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13/10/2017

VAUVERT : DIMANCHE 15 OCTOBRE

Vendredi 13 octobre 2017 - Jubilé d'Hadrien Poujol

Raseter par passion 

ARLESRATIS.JPG

▲ Avec Ratis, des rencontres explosives.

Après 20 ans de piste, le raseteur revient
sur quelques-uns de ses meilleurs moments

"Je n’arrive plus à faire ce que je veux avec les taureaux, alors si c’est pour tricher.... C’est pas ça la course camarguaise !" Respect des taureaux, du public et de lui-même. Ainsi, dimanche, Hadrien Poujol mettra un terme à 20 ans de présence en piste dont 16 au plus haut niveau. Et un palmarès étoilé de multiples trophées qui le place dans les meilleurs raseteurs des deux dernières décennies : entre autres, 3 Cocarde d’Or (2003, 2004, 2012), Palme d’Or (2011), Trophée des Maraîchers (2003, 2004, 2005, 2006), quatre fois 2e au Trophée des As (2003, 2004, 2005, 2006), etc. Mais, plus que les premières places gagnées ou perdues, ce qui tient le plus au cœur du gaucher vauverdois, ce sont des rencontres particulières avec certains cocardiers pour une vision tauromachique et artistique de la pratique et une transmission au public.

Fournelet, Camarina et Ratis

« J’ai de grands souvenirs bien sûr de Cocarde d’Or parce qu’en 2003 à 20 ans je suis le plus jeune à la gagner et, celle de 2012, parce qu’il y a 9 ans entre les deux et que je revenais de blessure, Beaucaire, Châteaurenard, Lunel, Le Grau, Sommières... Mais ce sont des rasets ou des quarts d’heure hors-norme que j’ai vécus avec de grands taureaux qui restent dans ma mémoire ».

POUJOLFOURNELETRECADREPHCI.jpgUn taureau comme Fournelet de la manade Blanc par exemple. « Je l’ai raseté toute sa carrière, et déjà au Trident d’Or quand j’étais à l’Avenir (2001). Un cocardier aux enfermées redoutables. Je me souviens quand il avait accroché David Sabatier à la finale des As 2006 à Nîmes, je l’avais pris dans toute la longueur juste après... Un régal ! » (photo ci-contre)

Hadrien Poujol,Ratis,Camarina,Fournelet,course camarguaiseOu Camarina (Biòu d’Or 2005, 2007, 2008) de la manade Chauvet. « J’ai adoré le raseter, lui aussi, de 2001 à 2009, c’était un grand taureau. Il avait une préférence pour les gauchers, j’adaptais mon raset le citant de plus en plus près, pour de grosses actions aux planches. A Châteaurenard ou aux finales des As, 2006 ou 2008 quand il me saute dessus...Cela créait du spectacle et le public participait...».

Egalement de grands moments ancrés dans le cœur et dans la chair avec : « Michou qui m’a mis une de ces roustes ! ; le très grand Tristan de Saumade, Andalou d’Espelly-Blanc, Rodin des Baumelles, Virat de Nicollin... Garlan des Baumelles, une fois, à Châto, je lui avais levé tous ses rubans... Il m’avait mis un bon coup dans l’avant-bras. Titouan de Cuillé m’a fracturé le péroné à Mouriès en 2007 ; Saint-Rémois de Fabre-Mailhan, grand barricadier avec un cœur énorme... Sans parler d’Ulysse de Rouquette qui, en septembre 2012 m’a infligé deux sacrés coups de corne. Et aussi Blaise de Fabre-Mailhan, un quart d’heure énorme à Sommières, j’étais sur un nuage, je n’arrivais pas à partir des arènes, un grand moment de tauromachie ».

Et puis il y eut Ratis de la manade Raynaud. « La première fois que je l’ai raseté c’était à Aimargues, où devant le manque d’hommes en piste, on m’a demandé de m’habiller. Avec mes trois collègues du jour, la course a pris de l’ampleur et Ratis a été énorme. J’ai eu des échanges particuliers avec lui, c’était un taureau qui transmettait beaucoup, et puis c’est la famille Raynaud, une histoire. J’ai des images dans la tête au Grau-du-Roi, ou à Lunel en 2012...»

Et toujours cette envie de duos créant l’émotion pour parfaire le spectacle et enflammer le public. Raseteur de caractère affichant, en piste, sa volonté de marquer l’histoire, l’orgueil indispensable pour truster les premières places, l’envie de prendre les spectateurs à témoin et les qualités pour faire briller les cocardiers.

