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23/10/2016

ALES *FINALE DU TROPHE DES RASETEURS*

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Samedi 22 octobre 2016

Mission accomplie

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Cette finale, ils la voulaient pour, une fois dans la saison, avoir leur course à eux, être sous les projecteurs et recevoir les récompenses en piste. Les raseteurs se sont pris au jeu et ont assuré le rendez-vous. Oui bien sûr, il y a eu des coups de mou mais l’impression d’ensemble reste sympathique. Chacun a raseté avec ses qualités et ses limites, certes, mais avec sincérité et sans tricher dans cette grande piste pas facile. Et ils en ont payé le prix avec les blessures de Moutet et de Moulin. Radouane Errik et Nabil Benafitou, à un point d’écart à l’entame, ont livré un bon duel. Nabil plus incisif en première partie puis gêné par la fatigue et des crampes, ne capitule qu’au dernier cocardier ; Radouane, peinant au début, sans trouver ses marques, puis faisant l’effort dès la reprise avec Camaï puis Trancardel et le premier gland de Milhaudois (7e), l’emporte de quatre petits points. Mention à Damien Moutet qui, à son habitude, est de toutes les attaques et que Castellas (3e) prive du final en le rattrapant à la planche lui infligeant une blessure entre-jambes. La course pâtira de sa sortie. Double mention à Jonathan Vic qui a tenu un bon rythme tout du long, remontant de la 10e à la 8e place, avec la manière. Notons de beaux éclairs de Mathieu Marquier ou par moments l’implication de Dimitri Fougère et le bon comportement général sous l’œil vigilant du président Joris Alvarez.
Côté cocardiers, le choix de la commission du Trophée Taurin, malgré les changements de dernière minute, s’est révélé adéquat et convaincant. D’un Mouret offensif en début de temps et rigoureux, à Milhaudois intempestif et finisseur via un Fétiche volontaire, un dangereux Castellas, puis le sans-faute de Camaï, la difficulté amenée par Triton, la maîtrise de Trancardel... L’ensemble a tenu la route.
Alès la Cévenole et Toro Alès Cévennes ont reçu les afeciouna avec savoir-faire dans ces arènes à l’architecture particulière. Ici l’aficion se vit entre traditions espagnoles et camarguaises. Et s’il est difficile d’attirer autant de monde aux arènes que pour les corridas et courses de la célèbre feria de l’Ascension, en ce samedi, il y a eu une belle animation autour et dans les arènes.
Chacun a tenu son rôle, mission accomplie !


MARTINE ALIAGA
PHOTOS CHRISTIAN ITIER

alès,finale du trophée des raseteurs,errik,camai de la vidourlenque,course camarguaisePOINTS - PRIX
POINTS DE LA COURSE :
Marquier, 24 points ; Vic, 19,5 ; Errik, 16,5; N. Benafitou, 13,5; Fougère, 9; Moutet, 7,5; Ferriol, 3.

TROPHEE DES RASETEURS: 1er Errik, 296,5 points ; 2e Nabil Benafitou, 292,5 ; 3e Mathieu Marquier, 254 ; 4e Guillaume Cano, 199 ; 5e David Maurel (malade, absent), 184; 6e Damien Moutet, 166,5; 7e Fougère, 146 ; 8e Jonathan Vic, 145,5.
Prix FFCC au meilleur raseteur : Radouane Errik.
Prix du meilleur cocardier : Camaï de la manade La Vidourlenque.

