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23/02/2018

FESTIVAL DU FILM TAURIN ET CAMARGUAIS

Vendredi 23 février 2018

AU PATRIMOINE CAMARGUAIS

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Le film "Récit des Marquises" lors du montage.

Des histoires, des portraits, des sagas... pour des films passionnants réalisés par des passionnés. Ce week-end, Saint-Geniès-de-Malgoirès sera le centre de la Camargue. Quel destin pour ce village un peu excentré de la zone taurine mais qui a toujours porté haut et fort son amour de la bouvine. Les arènes ont disparu mais le CT Le Gandar et son président Robert Féline n’ont pas laissé l’aficion se perdre. Rebondissant per la fé di biòu, par l’image.

François de Luca est le cinéaste catalyseur de cette grande fête, mobilisateur, précurseur, enthousiaste et toujours en recherche d’idées nouvelles. Le travail de son équipe de production rythme les ans du festival. A chaque édition, un film référence. Grandes familles, personnages emblématiques, cocardiers de légende... Sur 20 épisodes, le patrimoine camarguais se décline comme autant de témoignages pour les générations à venir. « Chaque année, nous devons trouver le film qui va faire locomotive. Certaines images mijotent depuis longtemps avant de trouver l’aboutissement. Il faut susciter l’intérêt, provoquer la curiosité, se renouveler... pour déclencher l’engouement du public ».

Pour cette 20e édition, c’est la grande saga de la famille Laurent qui est présentée. « De 1944 à 2017, avec des archives inédites, des images de Goya, de Lion (2002) et de chaque taureau marquant jusqu’à Jupiter », dévoile François de Luca. Si « Récit des Marquises » est assurément l’événement du festival, les caméras se sont aussi arrêtées sur la carrière du raseteur Hadrien Poujol. « Une personnalité, une histoire passionnante aussi à raconter ». Les vidéastes associés au festival ne sont pas en reste : films sur la famille Manaud, Maryse Chauvet, Renaud Vinuesa, les fêtes, le costume, etc.

Bref tous les aspects de la richesse culturelle et traditionnelle de la Camargue. Le public ne s’y trompe pas qui prend d’assaut les salles de projection. Un festival comme une contribution à l’histoire d’une région et de son peuple. Un festival à inscrire au patrimoine.

MARTINE ALIAGA

PROGRAMME (voir plus bas programme complet)

Projections : vendredi, 18 h. Samedi, 15 h 30 puis 21 h. Dimanche, 14 h 30.

Samedi, fin d’après-midi, « Le gaucher Hadrien Poujol » ; dimanche fin d’après-midi, « Récit des Marquises » en présence de la famille Laurent et de la Reine d’Arles.

Fête : samedi, dimanche, 9 h 30, déjeuner. 10 h, abrivado (dimanche, lâcher de 20 taureaux). 11 h 30, course au plan. Vendredi, samedi : soirées festives. Restauration sur place.

 

23/01/2018

CASTRIES * 10e FESTIVAL FILMS TAURINS*

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Mardi 23 janvier 2018

Passions et transmission

castries,festival,films taurins,course camarguaiseTous ensemble ! Landais, Camarguais, Espagnols... dans l'expression de leur culture et de leur art tauromachique. Ce week-end à Castries, le 10e Festival de films taurins a réuni toute l'aficion. Et le public s'est régalé d'images dans une salle confortable et rénovée où le Cercle taurin Le Trident, fidèle au poste de l'intendance, et l'équipe de Jean Roumajon à la technique ont déployé toute leur efficacité.

Côtés films et diaporamas en concours, la tendance est à la progression qualitative. Sujets originaux, ludiques et pédagogiques, montages plus rythmés et dynamiques, textes, musiques.. Les participants font des efforts et apprennent des précédentes éditions comme des autres festivals. C'est le public qui en profite, en retrouvant les émotions de moments de course, de corridas, découvrant l'histoire des élevages, les personnages et les acteurs qu'ils soient manadiers, ganaderos, raseteurs, afeciouna, mainteneurs des traditions... Des sujets qui, malgré les imperfections parfois, livrent leur lot de découvertes, de témoignages et d'archives à transmettre.

Le jury présidé par Philippe Brochier a noté avec sérieux soulignant le travail des concurrents et chacun a défendu la ou les productions ayant le plus touché son cœur. Le palmarès en témoigne mais l'essentiel pour les amateurs reste la possibilité qu'offre le Festival de présenter son film ou son diaporama devant une large assemblée.

