers un public qui "roumègue" de plus en plus ! Attention la fibre de la passion a ses limites de résistance.
GREGAU de Saumade, Six minutes pour un premier aux As ! c'est pas sérieux ! Un Carmen tés généreux en course.
DRAGON de Blatière-Bessac, méchant plus qu'il ne faut, il gaspille seul son énergie. Il se jette plusieurs fois sur Villard aux planches, mais refuse beaucoup trop. Deux Carmen plus retour contesté.
MATUTE de St Antoine, un classique qui en se chauffant appuie ses poursuites sur Violet, Four, Villard dans douze minutes. Musique.
PASTEUR de Fabre-Mailhan, n'est pas dans un grand jour. Difficile mais moins incisif qu'à son habitude il refuse quelque peu et rentre ses ficelles. Violet est le seul  le dompter pour plusiers belles enfermées. Carmen au retour.
GARLAN des Baumelles, bien compliqué ce biou pour les hommes du jour... le taureau domine mais ne donne pas l'impression d'une superiorité flagrante. Quelques bonnes poursuites, ses ficelles (900 €) au toril, et musique trois fois.
MATHIS de Lautier, n'est plus le super barricadier, méchantas, mais démontre à huit reprises qu'il sait encore faire. Aura le mérite de réveiller les gradins. Rentre ses ficelles (800 €). Plusieurs Carmen.
OMEGA de Ricard, hors-points pour quatre sauts aprés les blancs qui se seraient bien passés d'un septième (comme souvent).
Texte et Photos Luc PERO
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PASTEUR serre Villard
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Belle attitude de Violet face à GARLAN
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MATHIS tape sur Poujol

13/05/2010

VAUVERT * AS

Jeudi 13 mai 2010

ATHOR ET JEANNOT AU-DESSUS

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Athor et Auzolle

Entrée : 1/2 arène. Org. Service animation. Président : Michel Bourrier. Raseteurs droitiers : Auzolle, Jourdan, Marquier, Moutet, Villard. Gauchers : Cartalade, Clarion, Khaled. Tourneurs : T. Dengerma, Beker, Molins, Zerti.

Avec seulement deux ficelles de levées sur 14, on ne peut pas dire que les cocardiers ont subi. En première partie, Athor de Daumas et Jeannot du Grand Salan survolent les débats. Après la pause, Mathis a apporté du brio alors que Garlan se révèle très compliqué. Chez les blancs, Clarion s’investit un peu plus que les autres et récolte les bravos.
Capitan (Blatière-Bessac).- Il s’est appliqué à répondre à tous les cites tout en préservant habilement sa 2e ficelle. Des belles séries et deux fois la musique plus retour.
A.jpgJeannot (Grand Salan).- D’entrée, il s’impose par son sévère placement, et pose des problèmes. Jourdan mal engagé doit se coucher au milieu de la piste (photo). 8 minutes pour les pompons et puis toujours avec son sérieux et parfois avec du brio, Jeannot gère son combat avec intelligence. Ses ficelles au toril et 5 Carmen.
Athor (Daumas).- 1re attaque et Villard doit rompre. Son placement et ses finitions où la corne menace forcent le respect et la prudence. Volontaire, il ne rechigne pas sur les enchaînements. Attentif à tout, le travail se raréfie aux ficelles et c’est dommage car toutes les enfermées sont magnifiques. Ses ficelles bien défendues (700 €) rentrent. 7 fois les honneurs.
Alésien (Briaux).- Calé devant le toril c’est avec un comportement très cocardier qu’il défend ses attributs. Pas étouffé pour les ficelles, le biòu ne peut se chauffer et finalement se désunit. 4 coups de barrière sur Auzolle, Khaled, Clarion (2) et 3 Carmen avec ses ficelles au toril.
Garlan (Les Baumelles).- Lui aussi se cale devant le toril et il est très difficile de lui toucher la tête sur le premier raset. Très compliqué, seul Clarion le comprend et lui fait réaliser quelques belles enfermées avec anticipations. 5 Carmen et un gland au toril.
Mathis (Lautier).- Le Biòu d’Or 2006 a une fois de plus effectué une course très cocardière. Mais, son tempérament spectaculaire s’est quand même exprimé à plusieurs reprises sur Auzolle, Villard, Jourdan, Clarion. Délaissé aux ficelles, il les rentre en ayant entendu 4 fois les honneurs.
Papagai (Lagarde).- Au départ distrait, il rentre dans la course à la 5e minute sur une bonne série. Volontaire, il se donne avec cœur et se montre spectaculaire dans ses arrivées (photo ci-dessous avec Clarion). Une ficelle au toril et des Carmen.