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Premier avertissement de Castellas à Damien Moutet

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▼ Course et saison réussies pour Jonathan Vic
 ici avec Fétiche du Joncas

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▼ Nabil Benafitou et Mouret de Fournier

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▼ La roussataïo de Renaud Vinuesa

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▼ Les élégantes et indispensables Arlésiennes

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30/09/2016

ALES *FINALE DU TROPHEE DES RASETEURS*

* En raison des conditions météorologiques, la course est annulée pour aujourd'hui. Il est possible qu'elle soit reportée à une date ultérieure *

Samedi 1er octobre, à Alès, 15h

Une première Alésienne

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La belle feria du mois de mai sur les bords du Gardon, sa fréquentation exponentielle et le succès des deux courses camarguaises proposées par l’organisateur Pierre Cuillé au sein de Toro Alès Cévennes... Les nombreux afeciouna qui venant des villages du nord du Gard fréquentent régulièrement les arènes plus sudistes... Les multiples manades qui ont fait de cet arrière-pays, leurs terres d’hiver ou d’implantation... Et le fait que les pratiques camarguaises ont trouvé terre fertile dans tous ces villages gardois... Les Cévennes sont un autre pays de bouvine, alors Alès se devait de recevoir cette année, la finale du Trophée des Raseteurs. Une finale concoctée avec soin par les organisateurs, la commission du Trophée Taurin et les quotidiens Midi Libre et La Provence. Les manadiers et les 10 premiers raseteurs du classement du groupe 2 ont d’emblée dit oui à cette première en Cévennes gardoises. Alors, que la fête commence!


MARTINE ALIAGA
Photos Laurent Sonzogni
et Mali


LES RASETEURS
Ils se sont disputé la première place toute la saison et arrivent à la finale avec un seul point d’écart. Radouane Errik et Nabil Benafitou, tous deux gauchers, sont fin prêts pour le round final, ce samedi à Alès.

alès,finale du trophée des raseteurs,course camarguaise« On est copain, mais chacun défendra ses chances,
sourit Radouane Errik, 1er du classement. Les taureaux choisis sont de qualité, avec une première partie assez technique, et une fin de course plus brillante. J’espère qu’on va tous s’y mettre pour faire le spectacle. La piste d’Alès est grande mais agréable, il faudra quand même du courage devant les difficultés ». Le raseteur, aujourd’hui Melgorien, a débuté à l’école de Marsillargues sous l’égide de Cyril Garcia, après les Ligues, il intègre l’Avenir (meilleur classement en 2011, 3e) non sans avoir souffert de plusieurs blessures notamment aux ligaments croisés et ménisque. 2012, les As jusqu’à mi 2015 où il préfère rejoindre le groupe 2. 2016, reste une année de transition avec des changements dans sa vie privée (mariage et bientôt un bébé) qui l’obligent à «raseter plus sereinement». Mais cette première place à défendre à la finale « me motive. J’ai fait pas mal de courses aux As cette année et j’ai des envies de compétition. Alors peut-être l’an prochain, je repartirai aux As ».

alès,finale du trophée des raseteurs,course camarguaiseNabil Benafitou, lui, a géré cette saison avec l’expérience acquise en 5 années de piste à l’Avenir puis 3 aux As et sa 5e au groupe 2. Energique, régulier, il sait aussi montrer du caractère et - c’est sûr - il défendra ses chances de victoire jusqu’au bout. « Samedi, que le meilleur gagne, dans un bon esprit. Avec Radouane, on va se donner au maximum. La course est un peu compliquée et dans cette grande piste, ce ne sera pas facile mais on espère que ce sera plaisant pour les spectateurs. C’est une bonne saison pour moi, sans blessure et avec les encouragements de mon frère Adil et de mon neveu le Cannois. Les clubs taurins me font confiance et d’ailleurs je les en remercie ».


Vainqueur en 2013, second l’an passé, 3e en 2016, Mathieu Marquier trouve toujours une place aux avant-postes pour les phases finales. Le temps semble glisser sur ce talentueux droitier, élégant et efficace. Guillaume Cano réalise lui aussi cette année un bon parcours. Doté d’un physique athlétique, le Marsillarguois pointe à la 4e place. A David Maurel la 5e place : une année un peu en dent de scie pour ce vainqueur de l’Avenir en 2010, puis du Trophée des Raseteurs en 2015. Un garçon agréable et travailleur, une valeur sûre et fiable pour les organisateurs. 6e, l’homme aux multiples blessures, Damien Moutet. Ses rasets engagés lui coûtent cher. Plusieurs fois méchamment touché par la corne, il revient en piste et retrouve toujours la motivation. Chapeau ! Autre Marsillarguois, Dimitri Fougère se place 7e. C’est un gagneur, il a du tempérament, ce qui lui permet d’accrocher une place dans cette finale. Incontournable gaucher du circuit, Jeoffrey Ferriol (8e) est aussi un infatigable travailleur. Jamais aux abonnés absents, sa présence en piste est toujours synonyme de rythme. Quant à Christophe Clarion, l’âge lui donne une certaine sérénité. Il garde sa constance de toujours en piste, il a encore les jambes pour assurer, un moral au beau fixe, son expérience faisant le reste. Jonathan Vic ferme la liste avec sa 10e position dans ce groupe qui l’a accueilli en 2014 et dans lequel le Saint-Georgien semble s’épanouir.

