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02/10/2016

BIOU D'OR

Lundi 3 octobre 2016

Tristesse : Camarina s'est éteint

Alors que dimanche 2 octobre (article ci-dessous), on se réjouissait dans ces pages de la belle retraite des anciens Biou d'Or, l'un d'eux avaient décidé de tirer sa révérence. En effet, lundi, la manade Chauvet annonçait avec tristesse,  la mort de Camarina. La vie terrestre de l'immense barricadier Biou d'Or 2005, 2007, 2008 s'est donc arrêtée mais son nom restera à jamais dans le coeur des afeciouna et dans l'histoire de la course camarguaise. 

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Dimanche 2 octobre 2016Biòu d’Or : en attendant l’élu 2016, des nouvelles des anciens


Camarina : “Ça va bien, merci !”

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Sur ses terres de la manade Chauvet,
Camarina coule des jours paisibles


Ah si nos Biòu d’Or pouvaient parler, que ne raconteraient-ils pas ! Les jours glorieux, les combats de l’arène, les blessures parfois, la vie au pré et le si invisible et précieux lien tissé au fil des jours avec leur manadier et bayle. Une vie simple et tranquille qui perdure bien après les flonflons des fêtes.
Avant de connaître le nom du Biòu d’Or 2016 qui sera élu aujourd’hui au Grau-du-Roi, les anciens, par la voix de leurs propriétaires, ont donné de leurs - bonnes - nouvelles.
En commençant par Camarina de la manade Chauvet (couronné en 2005, 2007 et 2008) qui, du haut de ses 22 ans, savoure une belle et longue retraite. « Il est en compagnie d’un simbeu et quelques vaches, raconte Olivier Serme, il va bien et vieillit doucement. Bien sûr, on le surveille de près et on le bichonne tant qu’on peut ».
Mathis de Lautier, sacré en 2006, « est en pleine forme. A 18 ans, il n’a aucun problème, il est toujours avec les cocardiers - comme Valmont et Co Blanco (17 ans chacun) d’ailleurs - et sait se faire respecter des jeunes. S’il pouvait leur expliquer comment on devient Biòu d’Or... plaisante Frédéric Lautier. Mais quand il donnera des signes de faiblesse, on lui fera un clos à part avec des vaches pour qu’il finisse tranquille ».
Sur les terres de la manade Fabre-Mailhan, Pasteur poursuit la vie paisible des cocardiers de Camargue. A 15 ans, le Biòu d’Or 2009 « vit avec quelques congénères dans un clos au calme, explique Claire Mailhan. Bien sûr, on veille sur lui et on le soigne, il va très bien » Et Jacques Mailhan de sourire : « Dernièrement nous sommes allés le voir avec Joachim Cadenas... Il voulait le trier pour le raseter ! » .
Quant au tout jeune retraité Garlan des Baumelles (Biòu d’Or 2014, 2012, 2011), «Il rajeunirait presque, se réjouit Joël Linsolas. Le jour de l’inauguration de sa statue aux Saintes-Maries (en juillet 2016), il est entré en piste comme une cocotte-minute, prêt à exploser, en attendant le combat. A la manade, il est avec son clan de taureaux qui ont un peu d’âge, Rodin, Maï... Ils sont tranquilles, il ne faut pas trop changer leurs habitudes pour qu’ils aillent bien ».
Quatre retraités et deux en exercice (Ratis de Raynaud élu en 2013, et Mignon de Cuillé, en 2015), nos Biòu d’Or, soignés, encensés et chéris, coulent de beaux jours au sein des élevages. Leurs histoires entretiennent la flamme de la passion autour de la course camarguaise.
A midi, aujourd’hui, une nouvelle ligne s’écrira sur la liste des Seigneurs de Camargue.


MARTINE ALIAGA


Virat de la manade Nicollin sacré en 2002 et 2004 s’est éteint de vieillesse à 21 ans, début septembre 2016.
Guépard de Cuillé (Biòu d’Or 2010) est parti en guerrier, en 2014, après s’être battu à mort avec un congénère.