Texte et photos
Luc PERO

 

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▲ Mathis et Villard

Papagai et Clarion

 

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11/04/2010

LE GRAU-DU-ROI *AS*

Dimanche 11 avril 2010

MATHIS COCARDIER D'OR

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Danger pour Auzolle avec MATHIS...

 

Entrée : 3/4 d’arène. Org. : Régie municipale. Président : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Auzolle, Outarka, Rey, Sabatier, Toureau.
Gauchers : A. Benafitou, Oleskevich, Ouffe, Martin-Cocher, Mebarek. Tourneurs : Bensalah, Benzegh, T. Dengerma, Dunan, Kerfouche.


Avec ses quatre cocardiers, la manade Lautier a été dignement représentée. Gregau pour Saumade, quant à lui, a porté haut la devise de sa marque. Les hommes ont bien tenu la comparaison sauf avec Mathis. Mais, Lahcène Outarka, omniprésent, mérite un coup de chapeau.
Lancier (Lautier).- Ce redoutable escrimeur sélectionne terriblement. Quand il part, c’est pour porter le danger jusqu’au bout et pour corser le tout il change intelligemment de terrain. Sabatier, en partenaire idéal, lui fait réaliser de belles poursuites. Bon premier, ses ficelles au toril et 4 Carmen.
Gregau (Saumade).- Sans refus, il subit, mais livre combat avec énergie et souvent du brio après Sabatier. En se dégageant il parvient à résister 12 minutes quatre fois récompensées.
B.jpgGaillardet (Saumade).- Incorrigible coureur, il slalome au milieu des blancs le temps des pompons (8 minutes). Aux ficelles, il améliore sa tenue, mais donne peu de relief dans ses poursuites. 1 ficelle au bercail.
Mathis (Lautier).- Première minute, attaque de Ouffe, qui est enfermé et sévèrement corrigé (pas de blessure) en piste. A son tour, Auzolle essaie mais il doit rompre. Quel début ! Ensuite Mathis devient moins agressif mais beaucoup plus vigilant en gênant tous les départs. Maître du jeu, il se permet quand même quelques brillantes arrivées. 3 Carmen, sa 1re ficelle à 1 000 € au toril et la bronca pour les hommes.
Valmont (Lautier).- Pour lui, c’est en deux temps trois mouvements que les principaux attributs sautent. Puis, avec bravoure, il signe d’interminables séries, avec des arrivées spectaculaires. Les plus belles sur Martin-Cocher et A. Benafitou. Du tempérament et du brio à revendre pour une dizaine de Carmen dans 15 minutes.
Brutus (Lautier).- Volontaire à souhait, il se donne franchement dans de longues séries et parfois passe le museau ou la corne au terme. 11 minutes d’une grande brillance que le disque honore à huit reprises.
Levant (Saumade, hp).- Raseté pour le fun, réalise quelques belles actions et entend plusieurs Carmen.

 

Texte et photo

Luc PERO


 
Trophée des As : Outarka, 16 points ; Auzolle, 11 ; A. Benafitou, 10 ; Martin-Cocher, 9 ; Ouffe, 5 ; Sabatier, 4 ; Mebarek, 3 ; Rey, 2 ; Oleskevich, 1. 
Trophée des Raseteurs : Toureau, 4 points.

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OUF !!! SPECTACULAIRE, MAIS PAS DE BLESSURE POUR OUFFE AUX PRISES AVEC MATHIS !

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 A l'entracte un peu de folklore

 

 

 

 

 

 

09/10/2009

58e FINALE DU TROPHEE DES AS

LES HOMMES

EN PLACE POUR LA CAPELADO ARLESIENNE

 

