27/09/2008

MOURIES *AS*

Dimanche 21 septembre: finale du Trophée des Olives Vertes

 

 UNE 36e FINALE BIEN HUILEE
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Marquier et Co Blanco s’imposent dans une finale homogène rehaussée par un estrambord et un folklore pétillants.

adfaf0025d1c0b2aaa883c57bd10dc60.jpgLe CT mouriésen fait le plein pour ce trophée réputé. A la capelado, défilent sous la présidence de Philippe Gibert : à droite, Auzolle, Marquier, Moutet, Sabatier; à gauche A Bénafitou, Martin Cocher, Ouffe, Poujol (tourneurs: T Dengerma, Fouque, Kherfouche, Lebrun, Zerti).

Un folklore extraordinaire, rythmé et enjoué sous le crépitement nourri des applaudissements et une ambiance garantie avec La Gardounenque avant de déguster cette 36e finale des Olives Vertes d’un bon millésime qui récolte d’ailleurs un Carmen général.
fe500cb7d73fad9ae70c259ff90a8c3f.jpgChez les hommes les gauchers Poujol, Ouffe et Martin Cocher tirent la course. A droite, Auzolle est efficace, Moutet (très appliqué) et Marquier (travailleur) sont peu en réussite. Sabatier diminué physiquement et Benafitou sont effacés.
Côté cocardiers, Espéloufi est un super premier, Marcellin est généreux, Co Blanco sérieux et dangereux, Picasso volontaire et Raïmana fougueux.
Il fallait s’y attendre, il pleut des rasets sur ESPELOUFI (Fabre-Mailhan) qui honore tout et donne le change de fort belle manière aux ficelles quand les hommes posent la main. Un combat monumental quelque peu terni par les tourneurs. Il gagne le cœur du public et garde ses ficelles. 5 Carmen et rentrée.
Pas toujours bien placé, le véloce APIS (Brestalou) déboule à grande vitesse, se jette bien mais au fil des minutes a du mal à terminer ses poursuites. Il brille grâce à Moutet mais c’est Auzolle qui lève les ficelles une minute avant le terme. 4 Carmen et retour.
Nonchalant ou souvent à la recherche de la faute, SEVERO (Ribaud) porte le poids des ans qui influe sur son moral. La bagarre et la générosité de la présidence aux ficelles lui redonne du tonus surtout quand on le force comme Moutet à plusieurs reprises. 4 Carmen et rentrée avec une ficelle.
Le coup de revers de MARCELLIN (Joncas) crée la difficulté. Généreux dans l’effort, il pousse de plus en plus ses poursuites mais manque un poil de finition. Il conserve une ficelle en musique jouée 4 fois.
Spectaculaire, CO BLANCO (Lautier) crée le danger sur les gauchers avec des actions criminelles aux planches et deux envolées sur Poujol et Ouffe. Un coriace qui sait jouer des cornes et si à droite il est plus abordable il s’avère le plus sérieux. 8 Carmen dont rentrée.
Rapide, PICASSO (Chauvet) donne sa tête facilement mais ne néglige pas les arrivées aux planches. Il manque de pression aux ficelles et les conservera. Son final est plein de brio car il termine par deux actions d’affilé sur Ouffe et Moutet avec des applaudissements nourris. 7 Carmen et retour.
Brute épaisse et démolisseur de planches, RAIMANA (Lagarde) offre sa tête sur les rasets mais finit de façon spectaculaire quand on le laisse se lancer tel un bulldozer. Un cogneur un peu lourdaud mais tellement généreux dans l’effort qu’il garde une ficelle. 2 Carmen et rentrée.

Texte et Photos Eric AUPHAN

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CO-BLANCO
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CO-BLANCO de Lautier
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MARCELIN du Joncas
LE PALMARES
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1er Marquier 82 pts, 2.Sabatier 63 pts, 3. Auzolle 55 pts. 4. Martin-Cocher, 39 pts.
Meilleur taureau : Co Blanco manade Lautier.

09/05/2008

MOURIES 8-05 *AS*

VITE FAIT, BIEN FAIT... 

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Difficile aprés-midi pour les Nicollin

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Sur le même moule, les six taureaux de la royale Nicollin ont eu du mal à tenir la distance. Face à des hommes décidés et expéditifs (Auzolle, Matray, Marquier, Priaulet, Roux, Sabatier à droite et Clarion, Martin-Cocher, Oleskevich à gauche plus cinq tourneurs ) ils n’ont pu opposer que leur bravoure et leur vaillance. Matray et Auzolle sont les leaders, Marquier malheureux aux ficelles s’affirme, Bouchet et Sabatier insistent, Roux tire son épingle et Martin Cocher n’aime pas la bourre.c42a77d8917b0deb2d22706e22ee09c2.jpg A la Présidence P. Gibert ne commet aucune faute. Peut-être un record avec ◄ROUCASSIER qui malgré son coup de revers est délesté des rubans en vingt sept secondes. Volontaire il cède ses ficelles au terme de sept minutes ponctuées d’une action après Matray. Plus vif, THIBAUD ne résiste pourtant que deux secondes de plus aux pompons. Franc et sans vice, il pousse jusqu’au ras des planches dans huit minutes rythmées mais dieu que ça rasète. Un Carmen. Sur le même tempo (une minute dix aux rubans) les hommes tournoient autour de SIXTE  qui soulève les planches et passe souvent la tête au dessus des bois mais il n’a que sa vaillance à offrir à des hommes qui ne lui laissent aucun répit pendant onze minutes pleines de courage. Un Carmen et rentrée. Décidé, ARNAUD résiste mieux car il est capable d’appuyer ses poursuites mais il se laisse distraire par les tourneurs. Sur Matray ses actions sont percutantes et il donne le meilleur pendant la bourre aux ficelles qu’il concède à la douzième. Trois Carmen dont rentrée. caf7a45aa0fdb6092fc60f2adcc4ef35.jpgANTENOR se laisse raseter pendant cinq minutes certes volontaires et agrémentées de deux Carmen mais sans difficulté pour les hommes.  Sur orbite par les satellites blancs PLUTON se jette d’un raset à l’autre sans► retenue pour cinq minutes trente dignes d’un marathon. D’un moral à toute épreuve il réintègre le toril en musique entendu une fois. Un aficionado lance près de   moi : «J’espère qu’ils ont un abreuvoir dans le toril…»                                                                  

Texte et Photos Eric AUPHAN