01/10/2016

LE GRAU-DU-ROI *FINALE DU TROPHEE DE L'AVENIR*

Dimanche 2 octobre 2016 

Au rendez-vous de l'Avenir

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Telle celle de la finale du Trophée de la Mer,
l'avant-course aussi est prometteuse


Destination festive et taurine, Le Grau-du-Roi est tout indiqué pour passer ce dimanche 2 octobre. D’autant qu’en ce jour de finale du Trophée de l’Avenir (15 h) où la course camarguaise fête ses espoirs de la piste, le Biòu d’Or de la saison sera aussi proclamé (12 h, au Palais des Sports) après le dépouillement des votes des membres de la commission du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence.
Jour de gloire, jour de célébration où vont se retrouver en piste les meilleurs acteurs du circuit des espoirs (lire ci-dessous) pour ce qu’on l’on espère l’expression la plus noble de l’art tauromachique et le partage d’une passion commune avec les spectateurs. L’avant-course permettra de se mettre en condition, d’abord avec l’incontournable peña La Gardounenque, puis par des tableaux concoctés par Patrice Blanc mettant en valeur les us et coutumes graulens et camarguais. Ensuite place à la capelado. Ça promet !


M. A.


Côté toril : rétrospective avec bayles et manadiers
Toronto (la Galère, sortira 3e). Présenté avec Micka di Lecce : un cocardier bien trempé qui anticipe aussi bien à gauche qu’à droite avec de fortes accélérations une fois passée la tête. Il a sillonné cette année les plans de Redessan, Noves, Sommières, Remoulins et Montfrin.

Muscadet (Chauvet, 2e). Présenté avec René Serme : un taureau qui a de la tenue, il se cale à la planche et finit plutôt bien. Il foule le sable à Noves, Sommières, Lansargues et Châteaurenard.

Juvénal (Nicollin, 1er). Présenté avec Guillaume Granchi : effectue quelques sorties à l’Avenir dans les pistes d’Aigues-Vives, Sommières, Les Paluds et à Beauvoisin où il se frotte au As. C’est un premier assez dur qui aime la bagarre et qui dans l’action peut pousser aux barrières.

Pino (Baumelles, 6e). Présenté avec Joël Linsolas : il est d’un tempérament posé, réfléchi et sans doute intelligent. Il rafle le Trophée Titi-Boncœur à Port Saint-Louis, sort à Saint-Martin, Vallabrègues pour la finale du Cambi et à Villeneuve où il récolte également le prix et au passage bouscule Katif. Il a du placement, de l’anticipation... Et des finitions qui parfois peuvent être périlleuses pour ses adversaires comme à Vallabrègues où il faillit passer au delà du mur. La finale va être pour lui un passage test, dans une piste qui n’avantage pas les taureaux jeunes.

Brennus (Occitane, 4e). Présenté avec Etienne Villliet : un cocardier dans l’offensive avec de la tenue et qui conclut des actions dangereuses, surtout à gauche, loin dans les tubes, en mettant la corne. Il débute sa saison par une blessure au Grau-du-Roi en avril après un saut énorme près du toril. Il revient en course à Vauvert à deux reprises, malgré deux courses perdues en mai et juin, il termine sa saison en août à Saint-Geniès-des-Mourgues.

le grau-du-roi,finale du trophée de l'avenir,biou d'or,course camarguaise► Coti Chiavari
Né d’une excellente vache qui fut Cocardière d’Or, Coti-Chiavari (Chaballier, 5e). Présenté avec Claude Chaballier : il exprime des qualités issues de cet héritage avec des compétences assez spectaculaire en poussant puissamment aux bois. Il mène son cycle à Châteaurenard, au Grau-du-Roi, Pérols et aux Saintes-Maries où on lui attribue le Trophée Claude-Saumade.

Marengo (Vellas, 7e). Présenté avec D. Vellas : un peu fantasque sur les hommes, capable de faire de gros coups de barrière. Il peut à tout moments en surprendre plus d’un. Il est sorti à Palavas, Le Grau du Roi, Vendargues où il obtient le Prix pour le 95e anniversaire des arènes ainsi qu’à Mauguio où il empoche le 14e Souvenir Manu et José.

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Marengo de Vellas, ses protections aux pattes
et son unique corne.


Côté vestiaires : chacun affiche ses ambitions
Voici les 10 premiers du classement du groupe 3 pour cette saison 2016 du Trophée de l’Avenir.

