08.07.2008
LA 77e COCARDE D'OR A MICKAEL MATRAY
TRIOMPHE A L'ESPAGNOLE POUR M. MATRAY
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LA PASSE DE TROIS POUR CANDELO
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LA COURSE
Présidence: Claude Chevalier.
Assistant: Georges Rado.
Raseteurs droitiers: Miralles, Savajano, Marquier, Brohan, Moulin, Jourdan (se retire au 1er sur blessure), Auzolle, Villard, Gleize, Matray, Jockin, Noguera, Roux, Moine, Mascarin, Deville, Moutet.
Raseteurs gauchers: Martin-Cocher, Poujol, Khaled, Martinez, Mebarek, Ouffe, Clarion, Ricci, Bouchet.
Tourneurs: Garrido, Fouque, Dunan, Lebrun, Abbal, Kerfouche, Durand, Bensalah, Dengerma, Zerti.
CANDELO de Guillierme, l'archétype du taureau de Cocarde d'Or, son palmarès en est la meilleure des preuves. Face aux trente six tenues blanches le cocardier a réalisé un parcours héroïque, se permettant même le luxe de conserver son second gland. Dans son quart d'heure, il a mis tous les ingrédients nécessaires pour réaliser un sans faute. De l'intelligence pour ne pas subir et pour déjouer toutes les ruses humaines. De l'agressivité dans ses ripostes, de la méchanceté lors de ses arrivées fracassantes aux barrières. Du danger lorsqu'il surprend en piste Jourdan qui, bousculé fortement, se retrouve commotionné, puis c'est au tour de Martinez accoché à la barricade et miracle! la corne ne pénètre pas la cuisse du raseteur. Ensuite un saut sur Mascarin et les spectateurs frôlent eux aussi la catastrophe, c'est la panique dans le pourtour. Pour conclure d'autres exploits aux planches et c'est le retour triomphal au toril sous une immense ovation alors que Carmen résonne une énième fois dans l'amphithéâtre.
FIGARET du Ternen, ce n'était pas du tout évident pour lui, première participation à une grosse compétition (et quelle compétition !) et sortir après l'énorme prestation du premier. Et bien malgré cela il ne s'en est pas mal sorti du tout même si la présidence lui refuse un Carmen qu'il méritait amplement à son retour avec ses ficelles. Certes il est très vagabond en début de course mais rien n'est vraiment tenté pour le stopper. Lorsqu'il se cale, bizarrement les attaques ne pleuvent pas ? Résultat: il n'a pas réalisé - et c'est certain une grande course - mais elle fût bien loin d'être inintéressante avec de bien belles poursuites sur Villard, Sabatier entre autres.
GAUCELM de Nicollin, il ne s'est jamais affolé mais n'a jamais haussé le ton des débats que la pression y soit ou pas. Par instants des bonnes ripostes, puis il se remet bien vite dans sa position d'attente en envoyant un coup de tête au passage. Neuf minutes qui pour lui sont récompensées par les honneurs.
NEMO de Fabre-Mailhan, dur,dur pour lui sa bravoure ne lui permet pas de résister trés longtemps. En sept minutes quinze il passe et permet à M.Matray de creuser l'écart, en lui offrant sa cocarde et ses deux ficelles. Le niveau et la pression de la compétition lui ont été fatal. Il lui faudra encore s'aguerrir pour être compétitif. Des Carmen.
MICHOU des Baumelles, la star des Saintes-Marie-de-la-Mer était attendue comme l'attraction presque principale du jour. Déception pour ses fans et autres supporters, le cocardier n'a pas été à la hauteur des espérances misées sur lui. Son placement idéal et l'action qui oblige Moutet à ce coucher devant lui pour éviter la cornada, ne sauve pas sa course du naufrage total. Quinze longues mnutes.
TABARLY de Bon, on attendait le feu d'artifice final et ça démarre fort, trés fort. Trois minutes intenses ou le biòu du Mas de Peint se jette comme une brute sur les planches au terme des attaques qui fusent mais qu'il honore dans sa totalité. Gleize, Moutet, Marti-Cocher sont gratifiés d'actions superbes. Puis extinction des feux jusqu'à sa rentrée (quinzième minute), où le Carmen de retour était largement octroyé !!!
FIGARO de Margé, sa présence était censée servir à départager les éventuels ex aequo, en l'occurrence Moutet et Martin-Cocher. Finalement aucun des deux hommes ne lui levant d'attributs c'est Moutet au bénéfice des cocardes qui s'empare de la seconde place. Pour le taureau c'est huit minutes de course sans faits marquants.
Texte et Photos Luc PERO
15:55 Publié dans COCARDE D'OR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cocarde d'Or, Matray, Candello, Arles, course camarguaise
15.10.2007
FINALE : LES PRIX
LOÏC JUSQU'AU AU BOUT DE SES RÊVES
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le BIOU D'OR de CAMARINA
meilleur cocardier de la Finale
11:00 Publié dans TROPHEE DES AS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arles, finale du trophée des as, loïc auzolle, candello, camarina, course camarguaise
03.07.2007
76e COCARDE D'OR le 2 juillet 2007
TROPHEE DES AS
ET UNE ET DEUX ET TROIS
ET QUATRE COCARDE D'OR POUR SABRI ALLOUANI
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L'ESSENTIEL : victoire de l'expérience et de la maîtrise pour Sabri Allouani. Seul Mickaël Matray s'accroche jusqu'au bout. Des cocardiers, on retient l'intelligence de Candelo (meilleur taureau), la traîtrise de Céres, l'énergie de Gaby, la vaillance de Yoda, le stoïscisme de Hibou, quant à Athos, il prend une belle cuite. Fangassier d'Allard, victime d'un coup de crochet à l'œil, ne sortira qu'une minute.
