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03/07/2018

ARLES *86e Cocarde d'Or*

Course du lundi 2 juillet 2018

Une Cocarde d'Or comme on les aime
Jérémy Ciacchini
entre dans l'histoire

Encore une fois les émotions ont été fortes. Encore une fois les raseteurs impliqués ont donné jusqu’à la limite. C’était pas gagné, au vu de la morosité ambiante après un dimanche sans passion en piste, les rues d’Arles bien tranquilles en matinée...Et puis, petit à petit, les afeciouna ont pris le chemin des arènes. Pas un record d’entrée, certes mais un nombre conséquent de spectateurs.

La capelado charmait l’assemblée de ses belles images colorées avec les chevaux lourds pour un repiquage à l’ancienne, Renaud Vinuesa et les gardians, les juments et poulains, le ballet des Arlésiennes, gens en costume et une nourride de petits puis la Reine d’Arles et ses demoiselles d’honneur en selle...

Des moments paisibles et joyeux avant que la trompette libère une quarantaine d’hommes sous un cagnard de plomb. La nuée s’abattait alors sur Cortex des Baumelles, Marcia de Fabre-Mailhan et Vallespir de Blatière-Bessac dans un désordre attendu et total où, après quelques minutes de combat, les noirs jouant des cornes, tentaient plus ou moins de contenir les assaillants entre quelques embardées aux planches et beaucoup de hochements de tête. Entracte, Zekraoui, 8 ; Ciacchini, 4 ; Cadenas, 3. Chacun garde ses chances.

A la reprise, avec Muscadet, le duel Ciacchini, Zekraoui se précise mais Cadenas n’abdique pas. Liber de Saumade avec ses déplacements tire son épingle du jeu et les cadors s’exposent.

Monro de Bon sort avec du pétard et un arsenal de coups aux planches. Alors la folie s’empare des hommes, les trois (Ciacchini, Zekraoui, Cadenas) dans les cornes jouent leur va-tout, Zekraoui passe sous les pattes, les corps à cornes sont intenses. Ciachini fait les deux glands et s’impose d’un petit point devant Zekraoui.

Voilà Jérémy Ciacchini le vainqueur de la 86e Cocarde d’Or. La bataille a été rude et belle. Monro, lui, garde ses ficelles et sa combativité lui fait remporter le prix du meilleur taureau. C’est mérité !

La Cocarde d'Or 2018 a tenu ses promesses, Jérémy Ciacchini fait un beau vainqueur, ses adversaires ont été à la hauteur. Bravo !

MARTINE ALIAGA
Photos CHRISTIAN ITIER (cet aprem)

Trophée des As : Ciacchini, 22,5 ; Zekraoui, 21 ; Cadenas, 10, 5 ; Auzolle, 6 ; Katif, Ouffe, Michelier, J. Martin, 3.

Trophée Honneur : Arlarcon, 6

Trophée de l’Avenir : F. Garcia, El Mahboub, 3

Cocarde d'Or : Jérémy Ciacchini, 13 points ; Youssef Zekraoui, 12 ; Joachim Cadenas, 7.

Meilleur Arlésien : Loïc Alarcon.
Meilleur cocardier (prix Charles Farine) : Monro de Bon
Meilleur animateur (prix Luc-Jalabert) : Jérôme Martin
Coup de coeur des arènes à l'ancien raseteur Roger Pascal.

Taureau par taureau

C’est le patrimoine local et la riziculture qui introduit cette 86e Cocarde d’Or avec une magnifique capelado. Les gardians s’articulent autour des très nombreuses arlésiennes, enfants et hommes présents qui, avec la pena, commencent à créer l’ambiance. La Reine d’Arles et ses Demoiselles d’Honneur apparaissent à cheval avant que 46 tenues blanches défilent bien décidées à faire leur place en ce jour particulier. Et la compétition fut, pour à la clé, un titre, une histoire. A la fin de la première partie, Jérémy Ciacchini s’est déjà fait remarqué en se détachant tout comme Youssef Zekraoui. Mais c’est la seconde partie qui va les départager à un seul point, tant ils se battent pour les attributs. A leurs côtés, Joachim Cadenas fait une entrée timide mais persiste. Jérôme Martin se démène, prend des risques, manque de chance mais soulève le prix du meilleur animateur. Les taureaux quand à eux ont tenu leur rôle et ont bien servi : Cortex fait face et encaisse sa place de premier, Marcias se défend très bien et Vallespir s’engage. Après l’entracte, Muscadet crée la pagaille, Liber se donne à cœur, Monro départage avec bravoure et ramène le prix au Mas de Peint tandis que Sauvage tient le large, en dernier peu secoué.

CORTEX (Les Baumelles).- Le top départ est donné et il ouvre la compétition armé de sa redoutable corne gauche. D’un coup de tête appuyé, se dégage comme il peut et garde son gland 9 minutes avant que le jeune Florentin Garcia ne s’en empare. Vient cogner le rouge des cornes et change déterminé de terrain avant qu’Ouffe ne se jette sous le marchepied. Epuisé, subit un peu sur la fin mais rentre fortement applaudi en musique, avec ses ficelles.

MARCIAS (Fabre-Mailhan).- Lui aussi ne lésine pas sur la violence du coup de tête. Combattant, donne la réponse et passe la tête sur Zekraoui, Auzolle et Cadenas. Change d’espace et conserve son gland jusqu’à la 6ème. Se sent plutôt bien devant le toril et y fait sa place aux ficelles tout en se permettant de belles poursuites. Mène une défense très honorable mais s’avère privé de Carmen, ce qui réveille la colère de l’amphithéâtre. En entend deux au fil de sa course d’où il préserve les ficelles.

VALLESPIR (Blatière-Bessac).- Il en veut le pensionnaire des Iscles et fait face à la tornade blanche avec caractère. S’exprime en finitions à plusieurs reprises, frappe sur Cadenas et Zekraoui qui va chercher son 2nd gland et sa 1ère ficelle. Les ardeurs se calment pour sa seconde, il la garde sur les cornes et réintègre le toril en musique déjà entendue 3 fois.