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Dimanche, c’est la 58e finale du Trophée des As. Douze valeureux raseteurs vont affronter sept redoutables cocardiers dans l’amphithéâtre arlésien où Sabri Allouani va décrocher un 9e titre. Un record de victoires difficile à battre. Cette saison, il réalise le grand chelem avec la prestigieuse Cocarde d’Or et la Palme d’Or. Champion expérimenté et sportif accompli, il n’a plus ses jambes de vingt ans mais sa soif de victoire est intacte.
Son dauphin Benjamin Villard est pétillant. Toujours loyal et respectueux envers le public il l’est aussi avec ses adversaires noirs et les avantage souvent dans des rasets spectaculaires. Un chouchou auprès du public. Après une année d’absence, Alexandre Gleize est de retour avec une soif de rasets. Toujours souriant, il ne s’économise pas et se transforme souvent en leader de course. Un sympathique retour. A gauche, le jeune Saintois Bastien Four effectue une saison pleine d’espoir. Parti sur les chapeaux de roue, il marque un peu le pas mais sa première saison est très prometteuse. Le vainqueur 2007 Loïc Auzolle est un travailleur. Un peu en manque d’efficacité cette année, on peut compter sur lui et sur son abnégation. Honnête, Julien Ouffe s’implique toujours loyalement dans son rôle et ne déçoit jamais. Un gaucher virevoltant dont la présence est un gage de réussite.
Élégant, Hadrien Poujol déçoit rarement mais perturbé par des ennuis physiques à répétition, il a du mal à retrouver son meilleur niveau. Il s’offre une méritoire 7e place. Habitué au podium, Adil Benafitou a eu un début de saison difficile. Il s’accroche et fait parti des bons gauchers du moment. Avec plus de constance, il peut viser plus haut. Le physique est le point fort de Mathieu Marquier, un garçon pétri de qualités qui a tout pour réussir mais doit parfois se faire violence devant la difficulté. D’un caractère trempé, Victor Jourdan est le combattant type. Insensible aux chocs, il paye souvent de sa personne mais n’abdique jamais. Fougueux, Damien Martin-Cocher est capable de rivaliser avec les meilleurs et sait avantager les taureaux pour des actions souvent spectaculaires. Après un début en demi-teinte, David Sabatier revient dans le coup et effectue une bonne fin de saison.
Au classement, les jeux sont faits et même si quelques places sont incertaines, on espère que tous auront à cœur de briller de mille feux.

Eric AUPHAN

Photo C. ITIER

08/10/2009

FINALE DU TROPHEE DES AS : LES COCARDIERS

SEPT DONT UN EN OR

 

Voici la présentation des sept cocardiers qui vont fouler le sable du grand amphithéâtre Arlésien au vu des courses effectuées au Trophée des As. La surprise, c’est l’absence de Rodin (5e) blessé et la sélection de Petit Lou. Ce dernier s’intercale en seconde position mais est capable de créer une bonne surprise. Géricault reste sur une superbe victoire à la Palme d’Or, Pasteur étrennera son titre, Coyote aura l’occasion de s’affirmer un peu plus au haut niveau, Yvan a les moyens de viser le prix du meilleur taureau s’il est dans les mêmes dispositions que l’année dernière et Mathis devrait offrir le feu d’artifice final. Dans l’ordre de sortie.