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▲ Vincent Marignan


1er, Vincent Marignan, un Moulèsien de 21 ans pleinement satisfait de sa saison où il lève bon nombre d’attributs. Il souhaite comme tous bien finir l’année en allant tâter le terrain des As et tenter pourquoi pas, en fonction du rythme imposé, d’y évoluer plus profondément. 2e, l’Arlésien de 21 ans, François Martin, accomplit un cycle remarquable en dépit de quelques blessures qui mettront à mal ses projets de victoire finale. Après quelques essais concluants dans la catégorie reine, la période à venir sera une nouvelle aventure avec de nouveaux défis à relever. 3e, le jeune Gallicianais de 21 ans, Vincent Félix, fait une bonne première saison dans le groupe 3. Heureux de finir dans les prix, il honorera ses contrats jusqu’à la fin de l’année avant de prendre quelques repos et d’effectuer une grosse préparation physique en vue de faire aussi bien sinon mieux pour la temporada à venir. 4e, le Calmettois Antoine Charrade, 21 ans, sera absent de l’ultime rendez-vous, pour blessure. Opéré des ligaments du genou, il tient un moral de battant, ravi de sa saison . Il espère revenir à son meilleur niveau et ce dès la saison prochaine, nous lui souhaitons un prompt rétablissement. Enzo Bernard : ce jeune Avignonais de 21 ans est enchanté de sa saison. Son objectif était de finir 5e, c’est chose faite. L’année prochaine, il continuera son évolution à l’Avenir en faisant quelques courses aux As afin de se mettre un peu dans le bain et de prendre la température.
Suivent dans l’ordre du classrment, Joan Gaillardet, Ludovic Bressy, Stéphane Dunan, Geoffrey Robert, Yoan Pradier, Marvin Méric.


ERIC MARC


En fonction des absents et des blessés, les raseteurs pourront accéder à la piste suivant l’ordre du classement paru hier.

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ELECTION DU BIOU D'OR

Ce dimanche, à partir de 11h30, au Palais des sports (à côté des arènes).

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Réservations : 04 66 51 12 12

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10/12/2015

AU DOMAINE DES PAVILLONS

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Samedi 5 décembre 2015

Autour de Mignon,
la passion partagée par tous les Cuillé

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MIGNON2015.jpgLa famille Cuillé reçoit. Parents, enfants, conjoints, petits-enfants, filles et garçons, tout le monde est là, attentif et concerné. Visite des taureaux, fête champêtre au Mas des Pavillons... en toute simplicité mais rien ne manque. Ni personne.
Les fondateurs de la manade en 1970 Jean-Pierre, Philippe, Bertrand et Françoise ont laissé place à Pierre, Vincent, Benjamin, Amélie... Mais l’esprit reste le même de génération en génération: patience et transmission. Jean-Pierre Cuillé évoque le travail accompli et le cocardier Mignon - le centre d’intérêt de la journée: «Aujourd’hui, ce sont mes enfants et leurs conjoints qui sont à la tête de la manade. Ils ont tous des activités professionnelles mais vivent leur passion ensemble. Tous ont participé à la carrière de Mignon... Et c’est un très bon taureau. Il a eu la malchance d’être Biòu de l’Avenir, en 2010, la même année que Guépard était Biòu d’Or. Puis il a été blessé. Mais il a retrouvé toute sa place en piste en 2014, avec de très bonnes courses. Ainsi qu’en 2015. Le titre de Biòu d’Or 2015 couronne donc une belle carrière plus qu’une saison exceptionnelle».
Patience et transmission
pourraient définir l’élevage
Le créateur de l’élevage portait des remerciements particuliers à la Commission du Trophée Taurin: «Les membres de la commission ont la lourde tâche de désigner le Biòu d’Or. Comme pour tous les jurys, prendre une décision est difficile. Ce qui est certain c’est que vous êtes des afeciouna et que vous avez délibéré en toute intégrité».
La co-directrice du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence, Domynique Azéma brossait alors le portrait élogieux du beau Mignon, évoquant: «sa domination, sa maestria, ses anticipations, bref son intelligence», ne manquant pas d’énumerer les cinq Biòu d’Or et quatre Biòu de l’Avenir de l’élevage et rappelant que «derrière ces taureaux, il y a des hommes et des femmes, toute une grande famille...»
manade cuillé,mignon,biou d'or,courses camarguaisesPierre Cuillé, porte-parole de la génération actuelle, a remercié ses invités: «Aujourd’hui, tout le monde de la bouvine est là. Pour pouvoir célébrer la carrière d’un taureau comme Mignon, il faut qu’il y ait des petites arènes et des grandes». Le manadier élargissait son propos en pointant les problèmes actuels de la FFCC: «Je ne comprends pas pourquoi les acteurs de la course camarguaise sont divisés. Il faut se recentrer sur la Fédé qui nous permet de vivre. Nous devons faire en sorte de maintenir notre culture».
Et devant l’assemblée réunie, l’éleveur concluait par des remerciements aux partenaires et ce vœu qui est allé droit au cœur de Jean-Pierre Gugliermotte et Joëlle Calvet du Team Promotion Midi Libre: «J’encourage Midi Libre et La Provence à perpétuer l’accompagnement de la course camarguaise dans les quotidiens. Nous avons vraiment besoin de vous».