Une relation particulière avec le public

« C’est curieux cette relation que j’ai eue avec le public. A un moment, les gens ne me passaient pas grand-chose, j’ai eu de grosses bronca pour de mauvais rasets, mais l’action suivante je savais allonger la trajectoire pour me faire applaudir. En fait, j’ai eu une grande cote d’amour, ils m’ont beaucoup pardonné ». Et beaucoup soutenu. Depuis ses débuts, Hadrien bénéficie de l’aide inconditionnelle de son club de supporter qui organise d’ailleurs son jubilé, ce dimanche. Une journée où les taureaux camarguais côtoieront les cousins espagnols et où les tauromachies s’offriront en spectacle. Hadrien Poujol assume « J’aime toutes les tauromachies, j’ai fait de belles rencontres durant ma carrière et je voulais pour mes derniers rasets réunir mes amis, camarguais, landais, espagnol...» Faire venir de nombreux spectateurs dans la grande arène vauverdoise, encore un défi... Mais l’homme a de l’envergure et si la tenue blanche restera désormais dans les placards, à 34 ans, une autre page de sa vie s’ouvre. Et n’en doutons pas, elle sera aussi riche que sa grande carrière. Suerte maestro !

MARTINE ALIAGA
PHOTOS CHRISTIAN ITIER

AU PROGRAMME

Rencontre des tauromachies

hadrien poujol,ratis,camarina,fournelet,course camarguaiseA l’image originale de l’affiche de la journée réalisée par l’artiste Goro, Hadrien Poujol annonce quelques nouveautés notamment musicales durant l’après-midi pour un spectacle complet. 11 h, festival d’abrivado. 15 h, capelado orchestrée par Patrice Blanc, Renaud Vinuesa, groupes folkloriques, en présence de cinq Reine d’Arles. 15 h 15, Cocarde d’Or des anciens raseteurs. Un toro pour l’écarteur landais Batiste Bordes. Un toro en tienta de macho pour Sébastien Castella, Mehdi Savali et Jérémy Banti. Un toro pour les sauteurs landais Vergonzeanne. Course camarguaise avec Bayard de Nicollin, Courrejau de Blatière-Bessac, Scipion de Saumade, Artalet de Laurent. Nombreux raseteurs en alternance. Festival de bandido. Animation par La Gardounenque.

Réservations : générales 10 €, numérotées 15€, gratuit moins de 15 ans. Tél. 06 09 10 41 40 et bar des Halles à Vauvert. Le jour même guichets ouverts à partir de 10 h. Ouverture des arènes à 13 h 30. Restauration : réservation auprès de Lilou, tél. 06 30 46 52 89 ou au bar des Halles.

Tous les participants, les raseteurs, anciens raseteurs, doivent se présenter à 14 h, à la porte derrière les arènes.

26/07/2017

BEAUCAIRE *TROPHEE CAMARINA*

Mercredi 26 juillet 2017

L'association Camarina de Beaucaire a élu le vainqueur de son Trophée Camarina, choisit comme meilleur taureau de la 1re journée de la Palme d'Or. L'association communique : 

GRECO DE LA MANADE ST ANTOINE
REMPORTE POUR LA 3e FOIS
LE TROPHEE CAMARINA


IMG_5490.JPG"Le 23e Trophée Camarina a été enlevé sans discussion par GRECO de la manade Saint Antoine, vainqueur pour la 3e fois, à l’issue d’une course où le résultat d’ensemble s’est révélé bien inférieur à l’année passée, taureaux flats, manquant de jus, la chaleur actuelle jouant sans aucun doute son rôle.

La famille Clauzel était soulagée, car après un arrêt d’un an pour grave blessure, le doute était permis concernant la santé de GRECO, sa récupération et son état psychologique face au combat surtout dans une piste comme Beaucaire et dans un contexte de Palme d’Or.

La réponse est venue, nette, grâce à son fond de noblesse, de race, le taureau se chauffant pour finir « à mas » sur des bases très solides, bien aidé par un Zekraoui énorme tout l’après midi et un Katif retrouvé. Mais que dire des tourneurs ? Leur manque de respect vis-à-vis de tous les taureaux nous fait dire que l’heure de l’exclusion temporaire est venue.

Impossible de passer sous silence la course de JUPITER en final. Patrick Laurent exploite le taureau comme il faut, en fonction de ce qu’il est, extraordinaire de bravoure, de noblesse, se donnant avec tellement de cœur dans le combat, mais en contre partie souffrant à l’extrême à chacun de ses coups de barrière hyper violents, ou dans les séries de reprises. Patrick le fait sortir hors points, hors Trophée Taurin, hors Palme d’Or. Il annonce la couleur avant la course. Son honnêteté est à saluer. Et ces prestations données dans un cadre de quasi« festival » nous permettront de le suivre avec grand intérêt en 2017 et 2018.

Le 23e Trophée Camarina sera remis à la famille CLAUZEL le vendredi 17 novembre 2017 au Casino de Beaucaire au cours d’une 23e soirée qui s’annonce somptueuse".