MUSCADET (Chauvet).- Une première frayeur pour Martin se poursuit avec Ciacchini qui reste au sol, sans mal. Se soulève après Zekraoui et entend le disque. Donne des à-coups de ses longues cornes mais, piégé au milieu, s’impose dangereux par ses fusées soudaines dans le tas, se dégageant de la pression. 1 Carmen, les ficelles au toril.

LIBER (Saumade).- Mobile, fait à sa manière et longe le tour de piste. Une fois posé, vient jusqu’au bout et se montre vaillant. Attentif, s’investit dans la guerre, part en vadrouille de l’autre côté et continue sans rien lâcher. Rentre l’ultime tour de sa seconde ficelle sous les applaudissements nourris du public. 2 Carmen et rentrée.

MONRO (Bon).- En force tranquille, promène faisant mine de sauter et sans se laisser bousculer. S’envoie dans les planches à deux fois avec Cadenas. Il est plongé dans le bain quand la bagarre Ciacchini/Zekraoui reprend et réveille la compétition, montrant une vaillance réfléchie et des actions aux bois. Zekraoui insiste et s’effondre, passant dessous. Sa 1ère ficelle atteint 3000€ mai il retourne au toril avec elle quand Ciacchini célèbre sa victoire. 8 Carmen et rentrée.

SAUVAGE (Lautier, hp).- Sans ex-æquo, les rasets sont plus fluides et Sauvage se révèle avec plus d’aisance. Offre des coups de barrière sur Miralles, Chig et Auzolle et demeure aux aguets. Les poursuites vives sont ponctuées sèchement aux planches. 3 Carmen et rentrée avec ses ficelles.

 

ANGELIQUE

Les réactions

 

Jérémy Ciacchini, vainqueur 86e Cocarde d'Or

"Cette 1ère victoire me fait vraiment plaisir. L'année dernière je finis 3ème avec une blessure à la cuisse. Aujourd'hui je me suis battu, je n'ai rien lâché jusqu'au dernier taureau. J'étais épuisé mais cette victoire fait vraiment plaisir. Youssef a bien raseté, il a été adroit, ça s'est joué à un point, ça s'est joué à rien jusqu'au dernier taureau. L'année dernière ça s'est joué à 2 points du premier. Cette année je n'ai rien lâché et je suis récompensé."

Youssef Zekraoui, 2e

"Une course vraiment bien. J'ai essayé de ne pas penser à mon coup de corne d'hier malgré les points. C'est plus mon pied gauche avec la rupture du tendon qui m'a fait souffrir vu que c'est mon pied d'appui. Je reprenais hier, physiquement c'est dur après un mois d'arrêt mais j'ai la rage, c'est ce qui me fait avancer."

Joachim  Cadenas, 3e

"Un grand manque de compétition, le temps de me réadapter aux taureaux et ça reviendra. C'était dur physiquement, je me suis fait mal à l'entorse et au tibia mais bon c'est le jeu et Jérémy mérite sa cocarde d'or. Elle a été plus qu'honorable pour lui."

 

Frédéric Bon, manadier pour Monro, prix du meilleur taureau

"Je suis content. La Cocarde d'Or fait partie des compétitions mythiques de la course camarguaise et encore plus pour un Arlésien comme moi. C'est une grande fierté comme pour le prix de la finale, de gagner dans ses arènes, dans sa ville. Une fierté pour moi, pour mon père qui est là-haut, pour les gens qui m'entourent et qui travaillent avec moi au quotidien. Je pense qu'on a vu une belle Cocarde d'Or avec une belle bagarre d'hommes comme on l'espère à chaque édition. La victoire de Jérémy est méritée. Quand on met un taureau ici, c'est un pari : ou ça marche ou ça marche pas, là en l'occurrence je pense que le taureau s'est bien débrouillé."

 

Medhi Ait Idir, bayle gardian manade Bon

"Ça représente une grande fierté pour la manade Jacques Bon et même si ce n'est pas moi qui l'ai fait naître, pour mon amour propre et celui de la manade, on est très content. Monro a tiré son épingle du jeu,ce n'était pas gagné d'avance car il était beaucoup effrayé en début de course. Il a fini par se caler et faire ce qu'il sait faire ; il a fait des enfermées, il est allé jusqu'au bout comme il a l'habitude de faire et a confirmé ses qualités."

 

Naïs Lesbros, 23e Reine d'Arles

"C'était une belle Cocarde d'Or avec une capelado magnifique et je tiens à remercier Céline et Jean-Luc pour leur investissement. Une course intense qui se joue au coude à coude jusqu'au dernier. Félicitations à Youssef qui s'est battu, à Joachim qui a bien travaillé malgré son retour de blessure, à Jérôme Martin pour le prix du meilleur animateur et bien sûr à Jérémy, pour lequel je suis très heureuse puisque c'est également un ami dans la vie mais mon devoir de réserve ne me permet pas de m'exprimer plus sur le sujet."

Propos recueillis
par STEPHANIE GAUD

 