Et si les films plus professionnels notamment de Jean Roumajon, de Jean Berizzi ou de Mathieu Arnaud plongent avec délice dans les racines des traditions, la note récréative, largement appréciée des spectateurs, a été « jouée » par le Landais Jean Barrère, auteur d'un one man show haut en couleur, passionné et passionnant. Régine Pascal, autre ambassadrice indispensable, entonnant la Coupo Santo à l'issue d'une remise des prix où l'ensemble des participants a été remercié.
Au final un très bon week-end et une bonne cuvée pour ce 10e Festival.

De Castries Nord à Castries Sud
l'épopée de Jean Barrère

castries,festival,films taurins,course camarguaiseIl faut se méfier de trop de technique. Et particulièrement d'un GPS frondeur multipliant les embûches. Et voilà que Jean Barrère, parti de bonne heure et de bonne humeur -cela va sans dire- d'Escalans dans les Landes en direction de Castries (Hérault) pour participer au Festival, se retrouva à midi, sur le viaduc de Millau à la recherche du petit village de Castries dans l'Aveyron... Inutile de vous dire que le périple a enchanté les Castriotes dont Gilbert Pastor, maire, qui précisait « heureusement que notre ami Jean n'a pas été aiguillé vers Castries Sainte-Lucie dans les Antilles... ».

Et le Landais avec sa gouaille naturelle de rebondir largement sur l'événement. Dimanche après-midi, moment de bravoure, quand, avec son compère, le jeune Quentin, Lou Jan de Buros arrivait en grande tenue de berger, long gilet en mouton, échasses au pied, béret landais vissé au crâne, tenant l'auditoire en haleine, au rythme de ses galéjades pour transmettre toute la passion vouée à son terroir gascon. Une ode à la nature, aux trois tauromachies, aux hommes et femmes qui défendent leurs terroirs, Sud Est, Sud Ouest réunis dans la même flamme. Ovation !

MARTINE ALIAGA
PHOTOS CHRISTIAN ITIER

 

Le palmarès (10e Festival, 20 et 21 janvier 2018)

Catégorie Camargue vidéo

1er La Terre est si belle (87 points) de Nicole et Gérard Osty - 2e Bramaire (85) de Josette et Raymond Ferriere - 3e Au fil de l'eau (81,5) de Manu Pinto.

Diaporama

1er Camargue traditions tauromachies (81 points) de Michel Naval - 2e Le Rocio (75,5) de Benjamin Alcon - 3e Affiches (56) de Max Laveille.

Catégorie Corrida

1er Toros turismo y corrida (73 points) de Maurice Daussant - 2e Ganaderia Giraud (63,5) de Bernard Nuel - 3e. Clin d'oeil à la manade Tardieu (60) de Colette et Jean-Louis Martel.

Le jury : Philippe Brochier, président. Le raseteur Luc Mézy. Les ganaderos landais Céline et Michel Brette. Le photographe Michel Naval. Le ganadero landais Jean Barrere. Angélique Marignan, demoiselle d'honneur de la Reine d'Arles Astrid Giraud, chroniqueur. Martine Aliaga chroniqueur.

 

 

01/02/2015

GRAVESON FILMS

LOU GRAVESOUNEN FAIT SON CINEMA

L'AMOUR EST TOUJOURS AU GRAND RADEAU

gravesonpapierpatric.jpg

Entre le grand frère de Saint-Geniès-de-Malgoirès, puis les Rencontres des cultures taurines de Castries, le festival de Graveson trouve une place de choix. En effet, à l'inverse de leurs homologues languedociens qui les étalent sur tout le week-end, le président Sébastien Archet et son staff du Gravesounen, ont ciblé sur la seule journée dominicale. Et ce, sans compétition. L’activité débute dès le matin, aux arènes, par le déjeuner suivi d'une course de taureaux emboulés avec les raseteurs (prévus pour la temporada 2015). Une édition  particulièrement ventée en ce 25 janvier, ce qui n'a pas refroidi pour autant la fe di biou des passionnés. Mais le violent mistral n'a pas affolé l'apéro et la choucroute pris à l'abri de la salle polyvalente, comme l'après midi la projection des films au Centre Culturel.

«Oui, on peut dire que nos traditions et notre culture taurine sont attaquées, menacées, mais comme  partout ailleurs tout est lié, avec les signatures de soutien pour Eyragues et son taureau à l'Eyraguaise, sachez qu'à Graveson on ne lâchera rien»,  dixit le maire Michel Pécout.  «Pour la 4e année on est là pour faire vivre les traditions et se retrouver entre gens de bouvino, histoire de passer un bon moment autour du biou qui nous unissent»,  commente le président Archet. Alors, pour les projections sur grand écran autant s'adresser au spécialiste taurin - du son et de l'image - en la personne de François de Luca, lequel avait concocté un menu pour tous les gouts et à la satisfaction générale. Une mise en bouche avec un poème de d'Arbaud (en diapo) intitulé Lou Pissou. Suivi de 100% chevaux Camargue, Abrivado, Bandido, Roussataîre, Gazo etc. Des images au plus près de l'action, grâce à une caméra embarquée à cheval. Sensation garantie. 

