30/06/2008

VILLENEUVE-LES-MAGUELONE *AVENIR*

Dimanche 29 juin

ORGANDI CLASSE LES HOMMES
REMI GUYON, RASETEUR DE TEMPERAMENT

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Guyon et Organdi, un sacré duo 

2c49b434d259f11c74b031a1a20cd352.jpgLes parasols fleurissent les gradins pour cette 3e course du Trophée de la Vigne et des Etangs marquée par la chaleur qui a manqué d'intensité par moments mais qui a permis de découvrir certains taureaux (Organdi, Campbell). En piste, huit raseteurs (droitiers : Valette, Jockin, Guyon, Miralles, Schuller; à gauche, G. Perez, Ruiz, T. Mondy; tourneurs : Molins, Bouchité, Ménargues, Lizon), sous la présidence bienveillante et sérieuse de Bruno Séguier. 

A retenir de ce concours, la maîtrise d'Organdi (2e) de la manade Plo qui, à six ans, doté d'un placement rigoureux, a vite fait le tri dans les hommes. Seul Guyon - comme à chaque course - s'implique dans le problème à résoudre. Valette essaie par moments. Organdi, solide cocardier, fonce sur les hommes qu'il oblige souvent à rompre. Sur le raset, accélère jusqu'à la planche, mettant à chaque fois le raseteur en danger. Il ne paraît pas très gaucher mais en ce jour, il n'a pas eu tellement d'occasion de ce côté-ci. Et quand il se cale dans un angle, personne n'ose s'y frotter. A revoir. Il rentre un gland.

Dans un autre registre, Campbell de Ricard (6e) impressionne. Cul aux planches, il laisse venir, surveillant tout ce qui se passe et fait avorter les départs par sa rapidité d'intervention. Et comme il s'envoie haut sur les tubes à la moindre occasion, les blancs passent dix minutes à essayer de le piéger. En plus, il revient seul en piste... Enfin raseté dans les dernières minutes, il se soulève violemment après Guyon (2 fois). Les glands au toril.

Cabanié (Nicollin, 1er) passe en 7 minutes dans un tourbillon blanc ; Malibu (Ricard, 3e) est un très bon partenaire particulièrement plaisant à suivre, rentre une ficelle ; Major (4e, Nicollin) est un métronome vaillant, très agréable dans les séries. 13 minutes. Avec une grande franchise, Magellan (Plo, 5e) boit de longues séries rythmées qu'il conclut à certaines occasions, sans rien refuser. 13 minutes. Sur un raset, il inflige une grosse pointe à l'avant-bras droit de Mathieu Schuller qui doit partir aux urgences.

Martine ALIAGA 

 

REMY GUYON : UN SACRE CARACTERE

 

862ebc8de88a28d05081afae7d89f979.jpgIl a de la maïsse le bougre ! Et ne se laisse pas monter sur les baskets. Quand ça ne lui plaît pas, il le dit et fort ! Après tout, comme il se tape une grosse partie du boulot en piste, on lui pardonne. Car, si beaucoup de blancs se jette sur les "bonbons", quand il s'agit de se mesurer à de sévères cocardiers, c'est Rémy qui ouvre le bal. Il en a encore fait la démonstration avec les deux difficultés du jour à Villeneuve-lès-Maguelone: Organdi (avec qui il forme un superbe duo et livre un vrai combat) et Campbell. C'est Rémy qui est devant, qui attaque, qui donne le rythme du premier au dernier taureau.  Obligé de se coucher devant Cabanié (1er) à cause de la pagaille, il frôle la catastrophe quand, parti à deux – avec Valette –, il se fait rejoindre par Major (4e) (Nicollin) et bousculer à la planche, tee-shirt déchiré et une bonne "tumade" dans le dos. Polo vite changé, il revient plus travailleur que jamais, fait cocarde et gland à Magellan (5e) ; puis coupe et lève la cocarde à Campbell (6e) qui rentre le reste au toril. Chapeau Rémy !