MARTINE ALIAGA

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Cinq Biòu d’Or : Rousset en 1981 et 82. Pythagore en 2000. Guépard en 2010. Mignon en 2015.
Quatre Biòu de l’Avenir : Paco en 1978. Rousset en 1979. Le Fri en 1983. Mignon en 2010.

09/10/2013

TROPHEE TAURIN MIDI LIBRE - LA PROVENCE

RATIS LE BIOU D'OR DES COEURS

biou d'or,ratis de la manade raynaudElu par les votes de la commission du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence, le raseteur vainqueur du Trophée des As 2012 (Bastien Four) et le président des raseteurs, Nicolas Noguera,
par 18 voix, Ratis a été proclamé
Biou d'Or 2013. Garlan des Baumelles,
8 voix, et Horacio, 1 voix

Une salve d'applaudissement a salué l'annonce.
Aux toutes premières places et en larmes, les filles de Frédéric Raynaud, la famille et les amateurs  de la manade.

Toutes nos félicitations à la manade Raynaud !

07/10/2010

GUEPARD BIOU D'OR

Elu Dimanche 3 octobre 2010 au Grau-du-Roi

GUEPARD
UN SUPERBE MONARQUE

GUEPARD B.jpg

Dans la Royale de la manade Cuillé, je demande le N.134. Auréolé de son titre de Biòu d’Or, le magnifique specimen possède un caractère emporté, et du félin dont il porte le nom, l’allure de chasseur et la dangerosité. Guépard est un cocardier redoutable, violemment spectaculaire.
Guépard, bien né et à la carrière déjà avantageuse jusque là, a explosé en un bel après-midi de 1er novembre 2009, finale du Trophée Pescalune. Ce quart-d’heure a marqué les esprits. S’appropriant la piste, Guépard soumit, ce jour-là les hommes à sa loi après avoir accroché Sabri Allouani et failli percuter Adil Benafitou. Au maximum de sa domination, il rentra son second gland sous les acclamations et la musique.
Son histoire était en marche. Et bien entouré par ses congénères de la Royale de la manade Cuillé qui enchante les afeciouna depuis trois ans, le beau ténébreux a tracé sa route royale.
A Lunel, (28 mars 2010), s’il laisse cueillir ses glands - péché de générosité -  il se montre intraitable aux ficelles qu’il ramène. A Palavas (2 mai), - l’une des plus belles courses cette saison - le Guépard déchainé, bagarreur jusqu’à basculer en contre-piste marque de sa griffe Nicolas Violet et rentre une ficelle.
Le 6 juin au Grau, il fait trembler les hommes et lever les gradins. Redoutable, la corne dangereuse, il s’approprie la piste et c’est à Moutet qu’il zébre la fesse. Ses ficelles bien en place. Pour le Muscat à Lunel en juillet, c’est un cocardier sans concession que les blancs retrouvent sur leur chemin et qui garde jalousement ses ficelles. Quant au 15 août, au Grau-du-Roi, malgré le travail des hommes, c’est très haut vers les tubes qu’il cherche Gros de la corne et Auzolle qu’il accroche par la chaussure, rentrant encore ses ficelles. Ne parlons pas de Nîmes, où après de grosses actions sur Jourdan et Auzolle, et une fois son terrain délimité, peu ont osé s’aventurer. Ficelles sur les cornes.
Voilà l’itinéraire du Biòu d’Or 2010, le Guépard élégant et chasseur qui a entendu monter les primes de ses ficelles toute la saison et qui, tête haute rentrant au toril, n’a pas vu dans son dos, les arènes debout.