04/07/2017

ARLES COCARDE D'OR

Lundi 3 juillet 2017

La Cocarde à Joachim

Très grosse affluence sur les gradins, pour cette 85e Cocarde d’Or jouée très stratégiquement en piste par des prétendants qui ont mis du temps à se déclarer. Après l’étonnement à la capelade devant le peu - c’est relatif - de raseteurs présents, 23 (plus de 40 l’an passé), dont seulement 11 du Trophée des As, les deux premiers cocardiers Tastaïre et Gregau la jouent un peu statu quo avec quelques fusées, sans plus. Le vainqueur 2016 assure la coupe au premier et la cocarde au second, Joachim Cadenas est sur les rangs des potentiels vainqueurs c’est sûr. M. Favier se positionne, Ciacchini aussi. Mais c’est quand Zekraoui ouvre son compteur points sur Sisley (3e) que l’affaire se corse. D’autant que le Blatière se montre offensif et répond de plus belle aux sollicitations. Ulysse de Rouquette met vite toute la troupe à l’heure. Le danger est palpable, la crainte aussi. Du coup, les cadors sont aux avant-postes. Cadenas, Ciacchini, Marignan rentre dans la danse avec le 1er gland, et le jeune Félix bien déterminé. Aux ficelles, les gauchers sont au point mort, Favier tente pour une magnifique réaction mais le public, en manque, commence à gronder. Les primes montent montent, quand Villard casse la tirelire à plus de 1 200 €. L’étalon de Rouquette finit tanqué et tranquille. La bourre reprend avec le début de course d’un Cardinal vif et finisseur qui s’emporte puis s’éteint, seul Marignan l’aimante, Cadenas, Zekraoui pour une ou deux finitions. Cadenas 7 ; Zekraoui et Ciacchini 6, Favier 5 avant que Colvert n’arbitre la course à la victoire, le cœur bien accroché et les cornes prêtes. Une frayeur pour Marignan qui se sauve sous le banet, la bagarre de la 2e ficelle est longue et dure, elle restera sur la corne, et Jo avec le 2e gland était déjà passé devant. Un point qui fait la différence et lui donne la victoire.

MARTINE ALIAGA

Au dernier cocardier, Saint-Vincent de Saint-Antoine inflige un coup de corne à Maxime Favier à la jambe.

COCARDE D'OR : Cadenas, 9 points ; Zekraoui, 8 ; Ciacchini, 7.

AUTRES PRIX

Meilleurs raseteurs arlésiens : Maxime Favier et Vincent Marignan

Meilleur cocardier, prix Charles-Farine : Colvert de la manade Chauvet

TROPHEE TAURIN

Trophée des As : Cadenas, 13,5 points ; Zekraoui, 12 ; Ciacchini, 9; Marignna, 7,5 ; Favier, 7,5 ; Villard, 6 ; Gros, 3 ; Auzolle, 3.

Trophée Honneur : Alarcon, 12 ; Ferriol, 6 ; Ricci, 3.

Trophée Avenir : Gaillardet, 3.

04/07/2016

COCARDE D'OR

Lundi 4 juillet 2015

En Arles, la revanche de Jo

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Hier soir, après une bataille âpre et sans concession avec Youssef Zekraoui, le vainqueur 2015, Joachim Cadenas remporte la 84e Cocarde d’Or. Dans l’incandescence du cercle blanc, le nombreux public a vibré, Jo tenait sa revanche.

D'entrée, le droitier qui enflamme les afeciouna (encore dimanche à Châteaurenard) a affiché sa détermination. Concentré, Joachim Cadenas s’est jeté dans la bagarre et, le public n’a eu d’yeux que pour lui, au milieu d’une cinquantaine de tenues blanches. Dans la furia des premières minutes, certains déjà se distinguent. Loïc Auzolle, Maxime Favier et Youssef Zekraoui, le gaucher vainqueur l’an passé au terme de moments historiques, face déjà à Joachim. L’heure de la revanche a sonné. La lutte sera de tous les instants, plus calculée, plus stratégique... Mais les temps chauds n’ont pas manqué, les accrochages, les chutes, les pointes aux bras... Si Maï n’avait pas l’esprit aussi guerrier qu’en 2015, la dangerosité de Gregau est évidente et manque de peu faire mouche avec Gaillardet. Aramis, lui, a dominé le sujet. Extraordinaire dans ce déchaînement de rasets ! Excellent gestionnaire de l’espace et tricotant au besoin des cornes, le cocardier de Saint-Antoine sait faire du large. Cardinal a mis du piment par des actions explosives aux planches jusqu’à anéantir un pilier après Félix. Vison n’a pas voulu jouer, il a entamé un long marathon. A Jivago d’arbitrer offensivement le dénouement. Les deux hommes, en mano en mano, prennent tous les risques... entre les cornes, dans toutes les positions. Joachim accroché et déshabillé. L’arène s’enflamme. Jivago passe sa rage sur les planches, prêt à basculer en contre-piste... Jo a un point d’avance sur Youssef, il lève le 2e gland... Voilà le vainqueur 2016.
La Cocarde d’Or a tenu ses promesses !


MARTINE ALIAGA
PHOTOS NORBERT RAYNAUD

Prix

1er Cadenas
2e Zekraoui
3e Favier

Prix des Arlésiens
Loïc Auzolle

Meilleur cocardier
Gregau de Gillet

Coup de coeur à la manade Lescot

****************

LA GRANDE EMOTION DU JOUR
JOACHIM CADENAS ET JIVAGO DE BLATIERE BESSAC

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Photos Norbert Raynaud

03/07/2016

84e COCARDE D'OR

Lundi 4 juillet 2016

Une Cocarde d'Or très attendue

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Après une édition 2015 homérique, l'engouement des raseteurs ne se tarit pas promettant aux spectateurs intensité et émotions.

Si l'ouverture de la piste à tous les raseteurs a relancé, depuis quelques années, l'intérêt pour la Cocarde d'Or, la course 2015 avec le duel Zekraoui - Cadenas qui, du début jusqu’à la fin, a tenu en haleine les spectateurs, est la meilleure des publicités. Du coup, « La location des places marche bien, constatent les responsables de Ludi Organisation, qui, après la belle entrée à la course de mars, estiment que « le travail de qualité entrepris en Arles paye, les courses camarguaises ont le vent en poupe... ».
En témoigne également le nombre de visite que reçoit le film de promotion, signé François de Luca, mis en ligne par la SAS Ludi Organisation sur les réseaux sociaux... Jeudi, il y avait déjà 45 000 vues. Un vrai “carton” !
Qui pour succéder à Zekraoui
vainqueur 2015 ?
arles,cocarde d'or,course camarguaiseCôté raseteurs, c’est aussi l’effervescence. Gérald Rado, en charge du plateau, n’en finit pas de répondre au téléphone : « Les jeunes raseteurs surtout m’appellent pour participer. Avec les As et le groupe 2, en tout, cela devrait faire une quarantaine de tenues blanches en piste et dix tourneurs... ».
Alors qui pour prendre la suite de Youssef Zekraoui, le vainqueur 2015. En connaisseur, Gérald est prudent : « C’est très ouvert, à la Cocarde d’Or tout peut arriver. La jeunesse depuis l’an dernier a mis un grand coup de pied qui a réveillé tout le monde. Alors on pense à Zekraoui bien sûr, à Cadenas évidemment. Mais pourquoi pas Aliaga (une fois 2e, une fois 3e)... Et Favier qui marche fort en ce moment ? Il y a beaucoup de clients... Tant mieux ! » Et les cocardiers.... « L’an dernier, ils nous ont surpris par leur combativité. Maï, Jivago et Brutus sont à nouveau présents. Ce sont de sacrés costauds, habitués pour la plupart aux premières places donc à la pression.... Et capables de porter le danger ».
Voilà le décor est planté, les fauves désignés, reste aux hommes à s’armer de courage, à se blinder moralement et physiquement, à invoquer un peu la chance... à provoquer le destin. Le vainqueur sera celui qui le voudra le plus. Suerte à tous !


