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22/12/2012

ASSOCIATION DES MANADIERS RACO DI BIOU

Vendredi 14 décembre 2012

VERS UNE CHARTE DE BONNE CONDUITE DES ELEVAGES

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Le bureau de l'association des manadiers de la Raço di biou
autour de son président Jacques Mailhan

Après une matinée de travail en assemblée générale à la manade Boch de Lansargues, l’Association des manadiers de la Raço di biòu par la voix de son président Jacques Mailhan a rendu compte de la tenue des débats.
Un point important des réflexions reste l’état sanitaire du cheptel. « Le travail de fond qui a été sérieusement exécuté, amène à de bons résultats, explique le manadier, Il n’y a plus d’abattage total et suite à la dernière campagne d’interféron gamma, seuls quelques taureaux positifs ont été abattus ». Le ministère de l’Agriculture a donné ses encouragements aux manadiers, ainsi qu’aux représentants des vétérinaires, pour cette phase d’assainissement positive. « Après une seconde campagne 2013-2014, nous continuerons avec la tuberculinisation. Il faut rester vigilants, mais les gros foyers de tuberculose ont été éradiqués. On s’est battu avec l’aide de l’Etat, des conseils généraux et régionaux, les DSV et GDS...Les résultats sont là ».
Faire courir des cocardiers
nés dans la manade
Les manadiers se veulent également vigilants sur la définition même de leur métier. Jean-Pierre Clauzel a planché sur la question et demande que le terme de manadier soit juridiquement défini pour mettre un frein aux abus des achats de cocardiers “faits”. Le credo des éleveurs : faire courir les taureaux nés chez eux. Des travaux qui aboutiront à une charte de bonne conduite des élevages « Il faut aller vers plus de professionnalisme, de sanitaire et de génétique, sans empêcher personne de travailler, aller vers plus d’éthique ». D’ailleurs un dépliant est à l’étude en concertation avec les DSV pour affiner encore les conditions sanitaires des taureaux et l’amélioration des couloirs de contention va se poursuivre avec l’aide de la MSA et du Conseil général des Bouches-du-Rhône.
Côté finances, comme une épée de Damoclès sur la profession, un projet de taxe sur les poids lourds (plus de 3,5 t) est à l’étude. Environ 0,10 € par kilomètres parcourus sur les routes nationales et départementales. De plus amples renseignements seront pris....
Les manadiers et la FFCC
Côté pistes, si le président Mailhan est d’accord sur les changements de statuts de la FFCC proposés au vote des adhérents (hier soir), « car il faut avancer, il reste plus prudent sur la représentativité des manadiers à la Fédé, le ministère des Sports nous a accueillis avec Cyril Daniel, Nicolas Noguera et Laurent Hénin, et nous a conseillé de mettre en place des commissions. Mais après, nous n’avons plus été sollicités. Il faut, quand on parle de taureaux et de règlements de course, que les manadiers et les autres acteurs, aient une voix prioritaire. Sur environ 3 000 adhérents, il y a à peu près 100 manadiers, 100 raseteurs, quel poids avons-nous ? ». Une question cruciale pour le bon devenir de la discipline.
Reste que l’association se félicite d’avoir des représentants de la Raço di biòu vainqueurs des plus grands trophées : « Globalement la saison a été bonne, les jeunes raseteurs amènent un renouveau, du respect, de la politesse. Les clubs taurins sont l’essence de la course camarguaise, après, il faut une vitrine... C’est dommage que le Trophée Taurin ait mis l’Excellence en sommeil, il y a un potentiel d’une vingtaine de grands rendez-vous à médiatiser. Sans dénaturer la course camarguaise, il faut améliorer le spectacle... ».
Un constat qui va dans le sens de toutes les parties prenantes de la course camarguaise.

MARTINE ALIAGA

GDS : groupement de défense sanitaire.
DSV : direction des services vétérinaires