* En cas de défection d’un des 10 premiers raseteurs, le suivant au classement pourra entrer en piste.

SEPT COCARDIERS DE VALEUR
Hier, les dix raseteurs qui seront présents à la finale d’Alès, ont été présentés. Aujourd’hui honneur aux sept cocardiers qui seront en piste, ce samedi, chacun pouvant prétendre au prix du meilleur taureau de la course.
Dans l’ordre de sortie : Mouret de la manade Fournier N.462. Un premier sérieux potentiellement spectaculaire. Expérimenté et offensif, il peut conclure corne pointée tel qu’il a pu le faire dans la piste de Saint-Andiol ou Saint-Martin-de-Crau.
Fétiche du Joncas, N.613. Bien dans le standard de cette race des garrigues gardoises. Volontaire, jamais rassasié de rasets, pouvant faire le pas au départ de l’action et passer le mourre à l’arrivée. Meilleur taureau de la Corne d’Or à Eyragues après avoir couru à Saint-Martin-de-Crau, Istres, Eyragues.
Castellas de Fabre-Mailhan, N.329. Lui aussi affiche les qualités de sa devise : vaillance, bravoure et potentielles finitions. Des enchaînements droite-gauche soutenus pimentés de frappes comme il l’a démontré à Fos ou Châteaurenard.
alès,finale du trophée des raseteurs,course camarguaiseSerpatier d’Espelly-Blanc, N.861. Ses qualités sont nombreuses et cette place de 4e lui va comme un gant. Il possède un registre complet (anticipation, vitesse, finition) qu’il déploie au sein de sept sorties dans lesquelles il excelle à Beaucaire en avril, Palavas en mai, Vendargues en juin, au Grau en juillet ou Castries en août. Parfois un ton au-dessous quand il ne trouve pas le bon emplacement mais la piste d’Alès devrait par son ovale, lui convenir à merveille.
Trancardel de Bon, N.641. Avec ses larges bannes, il a une allure reconnaissable entre mille. Plus cocardier que spectaculaire, il peut cependant créer la surprise par de grands engagements. C’est selon, comme à Beaucaire (2 sorties), Vendargues ou Sommières, pour ses sorties 2016.
Arlésien de Chauvet, N.613. Il a des qualités à revendre notamment une incommensurable vaillance. Motivé dans les poursuites, offensif aux planches, c’est avec brillance qu’il conclut. En attestent ses courses à Mouriès, Fourques, Tarascon, Sommières et Fontvieille .
Moka du Rousty, N.708. (remplace Absolut de Ricard, blessé).- Ardent barricadier qui ne refuse jamais rien, explosif en diable dans une débauche d’énergie idéale pour couronner une course.

Réservations : 06 18 48 60 48. Le guichet des arènes sera ouvert samedi matin à partir de 9h.