 

02/10/2016

BIOU D'OR

Lundi 3 octobre 2016

Tristesse : Camarina s'est éteint

Alors que dimanche 2 octobre (article ci-dessous), on se réjouissait dans ces pages de la belle retraite des anciens Biou d'Or, l'un d'eux avaient décidé de tirer sa révérence. En effet, lundi, la manade Chauvet annonçait avec tristesse,  la mort de Camarina. La vie terrestre de l'immense barricadier Biou d'Or 2005, 2007, 2008 s'est donc arrêtée mais son nom restera à jamais dans le coeur des afeciouna et dans l'histoire de la course camarguaise. 

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Dimanche 2 octobre 2016Biòu d’Or : en attendant l’élu 2016, des nouvelles des anciens


Camarina : “Ça va bien, merci !”

camarina2016PHLS.jpg

Sur ses terres de la manade Chauvet,
Camarina coule des jours paisibles


Ah si nos Biòu d’Or pouvaient parler, que ne raconteraient-ils pas ! Les jours glorieux, les combats de l’arène, les blessures parfois, la vie au pré et le si invisible et précieux lien tissé au fil des jours avec leur manadier et bayle. Une vie simple et tranquille qui perdure bien après les flonflons des fêtes.
Avant de connaître le nom du Biòu d’Or 2016 qui sera élu aujourd’hui au Grau-du-Roi, les anciens, par la voix de leurs propriétaires, ont donné de leurs - bonnes - nouvelles.
En commençant par Camarina de la manade Chauvet (couronné en 2005, 2007 et 2008) qui, du haut de ses 22 ans, savoure une belle et longue retraite. « Il est en compagnie d’un simbeu et quelques vaches, raconte Olivier Serme, il va bien et vieillit doucement. Bien sûr, on le surveille de près et on le bichonne tant qu’on peut ».
Mathis de Lautier, sacré en 2006, « est en pleine forme. A 18 ans, il n’a aucun problème, il est toujours avec les cocardiers - comme Valmont et Co Blanco (17 ans chacun) d’ailleurs - et sait se faire respecter des jeunes. S’il pouvait leur expliquer comment on devient Biòu d’Or... plaisante Frédéric Lautier. Mais quand il donnera des signes de faiblesse, on lui fera un clos à part avec des vaches pour qu’il finisse tranquille ».
Sur les terres de la manade Fabre-Mailhan, Pasteur poursuit la vie paisible des cocardiers de Camargue. A 15 ans, le Biòu d’Or 2009 « vit avec quelques congénères dans un clos au calme, explique Claire Mailhan. Bien sûr, on veille sur lui et on le soigne, il va très bien » Et Jacques Mailhan de sourire : « Dernièrement nous sommes allés le voir avec Joachim Cadenas... Il voulait le trier pour le raseter ! » .
Quant au tout jeune retraité Garlan des Baumelles (Biòu d’Or 2014, 2012, 2011), «Il rajeunirait presque, se réjouit Joël Linsolas. Le jour de l’inauguration de sa statue aux Saintes-Maries (en juillet 2016), il est entré en piste comme une cocotte-minute, prêt à exploser, en attendant le combat. A la manade, il est avec son clan de taureaux qui ont un peu d’âge, Rodin, Maï... Ils sont tranquilles, il ne faut pas trop changer leurs habitudes pour qu’ils aillent bien ».
Quatre retraités et deux en exercice (Ratis de Raynaud élu en 2013, et Mignon de Cuillé, en 2015), nos Biòu d’Or, soignés, encensés et chéris, coulent de beaux jours au sein des élevages. Leurs histoires entretiennent la flamme de la passion autour de la course camarguaise.
A midi, aujourd’hui, une nouvelle ligne s’écrira sur la liste des Seigneurs de Camargue.


MARTINE ALIAGA


Virat de la manade Nicollin sacré en 2002 et 2004 s’est éteint de vieillesse à 21 ans, début septembre 2016.
Guépard de Cuillé (Biòu d’Or 2010) est parti en guerrier, en 2014, après s’être battu à mort avec un congénère.

08/03/2009

LE SEIGNEUR DE PROVENCE...

CAMARINA, UN ALLIAGE DE CUIVRE ET D' ETAIN...