MARTINE ALIAGA
PHOTOS CHRISTIAN ITIER


A SAVOIR
ABRIVADO DES BERNACLES
Lundi 4 juillet, 9 h, déjeuner au Bernacles. A l’issue, vers 11 h, départ de l’abrivado longue en direction d’Arles, arrivée aux arènes vers 12 h.
FETES D’ARLES
Dimanche 3 juillet, fête du costume. 9 h, rassemblement des Arlésiennes, gardians, groupes, place de la République. 9 h 30, défilé par la rue Jean-Jaurès, les Lices, arrivée 10 h 30, au théâtre Antique. 17 h, gratuit, aux arènes, spectacle hommage à la Reine.

AVANT COURSE : le spectacle d’avant course débutera à 17 h 15, il est mis en scène par Céline Faisse et Jean-Luc Grandmaison.

RESERVATIONS : tél.08 91 70 03 70 . par internet, www.arenes-arles.com ; lundi, le bureau des arènes est ouvert à partir de 9 h.
l PRIX : Prix au raseteur vainqueur ainsi qu’au 2e et au 3e ; au meilleur animateur ; au meilleur Arlésien ; au meilleur cocardier ; au bayle et le coup de cœur de l’empresa des arènes.

REPORT : la date du samedi 9 juillet est d’ores et déjà fixée.

L'AFFICHE : Trophée des As - 17 h 30, 14 €

Les Baumelles : MAI - Gillet : GREGAU
Saint-Antoine : ARAMIS - Lautier : BRUTUS
Cuillé : VISON - Blatière-Bessac : JIVAGO
Fabre-Mailhan - : QUITO
Les raseteurs des 3 groupes
Tourneurs : C. Garcia, Khaled, Joseph, Estève, Cuallado, Elberack, Kerfouche.


POINTS
COCARDE D’OR
Coupe cocarde, frontal, 1 point ; cocarde, gland, ficelle, élastique, 2 points; cocarde et gland ensemble, 3 points.

TROPHEE TAURIN
La piste est en coefficient 1,5. Coupe cocarde, frontal, 1,5 point ; cocarde, gland, 3 points ; ficelle, 6 points ; cocarde et gland ensemble, 4,5.
PISTE OUVERTE aux raseteurs des trois groupes. Pour le Trophée Taurin, chacun marquera ses points levés sur les sept taureaux dans son groupe respectif.

08/07/2014

COCARDE D'OR *TROPHEE DES AS*

Lundi 7 juillet 2014

Historique ! La Cocarde d'Or 2014
n'aura pas lieu, faute de date libre

Hormis 1933, 40, 44 pour raisons - chronologiquement - de marasme économique puis de guerre, et en 1935 pour concurrence avec Fontvieille (?), la Cocarde d’Or a toujours eu lieu depuis sa création en 1928. Elle fut reportée par la météo à deux reprises. En 1971, pour la 40e édition deux taureaux sortirent avant la pluie, le lundi 5 juillet. La suite se déroula le samedi 10, où après un cocardier hors concours, les suivants entérinèrent la victoire de Roger César avec Rami de Fabre-Mailhan, meilleur taureau.
En 1988, ajournée du lundi 4 au samedi 9 juillet à cause du mauvais temps, la course sacrait Christian Chomel pour sa 7e et avant dernière victoire, et le cocardier Gazian de Fabre-Mailhan.
Aussi, hier matin, si l’annulation de la course, avec les orages violents sur les départements taurins, n’a surpris personne, en revanche le non-report a scotché tous les afeciouna.
Luc Jalabert, empresa des arènes d’Arles, en est le premier déçu: «La Cocarde d’Or est une course prestigieuse qui ne peut être reportée n’importe comment. D’où la difficulté de trouver une autre date avec le nombre très important de courses prévues par ailleurs. Et ce n’est pas une course prioritaire dans le calendrier fédéral où seules les finales du Trophée Taurin, le sont. De plus, il fallait absolument trouver un jour où les gens ne travaillent pas, où le plus grand nombre de raseteurs soient disponibles... Avec la FFCC, on a tourné le problème dans tous les sens. La Cocarde d’Or est un événement important et il faut préserver son image, on ne peut pas la brader, la banaliser...»
Lors de la réunion, hier matin aux arènes d’Arles entre Lucien Pallix, secrétaire général de la FFCC, Luc Jalabert et des élus de la municipalité arlésienne, toutes les possibilités ont été étudiées. Lucien Pallix explique: «Impossible de trouver une date qui convienne à l’organisateur dans ce calendrier très chargé. En revanche, lors du dernier comité directeur de la FFCC, il a été voté et acté pour 2015, qu’en plus des finales du Trophée Taurin, des Vaches cocardières, des Ligues et du Trident d’Or, la finale de la Palme et la Cocarde d’Or passeront en courses prioritaires».
En 2015 donc, celle qui reste l’un des fleurons de la course camarguaise ne devrait plus être soumise aux aléas de la météo. C’est une sage décision.