04/10/2014

LA GRANDE MOTTE *FINALE DU TROPHEE DES RASETEURS*

Samedi 4 octobre 2014

Des clins d’oeil à l’Histoire

La Grande-Motte, autrefois rattachée à Mauguio, fête ce week-end ses 40 ans en tant que commune indépendante. 2004-2014, le CT Lou Gregau organise à 10 ans d’intervalle la finale du Trophée des Raseteurs et met à l’honneur les talents locaux à la capelado. Jeunes cavaliers issus de l’Association des cavaliers camarguais, née en 1986, et de la manade Marié sur ses terres depuis 1968, associée au départ à la famille Rouquette. Famille que l’on retrouve descendant en droite ligne de la manade Lhoustau-Vedel dont les taureaux pâturaient sur le domaine de Haute-Plage avant que les Pyramides ne sortent du sable et des marais. Joli clin d’œil à l’histoire qu’Aparicio de l’élevage “sang et or” - aujourd’hui melgorien - séduise la commission du Trophée Taurin (devant Perille au second tour des votes) et remporte donc le prix du meilleur cocardier de la journée. Sorti en 3e position, le plus jeune de la course a mis du cœur à l’ouvrage, de la vitesse dans ses interventions et, avec une vigilance de tous les instants, rentre fièrement ses ficelles. Pérille du Grand Salan (5e) a lui aussi fait valoir ses atouts. Leste et dangereux aux planches, il a élargi le cercle des prétendants et par des actions abouties s’est fait craindre et respecter. 

Avec un Ventaureu (Guillierme, 1er) assez solide pour juguler les envies débordantes des hommes puis un Frelon (Blatière-Bessac, 2e) bagarreur, demandant ensuite plus d’investissement aux hommes, et Aparicio, la première partie a eu de quoi satisfaire le public. D’autant que les hommes avaient attaqué sur un bon tempo parfois trop empressés, certes... Le seconde, plus en dents de scie, a débuté avec un Baryton (Lautier) moins incisif qu’à l’accoutumée, il est vrai sous des assauts désordonnés. Perille, lui, domine sans avoir besoin de sortir de ses gonds. Beleu (Lou Pantaï) se montre concluant dans les séries mais accuse un peu le coup sur la fin. Quand à Talleyrand (Joncas), sa vaillance habituelle n’a pas trouvé assez de blancs sur sa route pour briller autant qu’il en avait envie. 

Chez les hommes, si Rémi Guyon emporte largement la compétition, il n’a pas eu son aura habituel, fatigue sans doute d’une saison où il a raseté sans relâche. En revanche, David Maurel, Victor Jourdan et Nabil Benafitou mènent la course au sein d’un ensemble travailleur et dans une ambiance sereine. Marcel Lautier, président du CT Lou Gregau, pouvait être satisfait de la journée : « Chacun des bénévoles du club taurin a tenu son poste, l’intendance a bien fonctionné. Pour la piste, après les intempéries de début de semaine, nous avons fait tout ce que nous avons pu. La course a été plaisante. Je pense que cela a été pour tous une bonne journée. Une date de plus marquée dans l’histoire du club taurin». 

MARTINE ALIAGA

 

POINTS - PRIX

Et de trois pour Rémi Guyon !

LES POINTS : Jourdan, 14 points ; N. Benafitou, 13 ; Gleize, 8 ; Marquier, 7 ; Fougère, 5 ; Clarion, 5 ; Maurel, 5 ; Guyon, 4 ; Cartalade, 4.

LES PRIX : Trophée des Raseteurs, 1. Guyon, 427 points ; 2. Maurel, 369; 3. Clarion, 338 ; 4. Jourdan, 320 ; 5. Marquier, 300. Meilleur cocardier de la finale : Aparicio de la manade Rouquette. Coup de cœur du CT Lou Gregau : à la manadière Nicole Rebuffat. 

 

06/10/2012

FINALE DU TROPHEE DES RASETEURS

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Samedi 6 octobre à Pérols

Sugar bien sûr !


finale du trophée des raseteurs,pérols,rémi guyon,sugar de saint-gabriel,courses camarguaisesEntrée : 2/3 d’arène. Organisateur : régie taurine. Président : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Guyon, D. Maurel, Moine, Jockin. Gauchers : Ferriol, Ricci, Chig, Lafare, Cartalade, T. Mondy. Tourneurs : Lizon, Duran, Ull, Dumas, Ranc.

