29/09/2008

JUBILÉ GARRIDO

Samedi 27 septembre, à Sommières

 CAPELADO DE L'AMITIÉ POUR CHRISTIAN

d8ba97c6de9dca0cd51e2267f5bdcd77.jpg

 

12cee2c5902c20777b021bb976148e8d.jpgLe temps d’une dernière capelado, celui qui quitte l’arène doit certainement repenser à toute sa carrière. Pas facile de se dire que c’est la dernière fois. Alors pour que ce soit une fête et un bon souvenir, hier, à Sommières, une quarantaine de tenues blanches a entouré Christian Garrido pour ses derniers rasets : des anciens raseteurs, des justes retraités devenus tourneurs, des "As" et "Avenir" actuels, des jeunes… et les trois tourneurs de Christian, Denis Labrousse, Noël Daniele et Obi Ménargues.
3e3ddd652b9c8a7b82a1f5309f35c1f0.jpgEt dès les deux premiers taureaux emboulés, la complicité, la bonne humeur, le plaisir de raseter et d’être ensemble ont gagné piste et gradins. Il faut dire qu’au micro, Philip Chabanon ayant repris du service pour l’occasion, ne s’est pas privé de faire "monter la sauce". Pour les ex-raseteurs, si les gestes et l’envie n’ont pas fait défaut, les jambes en revanche… Puis les As et Avenir ont raseté dans l’esprit sous les présidences de Marc Moucadel et de Jean-Luc Herleman. Les manadiers ont joué le jeu en menant des taureaux de bonne volonté (emboulés du Brestalou et de Cuillé ; Marius de Chauvet et Tonen de Fabre-Mailhan ; Gabian de Nicollin, Tonnelier de Lautier, Iris de Ribaud et Souchet de Cuillé).
839cd62085d84bc6cf9f6d5d422aa82f.jpgAutre retraité, Veneur du Brestalou faisait à son tour sa despedida et recevait le Carmen et les applaudissements en hommage. Caché derrière ses lunettes, Henri Gibert  ne voulait  rien laisser voir de ses sentiments, mais...

Quant à Christian, si pompons et ficelles ont une dernière fois garni son crochet, c’est la voix étranglée d’émotion qu’il a remercié raseteurs, manadiers, organisateurs et public. Pas si simple de tirer un trait.

1fd628c382cc54e1ad55c5d608a00497.jpg

 "LE" dernier raset de Christian Garrido sur Souchet de Cuillé

Texte et photos Martine ALIAGA

 

26/09/2008

JUBILE CHRISTIAN GARRIDO

Samedi 27 septembre, à Sommières, 15 h

AUCUN REGRET... SAUF
3c74dd17c0f11004a5170e619bb378d0.jpgSamedi, à Sommières, quand Christian Garrido "touchera" son dernier taureau, il ne regrettera rien car il a réalisé ce qui lui tenait le plus à cœur: raseter. «Tout petit, je me glissais dans les arènes, à Sommières, pour voir les taureaux; à 13 ans, je rentrais à l’école taurine sommiéroise».
Il ne regrettera rien, car il gardera au cœur des moments magiques: «Je rasetais à l’Avenir et, invité à la course du 15 août au Grau-du-Roi, à la capelado, je défilais à côté de Chomel, Ferrand, Mézy, j’étais sur un nuage…». Il ne regrettera rien car il analyse lucidement: «Dans mes dix années au Trophée des As, je n’ai pu faire qu’une saison complète – où je me classe 7e – à cause de problèmes articulaires (J’ai eu trois opérations) et quelques blessures des taureaux. Et pourtant techniquement j’étais au niveau, je me démarquais toujours sur les "gros" taureaux et j’ai raseté tous les grands rendez-vous».
Il ne regrettera rien… ah si! «Mes cinq deuxièmes places à la Cocarde d’Or. Je ne me suis jamais mis la pression en piste sauf… tous les premiers lundis de juillet à Arles. Je savais que sur une course, j’avais toutes mes chances, que je pouvais rivaliser avec les meilleurs et la gagner. Notamment en 99, ainsi qu’en 2003 où j’étais en tête quand Arlequin me blesse».
Alors pas de Cocarde d’Or, mais de ses tête-à-tête avec les taureaux, Christian garde particulièrement, celui avec Oural (Janin), à Lunel, deux rasets «la corne dans la poche» ; et avec Banquier (Laurent, Cocarde d’Or 1999) «Cette année-là j’aurais pu gagner, j’étais dans un autre monde, je partais à un mètre du taureau…».
Les rasets courts...  sa préférence: «Mon plaisir, avant l’attribut, c’est le contact avec le taureau… et la transmission avec le public et les organisateurs».
Aujourd’hui, à 33ans, les préparations physiques poussées, les contraintes alimentaires et surtout ne plus pouvoir passer les taureaux "arrêtés" gâchent son plaisir. Alors «comme on ne peut pas être raseteur à moitié, j’arrête. Samedi ce sera la dernière». Soulagement pour les proches ! La course camarguaise perd un gaucher de talent mais le CT Lou Carmen de Sommières gagne un organisateur et peut être un éducateur si le projet d’école taurine aboutit.
Christian et les taureaux, ce n’est pas fini.
Martine ALIAGA
A SOMMIERES: ce samedi, 15 h, course avec de nombreux raseteurs, anciens et en exercice; après la course, apéritif à la salle décorée par les toiles de Nabli et les photos de Luc Pero.
CHRISTIAN ET LA COCARDE D'OR
1997, deuxième derrière Rouveyrolles
1998, deuxième derrière Bensalah
1999, deuxième derrière Bensalah
2002, deuxième derrière Allouani
2003, deuxième derrière Poujol