GERICAULT (Chauvet) N ° 013 - 9 ans - 3 sorties (19/04 Grau du Roi - 24/05 Istres - 27/07 Beaucaire). Peu sorti mais pétillant comme le champagne, le petit taureau de Cadenet a prouvé lors de la Finale de la Palme d’or en remportant le prix du meilleur taureau de la compétition qu’il pouvait s’imposer dans n’importe quelle arène.
PETIT LOU (Chaballier) N° 7196 - 12 ans - 6 sorties (19/04 Beaucaire - 03/05 St Rémy de Provence - 21/06 Grau du Roi - 12/07 Beaucaire – 18/08 Le Crès - 06/09 Nîmes). Habitué à ouvrir les hostilités le taureau est du genre coriace. Il faut de la technique pour ravir les attributs du cocardier de Lunel-Viel capable de sauter en contre piste pour chercher l’homme ou le spectateur. Il saura se faire respecter.
EMBRUN (Nicollin) N° 061 - 9 ans - 6 sorties (15/03 Mauguio - 26/04 Vauvert - 23/05 Marsillargues - 21/06 Sommières - 22/08 Beauvoisin – 17/09 Grau du Roi) Pourrait faire de belles vagues si les hommes arrivent à surfer entre ses cornes. Un Nicollin plein de vaillance qui ne demande qu’à extérioriser ses qualités et toute sa noblesse.
PASTEUR allou.jpg◄ PASTEUR (Fabre-Mailhan) N° 128 - 8 ans - 6 sorties (15/03 Mauguio - 17/05 Grau du Roi - 14/06 Lansargues - 18/07 Lunel - 14/08 Les Saintes Marie de la Mer - 20/09 Grau du Roi) Le bioù d’or réalise une saison complète. Il est vif et maîtrise l’anticipation à merveille et quand son adversaire blanc le tire dans des rasets avantageux, il sait finir de façon rageuse aux planches. Placement, intelligence, il n’est pas facile à manœuvrer des deux côtés. Espérons que le bioù d’or ne rate pas sa finale comme cela est si souvent arrivé.
COYOTE (Caillan) N° 209 - 7 ans - 4 sorties (15/03 Mauguio - 13/04 Mouriès - 23/08 Eyragues - 13/09 Châteaurenard). Il est le plus jeune mais déjà une sérieuse difficulté. Difficile, il est appréhendé par les raseteurs qui ne sont pas légion à se bousculer sur son frontal. Seul le duo Allouani - Villard semble le maîtriser et à son âge il est un sérieux candidat pour la saison prochaine.
YVAN VILLARD.jpg► YVAN (Lou Pantaï) N° 020 - 9 ans - 6 sorties (23/03 Vauvert - 19/04 Beaucaire - 05/07Chateaurenard - 27/07 Beaucaire - 14/08 Les Saintes Marie de la Mer - 20/09 Grau du Roi). Toujours régulier le petit bioù du mas de Bardouine maîtrise le combat à merveille. C’est le cocardier type qui gère l’espace et anticipe à merveille même si cette saison il a baissé le pied à deux reprises. Sa finale l’année dernière avait été somptueuse, souhaitons qu’il en soit de même cette année. 
MATHIS.- (Lautier) 812 - 11 ans - 07 sorties (14/03 Saint Martin de Crau - 19/04 Grau du Roi - 10/05 Palavas - 31/05 Les Saintes Marie de la Mer - 12/07 Beaucaire - 15/08 Grau du Roi - 13/09 Châteaurenard). Le bioù d’or 2006 a un côté spectaculaire capable d’enchanter les gradins. Nul doute que le taureau du mas de Reboul sera à la hauteur de l’évènement et terminera la course sur une note barricadière.
Quant à RODIN (Les Baumelles) N° 911 - 10 ans - 6 sorties (13/04 Lunel - 10/05 Palavas - 12/07 Beaucaire - 14/08 Les Saintes Marie de la Mer - 06/09 Nîmes). Initialement prévu en cinquième position le taureau ne pourra pas participer à la finale en raison du réveil d’une blessure contractée lors de sa dernière course à Nîmes. Dommage pour les afeciouna, le taureau et la course camarguaise.

 

Eric AUPHAN

Photos C. ITIER

18/08/2009

MATHIS LE PETARD DU 15 AOUT !

Le Grau du Roi 15 Aout 2009


UNE DES PLUS BELLES ACTIONS DU JOUR
MATHIS ET SABRI ALLOUANI

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Photos Luc PERO
Voir plus bas le compte-rendu complet et les photos

16/08/2009

LE GRAU DU ROI *AS* 15-08

15 AOUT 2009

ET MATHIS ALLUME LE FEU...