Martine ALIAGA

02/12/2009

PASTEUR

Samedi 28 novembre

AUTOUR DU BIOU D'OR 2009

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PAS2.jpgSamedi dernier, la manade Fabre-Mailhan fêtait le Biòu d’Or 2009, Pasteur, avec les représentants des journaux Midi Libre et La Provence, la commission du Trophée Taurin, les chroniqueurs, les maires, les manadiers, les amis, etc. Aux Bernacles, l’accueil fut chaleureux et l’ambiance légère et euphorique. Recevoir un Biòu d’Or est toujours la récompense référence pour les éleveurs de taureaux de course camarguaise et au fil des années qui passent (depuis 1954), l’émotion reste intacte.
40 ans après le premier des deux titres de Biòu d’Or (1969 et 1971) attribués à l’exceptionnel Rami, Pasteur accroche l’or aux trois couleurs de la devise vert, blanc, bleu de la manade Fabre-Mailhan et le bonheur dans les yeux de Jacques, Pascal et Hélène, ses premiers supporters. Ça méritait une belle fête et elle le fut.
Mais à l’heure des congratulations, deux interventions pleines de sens, de recul et d’intensité ont capté l’attention.
D’abord Alain Plombat, directeur de la publication à Midi Libre et représentant la direction de La Provence, a passionnément défendu la course camarguaise, le Trophée Taurin et, loin de toute polémique, a émis des vœux de concertation pour la saison prochaine. Sa détermination et son attachement à la promotion de la course camarguaise dans les colonnes de Midi Libre et de La Provence ont revigoré les aficionados présents.
BIOUOR2.jpgQuant à Jacques Mailhan, outre l’immense plaisir bien sûr de compter  Pasteur dans sa manade, c’est sa vision de la pérennité de l’élevage qui a séduit. En substance, le manadier a replacé le taureau au centre de son environnement, la Camargue. Conserver cet animal sauvage  oblige  à préserver les grands espaces naturels. On sait les difficultés qui en découlent. Une façon d’élargir un débat primordial à la garantie de la course camarguaise de demain...
Samedi, aux Bernacles, deux voix se sont élevées, deux "pelots" ont parlé, et de l’assemblée les bravos ont crépités. C’est sûr Pasteur fut dignement fêté.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

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26/01/2009

FONTVIEILLE


3e BIOU D’OR CAMARINA EN APARTÉ...

 