Statue Camarina 038.jpg a.jpg

Statue Camarina 004.jpg a.jpgSamedi 07 Mars 2009 à 11h, le mistral glace les visages, mais la foule se presse autour du rond point de la route de Salon à Sénas où un voile blanc recouvre encore pour quelques instants Camarina le seigneur de Camargue. Une semaine avant ses quinze printemps, Camarina grâce à un quatuor de passionnés (Jean-Claude Gautier, Renaud Maystre, Lionel Pons et Gaston Vilhet), grâce à la municipalité, grâce à Peter Ball (sculpteur) et grâce aux entrepreneurs locaux rentre dans le cercle fermé des biòu statufiés de leur vivant. On compte parmi les présents, des personnalités (Rémy Fabre maire de Sénas, Serge Andréoni député maire de Berre ou M. Bres maire de Mollegès conseiller général du canton, Henri Itier Président de la FFCC), des manadiers (Henri Laurent, Joël Linsolas), des raseteurs (Allouani, Villard, Poujol, Sabatier, Martin Cocher, Estevan) et de nombreux afeciouna. Les objectifs et les flashs se préparent lorsque le maire décroche le linceul qui laisse apparaître le triple Biòu d’Or.
De son piédestal, le taureau se dresse sur une barrière dans une attitude mainte fois répétée en piste au cours de ses 67 sorties officielles. Sur une assise ronde et solide, il trône fièrement le regard vers le soleil. Le maire fervent supporter de la manade est ravi même si un petit changement de destination s’est produit en cours de route : Statue Camarina 021.jpg a.jpg«Camarina devait arriver à Marseille mais s’est retrouvé au port du Havre, il est bien arrivé à Sénas et c’est bien là l’essentiel. Je remercie tous les acteurs ayant participé et notamment mon conseil municipal qui a adhéré au projet. Un grand bravo à Peter qui avait déjà réalisé toutes les sculptures du village».
Peter Ball l’auteur de l’œuvre d’origine australienne est heureux de l’engouement: «La statue en bronze de Camarina de 600 à 700 kg a été coulée dans mon atelier de Bangkok Noï en Thaïlande car malgré le transport le coût était inférieur. Au bout d’une année de sollicitation devant l’attachement et la passion des supporters j’ai accepté le projet et offert mon travail. Je suis parti avec des photos, mes mains et le résultat est là».
René Serme arrive pile poil pour ne pas Statue Camarina 032.jpg a.jpgêtre en retard et doit répondre aux nombreuses sollicitations tandis que Maryse Chauvet fait la ronde des groupes d’amis. Mitraillé de toutes parts, Camarina voit défiler ses supporters qui ne veulent pas quitter le rond point sans un souvenir photo de l’inauguration. Le cortège prend ensuite la direction de la salle de réception où Maryse submergée par l’émotion ne pourra finir son texte. Les supporters acclament chaque intervention orale du maire au président de la FFCC qui salue le courage de l’initiative, des raseteurs à René Serme qui trouve la statue très ressemblante et donne des nouvelles rassurantes du triple Biòu d’or malgré l’hiver rigoureux. Toutefois, une voix fige l’assistance. Cette voix c’est Marie Pichon une amie Nîmoise de Maryse qui offre la lecture d’un poème écrit par la jeune Valène Espigol costumée en arlésienne pour la circonstance puis une chanson personnelle à la gloire du cocardier. Frissons garantis avant de lever le verre de l’amitié et fêter son champion qui fait déjà l’admiration des Sénassais...

Texte et Photos Eric AUPHAN

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Le créateur, l'artiste Peter BALL.
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Marie PICHON.
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Esthétique et attitude parfaites !
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Valène ESPIGOL.


26/01/2009

FONTVIEILLE


3e BIOU D’OR CAMARINA EN APARTÉ...

 