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MATHIS grand artificier de ce 15 Aout.
DSC07418.jpg a.jpgOn n'a pas fermé les portes(une grosse entrée quand même) pour cette traditionnelle affiche du 15 Aout, et pourtant le plateau valait le déplacement. Des cocardiers de tous styles, des hommes en nombre suffisant parmi les meilleurs du circuit. A la présidence Jacques Valentin toujours au top pour les grands rendez-vous salue Allouani, A.Benafitou, Auzolle, Garcia, Ouffe, Outarka, Poujol, Sabatier, Villard et leurs cinq tourneurs qui effectuent la capelado. Leur travail honnête, régulier a concordé avec le tempérament des cocardiers. KABYLE pour cinq minutes a fait ses adieux au Grau une de ses pistes favorites. Du concours outre MATHIS époustouflant, RENOIR, CLODOMIR, CIGALIE, GALLICIANAIS ont etalé toutes leurs qualités respectives.
PAZAC de Daumas n'est pas vraiment un premier. 7mn30 avec une préfence gauchère. Deux Carmen.
CIGALIE de Fabre-Mailhan joue franc jeu en se donnant sans limites. Des déplacements opportuns et des magifiques longueurs sur Benafitou, Poujol, dont plusieurs main sur le frontal lui font entendre les honneurs cinq fois dans dix bonnes minutes.
BADAIRE de Nicollin brouillon à son entrée en piste il perds vite ses pompons. Ensuitpe rasevté pa intermitence, pas toujours bien positionné son parcours est décousu. A son actif cinq grosses enfermées (Villard 3, Allouani 2) et trois coups de barrière sur Auzolle, Outarka, Sabatier. Ses ficelles autoril et des Carmen.
MATHIS de Lautier sort avec la rage et ses premières minutes sont tonitruantes. Des coups violents aux barricades sur Allouani, Villard, Benafitou, Outarka. Puis il enferme Villard pour un raset main sur la tête suivi d'une arrivée fracassante. Même traitement pour Allouani, enferme durement Outarka, oblige Auzolle à rompre mais le suit pour conclure aux planches. Les primes montent, J.Valentin s'égosille, les actions se succèdent, le disque joue et rejoue, Allouani lève la première ficelle à 1300 Euros et prend la deuxième à 800 Euros. C'est la treizième minute le public exhulte, l'ovation de retour est énorme... quel bonheur !
GALLICIANAIS de Briaux pas facile de sortir aprés la course du précédent. Pourtant le tau a tiré son épingle du jeu avec quelques belles finitions et de la volonté dans les séries. Douze minutes et trois Carmen.
RENOIR de Cuillé c'est son retour en piste aprés de longs mois de repos. C'est gagné pour lui, il n'a rien oublié... barricadier il l'est toujours, agaressif aussi. Cocardier volontaire c'est lui qui va même chercher l'affrontement. Pour ses coups de butoirs, ses dangereuses enfermées l'air de Carmen joue plusieurs fois ainsi qu'à sa rentrée porteur de ses ficelles(lourdes).
CLODOMIR de Bon va clôturer ce concours avec le brio attendu pour un dernier. Pas de difficultés majeures sur le raset mais des             arrivées ou des envolées fracassantes en conclusions. C'est bien, c'est bonDes Carmen.
Texte et Photos Luc PERO

CIGALIE de Fabre-Mailhan
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10/05/2009

PALAVAS-LES-FLOTS * AS *

Dimanche 10 mai 2009

COCARDIEREMENT VOTRES !
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Hier Sabri a tout donné... ici dans les cornes de VIDOURLEN

Entrée : plein. Organisateur : CT Fiesta y toro. Président : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Allouani, Gleize, Jourdan, Outarka, Sabatier. Gauchers : Clarion, Martinez, Mebarek, Oleskevich, Ouffe. Tourneurs : Benzegh, Beker, Dunan, Tourki, Zerti.

Sabri.jpgCette deuxième journée du Trophée Albert-Dubout a laissé toute la place aux purs cocardiers, Ruy Blas (4e), Rodin (5e) et Sparagus (7e),  Mathis (6e) se montrant irrégulier malgré de bons passages. Mais la course dans son ensemble a souffert du travail irrégulier des blancs qui ont laissé à Allouani toute la responsabilité des débats. Présidence à la hauteur pour des décisions et explications à bon escient.
Paludier (Margé).- Au début, prend tout sur ses déplacements avec quelques actions poussées. Plus stable, par la suite défend son unique ficelle neuf minutes. Deux Carmen.
Jodias (Nicollin).- Attaqué d’entrée, il répond avec du jus pour deux minutes les premiers attributs. D’un calme olympien, le long des planches, il s’investit dans des enchaînements ponctués sur Sabatier et Allouani. 12 minutes. 5 Carmen.
Vidourlen (Mermoux).- Décollé des planches, il favorise un maximum de mauvais rasets. Quand il se place, en revanche, ses poursuites sont dangereuses. Mais trop intermittent aujourd’hui, Vidourlen ne convainc pas même s’il défend - et rentre - son 2e gland avec un bon coup de revers. Carmen au retour.
Ruy Blas (Cuillé).- Placé, il attend les blancs de pied ferme pour une cocardière leçon. Attentif, il utilise tous les angles d’où, sans se gaspiller, il ferme la porte aux plus hardis. Outarka bousculé, Martinez, Oleskevich et Jourdan enfermés. Il termine en se dressant après Allouani, Sabatier, Jourdan rentrant un gland avec 9 Carmen.
Rodin (Les Baumelles).- La piste palavasienne convient à Rodin qui toujours placé à son avantage, ne se laisse pas duper. Ses superbes anticipations obligent Allouani à lâcher, Gleize à décrocher. Les blancs au ralenti, Allouani est obligé de prendre les choses en main, mais Rodin coupe magnifiquement sa longue invitation pour une chaude arrivée. Les ficelles au toril et 5  Carmen.
Mathis (Lautier).- Il surveille la piste et la contrepiste, et si au début, il prend les angles et ferme la porte aux hommes (7 minutes les glands), il pêche par moments par manque de rigueur même s’il termine par de gros coups sur Martinez, Ouffe, Clarion et Allouani. 4 Carmen.
Sparagus (Janin, hp).- A 6 ans, cul aux planches, prêt à foncer, il délimite son terrain. Quelques séries rondement menées, une enfermée sur Allouani (Carmen) mais pas assez sollicité pour s'exprimer. Rentre une ficelle en musique.

