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25/06/2009

VANDALISME...

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La statue du célèbre cocardier GOYA, a été une fois de plus mutilée: stupidité, manque de respect...
Mais qui en a après la statue du taureau Goya à Beaucaire ?  Ses cornes ont à nouveau été sectionnées et détériorées pour la troisième fois. Aprés les deux premières agressions, et afin de résister aux outils tranchants, les cornes avaient été renforcées, à l'intérieur, avec une structure métallique. Et bien non cela n'a pas empêché "ce sacrilège et cette profanation même" selon un groupe d'afeciouna beaucairois, à la fois désabusé et en colère. Qui? Comment? Pourquoi? Acte gratuit? En attendant Goya , figé pour l'éternité ne peut, en regardant en direction des arènes lieu de ses nombreux exploits,  se défendre comme au temps où il faisait fuir ceux qui voulaient toucher son frontal. Pour protéger ce Seigneur de Camargue, il faudra peut-être avoir recours à une caméra ou bien le positionner à un endroit moins accessible. A l'instar du  Clairon autre célèbre taureau statufié, installé depuis l'été 1982 en bas du pont de Beaucaire, et qui bénéficie de ces deux "défenses", apparemment dissuasives. Dans le berceau de la course camarguaise la municipalité réfléchit aux solutions.         
Texte et photo P. P.

02:33 Publié dans ACTU-BOUVINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : statue, goya, beaucaire

05/02/2008

VAUVERT : EXPO SUR LE SEIGNEUR DE CAMARGUE

GOYA DE LA PISTE AUX CIMAISES

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L'affluence lors du vernissage – les trois niveaux de l'Espace Jean-Jaurès pleins à craquer -  vendredi 1er février, a été un début de réponse quant à la qualité de l'expo Goya Seigneur de Camargue qui se tient jusqu'au 2 mars à Vauvert, à l'initiative du service culturel de la ville.
6d873cdef659d9a416ecc100996f2304.jpgUne exposition populaire artistique pour laquelle Patrick Siméon a mis en scène la vie et la carrière de Goya, le cocardier mythique de la famille Laurent. Pour cela, autour du Maître Claude Viallat, une cinquantaine d'artistes ont décliné le taureau de légende dans une large palette de techniques et un foisonnement de couleurs. Les photos apportent leur témoignage. Les vidéos font vivre le passé restituant aux plus jeunes l'ambiance hystérique des gradins et, malgré la non limitation du nombre de raseteurs en piste, le peu de clients face à l'atypique cocardier. En point d'orgue, au dernier étage, la fameuse dynastie est réunie par les trois têtes naturalisées  de Vovo, Loustic (respectivement grand-père et père) et Goya. La boucle pourrait ainsi être bouclée.
4188627c32b89d7898601ed47b7a209f.jpg Si ce n'est que de Goya, ce sont encore ceux qui l'ont côtoyé qui en parlent le mieux. L'éternelle discussion des "anciens", aux propos passionnés et étincelles aux fond des yeux,  face aux "jeunes" qui espèrent vivre un jour pareil engouement.
Goya, il y a ceux qui y étaient et qui retracent fébrilement leurs souvenirs,  ceux qui ragent de n'avoir pas fait le bon choix à l'époque mais qui racontent quand même et ceux qui devront se contenter d'écouter avidement les précédents. Mais pour tous, il y a l'expo.
Merci à ceux qui transmettent la légende en la mettant à portée du plus grand nombre…
Merci à Goya d'avoir existé…

 

 GOYA : POURQUOI LA LEGENDE ?

