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21/05/2014

HOMMAGE A GUEPARD

Mardi 20 mai 2014

guépard,cuillé,biou d'or 2010,courses camarguaisesLa nouvelle a fait le tour des réseaux sociaux où les hommages au Biou d'Or 2010 sont émouvants. Le magnifique taureau de la manade Cuillé, Guépard, est mort, à 13 ans. Aussitôt les images des magnifiques combats qu'il réalisa dans les arènes notamment à Lunel, Palavas et au Grau-du-Roi reviennent en mémoire.

Ci-dessous quelques uns des comptes rendus à la gloire du N.134, à sa beauté et à sa hargne.

MIDI BLOGS -  2010

Quel beau Biou d’Or ! A 9 ans, la vedette de Cuillé a un tempérament de feu, le charisme d’un roi, la dangerosité du félin et un sang bouillant qui l’emporte. Craint, son tempérament explosif pousse les blancs à essayer de le berner. Sa générosité parfois est mise à rude épreuve. Les trop grands espaces  lui sont un terrain de chasse qu’il parcourt à grandes foulées et sur lesquels il se disperse. Mais toujours il revient au combat. Avec hargne, méchanceté et ténacité. Oui, le fer de lance de l’élevage vaut bien une couronne. Le sang baroncellien est à nouveau récompensé… Hourra !

MIDI BLOGS LE 7 OCT 2010 - LA SAISON DE GUEPARD

Dans la Royale de la manade Cuillé, je demande le N.134. Auréolé de son titre de Biòu d’Or, le magnifique spécimen possède un caractère emporté, et du félin dont il porte le nom, l’allure de chasseur et la dangerosité. Guépard est un cocardier redoutable, violemment spectaculaire.
Guépard, bien né et à la carrière déjà avantageuse jusque là, a explosé en un bel après-midi de 1er novembre 2009, finale du Trophée Pescalune. Ce quart-d’heure a marqué les esprits. S’appropriant la piste, Guépard soumit, ce jour-là les hommes à sa loi après avoir accroché Sabri Allouani et failli percuter Adil Benafitou. Au maximum de sa domination, il rentra son second gland sous les acclamations et la musique.
Son histoire était en marche. Et bien entouré par ses congénères de la Royale de la manade Cuillé qui enchante les afeciouna depuis trois ans, le beau ténébreux a tracé sa route royale.
A Lunel, (28 mars 2010), s’il laisse cueillir ses glands - péché de générosité -  il se montre intraitable aux ficelles qu’il ramène. A Palavas (2 mai), - l’une des plus belles courses cette saison - le Guépard déchainé, bagarreur jusqu’à basculer en contre-piste marque de sa griffe Nicolas Violet et rentre une ficelle.
Le 6 juin au Grau, il fait trembler les hommes et lever les gradins. Redoutable, la corne dangereuse, il s’approprie la piste et c’est à Moutet qu’il zébre la fesse. Ses ficelles bien en place. Pour le Muscat à Lunel en juillet, c’est un cocardier sans concession que les blancs retrouvent sur leur chemin et qui garde jalousement ses ficelles. Quant au 15 août, au Grau-du-Roi, malgré le travail des hommes, c’est très haut vers les tubes qu’il cherche Gros de la corne et Auzolle qu’il accroche par la chaussure, rentrant encore ses ficelles. Ne parlons pas de Nîmes, où après de grosses actions sur Jourdan et Auzolle, et une fois son terrain délimité, peu ont osé s’aventurer. Ficelles sur les cornes.
Voilà l’itinéraire du Biòu d’Or 2010, le Guépard élégant et chasseur qui a entendu monter les primes de ses ficelles toute la saison et qui, tête haute rentrant au toril, n’a pas vu dans son dos, les arènes debout.

MIDI BLOGS LE 6 JUIN 2010

LE QUART D’HEURE DU GUEPARD AU GRAU AVEC LA ROYALE

Guépard.- Il sort comme un boulet de canon et impose son physique de toute beauté et son caractère de bagarreur. Craint, il chasse, l'oeil à tout ce qui bouge et n'a pas à sortir le grand jeu pour dominer.  Déjà Moutet frôle la correctionnelle en étant magistralement anticipé, et Auzolle entend les planches craquer derrière lui. A. Benafitou lance de longues trajectoires qui parfois n'aboutissent pas, Auzolle dépassé, Guépard zèbre l'espace proche d'Outarka. Moutet encore doublé, récidive et se fait rattraper au saut. La marque du Guépard sur sa fesse. Avec méchanceté, le redoutable lance la corne sur Marquier et se dédouble sur Auzolle qui démarre... Du grand... du beau... Les hommes essaient encore. Bravo. Adil Benafitou allonge la trajectoire, c'est magnifique. Auzolle emporté, Moutet qui revient se fait serrer de près, Marquier tente, Moutet pour l'orgueil sur la sonnerie. Pendant ce temps, la ficelle est montée, montée, 1000, 1200€... Guépard s'en fiche, il les ramène à la maison, il part au toril tête haute, dans son dos les arènes sont debouts.

A LUNEL, l'accrochage de Sabri Allouani

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COMPTE RENDU PAR VIDOURLE
 FINALE DU PESCALUNE 1er NOVEMBRE 2009

Dès les premiers cites, Guépard se lève sur Jourdan, puis le biou promène les hommes. Allouani s'engage et l'action à la planche est phénoménale : pantalon déchiré mais cocarde dans le crochet. Dans la foulée, A. Benafitou à son tour frôle l'accrochage pleine piste. La tension est au maximum, le biou maîtrise tout. La fin de course alors que le 1er gland est à 450€ est haletante et spectaculaire. Guépard rentre son 2e gland sous l'ovation et entend une kyrielle de Carmen.