 

06/08/2008

SOMMIERES 2-08 *Avenir*

MASCARAT FAIT PEUR
GEDEMUS FAIT PLAISIR
************

26aeaccf0ecb58a65d460eeece0bb9e3.jpg
MASCARAT s'envole sur Guyon
Cette complètve de Jacques Bon, aura surtout valu par les prestations des deux derniers cocardiers, MASCARAT et GEDEMUS. Les quatre autres DON JUAN, MOULINIE, ISARD, CHICUELO ont assurés avec plus ou moins de bonheur.
Marc Moucadel au micro et en piste Castel, Guyon, Schuller, Valette, Fadli et Sabde. Quatre tourneurs.
MASCARAT(5) jeune taureau de quatre ans, il va inspirer la crainte par ses envolées contre les tubes de protection des gradins. Il ne subira que quelques rasets à blanc, qu'il honorera en semant la panique aux arrivées. Personne ne lui touchera la tête et ses attributs restent sur sur son frontal. Des Carmen.
GEDEMUS(6) un barricadier de grande envergure, plus d'une quinzaine de grosses actions aux barricades. Guyon et Schuller le font briller au mieux, mais Valette, Sabde et Castel ne restent pas inactifs. Des Carmen à foison.
Texte et Photos Luc PERO
518a6602f7e6b79e00a1fec8ceb4cd98.jpg
Sur un raset à blanc MASCARAT décolle aprés Fadli
8eec39910a1c056b62ba84d1d20b513a.jpg
GEDEMUS - Guyon
38c340e680ee71f1674425d2f081cbf0.jpg
GEDEMUS - Guyon
cbe7ca3e413ff7bbbd32fef770a0e739.jpg
Et encore GEDEMUS sur Guyon

03/12/2007

TRADITIONS

18d2a009d378fa4943a445e3c593eead.jpgDes taureaux aux chevaux il n'y a qu'un sabot : savoir d'où l'on vient et transmettre les traditions pour profiter du présent et équilibrer l'avenir, le choix d'une vie préservée que de joyeux mainteneurs et acharnés jouisseurs s'affairent à faire partager.

CHARROI DES OLIVES

DE SAINT-GENIES-DES-MOURGUES A VILLEVIEILLE :
HUE CHEVAL !
 

10058ec766bc999a4c823b280666e8d5.jpg
Traversée de Sommières par le pont romain
Dimanche 2 décembre, Saint-Geniès-des-Mourgues, 4 heures du matin. Dans la lueur des phares montent quelques jurons… de charretiers couverts par les hennissements des chevaux qui s’impatientent. C’est le premier Charroi des olives qui prend le départ.
CARNET DE ROUTE
4 h 30. "Hue Petous! Avant Lancelot...Va Quignon va !..." Le convoi des dix attelages chargé d’olives prend la route vers Villevieille, pour, selon la coutume des anciens, être dans les premiers à décharger au moulin. Tout en prévoyant du temps pour – au cas où – s’entraider en chemin. Les loupiotes et lanternes donnent une lumière chiche, les naseaux fument, le froid est vif mais supportable… C'est un peu la chevauchée fantastique durant les premiers kilomètres, le temps pour les chevaux débordant d'énergie et peu habitués à la nuit noire de se caler et pour les meneurs de maîtriser leur anxiété et retrouver des gestes sûrs. Malgré un équipage qui "taoule" au premier virage (sans mal, heureusement), cahin, caha chacun trouve sa place, l'aventure commence.