MARTINE ALIAGA


* Les billets peuvent être remboursés ou échangés pour un des spectacles de la Feria du Riz 2014. Soit en vous rendant directement au bureau des arènes d’Arles ou sur le site www.arenes-arles.com où un formulaire de remboursement est à télécharger.

* Références historiques "75 ans de Cocarde d'Or" d'André Chamand

03/07/2013

ARLES 82e COCARDE D'OR 2013

Lundi 1er juillet 2013

cocarde d'or,6e victoire d'allouani,triomphe pour aliaga,courses camarguaises6e victoire pour Sabri Allouani talonné par Jérémy Aliaga jusqu'au 6e taureau. La victoire de l'expérience pour le Vendarguois, la course de tous les espoirs pour le jeune Villeneuvois. Le suspense jusqu'au bout. Emotionnant !

La jeune génération (Aliaga, Favier, Martin aux As et R. Marquis, raseteur de l'Avenir) monte au créneau et bouscule la hiérarchie. Sans oublier Poujol, Alarcon, Gros, Martin-Cocher...

Daudet de Fabre-Mailhan livre une prestation héroïque.

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 Sabri Allouani la 6e
Jérémy Aliaga LA course qui comptera

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Sabri Allouani et Coyote

cocarde d'or,6e victoire d'allouani,triomphe pour aliaga,courses camarguaisesAu soir de ce lundi, il n’y a qu’un seul vainqueur… c’est Sabri. Pour la 6e fois de sa carrière, le raseteur accroche à son cou le bijou tant convoité. Chapeau ! Mais pour Jérémy Aliaga, cette course restera dans les annales. Le Villeneuvois a marqué de sa présence, de son envie, de son caractère, de son talent le sable arlésien. Le tour de ficelle restant sur les cornes de Fanfaroun (6e) a livré son verdict. Romain Gros en le levant offre la victoire au Vendarguois. A 35 ans, Sabri affirme toujours son désir de victoire et sa  vision du jeu lui permettant de gérer au mieux ses efforts. C’est un grand champion.

Avec 35 raseteurs et 10 tourneurs en piste, cette Cocarde a tenu ses promesses… de course libre. Certes par moments, la nuée blanche submerge les taureaux et on peine avec ces cocardiers saoulés par les rasets mais bon…. On sait pourquoi on est là alors pas la peine de vociférer. En revanche, le combat des blancs a bien eu lieu. Avec son lot d’émotions quand tout s’emballe, que le danger rôde, que les hommes se livrent corps et âme.

Lou Pouchu (Guillierme).- C’est la ruée, le taureau fait ce qu’il peut mais ne refuse rien et se révolte parfois (Gros, Poujol) en fusant. Dans cette pagaille monstre, il rentre une ficelle. 4 Carmen et retour.
Allouani 2 points, Martin 3, Poujol 2, Aroca 2.

Coyote (Caillan).- Cul à la présidence, il fait juste le nécessaire pour garder 2 mètres de respiration. Mais de temps en autre, il fonce dans le tas et fait du large. Ou statufié, il ignore. D’un coup, il embraye et c’est sauve qui peut aux planches. Se garde et ne veut plus jouer du tout. Les ficelles rentrent. Allouani 3 points, Aliaga, 4.

Angelus (Lautier).- Répond avec vigueur et emballe les débats. Après avoir pris une dégelée, se soulève sur Favier et les planches volent. Calé contre les bois, il se bat et ponctue régulièrement (Favier, R. Marquis). Puis temporise mais quand il se met en colère, il rend coup pour coup. Rentre ses ficelles en musique, plus 3 Carmen en cours. Poujol 1, Martin-Cocher 3, Allouani 2, Aliaga 2.

A l’entracte Allouani 7 points, Aliaga 6.

Galinier (Les Baumelles).- Raccompagne les cornes dangereusement pointées. Mano a mano Sabri-Jérémy. Martin s’invite à la fête. Sous la présidence, Galinier joue des cornes, enferme Errik, rode, chasse puis se contente d’accompagner sur quelques mètres et se liquéfie pour les dernières minutes. Garde ses ficelles. Martin 3, Allouani 2, Martin-Cocher 2.

Daudet (Fabre-Mailhan).- Le long du pourtour, la troupe blanche lui colle aux fesses. Mais Daudet a de l’endurance. Par quelques méchantes conclusions, il se libère de l’espace. Favier enfermé est repoussé violemment en contre-piste. Daudet se bat avec courage. Alarcon frise la correctionnelle. La bataille fait rage et il fait un grand nettoyage au ras des planches. Alarcon à nouveau en danger sur les cornes, Gros enfermé, Aliaga raccompagné fermement. L’ambiance monte. Daudet ne s’en laisse pas conter. Se sort de l’emprise et rentre superbement ses ficelles. 6 Carmen et retour plus l’ovation. L’ambiance est chaude. Aliaga 3 points, Favier 4.

Fanfaroun (Nicollin).- Court en tout sens, c’est la pagaille. Fanfaroun fonce au petit bonheur la chance, les alliances se forment, Sabri gère, Jérémy se démultiplie. Le gaucher arrive à passer pour un long raset bien suivi par le taureau. Fanfaroun dans la mêlée se centre parfois puis repère une proie, une double proie pour le coup. Ricci et Alarcon s’emmêlent, le taureau passe dessus. La bataille est à son apogée, le public trépigne… Jérémy met tout son cœur sur le tour de ficelle tant convoité, mais Gros met fin au suspense dans les dernières secondes. Sabri Allouani lève les bras, le sourire du vainqueur affiché sur son visage. Jérémy est déçu mais a gagné ses galons et le soutien de toute une arène.
Jourdan 1 point, Allouani 2, Marquis 2, Gros 3.

Les jeux sont faits, Panicau de La Galère ferme le bal, Poujol, Allouani donnent le change mais les blancs ont tout donné, la pression retombe, Panicau rentre ses ficelles. 3 Carmen et retour.

