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01/02/2015

GRAVESON FILMS

LOU GRAVESOUNEN FAIT SON CINEMA

L'AMOUR EST TOUJOURS AU GRAND RADEAU

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Entre le grand frère de Saint-Geniès-de-Malgoirès, puis les Rencontres des cultures taurines de Castries, le festival de Graveson trouve une place de choix. En effet, à l'inverse de leurs homologues languedociens qui les étalent sur tout le week-end, le président Sébastien Archet et son staff du Gravesounen, ont ciblé sur la seule journée dominicale. Et ce, sans compétition. L’activité débute dès le matin, aux arènes, par le déjeuner suivi d'une course de taureaux emboulés avec les raseteurs (prévus pour la temporada 2015). Une édition  particulièrement ventée en ce 25 janvier, ce qui n'a pas refroidi pour autant la fe di biou des passionnés. Mais le violent mistral n'a pas affolé l'apéro et la choucroute pris à l'abri de la salle polyvalente, comme l'après midi la projection des films au Centre Culturel.

«Oui, on peut dire que nos traditions et notre culture taurine sont attaquées, menacées, mais comme  partout ailleurs tout est lié, avec les signatures de soutien pour Eyragues et son taureau à l'Eyraguaise, sachez qu'à Graveson on ne lâchera rien»,  dixit le maire Michel Pécout.  «Pour la 4e année on est là pour faire vivre les traditions et se retrouver entre gens de bouvino, histoire de passer un bon moment autour du biou qui nous unissent»,  commente le président Archet. Alors, pour les projections sur grand écran autant s'adresser au spécialiste taurin - du son et de l'image - en la personne de François de Luca, lequel avait concocté un menu pour tous les gouts et à la satisfaction générale. Une mise en bouche avec un poème de d'Arbaud (en diapo) intitulé Lou Pissou. Suivi de 100% chevaux Camargue, Abrivado, Bandido, Roussataîre, Gazo etc. Des images au plus près de l'action, grâce à une caméra embarquée à cheval. Sensation garantie. 

Un coup de projecteur sur Rodolphe Roux raseteur de coeur et homme sensible pour une sorte de “un jour un destin”. Emouvant tout simplement. Après l'entracte, clin d'oeil sur le film d'annonce consacré à Hubert Yonnet qui sera présenté au festival de Saint-Geniès-de-Malgoires (20, 21 et 22 février). Et le trou normand avec une rétro des années 1989-1990, sur la carreto ramado à Graveson où nombres de Gravesounens se sont reconnus. Belle surprise du réalisateur. Enfin, à la fois le moment fort, le plat de résistance et le dessert, avec le film sur la manade Raynaud. Un an de tournage, des images d'archives, des témoignages,  ce jusqu'au sacre de Ratis Biou d'Or 2013. La salle n'a pas perdu une seconde le fil de cette famille camarguaise. A la fin de cette projection une salve d'applaudissement a salué comme il se doit, le réalisateur ainsi que Marcel et Maguie Raynaud  racontant cette vie de labeur consacrée aux biòu mais où 60 ans après, l'amour et le bonheur sont toujours au Grand Radeau. 

Rendez-vous est pris pour la 5e édition 2016. 

PATRICK PONS

04/09/2010

GRAVESON *AVENIR*

Samedi 4 septembre 2010

LES VIBRATIONS AVEC PALUNIÉ

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PALUNIE - Ferriol

Entrée: 1/3 Organisateur: CT Gravesounen Présidence: S Archet Droitiers: Chig, D Maurel, D Moine. Gauchers: Ferriol, Ghorzi, Thierry. Tourneurs: Duran, Lieballe, D Martinez, Patou.

Petite course tranquille où les hommes usés par le marathon aoûtien ont fourni un travail honnête. Moine totalise, Ferriol et Ghorzi sont efficaces, Chig est valeureux et Maurel et Thierry sont en dessous. Les émotions sont venues avec Palunié qui clôture de façon spectaculaire une course qui a manqué de ce petit brin de folie…..
Toujours en mouvement, IAGO (Fabre-Mailhan) prend tout et se chauffe au fil des rasets. Démuni d’une ficelle aux attributs, il défend l’unique avec quelques poussées aux bois et la rentre sous l’air de Carmen.
Facile à la tête, BARNABÉ (Saumade) est capable de sauts rageurs (Ferriol, Moine) ou de coups de tête puissants dans les planches. Il est combatif mais sans être bousculé aux ficelles il en conserve une. 2 Carmen et rentrée.
Avec le brave DANSEUR ((Ribaud), les hommes mènent le bal. Il se met au diapason des blancs et s’il se livre sans difficulté, il conserve une ficelle. 2 Carmen dont retour. Vif, PAPOULI (Ribaud) coupe le terrain, tape sur Ferriol. Pourtant, les hommes ne le ménagent pas. Il enferme sérieusement Thierry mais ne résiste que six minutes trente. 2 Carmen et rentrée.
Vigoureux, BÉLAJIO (Saumade) impressionne mais les blancs en prennent rapidement la mesure aux rubans et la première ficelle qui engendre la pagaille. Pour la seconde, le bioù desserre l’emprise et la conserve brillamment avec une paire d’arrivées tête au dessus des bois. Carmen au retour.
Barricadier, PALUNIÉ (Fabre-Mailhan) sait aussi se placer. Il effectue une course spectaculaire avec une douzaine de coups de barrières mourre en avant mais parfois puissants au point de briser les planches. Sur la fin les hommes baissent le pied si bien qu’il conserve une ficelle. Dommage on commençait à vibrer. 9 Carmen et rentrée.