MARTINE ALIAGA

PHOTOS VIDOURLE - CHRISTIAN ITIER

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27/07/2012

BEAUCAIRE *AS* 3e journée de la Palme d'Or

 Jeudi 26 juillet 2012

 La course aux 3 Biou d'Or a été intense

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▲ Julien Ouffe en tête de la Palme avec Garlan

 beaucaire,3e journée de la palme d'or,ouffe,poujol,garlan,pasteur,guépard,courses camarguaisesLa compétition entre les hommes, la valeur des taureaux a tenu en haleine le nombreux public remplissant les arènes Paul-Laurent. Les trois Biou d'Or, en 2e partie, ont fait honneur à leur titre chacun dans son style. Les trois premiers ont parfois subi la pression des raseteurs mais se sont bien battus. Les blancs ont donné l'ampleur et l'intensité nécessaire à une course de ce niveau. Julien Ouffe se place en tête de la Palme avant la finale de lundi, Poujol à deux points, ça promet ! Reste qu'Outarka, Rey, Villard apportent leur pierre à l'édifice, Sanchis, Errik, Gleize, Four avant sa blessure (sort à l'entracte), Gros et Allam jouent le jeu.

Géricault (Chauvet) catapulte d'entrée Violet et prend une rafale de rasets pour 1 minute 20 les pompons et un "cabrage" sur Villard. Aux ficelles, il a le temps de se positionner et d'affiner sa sélection. Outarka en danger dans le berceau des cornes qui le cherchent, une action d'envergure sur Gros. La 2e ficelle ouverte déclenche une bataille intense où Géricault se bat comme un diable. Ouffe arrête le chrono à la 11e. 3 Carmen et retour.

Périclès (Nicollin). Lui dont les raseteurs se méfient habituellement car il "envoie" grave, se prend une tempête dans laquelle tête baissée il essaie de cibler une proie. Mais peine perdue, il ne sait plus où donner des cornes. Passe le mourre quelquefois (Poujol), mais se laisse saouler devant tant de blanc. Villard allonge pour une belle explosion aux planches. Sur la fin, harcelé, le taureau abdique et ne charge plus. Outarka pour l'unique ficelle. 12 minutes, 2 Carmen et retour.

Papagaï de Lagarde.- 1 minute 45 pour les pompons qui partent en mouvement. Papagaï se sauve de la mêlée par ses déplacements. Quand il se place, il enfile les enchaînements sans mollir. Allam prend sa chance et trouve une grosse conclusion. La pression retombe enfin et Papagaï en profite. Une série encore et Ouffe conclut à la 12e. 2 Carmen et retour.

Pasteur (Fabre-Mailhan).- Visite la piste, se cale, tape sur Poujol, déclenche sur Villard, Poujol. Superbe anticipation sur Poujol. Aux ficelles, se "tanque" et choisi subtilement ses adversaires. Il faut plonger à la tête pour que le briscard prenne la peine de riposter mais alors là c'est chaud. Poujol et Ouffe sont les plus entreprenants, c'est vrai qu'à droite Pasteur ignore. Pourtant Gros est superbement raccompagné. Laisse sa 1re ficelle à Ouffe à la 14e, au terme d'un quart d'heure intéressant de ce sévère cocardier à l'ancienne. 4 Carmen et retour.

 

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▲ Pasteur et Hadrien Poujol

 

Garlan (Les Baumelles) reconnait les lieux à grandes foulées. Cul aux planches, il se dégage opportunément et se délimite un périmètre. A l'affût, les hommes calculent. Poujol dans un mouvement superbe. Les raseteurs tentent de le "carotter" sur ses déplacements mais Garlan déjoue les ruses. 8 minutes les glands. Hadrien Poujol exécute de superbes rasets d'attaque, Rey pas toujours dans les règles mais avec ténacité. Et la 1re ficelle rentre à 1 300€. 4 Carmen et retour.

Guépard de Cuillé.- Il alterne les déplacements où il est vulnérable, le bon positionnement et les attaques musclées aux planches. Des coups énormes notamment sur Rey (2), Villard (3), Gros. Aux ficelles, il n'est pas assailli et quand il se place, il répond cocardièrement. Sanchis le cite de loin et Guépard sort le grand jeu pour une agression caractérisée aux planches qu'il manque traverser. Il en reste lui-même sur le cul. Espérons sans mal. Outarka, très en jambe, s'octroie la première ficelle à 1060€, la 2e rentre sous les applaudissements. 6 Carmen et retour.

Reste Castellas (Fabre-Mailhan) hors point pour le Trophée mais comptant pour la Palme. Soumis à un rythme intense, il laisse rapidement ses pompons sans refuser le combat. Il ne sort pas de l'emprise à tous les coups, mais livre une prestation où sa vaillance ressort. La lutte pour les ficelles s'amplifie, Poujol pour la 1re, Errik la seconde. 3 Carmen et retour.

 MARTINE ALIAGA

Trophée des As : Ouffe, 7,5 points ; Outarka, 5,5 ; Poujol, 4,5 ; Villard, 4 ; Rey, 3 ; Gros, 2 ; Gleize, 1 ; Sanchis, 1 ; Four, 1 ; Violet, 1,5.
PALME D'Or : Ouffe, 33 points ; Poujol, 31 ; Villard, 24 ; Four, 23 ; Sanchis, 17.