MARTINE ALIAGA
Photos CHRISTIAN ITIER

 

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▲ Jérémy Aliaga et Coyote

▼ Maxime Favier et Angelus

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▼Jérémy et Galinier (4e)

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▼ Sabri et Daudet (5e)

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Jérémy et Daudet

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▼ Rudy Marquis et Fanfaroun (6e)

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▼ Ricci et Alarcon sous les pattes de Fanfaroun

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 LES PRIX

 

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                     ▲ Sabri Allouani, vainqueur (11 points)
cocarde d'or,6e victoire d'allouani,triomphe pour aliaga,courses camarguaises◄ Jérémy Aliaga, 2e et meilleur animateur (9 points)
Jérôme Martin, 3(6 points)
Maxime Favier, prix des Arlésiens 4 points).

Daudet de Fabre-Mailhan, meilleur cocardier

François de Luca, coup de cœur pour les films taurins

 

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cocarde d'or,6e victoire d'allouani,triomphe pour aliaga,courses camarguaisescocarde d'or,6e victoire d'allouani,triomphe pour aliaga,courses camarguaisesLa capelado chorégraphiée par l’Etoile de l’Avenir d’Arles avec les cavaliers et les juments de Renaud Vinuesa, empreinte de poésie, a été superbement appréciée.

L'Etoile de l'Avenir

◄ Astrid Giraud, Reine d’Arles, et ses demoiselles d’honneur (Laura, Angelique, Julia et Charlotte) ont apporté leur beauté et leur gentillesse habituelles aux fastes de la capelado et de la remise des prix.
Ce fut une belle Cocarde
!

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CAPELADO

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▼ Les poulains s'invitent à la fête

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On se souviendra...

Il n’y a qu’un seul vainqueur à la Cocarde d’Or. Et c’est Sabri Allouani. On se souviendra de cette 6e victoire de l’As des As qui, à 35 ans, avec son mental de fer et son expérience, s’octroie le bijou convoité. Bravo champion !

On se souviendra aussi, du nouveau promu aux As, Jérémy Aliaga qui, s’est battu d’égal à égal avec ce raseteur qu’il admire tant, pour ne s’incliner qu’au dernier tour de ficelle sur la corne de Fanfaroun (6e). Que d’envie, d’énergie, de caractère chez le Villeneuvois ovationné à la remise des prix.

On gardera également l’implication de Maxime Favier, Jérôme Martin, Rudy Marquis, Loïc Alarcon... 

Il faudra aussi se souvenir du combat de Daudet de Fabre-Mailhan qui a vendu chèrement ses attributs, ne se laissant pas submerger et rendant coup pour coup.

On conservera les images d’une capelado belle et poétique exaltant les richesses d’un territoire et d’une culture. Un ballet au millimètre entre gardians et Mireille, juments en mains et poulains folâtrant parmi les raseteurs à la capelado.

On se souviendra du bonheur sur les visages des raseteurs fêtés à la remise des prix. Lessivés par tant d’efforts mais récompensés par les applaudissements.

On se souviendra que tant qu’il y aura des hommes pour se transcender, des manadiers pour jouer le jeu, des organisateurs pour s’impliquer... et des spectateurs pour chaque année se laisser embarquer par l’ambiance si particulière de ces après-midi arlésiens.... on pourra se compiler des souvenirs de Cocarde d’Or. Ceux qui se racontent et ceux qui se vivent.

MARTINE ALIAGA

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18/07/2012

COCARDE D'OR *LES VAINQUEURS*

 

1928 : Paul Bonel, dit Granito

1929 : Léopold Margailla1930 : Julien Rey

1931 : Julien Rey

1932 : Auguste Berbedes

1933 : Pas de course

1934 : Patrice Denamo, dit Patris ou Merlusse

1935 : Pas de course

1936 : Jean Boncoeur

1937 : Jean Boncoeur

1938 : Antony Rossignol

1939 : René Azaïs

1940 : Pas de course

1941 : Charles Fidani

1942 : Charles Fidani

1943 : Charles Fidani

1944 : Pas de course

1945 : Louis Arnaud

1946 : Lucien Volle

1947 : Lucien Volle

1948 : Lucien Volle

1949 : Lucien Volle

1950 : André Douleau

1951 : Lucien Volle

1952 : Lucien Volle

1953 : Charles Fidani

1954 : Roger Douleau

1955 : Lucien Volle

1956 : André Douleau

1957 : Manolo Falomir

1958 : André Soler

1959 : Roger Douleau et Manolo Falomir

1960 : André Soler

1961 : Roger César

1962 : Francis San-Juan

1963 : Roger Pascal

1964 : André Soler

1965 : Roger César

1966 : Roger César

1967 : Robert Marchand

1968 : Jean-Claude Fabre

1969 : Robert Marchand

1970 : Daniel Pellegrin

1971 : Roger César

1972 : Xavier Ruas

1973 : Robert Marchand

1974 : Patrice Meneghini

1975 : Patrick Castro

1976 : Patrice Meneghini

1977 : Gérard Barbeyrac

1978 : Robert Marchand

1979 : Frédéric Lopez

1980 : Gérard Barbeyrac

1981 : Christian Chomel

1982 : Christian Chomel

1983 : Jacky Simeon

1984 : Christian Chomel

1985 : Christian Chomel

1986 : Christian Chomel

1987 : Christian Chomel

1988 : Christian Chomel

1989 : Christian Chomel

1990 : Thierry Ferrand

1991 : Frédéric Durand

1992 : Thierry Ferrand

1993 : Thierry Ferrand

1994 : Thierry Ferrand

1995 : Laurent Baldet

1996 : Ludovic Zerti

1997 : Stéphane Rouveyrolles

1998 : Mouloud Bensalah

1999 : Mouloud Bensalah

2000 : Thierry Félix

2001 : Fabien Gramatico

2002 : Sabri Allouani

2003 : Hadrien Poujol

2004 : Hadrien Poujol

2005 : Sabri Allouani

2006 : Sabri Allouani

2007 : Sabri Allouani

2008 : Michaël Matray

2009 : Sabri Allouani

2010 : Benjamin Villard

2011 : Julien Rey

2012 : Hadrien Poujol

 

04/07/2011

ARLES COCARDE D'OR

Lundi 4 juillet 2011

Vainqueurs de la 80e édition

JULIEN REY ET CO BLANCO DE LAUTIER

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En action les deux vainqueurs

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Meilleur Arlésien Benjamin VILLARD 4 pts

 

 

 

 

 

 

LA LIBERTÉ VA SI BIEN A LA COCARDE

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Un air de liberté retrouvée a soufflé lundi sur les arènes d’Arles. La Cocarde d’Or vieillissante et sombrant dans le commun, s’enflamme pour ses 80 ans. Elle redevient unique.