Camarina 013.jpg

thumbnailCAWA6CXF.jpgJeudi 22 Janvier 2009, 21 h, un petit flux de véhicules s’ accapare le parking de la salle polyvalente de Fontvieille où François De Luca vient présenter en avant première son film sur Camarina et son troisième Bioù d’Or.
Un mois jour pour jour, avant l’avant première du Festival du film taurin et camarguais de Saint-Géniès-de-Malgoirès, les membres du club taurin Fontvieillois, Maryse Chauvet, René Serme, la presse et votre serviteur font partie des privilégiés de la soirée. François explique pourquoi cette projection privée : «J’ai décidé de faire ce film Camarina 004.jpgsur Camarina après sa course de Nîmes. C’était un pari car au mois de juin difficile de savoir qui sera Bioù d’Or. La machine s’est mise en route avec 3 à 4 caméras par course mais réussir un film sur un Bioù d’Or n’est pas aisé. Je voulais faire un film sur sa saison. Camarina n’est pas Bioù d’Or grâce a sa famille mais grâce a sa saison exemplaire. Alors quand Camarina a été programmé à Fontvieille, j’ai appelé Philippe Bayle pour me rendre à la manade Chauvet où je me doutais qu’ une matinée au triage était prévue. Rendez vous m’a été  donné le matin à 8 h aux arènes où j’ai été un peu surpris du nombre d’ anciens qui préparaient, balayaient, rangeaient. J’avais l’impression qu’ils allaient recevoir pas Sarko mais presque. A partir de cet instant, je me suis dis, mon film il est là. Le début et la fin sont ici avec les gens de Fontvieille et du club taurin. Une fois le film fini, je me suis dit Saint -Géniès est un peu loin et même s’il ne faut qu’une heure et quart j’ai pensé que si des personnes devaient voir le film en avant première c’ était bien le club taurin de Fontvieille. J’ai aussi pensé à la presse pour connaître leur ressenti et faire ainsi d’ une pierre deux coups».
L’ essentiel est dit, la lumière s’éteint une première fois pour trois bandes annonces. Une belle rencontre film d’Yves Martrenchard journaliste de France 3 et Charles Faget mettant en scène un portrait complet de Jean Marignan puis "Sabri Allouani message épistolaire d’une afeciouna" pour qui François rajoute : «Sabri quoi qu’on en dise c’ est le meilleur. On ne peut pas dire d’une personne qu’elle n’est pas bonne si elle gagne huit fois un trophée. Un miracle je veux bien mais huit miracles ce n’est pas possible». Et enfin "Taureaux de légende" qui rappelle les exploits des Sanglier, Vovo, Gandar, Goya et Barraïe. Rapides mais suffisamment alléchantes ces bandes annonces donnent le ton. La lumière revient juste un instant pour que Philippe Bayle précise micro en main : «Le club taurin Fontvieillois est très heureux de recevoir François. C’est un passionné qui ne cherche pas à vendre ses films mais juste à faire partager sa passion et c’est admirable».
Camarina 007.jpgL’obscurité envahi la salle et l’œil du projecteur envoie les premières images. La lumière s’ouvre sur l’écran avec les arènes de Fontvieille. C’est parti pour vingt minutes de bonheur. François a réussi son pari du mois de juin. L’assistance est sous le charme et Charles Faget conteur exceptionnel de 88 ans d’une voix vibrante scotche le spectateur aux images. Pas un bruit mais des rires pour accompagner les boutades pleines d’humour des anciens du club taurin. Tout le long du film on vibre au parcours du chouchou de Cadenet, on frissonne lorsque Martin Cocher lève les bras au ciel et laisse éclater sa joie après avoir réussi à lever un gland à la Palme d’Or, on retient son souffle lors du dépouillement, on tremble lorsque Poujol est malmené à Vauvert et à Nîmes et enfin on est ému lorsque les membres du club taurin témoignent de l’engouement généré par leur bioù fétiche.
Il faut reconnaître l’objectivité du réalisateur qui, avec un parallèle avec Renoir autre prétendant, nous rappelle que rien n’était acquis. Il a su mettre en valeur les qualités de courage et de combativité d’un taureau qui rentrera certainement dans le gotha des bióu de légende. Il a su habilement trouver le fil conducteur et mélanger des images des coulisses et de l’environnement avec des images de piste. Après le générique de fin, Maryse Chauvet émue promit qu’elle serait présente pour la projection dans le Gard. Alors oui il faut aller voir ce film mais aussi tous les autres. Rendez vous était donc pris pour les 20, 21 et 22 Février 2009 à Saint-Géniès-de-Malgoirès mais avant cela il ne restait plus qu’à déguster la galette des rois. La couronne était bien sûr pour Camarina !

 

Texte/Photos Eric AUPHAN

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25/12/2008

CT LES AMIS DE GOYA

Samedi 20 décembre

LE PRESTIGE GOYA A CAMARINA

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DSC00557.jpg a.jpgCamarina boucle sa fabuleuse saison 2008 auréolée de son 3e Biòu d’Or, par une récompense très cotée, le Prestige Goya, 24e du nom. Samedi dernier, les salons du Robinson à Beaucaire, superbement décorés, ont reçu les invités du club taurin Les amis de Goya et de Paul Laurent. Aux côtés de Maryse Chauvet à qui l’artiste Tony Camacho a remis une superbe sculpture et de René Serme récompensé du Souvenir Robert Inesta, Fabien Grammatico, lui, a eu droit au coup de cœur – Souvenir Jackie Franco. A noter que cette distinction n’a été remise, depuis sa création en 1998, qu’une seule fois au raseteur Morade. Annick Arnaud, présidente des Amis de Goya, a expliqué que Grammatico était "le "chouchou" de l’association. Fabien en plus d’être un bon raseteur est également un charmant garçon, il pourrait être l’ambassadeur de la gentillesse, de la fidélité et de l’amitié". Une belle reconnaissance pour le raseteur qui mène, malgré les blessures, une belle carrière, étoilée d’une superbe Cocarde d’Or en 2001.