Martine ALIAGA

Trophée des As : Allouani, 16 points ; Gleize, 9 ; Sabatier, 5 ; Ouffe, 5 ; Outarka, 4 ;  Clarion, 4 ; Martinez, 2 ; Mebarek, 2 ; Jourdan, 1.
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Outarka à nouveau en difficulté avec un Cuillé ( RUY BLAS ).
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Sabri au four, au moulin et dans le charbon ! içi avec RODIN.
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Le "Grand Frisson" avec RUY BLAS et Gaëtan Martinez.
Photos Luc PERO

15/03/2009

SAINT-MARTIN-DE-CRAU : INAUGURATION DES ARENES

Samedi 14 mars 2009

MATHIS ET AUZOLLE OUVRENT UNE NOUVELLE ERE
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Les lauréats du jour.

Inauguration arènes St Martin Crau 001.jpg a.jpgCommencée timidement, la course est allée crescendo avec une seconde partie très attrayante. Le cérémonial orchestré par Patrice Blanc a été une fois de plus éclatant avec la reine d’Arles, ses demoiselles d’honneur et les gardians de la manade Gillet. Auteur d’une fresque sur la piste, Jean Marignan a été mis à l’honneur pour la circonstance. Auzolle meilleur animateur est déjà affûté physiquement et techniquement. Moutet et Martin -Cocher travaillent assidûment, Marquier est en réussite, Poujol assure et Martinez fait briller. Dumas, Mébarek et Miralles sont intermittents. Au micro Frédéric Clarey dirige sans écueil.

Côté bioù, MATHIS (Lautier, 7e) termine la course avec une douzaine d’actions aux planches où il décuple toute sa hargne et son agressivité. Des impacts puissants pour un final royal et le prix Louis-Thiers. 3 Carmen. Inauguration arènes St Martin Crau 015.jpg a.jpgAvant lui, nonchalant mais tout autant percutant, PESQUIE (Saumade, 6e) décoche quinze coups de barrières prononcés et assure son rôle spectaculaire avec brio. 10 Carmen. Cinquième, VERDAOU (Allard) est la bonne surprise. Rapide, il anticipe et avec un moral d’acier, il termine tout au ras des planches. Pas facile à manœuvrer, il conserve ses ficelles. 2 Carmen. A la reprise, KHEOPS (Joncas) ne refuse aucune sollicitation et se plait dans les reprises. Il se bat comme un diable pour sa première ficelle que lève Loïc dans un final très incisif. 4 Carmen. Inauguration arènes St Martin Crau 026.jpg a.jpgAvant la pause, MICHOU (Les Baumelles) en pur cocardier se fait respecter (sur une fusée Zerti a eu très chaud). Avec un placement rigoureux, son anticipation et une paire de finitions, il tire son épingle du jeu. 2 Carmen. Deuxième, RIQUET (Ribaud) essuie les plâtres avec vaillance. Généreux, il accuse le coup physiquement mais rentre ses ficelles. 2 Carmen. En ouverture, ▲sans déroger à la règle CERES (Chapelle) occupe le centre pile sur la fresque qu’il finit presque par remplacer mais attention aux coups d’éclats comme sur Poujol et Auzolle (2). Il marque la journée en coupant le ruban d’une course inaugurale sans nuages.. Les gradins étaient presque combles, prêts à vibrer pour une nouvelle ère…

Texte et Photos Eric AUPHAN

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VERDAOU et D. Moutet
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PESQUIE sur L. Auzolle
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L'ACTION DU JOUR
MATHIS et G. Martinez
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LE MATIN INAUGURATION DES ARENES LOUIS-THIERS

 

 

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Le petit-fils de Louis Thiers
a rappelé tout l'attachement de son grand-père
au monde de la bouvine

 

 

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Le peintre Jean Marignan a dessiné sur le sable
une sorte de mandala symbolisant l'attachement
des afeciouna au taureau

(* un mandala est dans le bouddhisme une représentatiion symbolique
souvent faite de sable coloré*)

Photos M. ALIAGA