FICHE TECHNIQUE : Entrée : presque le plein. Organisateur : Affaire taurines. Président : Raynaud Arnaud. Raseteurs droitiers : Gros, Outarka, Violet, Sanchis, Rey, Villard, Gleize. Gauchers : Errik, Four (sort à l'entracte), Poujol, Allam, Ouffe. Tourneurs : Fouque, G. Rado, Khaled, Sanchez, Labrousse.

 

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▲ Guépard auteur de quelques engagements
gratinés, ici sur Villard

et une explosive arrivée sur Sanchis.

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24/09/2011

LE GRAU-DU-ROI *AS* FINALE DU TROPHEE DE LA MER

Samedi 24 septembre 2011

CHEKADE ET GUEPARD PRENNENT LA MER

Entrée : 3/4 d’arène. Organisateur : Régie municipale. Président : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Allouani, Auzolle, Chekade, Outarka, Schuller. Gauchers : A. Benafitou, Martin Cocher, Ouffe, Poujol, N. Benafitou. Tourneurs : Bruno, Bensalah, Kerfouche, Dunan, G. Rado.

Pas un cru inoubliable cette finale du Trophée de la Mer mais de bons passages quand même. Un ensemble un peu brouillon manquant de conviction autant chez les raseteurs que chez les cocardiers qui laisse un goût d’inachevé.
Le palmarès : 1er. Chekade, 33 points ; 2. Allouani, 29 ; 3. Ouffe, 25. Meilleur animateur des trois courses : Mathieu Schuller. Meilleur taureau : Guépard de Cuillé. Prix spécial de l’Union des clubs taurins du Grau-du-Roi pour Valmont de Lautier, meilleur taureau de la saison 2011.
Nivo (Guillierme).- Désorienté par les nombreux cites désordonnés, il flotte mais peut fuser méchamment. Aux ficelles, il laisse passer l’orage pour trois belles ripostes sur les rasets engagés de Nabil Benafitou. 8 minutes avec des hauts et des bas. 4 Carmen et retour.
Périclès (Nicollin).- En mouvement et aidé de ses grandes cornes dissuasives, il garde ses premiers attributs 7 minutes. Petit à petit, il se tient mieux et raccompagne sèchement. La pression tombe et Périclès retrouve du caractère pour tutoyer les planches sur Chekade (3 fois), Ouffe. Pas assez travaillées, les ficelles rentrent. 4 Carmen et retour.
Tassou (Cuillé).- Abordable dans les séries qu’il honore sans s’approcher des planches, mais concluant en tête à tête pour six grosses actions tapantes (Chekade, Poujol, Allouani, A. Benafitou). Fantasque, 14’30 en dents de scie. 5 Carmen et retour.
Hébus (Agu).- Sa spécialité ? Des poursuites très serrées jusqu’au ras de la planche. Très cocardier, il ne part pas sur n’importe quel cite. Froid, sélectif, mais franc, il collabore avec autorité sur de belles longueurs où les hommes posent la main (Chekade, Outarka, Schuller, Auzolle). Les blancs démarmaillent les ficelles mais pas assez et Hébus les rentre. 5 Carmen et retour.
Rodin (Les Baumelles).- Cocardièrement positionné, Rodin fait le métier consciencieusement et met du panache dans de belles anticipations ou les allonges de Chekade, A. Benafitou, Schuller, Poujol. Se montre dangereux sur Chekade et Outarka dans une série musclée et bien accompagnée au ras des planches. Rentre fièrement une ficelle. 8 Carmen et retour.
Mithra (Vidourlenque).- Concluant aux planches dès le premier raset d’Allouani, Mithra se livre généreusement. Il traverse après Schuller et se montre pressant sur Chekade. Un peu décollé, il répond présent dans les enchaînements mais le rythme soutenu le fait succomber en 7 vaillantes minutes. 2 Carmen et retour.
Calendau (Saint-Pierre, hp pour la Mer).- S’intéresse à tout hors du pourtour et du coup se montre distrait au jeu de la piste. Mais signe plusieurs actions très barricadières (3 Carmen). Pour les blancs la course est terminée ainsi Calendau rentre ses ficelles. Musique.


MARTINE ALIAGA

11/09/2011

LE GRAU-DU-ROI *AS*

Dimanche 11 septembre 2011

LES APPLAUDISSEMENTS POUR GUEPARD

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Avec Allouani, remake de l'action de Lunel,
Guépard déchire le pantalon du raseteur

 Entrée : 3/4 d’arène. Org. : Régie municipale. Président : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Allouani, Chekade, Gleize, Outarka, Schuller. Gauchers : A. Benafitou, N. Benafitou, Ouffe. Tourneurs : Ull, Labrousse, Kerfouche, Bensalah, Benzegh.