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Photos Luc PERO

03/11/2008

NOVES

Vendredi 31 octobre

 

 

 L'AN I DE LA CONFRERIE DES GENS DE BOUVINE

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A.jpgLe vin et le taureau en emblèmes pour rapprocher les hommes (et les femmes) et vanter les qualités des terroirs, c’est la brillante idée qu’a eue Gilles Arnaud - une de plus - en créant la Confrérie des gens de bouvine. Pour ces premiers baptêmes, Noves, l'Office du tourisme et son président Jean-Pierre Pascal, reçoivent les impétrants... ce sont les plus capés de la saison. Les trois "C" 2008 : Chauvet, Caillan, Chaballier... pour Camarina (Biòu d’Or), Coyote (Biòu de l’Avenir) et Raynausie (Cocardière d’Or).
A 1.jpgAvec en toile de fond, les posters de Christian Itier, et les trois Biòu d’Or de Camarina devant, la mise en scène de l’intronisation est parfaite : capes, calices de dégustation, phrases scandées. Maryse Chauvet est la première des initiés: «A toi Maryse, lève ton verre, le vin est une des grandes réussites de l’homme comme vous gens de la terre pour transformer un fruit périssable en quelque chose de permanent. A la santé de Camarina! Bois-le ! Il te rendra plus fort et te montrera le chemin de la réussite». A 3.jpgApplaudissements et succès garanti! «A toi, François...» (NDLR: Fassi, manade Caillan pour Coyote); «A toi Claude...» (Chaballier pour Raynausie). Et le bon jus de la treille - en l’occurrence un excellent coteau du languedoc, de Saint-Christol - de colorer les joues et délier les sourires.
Après les paroles, les images... Les piliers du Festival du film de Saint-Geniès-de-Malgoirès (De Lucas, Masse, Arnaud) ont fini d’enthousiasmer les présents en projetant en avant première la bande annonce des films Camarina et Taureaux de légendes. Quelques minutes de bonheur supplémentaires juste pour languir d’en voir plus. Au fait, c’est quand le Festival? Tous à Saint-Geniès, les 20, 21, 22 février.

A 2.jpg* Ont pris tour à tour la parole, Gilles Arnaud, initiateur de la Confrérie des gens de bouvine; Jean-Pierre Pascal, président de l'Office de tourisme de Noves; Henri Itier, président de la FFCC; Maryse Chauvet; François et Francis Fassi de la manade Caillan; Françoise Peytavin, présidente de l'AETCC; Claude Chaballier; Jacques Roumajon, représentant le Trophée des Vaches cocardières.
* L'exposition des photos de Christian Itier se tiendra pendant deux mois à l'Office de tourisme de Noves.

Martine ALIAGA

Photos Luc PERO

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A 5.jpg
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17/10/2008

TROPHEE DES AS (6)

LES MOMENTS CHAUDS ET SHOW DE L'APRÈS-MIDI
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ANDALOU et A.Benafitou ▼
Benaf.jpg
CAMARINA et H.Poujol ▼
Poujol 1.jpg
Poujol 2.jpg
RODIN et S.Allouani ▼
ALLOURODIN.jpg

Photos Luc PERO

13/10/2008

FINALE DU TROPHEE DES AS (2)

 

 

Dimanche 12 octobre

 

CARMEN POUR UNE SPLENDIDE FINALE !

YVANTETE.jpg

 

3 1ER.jpgSi le week-end dernier (finale Avenir et Raseteurs) nous avait laissés un peu amers, les As ont mis un baume sur nos déceptions. Temps idéal, arène pleine, capelado poétiquement réussie, cocardiers enthousiasmants et raseteurs au comportement impeccable. Quand les blancs mouillent le maillot pour le public, alors que c'est beau la course camarguaise. Allouani peut savourer son 8e Trophée des As, c'est amplement mérité, Camarina entre dans la légende avec son 3e Bióu d'Or et la phrase de Maryse Chauvet "La Camargue c'est la Provence et aussi le Languedoc" devrait être gravée au fronton de toutes les arènes.

DEFIL.jpgSi Camarina et Allouani font les titres, il faut absolument citer TOUS les autres raseteurs - en premier lieu Poujol, Auzolle, Villard -  et TOUS les cocardiers qui ont contribué à cette réussite au sein d'une organisation sans faille. La finale du Trophée des As du Trophée Midi Libre – La Provence est bien la vitrine de la course camarguaise ! Entre 12 000 et 14 000 spectateurs le prouvent.

Quelques sifflets et quelques gestes déplacés ont tout de même entaché l'après-midi. Ils sont venus des gradins pour l'attribution d'une ficelle. A croire que quand tout va bien, certains cherchent à tout prix un grain de sable pour éructer, se défouler… violemment, grossièrement... Mauvaise foi quand tu les tiens ! C'est tellement facile noyé dans la foule.