Course intéressante même si un peu plus de panache chez les blancs et de peps chez les noirs n’auraient pas nui, après le beau spectacle d’ouverture de la manade Vinuesa. Rémi Guyon n’a pas eu son rayonnement habituel mais on retrouve l’Aramonais qu’on connaît pour affronter Sugar et ses difficultés. Lafare se montre entreprenant, Maurel adroit, Chig kamikaze. Tous participent, il n’y a pas eu beaucoup de temps morts. Et les arènes enregistrent un belle entrée.
Rio (Bon).- Au petit trot, il raccompagne de ses longues banes et parfois s’engage. Bien travaillé, sans refus, pour 9 minutes le 2e gland à Lafare. Les ficelles rentrent.
Mirabeau (Saint-Pierre) attentif, affiche une belle présence dans les enchaînements, se cabre après Chig, serre Lafare. Avec une bonne occupation de la piste, il pâtit en fin de course, de la longue bagarre désordonnée et du nombre incalculable de rasets pour sa 1re ficelle. Mais rentre la 2e en musique, plus 5 Carmen.
Césarion (Blatière-Bessac).- Il promène nonchalamment mais répond à tout. Passe le pitre après Moine, Chig. Se chauffe et ponctue sur Jockin, Guyon (2), Maurel. Bravement, Césarion pardonne les inélégances et ne dit jamais non. 13 minutes agréables de séries et quelques belles conclusions. 7 Carmen et retour.
Sugar (Saint-Gabriel).- Chasse et pointe après Chig. Des répliques dangereuses cornes à l’affût. Lafare l’évite juste. Et Guyon de bien rentrer dans son jeu, pour des poursuites serrées fermement terminées (4). Des anticipations (Lafare, Chig, Guyon) et malgré un rythme trépidant et quelque peu étouffant pour le taureau, Sugar se reprend et rentre ses ficelles en restant dangereux. 10 Carmen et retour.
Hébus (Agu).- Affiche une belle pointe de vitesse et flirte avec les planches en finition. C’est avec Lafare que les actions sont les plus chaudes. Mobile et manquant de tranchant, Hébus laisse le désordre s’installer mais se rebiffe en bousculant Chig. Le rythme retombe et sa fin de course est un peu ternie. 4 Carmen et retour avec une ficelle.

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▲ Photo - Mithra (La Vidourlenque) attaque fort après Cartalade. Et raccompagne Chig avec autorité. Ne lâche rien dans les séries. Brouillon par son placement mais il se livre dans de gros engagements (Jockin, Ferriol) dont deux énormes sur Chig. Subit un assaut à la hussarde mais garde quand même une ficelle. 4 Carmen et retour.
▼ Photo - Esmero (Caillan) remplace Estreloun blessé.- Placé, il n’attend que les sollicitations pour se jeter aux planches. Compliqué parce que borgne, il ne voit pas toujours partir les raseteurs surtout les droitiers. Cela ne l’empêche pas de tamponner après Maurel, Cartalade, Lafare. Maurel fait l’effort et reçoit un superbe engagement, le 2e gland dans le crochet (14e). Les ficelles rentrent. 4 Carmen et retour.

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MARTINE ALIAGA
Photos CHRISTIAN ITIER

Trophée des Raseteurs: D. Maurel, 14 points ; Lafare, 11 ; T. Mondy et Ferriol, 8 ; Chig, 7 ; Guyon, 6 ; Cartalade, 4 ; Ricci et Moine, 2
Les prix : 1. Guyon, 436 points ; 2. Ferriol, 364 ; 3. D. Maurel, 297 ; 4. Ricci, 241 ; 5. Moine, 236.
Meilleur taureau : Sugar de Saint-Gabriel

SUPPORTERS

 