Le Trophée de la Mer prend ses marques pour sa première journée sur un faux rythme et certaines longueurs. Mais quelques coups de griffe de Guépard et l’arène se met à vibrer. Et si Chekade score, le boss Allouani est toujours aux commandes. A noter la bonne course de Schuller à ce niveau qui gagne son invitation à raseter jeudi pour la 2e journée.
Petit Loup (Chaballier).- A 14 ans, le jeu de la piste il en a fait le tour. Il retrouve de son lustre d’antan sur les longs cites servis par A. Benafitou et la musique joue pour des actions serrées sur Allouani et Chekade, Une ficelle rentre avec les honneurs.
Embrun (Nicollin).- Sans refus, avec de beaux échanges sur les gauchers et plus de dureté sur les droitiers qui du coup ne lui proposent pas grand-chose. Une conclusion sur Chekade mais manque de travail aux ficelles. 1 Carmen et retour.
Verdier (Saumade).- Mobile, il est irrégulier dans ses réponses, il peut temporiser ou bien violemment riposter. Casse les planches après Allouani, tape après Chekade, Ouffe, Outarka, Schuller, mais aussi en laisse passer. 14 minutes, 5 Carmen.
le grau-du-roi,trophée de la mer,guépard,allouani,course camarguaise◄ Guépard (Cuillé).- Remuant, il annonce la couleur en jetant une corne meurtrière après Chekade puis Allouani. Dominateur au tête à tête, il frappe haut et fort (5 grosses actions), mais quand les hommes s’entendent, il flotte un peu dans les enchaînements. Reste qu’il poinçonne Sabri et lui zèbre le pantalon. Rentre une ficelle au terme d’un bon quart d’heure très applaudi. 7 Carmen.
Baryton (Lautier).- Il se livre benoîtement et pousse au terme de longs enchaînements. Les hommes posent la main au frontal et le public apprécie, Baryton tient le rythme pour 8 minutes pétillantes et 8 Carmen.
Radjau (Paulin).- Attendu après une saison très prometteuse, le jeune Radjau (6 ans) est en apprentissage du haut niveau. Certes un peu en recherche d’une place adéquate, un peu distrait, remuant, mais fait réfléchir les blancs qui tergiversent. Ça ne l’aide pas. En revanche, il montre son envie, et n’hésite pas à taper sur des invites engagées (Schuller, Ouffe, Chekade, N. Benafitou, Allouani). Donc à revoir. 6 Carmen.
Bel Canto (Blatière-Bessac, hors points pour les As et pour la Mer).- A son rythme mais toujours violemment présent au rendez-vous des barrières et peu sollicité, un final couci-couça. Des Carmen.

 


MARTINE ALIAGA
PHOTOS JULIEN DUMEIGE

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▲ Radjau explosif sur Julien Ouffe


Trophée des As : Chekade, 15 points, Allouani, 11 ; Ouffe, 9 ; A. Benafitou, 7 ; N. Benafitou, 6 ;  Outarka, 3 ; Gleize, 2.

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29/12/2010

BIOU D'OR

Vendredi 17 décembre au Château de Générac

GUEPARD
PARCE QU'IL LE VAUT BIEN

BLOG1.jpgIl fallait bien un château pour fêter le Seigneur de l’année 2010 . La moyenâgeuse bâtisse  de la cité gardoise a dernièrement accueilli ses vassaux pour un hommage festif . Gentes dames et damoiseaux ont chanté les louanges du fauve et de la famille qui l'a fait naître et élevé. Oyez, Oyez, Guépard est entré dans la galerie des Biou d’Or.

C’était pas gagné d’avance… 2010 commence sous de noirs auspices pour la manade Cuillé. Bloquée pour des mesures sanitaires, la famille fait bloc, se démène, souffre mais ne plie pas. Le long chemin de l’assainissement commence. La Royale qui depuis plusieurs années déplace les aficionados est autorisée à courir, Guépard attaque son chemin royal.  Les complètes permettent aux taureaux plus jeunes de s’aguerrir… Les organisateurs font confiance jusqu’à la libération totale. Et Guépard s’impose au Trophée Taurin Midi Libre – La Provence pour le titre final.

Quel beau Biou d’Or ! A 9 ans, la vedette de Cuillé a un tempérament de feu, le charisme d’un roi, la dangerosité du félin et un sang bouillant qui l’emporte. Craint, son tempérament explosif pousse les blancs à essayer de le berner. Sa générosité parfois est mise à rude épreuve. Les trop grands espaces  lui sont un terrain de chasse qu’il parcourt à grandes foulées et sur lesquels il se disperse. Mais toujours il revient au combat. Avec hargne, méchanceté et ténacité. Oui, le fer de lance de l’élevage vaut bien une couronne. Le sang baroncellien est à nouveau récompensé… Hourra !

4 Biou d’Or pour 40 ans d’existence. Après Rousset (1981-1982), Pythagore (2000) et Guépard, c’est le travail de toute une famille qui est mis en exergue. Car derrière le Biou d’Or, la pépinière des vert et blanc est riche d’une race qui n’en finit pas de donner à la course camarguaise ses plus beaux fleurons.

Martine ALIAGA
Photos Christian ITIER

ILS ONT DIT

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De gauche à droite, Jean-Pierre Cuillé, Domynique Azéma (directrice du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence), Henri Itier (président de la FFCC), Pierre Cuillé et Frédéric Touzellier (maire de Générac)

  Jean-Pierre Cuillé a tenu à partager la joie de ce 4e Biou d'Or pourles 40 ans avec toute la famille et notamment son épouse Sylvie : "tout le monde participe".
Domynique Azéma a commenté avec humour : "Si les raseteurs ne sont pas bons, c'est la faute au Trophée ; S'il y a moins de monde aux arènes, c'est lafaute au Trophée, S'il pleut le jour de la finale, c'est la faute au Trophée... Mais si on est là ce soir, c'est grâce au Trophée".
Henri itier a souligné "Ce Biou d'Or est l'aboutissement d'un travail, d'une sélection et une victoire sur le doute".
Pierre Cuillé à associé les gardians et la famille "Tous ceux qui nous ont aidés, 2010 avait mal commencé, merci à ceux qui nous ont fait confiance surotut pour les taureaux jeunes. Les 40 ans de la race couronnés par le Biou d'Or, on est ravis".
Quant à Frédéric Touzellier, maire de Générac, il a félicité toute la famille Cuillé : "Biou d'Or, et Biou de l'Avenir, c'est le grand chelem de la cours camarguaise pour les 40 ans de l'élevage".