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thumbnailCAWA6CXF.jpgJeudi 22 Janvier 2009, 21 h, un petit flux de véhicules s’ accapare le parking de la salle polyvalente de Fontvieille où François De Luca vient présenter en avant première son film sur Camarina et son troisième Bioù d’Or.
Un mois jour pour jour, avant l’avant première du Festival du film taurin et camarguais de Saint-Géniès-de-Malgoirès, les membres du club taurin Fontvieillois, Maryse Chauvet, René Serme, la presse et votre serviteur font partie des privilégiés de la soirée. François explique pourquoi cette projection privée : «J’ai décidé de faire ce film Camarina 004.jpgsur Camarina après sa course de Nîmes. C’était un pari car au mois de juin difficile de savoir qui sera Bioù d’Or. La machine s’est mise en route avec 3 à 4 caméras par course mais réussir un film sur un Bioù d’Or n’est pas aisé. Je voulais faire un film sur sa saison. Camarina n’est pas Bioù d’Or grâce a sa famille mais grâce a sa saison exemplaire. Alors quand Camarina a été programmé à Fontvieille, j’ai appelé Philippe Bayle pour me rendre à la manade Chauvet où je me doutais qu’ une matinée au triage était prévue. Rendez vous m’a été  donné le matin à 8 h aux arènes où j’ai été un peu surpris du nombre d’ anciens qui préparaient, balayaient, rangeaient. J’avais l’impression qu’ils allaient recevoir pas Sarko mais presque. A partir de cet instant, je me suis dis, mon film il est là. Le début et la fin sont ici avec les gens de Fontvieille et du club taurin. Une fois le film fini, je me suis dit Saint -Géniès est un peu loin et même s’il ne faut qu’une heure et quart j’ai pensé que si des personnes devaient voir le film en avant première c’ était bien le club taurin de Fontvieille. J’ai aussi pensé à la presse pour connaître leur ressenti et faire ainsi d’ une pierre deux coups».
L’ essentiel est dit, la lumière s’éteint une première fois pour trois bandes annonces. Une belle rencontre film d’Yves Martrenchard journaliste de France 3 et Charles Faget mettant en scène un portrait complet de Jean Marignan puis "Sabri Allouani message épistolaire d’une afeciouna" pour qui François rajoute : «Sabri quoi qu’on en dise c’ est le meilleur. On ne peut pas dire d’une personne qu’elle n’est pas bonne si elle gagne huit fois un trophée. Un miracle je veux bien mais huit miracles ce n’est pas possible». Et enfin "Taureaux de légende" qui rappelle les exploits des Sanglier, Vovo, Gandar, Goya et Barraïe. Rapides mais suffisamment alléchantes ces bandes annonces donnent le ton. La lumière revient juste un instant pour que Philippe Bayle précise micro en main : «Le club taurin Fontvieillois est très heureux de recevoir François. C’est un passionné qui ne cherche pas à vendre ses films mais juste à faire partager sa passion et c’est admirable».
Camarina 007.jpgL’obscurité envahi la salle et l’œil du projecteur envoie les premières images. La lumière s’ouvre sur l’écran avec les arènes de Fontvieille. C’est parti pour vingt minutes de bonheur. François a réussi son pari du mois de juin. L’assistance est sous le charme et Charles Faget conteur exceptionnel de 88 ans d’une voix vibrante scotche le spectateur aux images. Pas un bruit mais des rires pour accompagner les boutades pleines d’humour des anciens du club taurin. Tout le long du film on vibre au parcours du chouchou de Cadenet, on frissonne lorsque Martin Cocher lève les bras au ciel et laisse éclater sa joie après avoir réussi à lever un gland à la Palme d’Or, on retient son souffle lors du dépouillement, on tremble lorsque Poujol est malmené à Vauvert et à Nîmes et enfin on est ému lorsque les membres du club taurin témoignent de l’engouement généré par leur bioù fétiche.
Il faut reconnaître l’objectivité du réalisateur qui, avec un parallèle avec Renoir autre prétendant, nous rappelle que rien n’était acquis. Il a su mettre en valeur les qualités de courage et de combativité d’un taureau qui rentrera certainement dans le gotha des bióu de légende. Il a su habilement trouver le fil conducteur et mélanger des images des coulisses et de l’environnement avec des images de piste. Après le générique de fin, Maryse Chauvet émue promit qu’elle serait présente pour la projection dans le Gard. Alors oui il faut aller voir ce film mais aussi tous les autres. Rendez vous était donc pris pour les 20, 21 et 22 Février 2009 à Saint-Géniès-de-Malgoirès mais avant cela il ne restait plus qu’à déguster la galette des rois. La couronne était bien sûr pour Camarina !

 

Texte/Photos Eric AUPHAN

Camarina 020.jpg
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24/10/2008

DES LAURÉATS POUR UN TROPHÉE

PAMARÉS FINAL DU TROPHÉE TAURIN 2008

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LES AS 2008.jpg
▲Pour les AS : Sabri ALLOUANI et CAMARINA de Chauvet
L'AVENIR 2008.jpg
▲Pour l'Avenir : Julien REY et COYOTE de Caillan
RASETEURS2 2008.jpg
▲Pour les Raseteurs : Frédéric FOCKIN et LEVENTI de Plo

Photos-montages Luc PERO

16/10/2008

TROPHEE DES AS (5)

Nîmes le 12 - 10 - 2008

 IMAGES DE LA COURSE
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CANDELO de F.Guillierme ▼
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VIDOURLEN de Mermoux ▼
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ANDALOU de Blanc-Espelly ▼
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CAMARINA de Chauvet ▼
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YVAN du Pantaï ▼
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RODIN des Baumelles ▼
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RENOIR de Cuillé ▼
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Photos Eric AUPHAN et Luc PERO




12/10/2008

APOTHEOSE NIMOISE POUR LE TROPHEE DES AS

 

AVEC HUIT TROPHEE DES AS POUR ALLOUANI,
TROIS BIOU D'OR POUR CAMARINA,
LA LEGENDE CAMARGUAISE S'ENRICHIT.

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