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07/10/2008

LE GRAU-DU-ROI *AS*

SAMEDI 4 OCTOBRE : FINALE DU TROPHEE DES RASETEURS

UNE ALLEGORIE COLOREE ET EMOUVANTE

Cape 1.jpg

 

arenes.jpgOn ne peut plus parler de "capelado", c'est trop court. Allégorie semble approprié. Daniel Siméon et Patrice Blanc ont laissé parler leur cœur et leur (grand) talent pour transmettre leur amour de la course camarguaise et du florilège des traditions. D'entrée, ils embarquent les spectateurs pour un voyage de rêve où pas un des acteurs n'est oublié. Un soleil (une rose des vents ?) marque le milieu de la piste d'où rayonnent les noms des cocardiers et des raseteurs inscrits sur le sable, ponctués d'Arlésiennes au firmament de leur magnifique maintien. Dans le doux soleil automnal, et un Mistral un peu calmé pour l'occasion, les oriflammes claquent, les couleurs chantent, la musique transcende. Chaque tenue blanche rejoint alors sa branche, chaque manadier le nom de son cocardier. C'est beau ! Etudié sans être rigide, solennel sans être kitch. Le public est comme… enchanté.
SANCHEZ.jpgAlors dans ce cercle magique, Stéphane Sanchez est appelé. Le discret Stéphane, après maints ennuis musculaire et l'âge aidant, met un terme à sa carrière. Il n'a pas été oublié. Pour lui, les aficionados se lèvent et des pointes de chaque rayon, une Arlésienne monte le rejoindre au point culminant du soleil pour lui offrir le plus émouvant des hommages. Et comme dans un délicat ballet, le raseteur se voit couvert de roses. Un rêve éveillé, une émotion inoubliable. Superbe !


Martine ALIAGA


LES REACTIONS APRES LA FINALE


Jok 4x9.jpgFrédéric Jockin, 1er : «Je suis super content. Après une descente des As et une saison dernière difficile;j’ai vraiment pris du plaisir et retrouvé de bonnes sensations. J’avais treize points d’avance et j’ai géré mais il a fallu quand même s’accrocher. Finir premier, c’est une énorme satisfaction ».

Jean Louis RICCI (3e) : «C’est pour moi une belle saison, sans blessures surtout après mes déboires de la saison passée. J’aurais peut être pu disputer la victoire finale mais avec mes ennuis musculaires, je me prépare doucement en début de saison pour pouvoir contenter tous les organisateurs qui comptent sur moi en juillet-Août. Ce qui compte c’est d’avoir été régulier».

Cédric MIRALLES (4e): «Je reviens de blessures et je ne savais pas trop ce que la saison allait donner avec mon genou. Il y a du plaisir à raseter dans ce groupe mais la compétition des As manque un peu. Je suis satisfait et j’espère que cela va continuer».

Rodolphe ROUX (5e) : «Je suis assez fier de ma 5e place car depuis le 13 juillet, je cours avec une fracture du péroné en serrant les dents même si depuis une quinzaine cela va mieux. La course était bien montée avec des taureaux cocardiers en première partie et des taureaux plaisants et barricadiers en seconde».

PLO.jpgJean Louis PLO (Manadier Vainqueur) : «Leventi a fait une très bonne course. Il confirme sa très bonne saison ce qui fait plaisir. La course a été bonne dans l’ensemble ce qui est une réussite pour ce trophée. Léventi a mis un peu plus de difficulté que certains autres taureaux mais c’est le jeu de la course. Je considère donc que cela c’est très bien passé pour lui et pour nous».

Stéphane SANCHEZ (Coup de cœur): «Cela m’a fait plaisir qu’on pense à moi surtout au Grau du Roi où j’ai réalisé presque toute ma carrière. Cela m’a rappelé des bons et des mauvais souvenirs mais je garde surtout les bons. Ce n’est pas facile d’aller chercher un prix quand tu rasète plus. Cela fait chaud au cœur et c’est pour cette raison que j’étais ému».

SANCHO 1.jpg


Eric AUPHAN

 

08/10/2007

BIOU D'OR ET AMBIANCE DES FINALES

Le week-end passé : Lansargues et Châteaurenard

 

CAMARINA BIOU D'OR 2007 ENTRE DANS LA LEGENDE 

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L'événement du week-end est, comme chaque fin de saison, l'élection du Bioù d'Or 2007. Camarina est sorti vainqueur des votes de la Commission du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence. Pas de grosse surprise. Avec 23 voix, quatre pour Mathis et un nul, le taureau de Chauvet était de toute façon favori. 