Piste ouverte à tous les raseteurs – inimaginable pour les moins de 30 ans – , frontal, garrot… La curiosité piquée au vif, les afeciouna ont bien garni les gradins (entre 6 et 7000), les raseteurs émoustillés par l’enjeu ont participé avec envie, les manadiers ont stressé pendant le quart-d’heure de leur taureau mais ont donné leur aval.

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Premiers assauts

Alors comment ça s’est passé ? Devant la nouvelle Reine d’Arles, la capelado semblait ne jamais finir… des raseteurs, des raseteurs, des raseteurs… et des tourneurs. Une nuée blanche prête à en découdre. Aïe aïe aïe le premier taureau.

Bambou de Chauvet voit une tornade s’abattre sur lui. Des milliers de rasets, mais il fonce dans le paquet, ne se laisse par enfermer. Chez les blancs, ça court, ça saute en vrac, des gamelles en contre-piste à tout va… Les droitiers passent à gauche, les gauchers lèvent à droite… les tourneurs on ne sait pas. Mais attention, Bambou ne perd pas le nord, il repère Khaled et sprinte toute la piste à sa poursuite, Martin-Cocher bousculé à la planche, le « quite » pour Ayme, danger sur Matray, Alarcon. Puis calé au portail, Bambou pare au plus pressé et accompagne de la tête. Le tournis le guette, sans répit, mais dans la cohue, peu touchent la tête, Bambou rentre ses ficelles, très bon premier de Cocarde. 3 Carmen et retour.

Farfadet (Fabre-Mailhan) lui opte pour les déplacements. Slalomant dans le peu de place qu’il trouve, il court et prend les rasets à la volée. Inlassablement, il répond à tout ce qu’il peut. Puis, vidé, se contente de hocher la tête. 13 minutes éprouvantes. 2 Carmen.

Frédéric Raynaud se rousigue quand sort son Caillet. Pourtant, il va tirer son épingle du jeu, à son rythme. Caillet, en mouvement, choisit ses partenaires. Gardant son sang froid, il amorce une série, puis fuse sur Martin-Cocher. Côté blanc,  ça se calme un peu. L’animation repart pour la 1re ficelle, Caillet s’économise mais quand il sent l’homme tout près, il sait être dangereux. Dernière minute, il en laisse passer, mais explose  les planches en musique après Gros. Rentre une ficelle et obtient les honneurs réclamés par le public qui suit les débats avec intensité.

Rey est en tête devant Four, Villard, Matray…

A la reprise, Mornès d’Allard sort tout molligas… statique. Il essaie par moments de s’échapper mais subit. Acculé dans l’angle à droite de la présidence, il se révolte et manque d’escagasser Matray. Frayeur, émotion… le gladiateur saintois s’en tire avec un T-shirt en lambeau mais repart aussitôt au combat. Mornès lui balaye le peu d’espace qu’on lui laisse de ses cornes. Estevan vole au-delà des planches, Moutet idem.  Collé aux bois, pour un dernier tour de ficelle, Mornès est débordé. Vivement la trompette. Martin-Cocher gagne un beau jack-pot, la 1re ficelle à 600€. L’autre rentre.

Le garrot, le garrot… Titouan de Cuillé arrive le temps d’un flash back en 1935. Mais Titouan manque de jus, cherche l’échapatoire et se retrouve à traîner la meute blanche au cul. Quelques belles révoltes sur Auzolle, Matray, Gros… Traverse les planches après Matray (Carmen). Les blancs s’essayent en vain au lever de garrot… pas facile. Matray en lève la moitié… Auzolle est proche de l'exploit... Du coup, les raseteurs oublient les ficelles et Titouan les rentrent. Musique.

Rey est en tête devant Auzolle, Poujol, Four …

arles,cocarde d'or,julien rey,co blanco de lautier,courses camarguaisesCo Blanco de Lautier a de l’expérience, elle va bien lui servir. L’issue est proche pour les hommes. Co Blanco se déplace, sélectionne et rétorque violemment aux planches. Dressé après Poujol, il projette Rey, allonge quelques trajectoires ou ignore. Il gère. Matray est toujours à fond, dans les cornes ; il y a un peu plus de place, alors Poujol se fait voir et les coups de barrière pleuvent, la corne dangereuse. Et dans ce moment intense, Julien Rey lève la 1re ficelle. Un beau quart d’heure qui vaut à Co Blanco une belle ovation et le prix mérité. 6 Carmen.

La Cocarde 2011 est à Julien Rey. Le raseteur droit sur la barrière, bras levés, exprime toute sa joie. Il rentre dans l’histoire aux côtés de son homonyme vainqueur en 1930 et 1931.

Quand Oufanous de Guillierme sort, la Cocarde est donc terminée, mais les blancs ne lèvent pas le pied. Aussi le temps semble long pour le cocardier malgré sa vaillance et quelques engagements aux planches pour dix minutes et les honneurs.

Voilà une Cocarde d'Or qui a tenu ses promesses. Les spectateurs ont avalisé. Intensité, émotions, belle tenue des raseteurs malgré le nombre, un peu de compassion pour les taureaux... Une fois par an, à l'ancienne... Pourquoi pas ?