Texte et Photos Eric AUPHAN

Trophée de l’Avenir : Ghorzi (14) Ferriol (13) Chig (9) D Maurel (5)

06/09/2009

GRAVESON *AVENIR*

Samedi 5 septembre 2009

UN PITT(BULL) TRES DANGEREUX…
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PITT de la manade des Orgonens

Graveson 05 09 068.jpgUne bien belle entrée pas très éloignée du plein pour le club taurin gravesounen malgré un vent rafraîchissant soutenu. A la capelado du président Sébastien Archet défilent les droitiers Ayme, Chig, Sabatier, Violet et les gauchers Ferriol et Ricci. Ils sont aidés de tourneurs Duran, P. Rado, Ranc et Rouveyrolles. Autant le dire de suite, les occasions de vibrer ont été rares. La faute aux blancs abonnés absents. Fatigue, moral en berne, quel sort a pétrifié les hommes au point de s’attirer les foudres du public. Que de regrets chez les manadiers (surtout pour la manade des Orgonens) au vu du potentiel des taureaux. Pourtant Violet avait bien débuté en première partie mais un début de pubalgie le stoppe net en seconde. Ferriol peu en verve en première partie est le seul a parfois essayer en seconde. Habitué aux As, Sabatier n’a pas tiré la course. Chig n’est pas en forme, Ayme est transparent et Ricci se réveille au hors points. Les tourneurs peinent à pousser les hommes au travail notamment Rouveyrolles souvent spectateur en contre piste. Que voulez vous il y a des jours sans.

Les premiers rasets sont pour BRAGADO (Lautier) qui sans vice donne une bonne réplique mais peu bousculé aux ficelles, il les conserve. Un premier délaissé mais que dire du compliqué FANFAN (Caillan). Une tulipe noire qui ne lâche pas facilement ses attributs (tous pour Violet). Il est vif et finit toutes ses poursuites. Idéalement placé, les blancs ne s’accrochent pas et le délaissent complètement aux ficelles. Corpulent, CHICUELO (Bon) se défend avec un petit coup de revers mais aussi en baissant la tête. Aux ficelles il frappe sur Ayme puis Chig et brille sur quelques séries mais lui aussi rentre ses ficelles sans forcer. Cocardier solide, VERONE (Lautier) poursuit dangereusement jusqu’aux planches. D’ailleurs à la cinquième il accroche Violet par le bas du pantalon au moment du saut. Méchant, il finit cornes aux planches et rentre ses ficelles intactes. Le fougueux CONSUL (Bon) malgré son unicorne prend le pouvoir rapidement. Guère inquiété, il brise les planches à blanc puis effectue trois grosses actions sur Sabatier (2) et Ferriol qui lève le second gland sur la sonnerie. A revoir avec du travail. Remis dans les points en accord avec le manadier et les organisateurs, PITT (Les Orgonens) a immédiatement du mordant et les hommes ne savent pas comment l’aborder. Imposant physiquement, il semble en avoir sous les sabots et au bout des cornes mais les hommes se regardent dans le blanc des yeux. Il se place, attend, change de terrain et ainsi de suite. Seul Ferriol tente et essuie un saut. Une série à la treizième et Ferriol (encore lui) coupe la cocarde à 150€ sur l’ultime tentative. Il inspire la crainte et pour le juger il faudra attendre sa prochaine sortie. Le généreux barricadier ESMERO (Caillan) passe un premier tiers tranquille face aux hommes encore sous l’effet Pittbull. Ils reprennent un peu confiance et le bioù enclenche quelques superbes actions très percutantes (▲ photo avec Ricci) qui ne modifient pas l’impression négative d’ensemble laissée par l’inertie des hommes tout au long de la course……

Texte et Photos Eric AUPHAN

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ESMERO de Caillan