Un coup de projecteur sur Rodolphe Roux raseteur de coeur et homme sensible pour une sorte de “un jour un destin”. Emouvant tout simplement. Après l'entracte, clin d'oeil sur le film d'annonce consacré à Hubert Yonnet qui sera présenté au festival de Saint-Geniès-de-Malgoires (20, 21 et 22 février). Et le trou normand avec une rétro des années 1989-1990, sur la carreto ramado à Graveson où nombres de Gravesounens se sont reconnus. Belle surprise du réalisateur. Enfin, à la fois le moment fort, le plat de résistance et le dessert, avec le film sur la manade Raynaud. Un an de tournage, des images d'archives, des témoignages,  ce jusqu'au sacre de Ratis Biou d'Or 2013. La salle n'a pas perdu une seconde le fil de cette famille camarguaise. A la fin de cette projection une salve d'applaudissement a salué comme il se doit, le réalisateur ainsi que Marcel et Maguie Raynaud  racontant cette vie de labeur consacrée aux biòu mais où 60 ans après, l'amour et le bonheur sont toujours au Grand Radeau. 

Rendez-vous est pris pour la 5e édition 2016. 

PATRICK PONS

04/03/2010

ST GENIES DE MALGOIRES 2010

LE PALMARES FINAL
DU FESTIVAL 2010

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St Geies.jpg
Les lauréats (Films), R. Domergue et J. Contestin entre les Arlésiennes,
J. Audemard à l'extrême droite.

CATEGORIE FILMS

1er ex: - "On m'appelait CAMARINA" de Jérôme Contestin
- "BIOULET" de René Domergue
(à voir sur www.renedomergue.com)

3e: - "MICHOU" de Sonia Turini et Jonathan Audemard

CATEGORIE PHOTOS

1er: -S Marin
2e: -M Valadier
3e: -H Soriano

CATEGORIE PEINTURE

1er: -Mr Tourelle
2e: -Mr Arcaro
3e: -Mr Maurin

LES PROJECTIONS
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TOUJOURS PLUS HAUT...

Fanfonne.jpgTreize ans de vie pour ce festival, il pourrait s'essouffler, stagner, voire tomber dans la routine, la facilité et finalement l'ennui, que nenni ! Cette treizième édition bien au contraire est montée encore d'un cran, avec entre autres la consécration aprés plusieurs années de participation d'un jeune talent (J. Contestin). Une progression extraordinaire pour Jérôme dans le montage, les prises de vues et la réalisation de son film, avec en récompense le premier prix (ex aequo) pour "On m'appelait Camarina". L'autre co-vainqueur René Domergue avec "BIOULET" permet à son auteur de hisser vers le haut une réalisation novatrice. L'adaptation en images d'animations de son ouvrage pourtant réservé aux enfants a connu un franc succés et ouvre ainsi le festival à de nouvelles idées de projets.
Mais la qualité n'était pas uniquement la primeur des lauréats, bien d'autres films (hors-concours) ont tutoyé les étoiles. On pense bien entendu à la superbe réalisation de François de Luca et Yves Martrinchard "La Dame des Gardians" et du poignant "Ventadour". Deux clins d'oeil Pissou.jpgbien sympathiques ont reçu aussi les ovations du public avec "Pissou" figure du pays dans "Lou Santoun" et l'inénarrable "Marcelle" dans " La Belle et La Bête ", deux films où l'authenticité et la fraîcheur ont régalé les nombreux spectateurs.
Faget.jpgEt puis l'émotion au rendez-vous avec la venue dans la salle de Monsieur Charles Faget la voix et l'âme de ce festival.
En résumé un week-end riche, la 13e édition a désormais mis la barre trés haut, la médiocrité ne pourra plus s'inviter... Dur, dur pour les candidats de la 14e !

Texte et Photos Luc PERO

 

LA HOLLANDE A LA DECOUVERTE DE NOS TRADITIONS

 