BLOGGUE3.jpg


GUEPARD.jpgLA SAISON 2011
DE GUEPARD

Pierre Cuillé :
"En 2011, Guépard défendra son titre avec détermination. Il ira à Beaucaire, Palavas, Lunel, Beaucaire, Les Saintes-Maries de la Mer, u
ne course en septembre, et la finale en octobre à Arles s'il est retenu par le Trophée Taurin (le litige avec Luc Jalabert est oublié..."

 

 

17/10/2010

59e FINALE DU TROPHEE TAURIN - "MIDI LIBRE - LA PROVENCE"

Dimanche 17 Octobre 2010 - Finale du Trophée des As

 

SANS HOMMES, SANS LEADER
LA FINALE PERD DE SON ATTRAIT

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GuepardAuzo.jpg
GUEPARD, AUZOLLE LE DUO GAGNANT POUR 2010

auzo10x10.jpgIls étaient dix plus cinq tourneurs, à défiler pour la capelado (somptueusement orchestrée par le maître d'oeuvre Patrice Blanc). Ils ne sont plus que neuf aprés la sortie de Four au troisième cocardier. Pour une finale l'effectif est bien maigre surtout dans le vaste plan nîmois. Il restait donc des places pour participer à cette fête... Ces messieurs les rasibles, si critiques lorsqu'ils ne peuvent pas rentrer en piste quand le quota est atteint n'ont pas daigné revêtir la tenue blanche ? Quoi qu'il en soit ce manque d'opposition général et l'absence d'un véritable patron de la piste a fortement nui au spectacle. Des bons moments on en eût grâce au travail irréprochable de Christophe Clarion l'homme du jour et aux rasets stylés d'Hadrien Poujol. Quand aux autres Auzolle, Outarka, Moutet, Gleize, Marquier, Ouffe, Adil Benafitou c'est avec prudence qu'ils ont géré et ménagé leurs efforts.
Dans ce contexte les taureaux ont pu facilement survoler les débats. RODIN s'octroie le prix du meilleur cocardier de la  finale, GERICAULT trés bon premier avait sa chance aussi. PASTEUR peu raseté donne l'impression de dominer et GUEPARD malgré une pression insuffisante fournit une course digne de son titre.

GERICAULT de Chauvet, un excellent premier qui se plaît quand la bataille fait rage. Il répond alors par de belles poursuites qu'il termine par de nombreux coups de barrières. Sachant intelligemment changer de poste de combat il ne se laisse pas berner et rentre ses ficelles aprés avoir ecouté six fois la musique.
EMBRUN de Nicollin, surtout gaucher il s'illustre sur les belles provocations de Clarion et Poujol. Il manque de pression et ne peut s'exprimer que dans les deux dernières minutes lorsqu'il défend avec véhémence sa première ficelle qu'il rentre au toril. Cinq Carmen.
PASTEUR de Fabre-Mailhan, entre sévère réserve et maîtrise cocardière mon coeur balance... Le fait est que, cul collé aux planches il inspire la crainte. Seuls les cites trés engagés sont honorés avec danger au bout (Four jambe coinçée  la planche). Un gland aux Bernacles, musique quatre fois et bronca pour les hommes.
rodinClarion.jpgGUEPARD de Cuillé, ce n'est pas parce qu'on est sacré Biou d'Or 2010 qu'il faut changer ses habitudes. Alors Guépard promène dans tout l'ovale nîmois, mais surveille tout ce qui se passe autour de lui. Les attaques avortent grâce à son oeil de Lynx (non de Guépard !) et les poursuites acceptées sont conclues de façon magistrale et criminelle trés haut sur les barrières. Les adversaires à sa mesure manquent et le cocardier peut rentrer fièrement sa seconde ficelle (2200 €). Musique et ovation au retour.
YVAN du Pantaï, l'ombre de lui même, pas d'anticipations fulgurantes, un minimum de réactions positives, c'est languissant. Un jour sans...
RODIN des Baumelles,► c'est une promenade de santé pour le biou des Saintes. Cocardièrement positionné il va attendre les sollicitations qui ne viendront qu'à la dernière minute pour défendre sa première ficelle que lui ravit A. Benafitou sous une virulente bronca. Le prix du jour pour son sérieux, des Carmen et des applaudisements nourris.
MATHIS de Lautier, le Biou d'Or 2006 à encore quelques beaux restes, il sait et peut se propulser très fort contre les planches. il offre quelques beaux engagements, mais aujourd'hui rien n'était
vraiment fait pour briller, alors le minimum c'était déjà pas si mal.

Texte et Photos Luc PERO

 

GeriPoujol.jpg
Deux satisfactions de la journée, GERICAULT et H. Poujol

 