En l'absence de Benjamin Villard (blessé la veille à Châteaurenard) et d'Hadrien Poujol (en convalescence), des vingt-quatre raseteurs (et huit tourneurs) de la capelado, quelques-uns ont affiché de belles résolutions dans cette course particulière où le public cherche son héros du jour : Benafitou et Gleize en première partie ont donné le change à Allouani. Après l'entracte, ce sont Matray jusqu'à bout de souffle et Auzolle, combattant, qui sonnent la charge. Moutet, Sabatier, Jourdan, Mascarin assurent et, quelques fois Martinez, Ouffe, Khaled, Jockin.
CANDELO (Guillierme) a retenu la leçon de l'an dernier (il avait gagné un prix du jour contesté en six minutes). Il se déplace opportunément, fait le ménage et appuie ses engagements quand l'étau se resserre. En plus il fait le spectacle, casse les planches, nettoie la contrepiste et conclut brillamment aux barrières. 3 Carmen, une ficelle au toril en musique et sous l'ovation. Une belle récompense pour Hubert Espelly qui va prendre les rênes de la manade Guillierme. Allouani, 3 points, Benafitou, 3.
CERES (Chapelle) n'a pas une haute idée du placement. Son seul but, attendre la faute
des hommes. Quillé au centre, il fuse sur les tourneurs (Dunan, Kerfouche), catapulte dangereusement Mascarin… le traître attend son heure, la peur rode, ça calme tout le monde. Pour une fois le public réclame plus de rasets. Sa première ficelle entend la première bronca : litige, Allouani ou Sabatier, ce sera Allouani. Céres finit au centre et peu raseté, re-bronca. Mais Carmen à son retour avec une ficelle. Allouani 5, Matray 4, Gleize et Benafitou 3.
GABY (Chauvet) d'entrée répond avec vivacité, se soulève et se fait raseter sur ses déplacements. Volontaire, mobile, vif, il donne de très bons passages avec des réponses soignées en douze minutes, 2 Carmen plus au retour. Allouani, 9, Gleize et Benafitou 5, Matray 4.
S'il faut élever un monument à la vaillance, il sera pour YODA (Fabre-Mailhan). Sans
jamais se poser, il s'adonne aux séries et conclut joliment sans baisser le tempo. On apprécie dans le combat, quelques jolis rasets de Benafitou, Auzolle, Martinez ou Moutet. Matray fait le forcing sur la 1re ficelle, Auzolle se jette dans la bagarre, Allouani gère. 5 Carmen et au retour pour les 9 minutes trente de Yoda. Allouani 13, Matray, 6, Gleize et Benafitou, 5, Jourdan 4, Auzolle, 2.
Calé au grand portail, HIBOU (Lautier) contrôle la situation. Il faut le rentrer et sur les droitiers les plus offensifs, il met la corne. Auzolle et Matray ont fait basculer le public en leur faveur. En Arles, Sabri Allouani n'est pas le bienvenu, on le sait. Estevan qui rêvait de gloire, fait tourner son crochet mais pas plus. La première ficelle de Hibou est très convoitée et lui fait prendre une tornade, mais stoïque, il se la garde. Musique. Allouani 14, Matray 8, Auzolle 6.
Le pauvre ATHOS (Margé) paye tout le poids de la lutte de Matray (énorme), soutenu par
le public, et d'Allouani. Les équipiers de chacun pèsent. Athos se perd et ne sait plus où donner de la tête. Matray a trois points d'écart avec Allouani quand arrivent les ficelles, tout est encore possible pour lui. Athos trouve son salut dans ses déplacements et quelques coups de nerf après Auzolle et Moutet. Matray puise dans ses réserves, passe et repasse encore, Allouani gère jusqu'à la dernière minute. Quand les trompettes sonnent le dégrisement pour Athos, saoulé de rasets, Allouani a une cocarde en or de plus dans sa musette (voir palmarès ci-dessous). Sa joie est discrète mais le regard du champion veut tout dire : il est toujours là, présent dans les grands rendez-vous.
Martine ALIAGA
REFLEXION : Claude Chevalier, le président, gère avec calme malgré les difficultés et s'appuie sur les juges de piste.
Une partie du public, prête à gronder à la moindre hésitation, semble profiter de cette dure course pour expulser ses vieux démons : partialité, incohérence, éructations malvenues. Heureusement que l'autre partie – du public – fait la part des choses avec un peu plus de recul et de bienveillance.
CAPELADO : Aurore Guibaud, au micro, rend hommage à Marcel Mailhan (A voir l'exposition à l'hôtel de ville) tandis qu'en piste les Arlésiennes déroulent leur chorégraphie et que six cavalières attestent par une superbe et délicate reprise d'équitation, des capacités et des qualités des chevaux camargue. "ça change des gardians" murmure mon voisin conquis. Raoul Mailhan (fils de Jacques) et sept pitchounettes jolies à croquer complètent le tableau pour accueillir les vingt-quatre raseteurs et leurs huit tourneurs.
PALMARES
Le podium : Allouani 14 points, Matray 11, Auzolle 6.
Meilleur taureau : Candelo (Guillierme).
Prix des Arlésiens : Romain Mascarin.
Coup de cœur des arènes : Daniel Hournarette.
09:50 Publié dans COCARDE D'OR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arles, cocarde d'or, as, taureaux, raseteurs, allouani, candello




