c5cf66fffa8e45f4291fa6613ce26358.jpgLa bouvine est un milieu fermé, et, paraît-il difficilement accessible à qui n'est pas du sérail… C'est un reproche que l'on entend souvent ! Pour ceux qui voudraient soulever un pan du voile, un passage à l'expo Goya Seigneur de Camargue s'impose, les afeciouna eux iront d'office.
Comment un animal mort depuis plus de vingt ans peut-il être source de tant d'intérêt ? Pourquoi monopolise-t-il tant les énergies, les passions et les moyens ? Pourquoi lui ?
2374eb3a6f3b51da2ae3fa53be7aa9b6.jpgDébuts de réponse : Goya est un taureau camarguais, son physique avantageux est emblématique de sa race. Il appartient à une des plus grandes dynasties camarguaises, la famille Laurent. Son caractère indépendant, fantasque a défrayé la chronique car il a suscité l'enthousiasme et la peur en piste comme sur les gradins. Né à une époque charnière (1964), sa carrière atypique a peut-être trouvé écho dans le grand vent de liberté qui soufflait alors sur la société. Dépoussiérant les comportements classiques qui voulaient qu'un bon taureau se "garde", il a déboulonné par son occupation de la piste – et de la contre piste - , les anciens codes. Ses détracteurs autant que ses supporters ont alors rempli les arènes. Ses frasques ont alimenté les discussions. La bête a été personnifiée, ses qualités et défauts humainement définis : Goya impertinent, insolent, intelligent, diabolique, imprévisible, excentrique… Les raseteurs qui l'ont affronté ont ajouté leur peur de le combattre à cause de sa facilité à déjouer leurs tactiques d'approche, sa vitesse d'exécution et son agilité à les suivre jusqu'aux gradins, engendrant "barroulages" et graves blessures. Le nombre de spectateurs repérés, pourchassés et malmenés en contre piste par le féroce animal a contribué à accroître la fascination.
894b666716dd87450a79183c6ffbf785.jpgLes Camarguais ont trouvé en Goya, une idole à laquelle ils peuvent s'identifier : forte de tempérament, indisciplinée, belliqueuse. L'histoire de Goya a commencé dans les années soixante… plus de quarante après la légende du Seigneur de Camargue déplace toujours les foules.

Martine ALIAGA
Photos  Luc PERO

   * Lire également sur le blog Goya, la passion intacte dans la catégorie MANADES/TAUREAUX

 

Du 2 février au 2 mars

GOYA SEIGNEUR DE CAMARGUE

exposition populaire artistique

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Espace Jean-Jaurès - VAUVERT

ouvert du mardi au samedi 10h-12h et 15h-18h
Renseignements : 04 66 73 17 33

63 artistes, deux vidéos, des photos
une affiche de l'expo (numérotée et mise en vente)
et exceptionnellement réunies
les têtes naturalisées de Vovo, Loustic, Goya

02/02/2008

VAUVERT

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25/12/2007

PORTRAIT DE RASETEUR : JEAN JOUANNET

LE GENTLEMAN GAUCHER

540bbcefb0ad51b0c2bcb27105eec39e.jpgNé le 17 août 1945, dans la rue des Juifs à Vauvert, véritable droitier, Jean Jouannet s'aperçoit très vite que c'est en rasetant à gauche qu'il se sent le mieux et c'est au Grau-du-Roi en 1962, en rasetant Athos de Blatière en emboulé qu'il prend pleinement conscience de ses réelles possibilités de gaucher. Ses qualités, il va tout d'abord en faire largement profiter les arènes de Sommières dans lesquelles il rasète très souvent. C'est là qu'Henri Laurent remarque "ce blondinet" au look ravageur style "New Man", athlétique, souple, à l'allonge rectiligne qui donne le maximum de chance au cocardier.

