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24/11/2016

SAINT-LAURENT-D'AIGOUZE *Jubilé*

Samedi 19 novembre 2016

Avec Denis Labrousse
les copains d'abord

BLOGLABROUSSE.jpg

«Que l'on soit petit raseteur ou grand, c’est la passion qui nous anime», résumera Hadrien Poujol au terme de cet après-midi automnal à Saint-Laurent-d’Aigouze où Denis Labrousse faisait son jubilé. Et c’est bien de passion dont il a été question, en piste ou sur les gradins d’ailleurs, autour de l’ancien raseteur et tourneur qui bouclait en ce samedi, plus de trente ans passés en piste. D’abord une capelado de rêve, ratissant large des années 70 à 2000 avec les anciens très anciens, les anciens plus récents, les nouveaux anciens, plus quelques raseteurs actuels et jeunes pousses. Une capelado pour saluer un homme qui, s’il n’a pas trusté les attributs et les trophées, a accompagné avec ferveur en tant que tourneur nombre de tenues blanches dont Cédric Miralles, Lahcène Outarka ou Hadrien Poujol, tous présents. Une capelado en guise de transmission aussi, faisant raseter côte à côte Hadrien, Joachim, Mathis, sous les yeux de Christian Chomel, en tribune… Cela a du sens.
En piste, les sourires étaient affichés et les plaisanteries amicales descendaient de la présidence tenue avec allegria par Philippe Gibert et plus tard Gérard Muscat. Un seul mot d’ordre se faire plaisir entre amis pour que la der de Denis soit une belle fête et reste un joli souvenir.
Et dès le premier des taureaux menés par Renaud Vinuesa pour les raseteurs en activités, la passion prenait le pas et chacun de se ruer sur les attributs. Joachim Cadenas, Hadrien Poujol, Julien Ouffe, Mathis Meseguer, Sofiane Benamar et tous les autres… La toute jeune génération se faisant déjà remarquer, Denis se démultipliant pour tenir le rythme. Mais c’est bien avec les “jeunes anciens” que l’ambiance s’est débridée. Comme toujours, les figures artistiques se faisaient des plus compliquées, les rires accompagnant les plus téméraires. A l’applaudimètre, Denis Labrousse pour quelques passes acrobatiques ou encore Patrick Laurent, Morade, Khaled, Christophe Triol… et quelques cascades de Rudolph Zerti ou Outarka… Quand au dernier taureau, nommé prémonitoirement à la grande soirée prévue en suivant, Churrascaia, ce sont de drôles d’attributs que Denis a été largement invité à lever. Ce qui lui a valu, pris dans les dentelles, certainement le plus grand coup de barrière de sa carrière. Magnifique jusqu’au bout Denis ! Et avec le sourire toujours!
Cadeaux, petits discours, embrassades, et au moment de l’au revoir, l’émotion qui gagne et étrangle le dernier mot «Merci à tous!»

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

06/11/2014

MARGUERITTES *JUBILE CHANAT*

Ce samedi 8 novembre 2014

Charles : "Ce qui m'a plu, c'est faire le spectacle"

charles chanat,jubile,marguerittes,courses camarguaises« C’est surtout pour dire merci à tous ceux qui m’ont soutenu…, insiste Charles Chanat. Moi, j’ai fait mon chemin. Je n’ai aucun regret. Mais je veux rassembler tous ceux qui m’ont supporté durant ma carrière… mon jumeau Jean et ma famille, mes amis, les clubs taurins qui m’ont fait confiance durant toutes ces années ». Il est comme ça Charles. A l’heure de poser définitivement le crochet, l’important pour lui c’est de faire plaisir aux autres. Et ils seront tous là, ce samedi, à Marguerittes pour faire la fête avec lui. Ceux de Bouillargues, où il a commencé, en 2002, ses potes de Ligues cuvée 2003, ceux de l’Avenir groupe qu’il intègre en 2004, à 17 ans, ceux du groupe 2 avec qui il a raseté jusqu’à sa dernière course en pointe. C’était à Aigues-Vives en septembre 2013 où son épaule l’a lâché (luxation).

CHARLESCHANAT1.jpgUn parcours tissé par des liens d’amitié indéfectibles en fil rouge d’une carrière dont le raseteur se souvient de chaque course, de chaque taureau. « Mon jubilé à Marguerittes ? Parce que c’est là où j’ai raseté la première fois à l’Avenir (NDLR : le 21 mars 2004), la complète de La Galère avec Nénuphar. Et puis c’est chez moi ». Et dès le départ, les chroniqueurs de noter ce gaucher volontaire et culotté qui fait briller les cocardiers. « En piste, avec les taureaux, j’étais content. J’avais envie de faire plaisir aux gens des gradins, aux manadiers… Envie qu’ils se régalent ». Les clubs taurins ne s’y trompent pas et Saint-Laurent-d’Aigouze, Montfrin, Aigues-Vives, Bellegarde et tant d’autres adoptent vite ce jeune plein de spontanéité, s’offrant aux taureaux et cherchant en retour l’attention voire l’affection des spectateurs. La Cigale d’Or en 2007, Le printemps des Royales en 2008, meilleur de la finale du Gland d’Or, la Clairette d’Or, meilleur raseteur de la saison pour l’Union des CT Paul-Ricard… sont ses Trophées de référence, parmi tant de récompenses de meilleur animateur. Comme à Béziers où distingué par l’UCT Biterrois, il se trouva aux côtés de Castella (le matador) pour recevoir son prix. « Un grand moment ! »
CHARLESCHANAT2.jpgCasse cou, spontané, sincère, les qualités d’un raseteur qui n’a pas ménagé son physique et privilégié les liens avec ses collègues de raset et les organisateurs. Comme avec le CT de Portiragnes qui lui permit de se refaire une santé, en 2006, après une blessure. « Notre amitié est partie de là, c’est un raseteur que j’estime beaucoup, exprime Gérard Massol, un petit gentil, plein de sympathie. Il est resté proche de l’école de raseteurs de Portiragnes et de Jean-Henri (Oudjit) ».