 

LA COURSE

Allouani, Poujol, Auzolle, Villard sont à encenser, Jourdan, Ouffe, Marquier, A.Benafitou, Sabatier, Outarka, Moutet, Martin-Cocher et les tourneurs Benzegh, T. Garrido, Fouque, Zerti, T. Dengerma ont contribué avec plus ou moins de réussite mais ils n'ont jamais entravé le beau travail entrepris par les leaders. Certains ont payé de leur personne : Sabatier (pas remis d'une fracture à l'orteil quitte vite la piste), Benafitou (après s'être fait piétiner par Andalou, obligé de sortir), Outarka (victime d'une mauvaise chute en contre piste, sort au 5e), Poujol (malmené par Camarina) mais qui tient bon jusqu'à la fin…

CANDELO.jpgCANDELO (Guillierme, 1er).- Candelo, il lui faut du "charbon" pour se révéler. Eh oui, certains cocardiers recherchent le combat. En ce jour, malgré les cinq premières minutes guerrières, la bonne entente en piste ne le sert pas, alors il alterne les refus et les gros coup de tête. Rentre ses ficelles.

VIDUORLEN.jpgVIDOURLEN (Mermoux, 2e).- Mobile, attentif, il occupe tout l'espace. Sans refus, ses poursuites il les conclut dangereusement cabré la corne prête à frapper. Se ménage quelques respirations, pour terminer en fauchant le pied d'Allouani au ras des planches. Sérieux. Ficelles au toril. Pas de Carmen (?) au retour.

ANDALOU.jpgANDALOU (Espelly-Blanc, 3e).- Cocardièrement placé, il tient les blancs en respect. Fait le tri des rasets, ses enfermées brutales sont un régal. Allouani, Auzolle, Villard, Poujol, Ouffe, chacun à leur tour, se font sèchement éconduire. Les ficelles à la maison. Des Carmen pour son superbe quart-d'heure.

CAMARINA.jpgCAMARINA (Chauvet).- Un peu de flottement les premières minutes mais il surveille et tire sur tout ce qui bouge passant systématiquement la corne après ceux qui le défient. Petit à petit, monte en puissance, et les hommes, portés par le public, lui servent le meilleur. Poujol fait un festival et embarque Camarina à ses trousses jusqu'à se retrouver avec lui en contre piste dans une énorme envolée. Emotion… Des hématomes mais pas de coups de corne… Ouf ! Mais décidément Hadrien veut marquer cette finale, il repart à la conquête des ficelles de Camarina. Elles resteront inaccessibles ! Ovation et concert de Bizet.

YVAN.jpgPasser après le Bióu d'Or, tâche ô combien difficile, mais YVAN (Le Pantaï) a de la ressource. Démonstration : au début, par ses déplacements il permet quelques mauvais rasets. Mais avec une volonté terrible, Yvan se chauffe, monte en puissance, alors ses répliques sont de plus en plus serrées et ses enfermées magistrales. Moutet, Villard, Outarka (jusqu'à sa blessure) se font dangereusement raccompagner. Ficelles à la maison. Bravo taureau ! Le (l'un des) meilleur(s) du jour.

RODIN.jpgRODIN (Les Baumelles).- Sous la présidence, il livre de belles séries où il affirme sa puissance. Les hommes marquent un peu le pas, ils commencent à payer leur débauche d'énergie. Alors Allouani prend les choses en main, et sert au magnifique cocardier, un caviar d'anthologie. C'est magnifique et ça marque les esprits, le prix de la journée est à la clef. Treize belles minutes pour Rodin et bien sûr la musique.

RENOIR.jpgRENOIR (Cuillé).- Un peu amaigri, le bombardier de Générac attaque en se dressant de toutes ses forces après Auzolle, catapultant Poujol, Jourdan, Moutet… Il ne semble pas dans une forme exceptionnelle (plus dominateur et agressif au Grau-du-Roi), pourtant ses coups de barrière sont d'une puissance et d'une violence rares. Tellement engagés (sur Villard) qu'il va malheureusement se blesser et quitter la piste à la neuvième minute. Il n'a que 8 ans, espérons que cet exceptionnel  barricadier retrouvera vite tout son mordant.

Martine ALIAGA

Photos Luc PERO

FINALE DU TROPHEE DES AS (1)

Dimanche 12 octobre 2008

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LES REACTIONS APRÈS LA COURSE 
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Allou.jpgSabri ALLOUANI (1er): «Remporter un huitième titre c’est important. Ce matin j’ai fait un article sur le journal dans lequel je dis que ce qui reste à la fin c’est les titres. Par contre les gens oublient vite. Je fais un raset à Rodin qui restera dans les annales et sur le raset suivant on siffle. Je n’ai rien contre Moutet qui est un gentil garçon mais s’il fait le même raset que je fais, je lui donne la ficelle. Ce qu’il faut retenir c’est mon 8e titre et je suis super content. On va savourer avant de penser à la saison prochaine».

