12/05/2008

LUNEL *AS*

Dimanche 11 mai

LA ROYALE DE CUILLE TIENT LA ROUTE
AVEC UN SUPERBE RENOIR

c6db12b8011416666f828c79a36787b0.jpg

Renoir - Allouani 

Une grosse demi-arène et les neuf raseteurs invités - seulement - à la capelado pour cette Royale de Cuillé. A droite, Allouani, Jourdan, Marquier, Outarka, Auzolle; à gauche A. Benafitou, Mebarek, Oleskevich, Ouffe ; seuls les tourneurs font le plein, ils sont cinq Zerti, Benzegh, Mata, Lebrun, Abbal. A. Benafitou attaque fort mais s'essoufle vite ; Allouani gère magistralement ; Auzolle entreprenant termine en boitant ; Marquier aux beaux rasets classiques reste trop en retrait ; Jourdan avec du coeur mais toujours brouillon ; Ouffe, Outarka par moments.

Les vétérans noirs Dédale et Fanal (13 ans chacun) assurent les deux premières places - ils en ont vu d'autres -  en alternant les déplacements et les moments de récupération, triant les raset, plus quelques violentes ripostes dont la race est friande. Merlin (3e), durant ses huit minutes, utilise toute la piste sans se laisser manoeuvrer. Un bon placement, un léger coup de revers à droite pour un bon classique.

2ec53cc539cca1f361c01e59a3762502.jpgRuy Blas (4e) connaît sa piste pescalune comme sa poche. Cul aux planches, calme et très cocardier, les hommes se méfient et ont du mal à trouver les attributs dans les cornes biscornues. Ses engagements surtout sur les droitiers sont énormes dont trois magistraux après Allouani jusqu'à basculer  et  trois pas piqués des vers sur Jourdan (◄ photo) et Auzolle. Les 2 tours de la 1re ficelle sont levés par Jourdan sur la sonnerie.

ddb06848c02959ea66eb12178a9e9abb.jpgLe quart d'heure du jour est à l'actif de Renoir (5e). A 8 ans, Renoir joue la gamme complète des qualités requises aux vedettes: occupation de la piste, gestion des déplacements, tri des rasets, conclusions agressives et coups de barrière canonniers. Un régal ! Au moins onze actions d'éclat auxquelles participent pratiquement tous les raseteurs (photo avec Auzolle), plus quelques belles longueurs et la 2e ficelle à Jourdan sur la trompette. 

Un peu vert et encore brouillon, Guépard n'est pas assailli et il se promène. Jourdan est presque seul à l'affronter, lui permettant d'afficher ses qualités de cocardier en devenir. Il garde sa 2e ficelle. 

Martine ALIAGA

Photos Christian ITIER 

3be2741a5ee6f03e3a9515ad8bee4e10.jpg

Renoir - Marquier 

Ruy Blas - A. Benafitou 

06daa1b81f2402d4864203e14288eacf.jpg

 **************************************************

 

31/03/2008

MAUGUIO *AS*

Dimanche 30 mars

 

ILS PETENT LE FEU CES CUILLE ! 

2d9b7d57abeba5b8e3677099fce911f3.jpg
Avec deux rayons de soleil de plus, c'est le genre de course qui aurait pu finir en apothéose. Hier,  à Mauguio, malgré le froid et la grisaille, les taureaux de Cuillé ont fait le show : plein de méchanceté, de punch, de hargne, ils ont rendu coup pour coup aux adversaires blancs (Allouani, Jourdan, R. Mondy, Sabatier, Villard, Clarion, T. Mondy, Mebarek, Ouffe, tourneurs : Beker, T. Garrido, Kerfouche, Mata, Zerti) desquels Allouani en meneur retrouvé et Sabatier ressortent. Les blancs ont beaucoup raseté, vite et parfois dans la précipitation mais en face il y avait du répondant. Le Carmen général en fin de course pour les taureaux et les hommes n’est pas usurpé.

S’il sort avec du pétard, manquant d’attraper Sabatier, Dédale fait le tri et ponctue sa course de grosses ripostes pas toujours où on l’attend. Méfi les tourneurs et les distraits ! Sur la fin, il se fait réticent et rentre ses ficelles. Un Carmen et retour.
Avant la sonnerie, Titouan joue des gros bras et tape les planches. Malgré ce, aux rubans, il se laisse prendre dans le tourbillon blanc. Aux ficelles, il se révèle dans un combat violent et conserve la deuxième au terme d’une haute lutte émaillée de coups aux barrières. Sept Carmen et retour.
Merlin, bien positionné, la joue plus classique mais il ne lâche rien jusqu’aux planches obligeant les hommes au sérieux. Quelques "scuds" après Allouani et Jourdan pour un redoutable cocardier qui rentre une ficelle. Trois  Carmen et retour.
Ruy Blas paradoxalement fait preuve d’un calme étonnant. Même si cul aux planches, il ne laisse rien sans réponse. En fait, il se réservait pour la fin où dans la bagarre pour ses ficelles, il fait feu de tous bois dans au moins huit coups de barrière. 14 minutes. Une dizaine de Carmen et retour.
Renoir vient en force, oblige souvent à rompre et en plus à la planche, il est toujours là. Il sait aussi se sortir de l’étreinte quand elle se fait trop étouffante. Enfermées et coups de barrière se succèdent dans un quart d’heure endiablé rythmé par la musique ainsi qu’à sa sortie, porteur d’une ficelle.
Du punch aussi pour le benjamin de la bande Guépard, 7 ans, même si les hommes lui laissent un peu plus de répit. Son truc à Guépard c’est la série où il se donne à fond se soulevant à l’arrivée. Pour lui aussi un concert de Carmen jusqu’à la 14e où Mebarek lève la seconde ficelle.
Martine ALIAGA 
Et pour saluer l'arrivée de Benjamin Alcon sur les midiblogs, vous pouvez visualiser les photos de la course sur http://benjibiou.midiblogs.com (cliquez dans les sites amis, à benjibiou)