Dès lors, Jean entame une carrière exemplaire qui lui vaut de la part de la presse les titres et les éloges destinés aux grands : à Saint-Privat-des-Vieux pour une course de Raynaud "Mention à Jouannet qui a été le grand animateur de l'après-midi" ; à Vauvert "La palme à Jouannet, le meilleur en compagnie de César et Marchand". Ou encore "Si ce n'avait été le raseteur Jouannet, la course aurait sombré" ; à Châteaurenard "Goya encore très dangereux fut raseté en premier par Jouannet mais aussi Dumas, Castro, Pellegrin". Aux Saintes "Marquis spectaculaire et le duel Goya – Jouannet pour les meilleurs moments"…

Jean Jouannet, c'est la grande époque des années 70 avec  Castro, Pellegrin, Dumas, Ruas, Marchand, etc. Et surtout de grands cocardiers : Dur, Joinville, Gardon, Rami, Aiguilleur et bien d'autres. Mais la plus grande fierté du raseteur reste la course de Châteaurenard en 1973 où il décocarde et lève les deux glands de Goya à cette époque-là presque intouchable. A la fin du quart d'heure, une formidable ovation salue des deux protagonistes.

Jouannet c'est aussi des victoires : en 1972, le Muguet d'Or et le Raset d'Or de Beaucaire. En 74, il remporte le premier Trophée de la Mer au Grau-du-Roi. En 77, la Ficelle d'Argent à Pérols, la Margueritte d'Or à plusieurs reprises ainsi qu'une multitude de places d'honneur dans différentes compétitions.

Un clin d'œil à Aigues-Mortes où Jacqueline Alexandre, speakrine de la télévision, lui remet une coupe offerte par Antenne 2. Quant au Trophée des As, toujours dans le peloton de tête mais hélas pas de victoire car Jouannet c'est aussi la malchance. En 1971, alors qu'il occupait la première place, il est opéré d'une occlusion intestinale. Puis ce sont Sifren (Lafont) en 1965, Mario (Lafont) 1967, Quasimodo (Blatière) 1970, Joinville (Lafont) 1972, Bajazet (Lafont) 1973, Mousquiou (Lafont) 1976, Calvissonnais (Barin) 1977, Filou (Fabre-Mailhan) 1982 qui lui ont barré la route vers les sommets en lui infligeant de nombreuses blessures.
Mais dans le cœur des afeciouna, il reste et restera un As de la course camarguaise.

Luc PERO

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J.Jouannet et GOYA, une époque faste
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 Photos Ch. Farine

13/07/2007

GOYA

L'exposition "Goya Seigneur de Camargue" à Beaucaire donne l'occasion de dresser le portrait de ce taureau hors du commun dont l'évocation provoque toujours autant d'émotions

 

GOYA LA PASSION INTACTE

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 Ce jour-là, le raseteur Pellegrin avait cogité un stratagème pour leurrer Goya.
Mais, l'imprévisible cocardier réussit à l'attraper.
Résultat un coup de corne mal placé.
Photo Renaud. Collection PERO.

medium_GOYA_DEVISE.jpgGoya. Un nom qui claque comme un sésame pour pénétrer l’univers de ceux qui l’ont élevé, raseté ou applaudi. Plus de quarante ans après sa naissance, ce nom voile les paroles d’émotion et allume des étoiles dans les yeux… La passion est intacte !
Goya de la manade Laurent, Seigneur des Marquises, est à jamais lié au nom de Paul. Et c’est toute une époque qui revit à l’évocation de la carrière exceptionnelle du taureau, de ses premières courses en 1969, sa plus belle année 1973, Bioù d’Or en 1976, dernière saison en 1980 jusqu’au dernier raset en 1981. Une carrière qui a déclenché l’hystérie, tant chez ses supporters inconditionnels que chez ses détracteurs. Et surtout qui a toujours rempli des arènes.
Henri Laurent évoque, parmi tant d’anecdotes : "Quand Goya était prévu à une course, avant que les affiches ne soient imprimées, les réservations étaient complètes. A Beaucaire, en 1974, on a frôlé l’émeute. Une heure avant la course, les portes ont dû être fermées. Des centaines de gens sont restés dehors".
En ces années 1960, où le conservatisme est de mise, "les excentricités de Goya ont défrayé la chronique et ont été autant critiquées que celles des Beatles ou El Cordobès. Les gens à l’époque ne concevaient pas un cocardier qui ne se gardait pas, c’est ce qui a déclenché la polémique d’une partie du public". Quant à la majorité des spectateurs, le vent de liberté qui soufflait en cette période trouva-t-il écho dans le comportement hors norme du taureau ? En quelques années, Goya est devenu leur seigneur, libre et fort.