ERICC.jpg

 

eric2c.jpgPour cette 13e édition du festival du film taurin à Saint-Geniès-de-Malgoirès, un regard neuf venu de Hollande a jeté son dévolu sur la course camarguaise. Tourné pendant trois de 2007 à 2009, le film de Jascha De Wilde et Ben Hendriks La fête du taureau fabuleux est un documentaire de cinquante cinq minutes présenté en exclusivité à Saint-Geniès pour sa première diffusion en France. Un œil professionnel derrière la caméra qui apporte un regard différend sur la course camarguaise.
Jascha enthousiaste sur nos traditions explique: "Les Hollandais ne connaissent pas la course camarguaise qu’ils associent souvent aux corridas. Le monde de la bouvine est un monde miniature à part qui nous fascine et nous étonne par la confrontation du taureau et du raseteur. Le raset ressemble à une chorégraphie, une danse. Ce film a été diffusé en 2009 au festival international du documentaire à Amsterdam qui est le plus important au monde. Là-bas, un journaliste nous a dit que notre film pourrait s’appeler Danse avec les taureaux".
Le documentaire existe en version courte (55’) pour la télévision et en version longue (75’) pour les festivals. Jascha indique : «Il sera présenté en Pologne, Israël, Corée et Etats-Unis».
Globe-trotter Jascha a plusieurs documentaires à son actif mais celui-ci a été difficile à réaliser. Elle rajoute : «Je remercie tous les participants au film et j’espère que nous avons fait une bonne représentation des taureaux, raseteurs et manadiers. "La fête du taureau fabuleux" participera peut être à un grand festival en Australie ou à New-York où un festival est organisé par Robert de Niro. Le film a été demandé mais nous ne sommes pas sûrs qu’il soit sélectionné. Ces grands festivals reçoivent trois mille films mais seulement une centaine sont sélectionnés».
Auréolée d’un prix international en Chine avec un film sur une jeune fille évoluant dans un cirque en Inde, Jascha a également gagné un prix à Los Angelès et a été nominée au Canada à Vancouver. Une sacrée ambassadrice pour notre culture. François De Luca organisateur du festival est ravi : «Concernant le film hollandais, il a été réalisé pendant trois ans par Jascha De Wilde. C’est une grande réalisatrice qui s’est intéressée à la culture taurine course camarguaise. C’est un grand film. Nous, on peut le regarder d’un autre œil car nous sommes déjà imprégnés de la culture mais il faut s’imaginer qu’il est destiné à un public néophyte et si on se met dans cette position, il est très bien réalisé. On a de la chance d’avoir une équipe de reporteurs indépendants qui présente nos traditions dans d’autres pays». Encore un bon point pour le festival de St Génies !

Texte et photos
Eric AUPHAN

26/02/2009

SAINT-ETIENNE-DU-GRES 28 FEVRIER

UN0054.jpg
ORGANISE PAR LE CLUB TAURIN " LA COLETA "

26/01/2009

CASTRIES

24 et 25 janvier 2009

CAMARGUE BIOU ET TOROS :
LA FE SE DÉCLINE EN IMAGES

1.jpg


Croix du Languedoc0025.jpgCastries, sa ville et son Cercle taurin Le Trident se sont mis en quatre pour offrir aux afeciouna cette première rencontre des cultures taurines où se sont cotoyées durant deux jours toutes les tauromachies.
L'occasion donnée aux amateurs vidéastes et photographes (diaporamas) de livrer leurs productions aux yeux du public.  Les sujets ont fait le tour des différentes tauromachies, et c'est avec bonheur que les spectateurs ont voyagé d'Espagne au Portugal, des Landes à la Camargue, de Saint-Gilles à Lansargues ou aux bords de l'Etang de l'Or, sans oublier les intermèdes de Patrick l'Occitan, Régine Pascal et Bernard Porras. Bien sûr, de niveau inégal par la qualité des scénarios, des commentaires ou des images mêmes, les différentes productions ont 6.jpgtoutes un point commun, un profond amour des terres, des traditions, des gens, des taureaux et des chevaux. Le président du jury Philippe Brochier a souligné : "L'importance de l'image pour faire connaître, pour transmettre... L'image est une ambassadrice extraordinaire". Et c'est bien l'essentiel ! Mieux que de longs discours, les différents clips ont permis d'entrer dans l'intimité des manades ou ganaderias, de se remémorer ou de découvrir les traditions, de galoper dans les grands espaces... Transmettre les émotions, deviner les peurs, participer aux triomphes et communier avec les peines, l'image permet tout cela.
Au final, un bonne impression que le maire Gilbert Pastor a bien résumée : "C'était la première fois, il faut continuer malgré les petites imperfections, il faut un début à tout".

LE PALMARES
Prix du public
1. APOCALYPSE de Franco Diello
2. PASAR MIEDO de Bruno Cucciaioni
3. PROPHYLAXIE de René Couderc.

Prix du jury
Catégorie diaporama :
Pierre Ferrand
Catégorie corrida
1. MORT DANS L'APRES-MIDI de Philippe Donadille
2. IMPERIAL MADRID de Jean Sprinsky
3. FIESTA CAMPERA de J.-J. Reboul.
Catégorie course camarguaise et landaise
1. OMBRES ET LUMIERES de Patric Chaussier
2. PAYS DE BOUVINE de Roger Curan
3. A LA RECHERCHE DU COMPAGNON IDEAL de Gérard et Nicole Osty.


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