5 h 30. Saint-Christol se devine sous le ciel étoilé. Dans les chars à bancs,cc870dd87f5558efef22f98f0846c753.jpg emmitouflés sous les houppelandes, vestes, pantalons de velours et autres capuchons ou bérets, chacun savoure le calme de la nuit. Seul le tintement des grelots et les fers des chevaux sur la route troublent l’obscurité. Rien ne bouge dans les mas jalonnant le chemin… Magique !

6 h 30 à l’horloge de la mairie de Boisseron. Devant, Perle et Lanik, attelées en flèche, mènent toujours bon train, leur conducteur debout se découpe tel un diable dans la vapeur qui monte des robes fumantes. Voilà déjà le pont sur le Vidourle.

7 h 20 annonce la porte de Sommières. Quelques lève-tôt intéressés par l’affaire cherchent sous les couvre-chefs des convoyeurs à l’ancienne les visages connus.

7 h 30. Le Moulin de Villevieille ouvre ses portes et les olives sont déchargées des carrioles. Les chevaux sont dételés, les participants sont reçus par le maire de Sommières Guy Marotte, le gérant du Moulin oléicole et celui de la cave coopérative vinicole de Villevieille. Déjeuner reconstituant: soupes, charcutailles, vins… de quoi affronter le retour d’un bon pied et sans ruer dans les brancards.

4a5511fb2461eca3d4c6ab9be0d4f2ce.jpg9 h. Un soleil généreux ouvre la route du retour. Soulagés du poids des olives, les chevaux filent d’un bon trot et les conversations haussent le ton. D’un attelage à l’autre, on discute, on plaisante, on descend pour soulager les chevaux, les enfants courent autour…

10 h. Les rues de Boisseron s’animent au passage du convoi, puis les villas, pinèdes et vignes défilent à bonne allure. Mais la matinée avançant, les chevaux vapeurs jusque-là discrets, reprennent de la vigueur et sur les petites routes de villages, la cohabitation avec les hippomobiles commence à être plus difficile. Il est temps de rentrer.

3b03938585769c25a94d9ac1a50da007.jpg11 h 30. Arrivée à bon port devant la cave coopérative de Saint-Geniès-des-Mourgues où Yvon Pellet, maire, invite la troupe à une dégustation de vin bienvenue.
Malgré le manque de sommeil, les visages sont barrés d’un sourire jusqu’aux oreilles: "On l’a fait!". Et une fois les chevaux récompensés et pansés, le banquet se devait d’être à la hauteur de cette bande d’irréductibles rêveurs et mainteneurs de traditions… Il le fut. Merci le traiteur L'Aubaisienne ! Un ban spécial pour ceux, au four et au moulin mais surtout à pied, descendant et remontant le long du convoi qui ont géré la circulation aux points difficiles et anticipé quelques embardées malencontreuses de nos complices équins. Enthousiasmés par cette première expérience mais conscients des difficultés, les participants envisagent déjà l’édition 2008.
Pour l'instant, pour tous ces doux rêveurs et Rabelaisiens couillus de l'épopée des olives, il est l'heure de savourer le périple.  "On y était, c'était... inoubliable! Merci!"

Martine ALIAGA

 

QUELQUES EQUIPAGES

Perle et Lanik menées par Franck et Bernard, Petous par Guy Chaptal, Lancelot par Henri,  Quignon par René Jaume, Grisou par Nicolas Vitou et aussi Muguette, Marengo, etc. et les meneurs Roumègue, Marcel Besson...