"Goya était un phénomène! Imprévisible! Indépendant! En plus de maîtriser la piste et la contre piste, il tenait les tourneurs enmedium_GOYATETE.2.jpg respect. Les raseteurs faisaient des plans qu’il déjouait aussitôt (lire les récits des raseteurs, ci-dessous). Mais, il était rasetable et il savait même exploiter les angles».Si la réputation de Goya s’est faite en piste, dans son combat avec les hommes en blanc, ses nombreuses agressions de spectateurs en contre-piste, y ont aussi participé : "Un jour au Grau-du-Roi, il y avait deux personnes en contre piste. Goya passe sans broncher une fois, deux fois puis répond à un raset d’un gaucher mais sur la reprise du droitier, il quitte l’action et saute sur les deux personnes qu’il n’avait pas oubliées".
Habileté diabolique, rapidité déconcertante, insolente facilité, ces images illustrent le tempérament de Goya. Majestueux, indépendant… à part. Un taureau comme aucun autre qui terrorisait raseteurs et public par le danger créé, qui semait la discorde entre les "pour" ou "contre" mais qui fut le héros de tout un peuple. Une star adorée passée maître dans l’art de la dramaturgie mais sachant alléger aussi l’atmosphère par un caractère presque… joueur. Un phénomène qui prenait des postures, se cabrait, se mettait à l’arrêt, les oreilles aux aguets, l’œil à l’affut.
Un taureau inclassable, atypique et dont les frasques ne se limitaient pas aux arènes. Calme à l’encocardement, paisible en pays, pourtant n’en faisant qu’à sa tête. "Les dernières années, il restait aux Marquises, et une fois, pendant quelques jours on ne l’a plus vu. On le cherche partout. Le surlendemain, on le trouve. Il était parti du clos des cocardiers, et se trouvait dans le clos des vaches, là où il était né. En revanche, il avait trouvé une jeune compagne on ne sait où, elle est d’ailleurs restée avec lui jusqu’à la fin, le 31 janvier 1986". Une anecdote de plus pour enrichir la légende.
medium_GOYA_NABLI.jpg"Même moi, trop petit à l’époque pour en juger, j’ai douté de la légende et des qualités de Goya, explique Patrick Laurent. J’ai écouté les aînés pour en arriver à la conclusion qu’il n’était pas seulement un taureau qui sautait, non, il avait des qualités exceptionnelles en piste dont une remarquable, la maîtrise du terrain. Il sortirait maintenant ce serait pareil. Une légende ça ne se construit pas comme çà !".
Une légende qui engendre toujours autant de passion !


Martine ALIAGA

Exposition à Beaucaire jusqu’au 28 juillet "Goya Seigneur de Camargue" (dont les oeuvres illustrent ce portrait). Artistes : Chabanon-Gleizes, Chabanon,  Albecq, Chamand-Bebenest, Scampucci, Nuris, Pfeiffer, Pires, Avesque, Nabli, Boulicot, Sourisseau, Villaret, Viallat, Arpinon, Jullian, Goro, Guili Guili, Marignan, etc).
Ouverte du mardi au samedi de 14 h à 18h, salle des IV Rois, rue du 4septembre. Tél.04 66 59 71 34.