07/10/2010

GUEPARD BIOU D'OR

Elu Dimanche 3 octobre 2010 au Grau-du-Roi

GUEPARD
UN SUPERBE MONARQUE

GUEPARD B.jpg

Dans la Royale de la manade Cuillé, je demande le N.134. Auréolé de son titre de Biòu d’Or, le magnifique specimen possède un caractère emporté, et du félin dont il porte le nom, l’allure de chasseur et la dangerosité. Guépard est un cocardier redoutable, violemment spectaculaire.
Guépard, bien né et à la carrière déjà avantageuse jusque là, a explosé en un bel après-midi de 1er novembre 2009, finale du Trophée Pescalune. Ce quart-d’heure a marqué les esprits. S’appropriant la piste, Guépard soumit, ce jour-là les hommes à sa loi après avoir accroché Sabri Allouani et failli percuter Adil Benafitou. Au maximum de sa domination, il rentra son second gland sous les acclamations et la musique.
Son histoire était en marche. Et bien entouré par ses congénères de la Royale de la manade Cuillé qui enchante les afeciouna depuis trois ans, le beau ténébreux a tracé sa route royale.
A Lunel, (28 mars 2010), s’il laisse cueillir ses glands - péché de générosité -  il se montre intraitable aux ficelles qu’il ramène. A Palavas (2 mai), - l’une des plus belles courses cette saison - le Guépard déchainé, bagarreur jusqu’à basculer en contre-piste marque de sa griffe Nicolas Violet et rentre une ficelle.
Le 6 juin au Grau, il fait trembler les hommes et lever les gradins. Redoutable, la corne dangereuse, il s’approprie la piste et c’est à Moutet qu’il zébre la fesse. Ses ficelles bien en place. Pour le Muscat à Lunel en juillet, c’est un cocardier sans concession que les blancs retrouvent sur leur chemin et qui garde jalousement ses ficelles. Quant au 15 août, au Grau-du-Roi, malgré le travail des hommes, c’est très haut vers les tubes qu’il cherche Gros de la corne et Auzolle qu’il accroche par la chaussure, rentrant encore ses ficelles. Ne parlons pas de Nîmes, où après de grosses actions sur Jourdan et Auzolle, et une fois son terrain délimité, peu ont osé s’aventurer. Ficelles sur les cornes.
Voilà l’itinéraire du Biòu d’Or 2010, le Guépard élégant et chasseur qui a entendu monter les primes de ses ficelles toute la saison et qui, tête haute rentrant au toril, n’a pas vu dans son dos, les arènes debout.

Martine ALIAGA

17/08/2010

LE GRAU DU ROI *AS*

Dimanche 15 Aout

GUEPARD, YVAN, RODIN, ALESIEN, NIZAM
FONT CHAVIRER LE GRAU

GUEPARDGROS.jpg

hispa.jpgGradins bondés avec en ouverture un tableau hispano-Camarguais,réalisé entre autres par le groupe l'Etoile de l'Avenir, Renaud Vinuesa et Olivier Boutaud. Une Capelado originale s'en suit et le traditionnel concours du 15 Aout pouvait débuter. En piste Gros, Violet fers de lance, Allouani, Poujol la classe à l'état pur, Auzolle batailleur, A.Benafitou, Ouffe et Moutet pour de bons passages. Cinq tourneurs. A la présidence Jacques Valentin dans une forme olympique prêt pour battre un record, "booste" au maximun les acteurs en s'époumonant pour annoncer les fortes primes. Tous les cocardiers ont dans l'ensemble répondu aux attentes d'un public satisfait à la fin de la course.

LANCIER de Lautier, a fait sa course habituelle, mettant parfois du danger sur les blancs ou les ignorant totalement.
ALESIEN de Briaux, si ce n'est pas trop sa place de sortie, il s'en accommode parfaitement et fournit une prestation sérieuse et spectaculaire. Des enfermées, des arrivées sérrées pour Gros, Benafitou, Ouffe, des coups de barrières et six fois la musique avec ses ficelles au retour.
EROS de Ricard, rentre ses ficelles aprés avoir joué dans le registre classique qu'il agrémente brillamment par des enchaînements toniques. Pour sa vaillance cinq fois la musique.
Aprés la pause, un peu de nostalgie avec les adieux de PESQUIE de Saumade, le barricadier va désormais rejoindre TRISTAN dans le prés des retraités.
YVAN du Pantaï, le petit taureau du Château d'Avignon fournit une fois de plus une prestation de haut niveau. Anticipations, enfermées et poursuites dangereuses (Auzolle 3 fois) c'est son registre qu'il étale volontiers. Allouani lui sert un caviar longueur de piste pour une arrivée percutante aux planches. Allouani encore travaille, et fait exploser la premiére ficelle que Moutet lève à 1200 Euros. La deuxième rentre et cinq Carmen sont entendus.
RODIN des Baumelles, est craint, d'ailleurs sa cocarde ne sera levée qu'à la septième minute. Le biou domine par son placement et sa vista pour faire avorter les attaques. Auzolle tente mais ... c'est Poujol qui parvient à le faire briller. On aurait aimé voir plus de travail car le taureau semblait être au top. Trois Carmen et les ficelles à 1500 Euros rentrent.
GUEPARD de Cuillé, au top il l'a été... comme à son habitude promeneur presque dilettante et pourtant il voit tout, s'intéresse à tout, surveille tout. Ses assaillants, Gros principalement sont gratifiés d'actions superbes ou l'engagement n'a d'égal que la dangerosité. Auzolle s'en mêle et subit le même traitement aux planches. En fin de quart d'heure Guépard se place et enchaîne une grosse série alors que les primes pleuvent sur sa ficelle... 50 Euros de plus, 100 Euros de plus, la ficelle est portée à 1900 Euros et la direction la porte à 2000 Euros, Gros esuie encore un monumental coup de barrière et la ficelle rentre. Public debout, ovation et des Carmen.
NIZAM de Blatière-Bessac, hors-points, difficile de sortir aprés les cracks, pourtant le Blatière pur jus va relever le défi et de belle manière. Un final explosif avec des actions d'une rare violence. Il brise plusieurs fois les planches, les traverse entièrement mais se prête aussi avec énergie au jeu des séries. Un feux d'artifice que les honneurs récompensent de nombreuses fois.