Benji.jpgBenjamin VILLARD (2e): «La finale reflète l’ensemble de ma saison qui été satisfaisante. J’ai manqué de réussite mais j’ai essayé de m’appliquer et de faire plaisir. Il ne faut pas se contenter de faire des points. Je ne me considère pas comme un autre et j’essaye de faire le maximum en piste».

Auzolle.jpgLoïc AUZOLLE (3e): «On a vu une belle finale avec beaucoup d’émotion et des taureaux difficiles qui ont joué le jeu. On a vu un énorme Rodin, un taureau en devenir et un Camarina qui à 14 ans prouve qu’il est encore là. Je pense que c’était une belle après-midi».

Jourdan.jpgVictor JOURDAN (4e) : «J’ai surtout aimé la seconde partie avec Hadrien qui fait un grand quart d’heure avec Camarina et un accrochage qui se termine bien. Pour ma part je ne suis pas super content de ma finale mais sur la saison je suis satisfait même si le mois d’août a été difficile avec le contre coup de la cocarde d’or. Il me reste à bien terminer avec le Pescalune où je suis en tête».

Ouffe.jpgJulien OUFFE (5e) : «C’est l’aboutissement d’un rêve depuis que j’ai commencé de raseter. Cela fait plaisir de lever un bouquet même si j’ai un peu raté ma finale mais je suis très content d’y avoir participé».

Maryse.jpgMaryse CHAUVET (Manadière du Bióu d'Or Camarina): «Camarina n'a pas raté sa finale et je suis très touchée. J'espère qu'il réunit tous les afeciouna car on dit La Provence mais La Camargue c'est aussi le Languedoc. Aujourd'hui, il a déclenché beaucoup d'émotion avec un grand Hadrien Poujol que j'aime beaucoup».

Linsolas.jpgJoël LINSOLAS (Manadier du meilleur taureau de la finale, Rodin): «C’est une très belle récompense après le bioù de l’avenir. Le taureau confirme au fils des années et je croise les doigts pour que cela continue. Le taureau a été présent. C’est le cocardier de l’après-midi».

JC.Jourdan.jpgJean-Claude JOURDAN (Co-directeur du Trophée Taurin): «C’est une très bonne finale. Souvent le bioù d’or passe à travers ce qui n’a pas été le cas. Tout était joué pour les raseteurs et malgré ce ils ont fait preuve d’une belle combativité. La course a débuté calmement et au fil des taureaux la course a monté en pression pour un très grand spectacle qui a du régaler les quelques quatorze mille spectateurs».

Serme.jpgRené SERME (bayle manade CHAUVET): «Je suis évidemment très content de la prestation de Camarina Il a été très bien raseté et bien aidé par Hadrien Poujol qui lui a délivré de super rasets. La saison prochaine il fera une petite saison tranquille».

Plombat.jpgAlain PLOMBAT (Directeur Général Midi Libre): «C’est une très belle satisfaction d’abord parce que le bioù d’or a été à la hauteur de sa réputation. Quand il est rentré Camarina a tout éclaté et cela été le début d’un finale qui est montée en puissance pour un final superbe. Sabri Allouani mérite son 8ème titre avec un engagement physique exceptionnel. C’est 19/20 car il faut encore faire mieux mais ce sera l’année prochaine à Arles».

Jean-Michel MARCOUL (Rédacteur en chef des rédactions régionales La Provence): «Belle finale avec un beau champion Sabri Allouani qui remporte un 8ème titre. On fait du journalisme de proximité et on a le sentiment d’être proche des gens, du territoire et des entités. C’est une réussite du trophée entre La Provence et le Midi Libre qui ont les mêmes ambitions».

Valentin.jpgJacques VALENTIN (président de course): «On a vu par rapport à certaines années une grosse finale avec cinq taureaux extraordinaires. On a vu aussi un esprit en piste impeccable même s’il y a eu un petit litige de ficelle. Tout le monde a joué le jeu avec un super Hadrien Poujol à Camarina et deux rasets d’anthologie de Sabri Allouani à Rodin. Rien que cela vaut le prix d’entrée. A Palavas j’ai dit que j’étais écœuré mon cœur est redevenu camarguais à trois cent pour cent. La course camarguaise n’est pas morte. On est sur les bons rails».

Pierre COPPÉRÉ (PDG Pernod 51): «Une fois de plus Sabri a été époustouflant et Camarina très brillant mais j’ai eu très peur pour Hadrien Poujol quand il s’est fait bousculer derrière les barrières».

Propos recueillis par Eric AUPHAN

 

 Photos Eric AUPHAN et Luc PERO