21.09.2007
RUGBY ET BOUVINE : RENCONTRE DE TRADITIONS
A LA MANADE VITOU FRERES
LE HAKA DES TONGIENS ET LA COUPO SANTO
UN ECHANGE PLEIN D'EMOTION
A genoux à même le sol, les manadiers et les gardians de la manade Vitou Frères, les yeux embués, ont reçu de plein fouet le haka des Tongiens. A cinquante centimètres des rugbymen au maillot rouge, le chant rauque et la danse
tribale leur ont explosé la tête et le cœur. Rarissime moment de vérité où, au-delà des différences, les liens humains se transcendent et se nouent. Une communion que seules la simplicité et l'authenticité des sportifs des Iles Tonga et des frères Vitou peuvent expliquer. Le point d'orgue de cette soirée étonnante et vibrante d'émotion où les traditions camarguaises et le chaleureux accueil des Sudistes ont permis à ces Polynésiens du bout du monde de se réchauffer dans des valeurs qu'ils affectionnent et qu'ils ont retrouvées là dans les prés de Vitou : la nature, la famille, les traditions, le partage.
Etonnés à leur descente du bus par la haie d'honneur des cavaliers et des Arlésiennes, les sportifs en shorts longs et en tong se sont vite mis dans l'ambiance de la ferrade. Après des mots de bienvenue – en anglais – de Nicolas Vitou et les explications de l'interprète vite relayés par les Héraultais, les Tongiens se sont rapprochés des anoubles et n'ont pas hésité à participer. Enthousiasmés par les jeux gardians, l'orange et le bouquet, ils n'ont pas ménagé leurs applaudissements se prêtant gentiment aux photos et dédicaces.
A leur tour interloqués et respectueux, les Camarguais ont eu le privilège d'assister à la
prière – intense – avant de se mélanger pour le repas. L'ambiance montait alors d'un ton et les échanges se sont faits plus rapprochés et détendus… les enfants collés aux géants tatoués, les filles sous le charme, les hommes conquis. Et par on ne sait quelle magie, les chants tongiens ont commencé. Face à face, les Camarguais ont répondu. Les Polynésiens ont dansé. Les cavaliers et les proches ont ovationné. Le haka a sonné le paroxysme. La Coupo Santo, écoutée religieusement des rubgymen, a uni les cœurs. Les Iliens tatoués ont échangé leurs maillots contre des chemises gardianes. Ils sont repartis les bras chargés de saladelle, laissant les privilégiés sonnés mais conscients d'avoir vécu un moment rarissime. Le rugby et la bouvine ont célébré l'union des peuples. Vive les îles Tonga et la Nation gardiane !
Martine ALIAGA
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12:05 Publié dans TRADITIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Coupe du Monde de rugby, Tonga, Manade Vitou frères, haka, taureaux, raseteurs






