MARTINE ALIAGA
Photos LUC PERO
CHRISTIAN ITIER (cet aprem)

LES PRIX - LES POINTS

80e Cocarde d'Or : Julien Rey, 10 points ; 2. Martin-Cocher, 9 ; 3. Auzolle, 6.
Prix des Arlésiens : Villard, 4 points.

Meilleur taureau : Co Blanco de Lautier.

Trophée des As : Rey, 11 points ; Martin-Cocher, 9 ; Matray, 8 ; Auzolle, 7 ; Four, 5 ; Marquier, 5 ; Poujol, 5 ; Villard, 4 ; Clarion, ,4 ;  Sabatier, 4 ; Ayme, 2 ; N. Benafitou, 2 ; Chekade, 1.
Trophée des Raseteurs : Miralles, 3 points.
Trophée de l'Avenir : Fouad, 3 points ; Alarcon, 2.

LES PARTICIPANTS

Raseteurs droitiers : Auzolle, Marquier, Ayme, Chekade, Oufdil, Matray, Moutet, Rey, Sabatier, Gros, Villard, D. Maurel, Gleize, Sanchis, Estevan, Beaujard, Miralles, T. Dumont, Salinesi, Lévy...

Raseteurs gauchers : Four, Ouffe, Poujol, Martin-Cocher, Clarion, N. Benafitou, Sabde, Ferriol, Khaled, Oleskevich, Lafae, Mebarek, Tortel, Ricci, Cartalade, Fadli, Fouad, Alarcon, Errik...

Tourneurs : Dunan, Molins, T. Garrido, Kerfouche, Bensalah, Galibert, G. Rado, Mata, Ull, Lebrun.

MICKAEL MATRAY
UN GLADIATEUR DANS LA COURSE

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Du premier au dernier taureau, le Saintois s'est jeté éperdument à la tête des taureaux. Pas payé en attributs mais quelle envie, quelle énergie ! Ci dessus avec Bambou. Ci-dessous avec Farfadet, puis en danger avec Mornes.

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LE GARROT

Collé sur le dos de Titouan, 5e, le garrot primé 200€ et valant 2 points pour la Cocarde, a donné bien du fil à retordre aux raseteurs. Les plus assidus et adroits ont été Mickaël Matray et Loïc Auzolle. Et si Mickael en prend la moitié, Loïc a le meilleur geste..
Photos▼

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07/07/2010

JULIEN OUFFE

Plus spectaculaire que grave, heureusement la blessure de Julien Ouffe par Ramuncho (manade Guillierme, premier de la OUFFE.jpgcourse de la Cocarde d'Or). Attrapé par le taureau près des planches, le raseteur à terre a été blessé à la cuisse gauche. Un coup de corne plus en longueur (10 cm) qu'en profondeur qui a été soigné par l'infirmerie des arènes d'Arles. Des points et la pose d'un drain ont permis à Julien de rentrer chez lui. On lui souhaite un prompt rétablissement.

05/07/2010

ARLES 79e COCARDE D'OR

Lundi 5 juillet 2010

VILLARD VAINQUEUR SANS GROSSE CONVICTION
GROS L'ESPRIT "COCARDE D'OR" LUI VA SI BIEN
MORNES LE COCARDIER DE L'APRES-MIDI

TETE.jpg

Où sont les As ? Où est l'esprit Cocarde d'Or ? Où est l'envie ? Où est l'honneur ?
Cette après-midi encore, le public s'est demandé ce qu'il faudrait à certains raseteurs - ceux qui sont en tête des As, notamment - pour s'enflammer, se lâcher, transmettre de l'émotion. Enfin se livrer à la poursuite d'un rêve qui pour d'autres raseteurs valaient de s'arracher le coeur et les tripes. La Cocarde d'Or c'était ça... avant ! Hier, un pâle reflet de ce GRAMMA.jpgqu'on a eu appelé le combat des gladiateurs. Enfin bref ! Le seul à entretenir la petite flamme, hier, a été un jeune du Trophée de l'Avenir qui a tenu la dragée haute aux As : Romain Gros a fait plaisir et à gagné à l'applaudimètre, le coeur des afeciouna.
Un autre raseteur mérite la citation : ◄Fabien Grammatico. Il a tenté sa chance jusqu'au bout. Avec un bel enthousiasme, Fabien a retrouvé ses jambes de 20 ans pour raseter tous les cocardiers. De quoi rappeler la belle Cocarde d'Or de 2001 où au terme d'une grosse bagarre avec Sabri Allouani, il était sorti vainqueur de la course. On peut y associer Arnaud Bonhomme.

Les émotions - douloureuses celles-là - sont venues aussi de l'accrochage de Julien Ouffe par Ramuncho de Guillierme, premier à sortir. Aux dernières nouvelles, Julien souffrirait d'un coup de corne au bras et d'un à la cuisse. A confirmer. Surpris par le taureau près des barrières, le raseteur s'est retrouvé malmené à terre. Heureusement, des jeunes de l'école taurine d'Arles, en contre-piste, ont attrapé le taureau par la queue permettant à Julien de se dégager.
Autre baroulage, celui d'Adil Benafitou par Brun de Lautier. Des commotions mais pas plus pour Adil. Et Benjamin Villard obligé de passer sous l'estribo, après avoir été déséquilibré par Paludier de Margé (6e)

Les cocardiers, souvent déboussolés par l'assaut aux premiers attributs, ont pour la plupart rentré leurs ficelles (les 2 pour Ramuncho, Brun, Martegau, Espeloufi et Mornès, une pour Insolent). Un petit plus d'intérêt à Insolent de Nicollin (3e) qui s'est battu avec beaucoup de brio, placement et déplacements bien gérés ; Martégau (4e) qui a fait du large sans forcer, plus quelques gros coups de "méchantise" aux planches et surtout Mornès d'Allard (7e) qui a terminé avec intensité, beaucoup d'énergie et qui est justement récompensé pour le plus grand bonheur de son manadier.

Voilà les premières réflexions.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

OUFFE EN MAUVAISE POSTURE DEVANT RAMUNCHO...

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ADIL BENAFITOU EN DIFFICULTE DEVANT BRUN...
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