*************************

7db58791d27141cb29d74c7900057870.jpg
986900407cda89dfef58a3b1d79f1744.jpg
0ed17d40288a5d351f85dc838104dfea.jpg
adf3d40d97f030363aabdcaea5588275.jpg
3679cfcbdc53a4fa90a8e47db92dd4ef.jpg
1c9998e967cd09c406dc3855f8d82b6e.jpg
1579d0d59bff82eb3f1eab5286ef1c4e.jpg
a1aed94b81baed7bad9a90a12bf87dba.jpg
e4a039159e5d3dc3f63203caf521e5ce.jpg
67e5222f26303678f992b61067d1f03e.jpg

aa76470880e9692f8c63b7bc43a8a0b5.jpg
83849030abf567b9fed48704faea3ad4.jpg

28852c8548d9f4f96cd843a1b1f048dd.jpg
d4f87cc413e1dc639d2763c7193b1437.jpg
d2bc3fdbbb96a8265d665ffb878ee040.jpg
87fecc6c12a064d5a397d202de672c9d.jpg
c42670b19380a82bdc8d7269ad287e01.jpg
715db085e255016d33ed233f2a545c02.jpg
8faa1c8825443045e08b2f91a28b9aae.jpg
abb3134b051a086e3494ca8b2f71e981.jpg
ffa83a5d727db4d27d763bca1c1dfbd9.jpg
e17db7b7f2a2db959f37c983e58e1de9.jpg
32ce89fec08713d4967a5d5d4e338967.jpg
a67826d235188c8b7e2eaf160f21b125.jpg
e7ad8eea17c2ffb57ce1c54e7b5878e6.jpg
6fc84a7f94212c5772e6e5a5752d0437.jpg




Photos Luc PERO 

 

05/08/2007

SOMMIERES le 4-08 *Avenir*

CAMAÏ ET RIO BRAVO !
************

medium_CAMAI_Vale.jpg
Un tiers d'arène à Sommières pour assister à la course complète de Jacques Bon. A l'appel de M.Moucadel ils sont sept à défiler derrière Vincennou. Les plus actifs sont Guyon, Valette, Jourdan, Biscarrat. Quand à Castel, G.Perez et F.Garrido il donnent le meilleur d'eux même. Beker, Curtil et T.Garrido les assistent. De cette complète composée de DON JUAN, MOULINIE, RONCAL, VACCARES, seules les prestations de RIO cocardier en devenir et CAMAÏ gros barricadier, ont réveillé le public qui s'était alangui sur les étagères. RIO a des qualités qui peuvent lui ouvrir le chemin des affiches plus relevées. Il possède un bon sens du placement, de l'anticipation et sait conclure en portant le danger aux barrières. CAMAÏ c'est le jeunot plein de fougue qui se jette haut et fort sur les barrières. Le public apprécie mais la route vers les sommets et encore loin pour lui.
VIDOURLE
medium_RIO_Guyon.jpg
medium_RIO_Valette.jpg
medium_RIO_Jourdan.jpg

Photos L. PERO



25/06/2007

SOMMIERES le 24-06 *AS*

UNE COURSE TRES AGREABLE
DANS UN CONTEXTE FAVORABLE

medium_SOM1.2.jpg

  La Royale de Lafont – et qui plus est à Sommières – c'est un peu comme une réunion de famille. Tout le monde se retrouve autour de l'emblème rouge et vert dans un même esprit. Entre respect pour "l'ancien" et espoir dans les jeunes. Bien avant que les retrouvailles ne commencent, on sait qu'on ne gardera que le meilleur.

Et du meilleur il y en a dans cette Royale de Nicollin, pleine de vaillance, de volonté, de franchise, de "brillance". La course a été bonne. Certes ! Même si le "Carmen" général de la fin n'était pas indispensable. Enfin… dans le contexte…

Les bons points

Les hommes ont été exemplaires : Jourdan, Khaled, Martin-Cocher, Sabatier, Martinez, Matray, Perez, Lopez. Ils ont raseté dans l'esprit.

Les taureaux : douze très volontaires minutes pour Médée (1er) ; passons sur Pouderous (2e, 8 minutes ) ; très bon Barras, vif, fougueux qui se soulève à plusieurs reprises plus quelques anticipations (rentre une ficelle).

medium_SOM2.jpgVirat (4e) est raseté avec tout le respect qu'inspire un double Bioù d'Or. Quand il capte le raseteur, son engagement est total, comme sur Jourdan, Khaled, Matray où il casse les planches, ou encore Sabatier et Perez. Ses déplacements sont applaudis comme il se doit et malgré quelques absences, sa sortie avec ses ficelles est ovationnée.

Anténor (5e) s'envoie vivement dans les séries. Au fil des minutes, il conforte son placement en restant très réactif et poussant ses conclusions. 13 minutes.