Camarina entre donc dans le cercle très fermé des doubles Bioù d'Or après sa couronne de 2005. Il rejoint ainsi Tigre, Rami, Ventadour, Rousset, Président, Tristan et Virat. Loustic et Barraïé, avec trois titres chacun, restent l'exception. "Camarina a fait une excellente saison, commente Bernard Fesquet, président de la commission, satisfait du vote, il a bien commencé à Arles et excellemment terminé à Châteaurenard. Mathis (Bioù d'Or 2006), a commencé très fort notamment cette énorme course à Palavas en mai, mais, au fil des courses, il a fait des fautes de jeunesse. A 8 ans, il aura l'occasion de se rattraper c'est sûr".
Camarina, à 13 ans, recueille le fruit, certes de sa saison (meilleur taureau de la Palme d'Or à Beaucaire et des Maraîchers à Châto), mais aussi celui de son énorme carrière. Ne serait-ce que ses quatre participations d'affilée à la finale du Trophée des As (2003, 2004, 2005, 2006) et le prix du meilleur taureau à chaque fois, plus le titre de Bioù d'Or 2005.
Tout au long de ces années, les redoutables coups aux planches du barricadier de Cadenet ont suscité de grands moments: "Camarina a toujours créé une ambiance festive. Il a fait passer un souffle nouveau sur la course camarguaise, s'enthousiasme Maryse Chauvet, qui remercie le Trophée Taurin, les raseteurs et tous les groupes camarguais qui ont reconnu la valeur de Camarina. Encore une fois, Camarina a vaincu malgré les contradictions...". La Camargue a élu son nouveau roi et les nombreux supporters de Camarina peuvent à nouveau se réjouir, le Seigneur de Camargue porte haut les couleurs de la Provence.

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Le public attentif comptabilise au cours du dépouillement
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"CAMARINA de la manade Chauvet est élu avec 13 voix..."
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Maryse CHAUVET au nom des siens, remercie...

AMBIANCE

LES DEUX PREMIERES FINALES
ONT MANQUE DE PEPS

Samedi, à Lansargues :  les blancs du groupe 2 ouvraient le bal avec la finale du Trophée des Raseteurs. Les satisfactions : le public s'est déplacé en nombre sous un beau soleil retrouvé, nombre de raseteurs en contre piste sont venus supporter leurs homologues, l'ambiance en piste a été bonne, Romain de Mermoux, haut la main, récompense le travail d'un "petit" manadier qui n'a pas caché son grand plaisir de recevoir le prix. Les bémols : un manque de faste et d'enthousiasme général, certains taureaux ont déçu.

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Sympa ! des raseteurs supporters !
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Jean-marie MERMOUX, un manadier heureux
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Le bayle de ROMAIN, LEBRUN dit GASTABOÏ éclate de joie
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LE DEFILE FINAL

Dimanche à Châteaurenard : tous les espoirs, blancs et noirs, se retrouvaient pour la fête de la jeunesse. Une jeunesse un peu éteinte, les raseteurs n'exprimant que très peu l'enthousiasme qui sied à leur âge, hormis le vainqueur Christophe Clarion dont la joie faisait plaisir à voir. L'étincelle de l'après-midi est venue de tous ces jeunes supporters de Clarion et de Bournel, venus en nombre de Saint-Laurent d'Aigouze et de Bouillargues, bien décidés à emballer les gradins. Les noirs ont, eux aussi, dans l'ensemble laissé leur pétard au toril et certains moments ont été longuet. Si Rodin amène le titre de Bioù de l'Avenir à la manade des Baumelles - l'expérience a payé - un bel avenir se dessine pour Gavot du Pantaï qui, à 5 ans, a apporté la difficulté.

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Les supporters ont poutant bien tenté de faire monter la pression...
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Le vainqueur et son tourneur
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La traditionnelle photo



Texte Martine ALIAGA - Photos Luc PERO