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ILS ONT RASETE GOYA

 

medium_GOYA_RASE_GORO.2.jpgCertains raseteurs ont été ses partenaires privilégiés, cités le plus souvent dans les livres et comptes rendus parus sur Goya : Patrick Castro, évidemment; Norbert Geneste (au début), Jean Jouanet, Daniel Pellegrin, Emile Dumas, Georges Rado, Joël Passemard, Jean-Marie Valat, Frédéric Lopez, Patrice Meneghini, Max Zaragoza, Xavier Ruas, Jacky Siméon, et Christian Chomel…
Mais à Goya, taureau hors du commun, il fallait un raseteur d'exception: ce fut Patrick Castro. Goya – Castro unis par l'ampleur de la polémique qu’ils subissaient et par l'intensité de l’engouement inconditionnel de leurs supporters. Malheureusement, Patrick Castro ne peut plus raconter mais tous ceux qui se sont exprimés ont immédiatement associé Patrick.
Sur Goya, les raseteurs aussi sont intarissables, il leur a fait connaître la peur, quelquefois il les a marqués dans leur chair mais ils lui vouent une admiration sans borne.

Souvenirs de raseteurs (extraits):

EMILE DUMAS (gaucher): « En 1972, lors d'une course à Beaucaire, je suis enfermé sérieusement par Goya. Pensant que je n'arriverais pas à la barrière, je me jette au sol pour passer sous le marchepied, et Goya me voyant par terre, se couche sur moi. C'est la plus grande frayeur de ma vie de raseteur. Le plus marquant chez ce taureau, c'est son énorme intelligence ».

DANIEL PELLEGRIN (droitier): « En 74, pour la deuxième journée de la Palme d'Or – Royale de Laurent avec Goya, bien sûr – après nous être changés au Chalet, nous nous dirigions vers les arènes avec Patrick Castro et là, stupeur>! Un très grand nombre de spectateurs était massé devant les portes, un quart d'heure avant la course, portail fermé. En fait, les arènes étaient combles et les organisateurs avaient fermé le portail. Et pour rentrer dans l'enceinte, les spectateurs nous ont portés par-dessus leurs têtes, à bout de bras. Un moment unique! Une ambiance jamais retrouvée! Un taureau exceptionnel ! »

JEAN JOUANET (gaucher): « Que des beaux souvenirs avec Goya. Mais le plus grand est à Châteaurenard, le taureau n'avait jamais été décocardé depuis le début de la saison, et je lui lève sa cocarde, ses deux glands et coupe le frontal. Pour moi Goya est exceptionnel, le seul qui arrivait à me rendre inquiet une semaine avant sa sortie ».

JOEL PASSEMARD (droitier): « Ce qui m'amedium_GOYA_RASE_2.2.jpg le plus impressionné, c'est sa manière de combattre, son regard. Avec lui, tout était différent en course, c'est lui qui donnait l'impression de te défier. Sa façon de décompter le temps, vers la 14e minute, il commençait à regarder le toril, prêt à rentrer. Sa vélocité et son agilité étaient hors du commun. Mon meilleur souvenir c'est le jour où je lui ai levé sa cocarde à Beaucaire ».

JEAN-MARIE VALAT (gaucher): « La veille de la course, on pensait à Goya jusqu'à en avoir des nausées. La nuit on n'en dormait pas. Quand Goya entrait en piste, il faisait le vide complet, il ne supportait personne ni en piste ni en contre-piste. Intelligent, il repérait ses proies le long des barrières. Seulement quelques raseteurs l'affrontaient, surtout notre chef de file, Patrick Castro. J'ai levé en tout sept attributs à Goya, au meilleur moment de sa carrière. Pour moi, Goya c'est le Seigneur de la Camargue».

PATRICE MENEGHINI (gaucher): « Tout a été dit sur Goya. Il avait tout pour maîtriser le combat, l'intelligence, la vista, la finition et tout le reste… Une chose m'a marqué, c'est à Beaucaire, alors qu'il rate son saut pour aller en contre piste une première fois, il reste cabré en appui sur ses pattes arrière, pour mieux se propulser au-dessus de la barrière. Pour une bête de plus de 400 kg, ce geste athlétique et gracieux me fait encore dresser les poils sur les bras ».


Propos recueillis par L.P. et M.A.