Pluton (6e) est un excellent partenaire. Brave, franc, vaillant. Il s'engage fort aux planches et fait pétiller ses réponses. Mais pourquoi l'arrêter à la 8e, alors que sa course va crescendo. Il termine, les douze minutes, sur un très bel engagement  après Martinez.

Jodias (7e, hp) a tout le temps de faire admirer son superbe physique et sa vitesse. Sur la fin, mieux raseté, il se place idéalement pour sortir comme une bombe sur les quelques candidats qui s'y collent.

Martine ALIAGA 
medium_SOM3.jpg
 

 

medium_SOM4.jpg

 

 

17/06/2007

SOMMIERES le 17-06 *AS*

 
UNE COURSE COCARDIERE EN DIABLE
AVEC MONTVERT EN DIABLE DE COCARDIER
*************************** 
medium_BOTETE.jpg
Jourdan courageux lève la cocarde et le deuxième gland à Montvert qui n'est pas du genre à les donner facilement. 
 
Bien avant l'heure les gradins sommiérois débordent. Pas de doute, encore une fois, certains taureaux déplacent les afeciouna. Montvert, Jeannot, Fournelet font recette. En particulier Montvert qui, depuis l'an dernier, est le seul à régulièrement rentrer cocarde ou gland.
Ils sont sept à la capelade pour relever le défi (Auzolle, Jourdan, Martray, Villard et les gauchers Khaled, Martinez, Mebarek) plus quatre tourneurs (Siméon, Marmuggi, T.Garrido, Lizon).
La mise en bouche est un peu maigre même si Canesteù (Fabre-Mailhan, 1er) tire son épingle du jeu, avec un placement impeccable, quelques anticipations et beaucoup  (trop) de sélection sur la fin. Rentre ses ficelles. Jojo (Lagarde, 2e) vif dans les premiers échanges, s'éteint peu à peu, sortant parfois comme une bombe pour stopper net aussitôt. Garde une ficelle. Arthur (Lautier, 3e) fait des faveurs aux gauchers, par contre les droitiers ne l'intéressent qu'au départ de l'action. 10 minutes.
 
Du haut de ses 8 ans, Montvert (Brestalou) fait une sortie de toril déjà applaudie. Villard attend la minute de reconnaissance et se jette dans la première action; son tourneur fait le "quite", Benji ne serait pas arrivé au bout, ça calme! Alors la danse commence, rasets à blanc, un tourneur, deux tourneurs, trois tourneurs mais la bête n'en a cure : quelques petits pas pour fermer la porte aux droitiers, un bon coup de revers pour les gauchers; quand j'en ai marre je pars en face, puis je reviens sous la présidence. Un régal! Les départs avortés et les anticipations se succèdent. Villard, Jourdan, Auzolle, essaient, c'est courageux ! les gauchers ?... Sur un déplacement, seul moment de vulnérabilité de Montvert, la coupe, la cocarde et un gland sont faits. Au prix d'une pointe au bras, Jourdan fera le second gland à la quatorzième minute et demie. Montvert intraitable, dangereux, dominateur n'a pas encore rencontré preneur pour ses ficelles. A suivre...
Fournelet (Blanc) n'a pas donné sa part au chat. Au moins les dix premières minutes. Placé, très offensif sur les droitiers qu'il ne lâche pas jusqu'à la planche, plus réticent sur les gauchers, malgré les efforts de Khaled. Sur la fin, Fournelet durcit les échanges jusqu'à garder ses ficelles.
Quant à Jeannot (Grand Salan), il s'affirme de plus en plus cocardier. Changeant régulièrement de terrain et défendant ses attributs par une bonne sélection, il n'omet pas de pousser ses conclusions si besoin est. Benji fait la 2e ficelle sur la sonnerie.
Un petit jeune pour la fin : Primadier de Siméon (hp). Passons sur les premières minutes, où il "cabourdège" sans aucun placement et beaucoup de sauts, sa prestation va crescendo, alors que les hommes vont le provoquer, il réplique d'abord en passant le mourre puis plus de plus en plus fort. A revoir.
Martine ALIAGA 
Photos Christian ITIER
medium_BO2.jpg
 Villard met tout son coeur à l'ouvrage, mais Montvert ne s'en laisse pas conter.
 
medium_BO3.jpg
Fournelet ne lâche pas les droitiers jusqu'à la planche.
 
medium_BO4.jpg
Quand ça vaut la peine, Jeannot va au bout et met la corne.