Texte et Photos Luc PERO

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La Capelado
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PESQUIE
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ALESIEN - Gros
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YVAN - Auzolle
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YVAN - Auzolle
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RODIN - Poujol
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GUEPARD - Gros
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GUEPARD - Auzolle
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GUEPARD - Gros
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GUEPARD - Auzolle
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NIZAM - Gros
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NIZAM suite de l'action au dessus
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Après le passage de NIZAM
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NIZAM et toujours Romain Gros




 

06/06/2010

LE GRAU-DU-ROI *AS*

Dimanche 6 juin 2010

GUE2.jpgLE GUÉPARD FORGE SA LÉGENDE

Le public s’est déplacé pour la Royale de Cuillé et il a surtout vu un taureau... Un grand taureau... Une fois de plus, Guépard fait trembler les hommes et se lever les gradins. Cocardier redoutable, violemment spectaculaire, le chasseur a l’œil, la piste lui appartient, les blancs sous sa domination. Et quand il sort ses griffes, c’est pour marquer Moutet.
On a pas fini de parler du Guépard, son histoire ne fait que commencer
.

 

LES CUILLE.jpg
▲L'entrée de la famille Cuillé
▼ Les cadeaux, les compliments...
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RASETEURS MANADIERS.jpgDimanche, dans les arènes pavoisées aux couleurs de la famille Cuillé, les noms des taureaux de l'élevage s'impriment en blanc sur le rouge des barrières. Toute la famille est réunie en piste pour recevoir les meilleurs voeux d'anniversaire... 40 ans ça se fête ! Pythagore, Biou d'Or 2000 est convié aux festivités. L'âme du Marquis de Baroncelli, évoquée par son petit-fils Pierre Aubanel, veille sur cette après-midi où s'exprimeront les cocardiers descendant d'une des deux races mères de tous les taureaux de Camargue.
Les raseteurs saluent la famille Cuillé
▼ Pythagore en présentation

PYTHA.jpg

 

LA COURSE : hormis le quart-d'heure exemplaire du redoutable et redouté Guépard, la Royale dans son ensemble a tenu la route. Même si Titouan et Racanel ont manqué. Elle n'a pourtant pas eu le rayonnement de la dernière sortie à Palavas. Et si tout les cocardiers entendent Carmen à leur sortie, le Carmen général de fin incluant le bétail et les hommes ne s'imposait pas... Rectif : après précision du président de course Jacques Valentin, le Carmen de fin a été attribué uniquement aux taureaux. Alors, il était amplement justifié. Mea culpa...
En première partie, les blancs ont confondu vitesse et précipitation, Auzolle se montrant le plus travailleur. En seconde partie, face à la difficulté, c'est Adil Benafitou qui s'est davantage montré ; en vue également Ouffe, Violet; les autres par moments.

Franklin.- Aux pompons, pas toujours coopératif, remuant. Aux ficelles, les rasets engagés - surtout à gauche - trouvent preneurs. Auzolle, dans les cornes, prend la 2e ficelle et abrège à la 8e.
Ruy Blas
.- Moins pêchu qu'à sa dernière sortie mais toujours aussi compliqué. Il mène une course très cocardière avec des révoltes sporadiques notamment sur Auzolle qui le "rentre" au maximum. Deux coups sur Moutet et il rentre une ficelle. 4 Carmen.
Mollières
.- Il se livre généreusement et se trouve vite dépourvu de ses pompons. Aux ficelles, mieux positionné, il met la corne à la conclusion. Mais se disperse parfois, les sollicitations brouillonnes ne le servent pas. Un bel engagement sur Marquier, un coup de barrière sur Auzolle, et Benafitou lève l'élastique à la 13e. 3 Carmen.

Guépard.- Il sort comme un boulet de canon et impose son physique de toute beauté et son caractère de bagarreur. Craint, il chasse, l'oeil à tout ce qui bouge et n'a pas à sortir le grand jeu pour dominer.  Déjà Moutet frôle la correctionnelle en étant magistralement anticipé, et Auzolle entend les planches craquer derrière lui. A. Benafitou lance de longues trajectoires qui parfois n'aboutissent pas, Auzolle dépassé, Guépard zèbre l'espace proche d'Outarka. Moutet encore doublé, récidive et se fait rattraper au saut. La marque du Guépard sur sa fesse. Avec méchanceté, le redoutable lance la corne sur Marquier et se dédouble sur Auzolle qui démarre... Du grand... du beau... Les hommes essaient encore. Bravo. Adil Benafitou allonge la trajectoire, c'est magnifique. Auzolle emporté, Moutet qui revient se fait serrer de près, Marquier tente, Moutet pour l'orgueil sur la sonnerie. Pendant ce temps, la ficelle est montée, montée, 1000, 1200€... Guépard s'en fiche, il les ramène à la maison, il part au toril tête haute, dans son dos les arènes sont debouts.

Difficile de passer après. Pourtant Renoir va faire le boulot. Placé, il distribue les coups de barrières bien sentis : Martin-Cocher (2), Benafitou, Violet (3), Marquier, Outarka, Auzolle, Ouffe. Quelques temps morts où il récupère. Et repart jusqu'à garder une ficelle. 6 Carmen.
Placement, méchanceté, envolées brutales, Tassou est un macho que rien n'arrête. Peu de client en ligne de mire... Adil Benafitou s'escrime à le citer arrêté. Bel effort pour bel effet. La trajectoire allongée, la main au frontal, l'arrivée fracassante. Un gros coup sur Ouffe, Tassou fait le cabour en contre-piste jusqu'à se blesser. Un peu KO le reste de sa prestation sera mitigé. Rentre une ficelle. 5 Carmen.
Un beau tau pour terminer. Portalis a de la rage à revendre et des qualités qui se devinent. Même s'il reste un peu interloqué quand les séries s'ammorcent. Mais à 4 ans, l'avenir lui appartient.

Martine ALIAGA
Photos Christian ITIER et Luc PERO

Entrée : 3/4. Org. : Régie municipale.  Président : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Auzolle, Moutet, Ouffe, Outarka, Toureau, Violet. Gauchers : A. Benafitou, Martin-Cocher, Ouffe, Mebarek. Tourneurs : Benzegh, Kerfouche, T. Dengerma, Bensalah, Molins remplacé par Ranc après l’entracte.
LES POINTS
Trophée des As : A. Benafitou, 17 points ; Auzolle, 16 ; Outarka, 6 ; Violet, 5 ; Ouffe, 5 ; Martin-Cocher, 4 ; Moutet, 2 ; Marquier, 1 ; Mebarek, 1.

GUÉPARD

GUE AUZOLLE.jpg

La vitesse et l'anticipation sur Auzolle qui gère la charge au mieux.
Moutet paye le prix, le coup de griffe du Guépard.
Après avoir "marqué" Sabri Allouani en 2009 à Lunel,
Violet à Palavas en mai 2010, et Moutet ce dimanche,
Guépard affiche sa dangerosité.

GUEMOUTET.jpg

Renoir et Ouffe

RENOIR OUFFE.jpg
Tassou et Adil Benafitou
TASSOU BENAF.jpg
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02/05/2010

PALAVAS-LES-FLOTS *AS*

Dimanche 2 mai 2010 – Royale de Cuillé - 1re journée du Trophée Albert-Dubout

ENFIN !

TASBENAF.jpg
Tassou à l'attaque sur Adil Benafitou


Enfin une course avec des émotions… Enfin des taureaux qui veulent se battre… Enfin des raseteurs qui s’investissent… Dans le désert insipide de ce début de saison où seulement quelques quarts d’heure par ci par là ont accroché l’intérêt, hier à Palavas, la Royale de Cuillé et les raseteurs ont régalé. Et le public s’est levé pour le Carmen final. Ça fait un bien…
Titouan annonce d’entrée la couleur en s’envoyant sur le premier raset où il casse la planche. La couleur de la course est donnée, ça va fracasser… Et même si après, Titouan, cul aux planches, sélectionne à outrance, il tire quand même quelques pétards sur A. Benafitou, Ouffe et Allouani (2 Carmen). Les ficelles au toril.
Ruy Blas avec une bonne occupation de la piste, sélectionne mais reste disponible. Sabri ouvre le bal par des rasets pleine piste "classieux", Ruy Blas, bon partenaire, percute après Sabatier (3), Allouani (4). 5 Carmen et retour avec une ficelle.
Mollières a de l’envie et du punch. Remuant, parfois brouillon mais résolument hargneux et la corne à l’affût. Haletante longueur de Sabri, énormes coups aux planches après Jourdan, réitère sur Violet, A. Benafitou… Rentre une ficelle. 5 Carmen et retour.

GUEJOURD.jpgTrès attendu, ◄ Guépard "bacèle" à tout va. Guette les départs, chasse… percute Jourdan et bascule après lui, tape après Allouani, se dresse sur Violet dans une entame de folie. Violet se fait rattraper au saut par la corne vengeresse. Plus de peur que de mal… Mais d’un coup, les blancs sont anesthésiés. Aux ficelles, quand il se cale, personne n’ose le citer. En revanche, il se laisse parfois "encoquiner" sur ses déplacements. Deux tentatives de Jourdan (photo) et l’arrivée se passe en catastrophe, Outarka fait frémir, Adil le cite pour une belle longueur… Mais Guépard de s’en laisse pas conter et rentre la 2e ficelle en musique et ovationné.
Racanel prend une rafale aux pompons mais ne néglige pas la finition. Une vaillance folle pour enchaîner les séries. Un cocardier plus classique qui fait équipe avec Adil Benafitou, accroche la jambe de Mebarek, Violet l’embarque à sa poursuite, il conclut sur Nabil…. 13 minutes sans temps mort. 8 Carmen et retour.
La cerise sur le gâteau, c’est Tassou. Ah quel pied ! Un caractère de guerrier, une "méchantise" caractérisée, une violence rare. Ouffe "s’embronche" et heureusement passe sous l’estribo, les cornes de Tassou plantées dans les planches…. Enormes coups après A. Benafitou, Sabri, Outarka, Jourdan, Nabil… Un peu de contre-piste… Faut bien respirer. Puis s’envole littéralement après Allouani qu’il rate de peu. Fracasse la planche derrière Ouffe puis sur Jourdan, conclut sur Allouani. Le public vibre et s’émotionne… Un quart d’heure de haut niveau, des Carmen bien sûr et une ficelle rentre.
Renoir (hp) n’est plus que le pâle reflet de lui-même malgré de bons sursauts et de grosses finitions (Outarka, les deux Benafitou, Ouffe… et même Bensalah qui sent la corne passer par loin, 2 Carmen et retour). Mais sa course manque d’intensité. Bon on va pas crier… on a reçu tellement d’émotions avant.
Ah si on avait terminé sur Tassou !

Martine ALIAGA
Photos C. ITIER
Voir d'autre superbes photos sur le Midiblogs de  Benjibiou

Entrée : 3/4 d'arène. Organisateur : Fiesta y toro. Présidence : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Allouani, Outarka, Jourdan, Violet, Sabatier. Gauchers : Adil et Nabil Benafitou, Martin-Cocher, Ouffe, Mebarek. Tourneurs : Kerfouche, Benzegh, Bensalah, Dunan, Beker.

Les bons points :
A. Benafitou, 17 points ; Outarka, 14 ; Jourdan, 7 ; Mebarek, 7 ; Violet, 5 : Sabatier, 2 ; N. Benafitou, 2 ; Ouffe, 1.