« J’ai toujours préféré l’ambiance des pistes moyennes ou petites, mais j’ai raseté tous les taureaux, tient à préciser Charles, j’ai pris beaucoup de coups mais un seul coup de corne, à Aigues-Vives, le 26 juin 2008 par Mithra de la Vidourlenque ». Le raseteur ne s’éternise pas sur cette grosse blessure. Il préfère évoquer des anecdotes qui l’ont marqué et qui résument un peu son état d’esprit : « C’était à Saint-Laurent, je m’échauffais dans la rue, puis je me suis retrouvé tout seul, les autres étaient déjà en piste. Quand je suis entré, les gens chantaient “Chanat! Chanat! Chanat!” J’étais intimidé mais tellement content… »

« Une autre fois, je rasetai avec Mathieu Schuller qui faisait briller… Moi, j’avais raseté tous les taureaux, ça m’a énervé. Alors quand Brechu, dernier de la course, est rentré, j’ai voulu ma part de bravo, je voulais que le public se souvienne de moi. J’ai fini sur la tête du taureau, ensemble aux planches. Moi c’est ça qui m’a toujours plu… Faire le spectacle ».

Alors quand en mars 2014, il a repris l’entraînement pour préparer son jubilé en cornes nues, et que l’épaule a à nouveau lâché, il a pris sa décision. En même temps, Charlène, sa compagne, lui avait offert le plus beau des cadeaux, Gabriel, aujourd’hui âgé de 8 mois. A 28 ans, il était temps d’arrêter. « Aujourd’hui, je suis membre du CT la Bouvina de Marguerittes, je reste au contact des taureaux en pays, dans les manades et aux courses aussi ».

Mais nul doute que samedi, Charles mettra tout son cœur dans cette après-midi spectacle entouré de tous ses amis. Et pour peu que le public scande son nom, les taureaux trouveront sur leur trajectoire, ce toujours jeune raseteur intrépide et tellement attachant. «Chanat! Chanat! Chanat!»

MARTINE ALIAGA
PORTRAIT DE CHARLES : LUDOVIC NIGUES
PHOTOS DE COURSE :  ARCHIVES MIDI LIBRE

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PROGRAMME SAMEDI 8 NOVEMBRE
A MARGUERITTES

charles chanat,jubile,marguerittes,courses camarguaisesA partir de 14 h, 5€, course spectacle,
avec les cavaliers de la manade Martini, la Souleïado de Margarido, les taureaux emboulés de Cuillé, Fabre-Mailhan, Vidourlenque, Grand-Salan, Saint-Pierre, La Galère, Nicollin, Martini.

Animé par les amis-raseteurs  de Charles, les écoles de raseteurs de Bouillargues, Portiragnes, etc.
Apéritif après la course.
20 h, soirée salle La Friande à Marguerittes, 20€.
Réservations : tél. 06 18 59 46 68 - 06 68 26 25 40 - 06 16 79 52 12.

26/09/2008

JUBILE CHRISTIAN GARRIDO

Samedi 27 septembre, à Sommières, 15 h

AUCUN REGRET... SAUF
3c74dd17c0f11004a5170e619bb378d0.jpgSamedi, à Sommières, quand Christian Garrido "touchera" son dernier taureau, il ne regrettera rien car il a réalisé ce qui lui tenait le plus à cœur: raseter. «Tout petit, je me glissais dans les arènes, à Sommières, pour voir les taureaux; à 13 ans, je rentrais à l’école taurine sommiéroise».
Il ne regrettera rien, car il gardera au cœur des moments magiques: «Je rasetais à l’Avenir et, invité à la course du 15 août au Grau-du-Roi, à la capelado, je défilais à côté de Chomel, Ferrand, Mézy, j’étais sur un nuage…». Il ne regrettera rien car il analyse lucidement: «Dans mes dix années au Trophée des As, je n’ai pu faire qu’une saison complète – où je me classe 7e – à cause de problèmes articulaires (J’ai eu trois opérations) et quelques blessures des taureaux. Et pourtant techniquement j’étais au niveau, je me démarquais toujours sur les "gros" taureaux et j’ai raseté tous les grands rendez-vous».
Il ne regrettera rien… ah si! «Mes cinq deuxièmes places à la Cocarde d’Or. Je ne me suis jamais mis la pression en piste sauf… tous les premiers lundis de juillet à Arles. Je savais que sur une course, j’avais toutes mes chances, que je pouvais rivaliser avec les meilleurs et la gagner. Notamment en 99, ainsi qu’en 2003 où j’étais en tête quand Arlequin me blesse».
Alors pas de Cocarde d’Or, mais de ses tête-à-tête avec les taureaux, Christian garde particulièrement, celui avec Oural (Janin), à Lunel, deux rasets «la corne dans la poche» ; et avec Banquier (Laurent, Cocarde d’Or 1999) «Cette année-là j’aurais pu gagner, j’étais dans un autre monde, je partais à un mètre du taureau…».
Les rasets courts...  sa préférence: «Mon plaisir, avant l’attribut, c’est le contact avec le taureau… et la transmission avec le public et les organisateurs».
Aujourd’hui, à 33ans, les préparations physiques poussées, les contraintes alimentaires et surtout ne plus pouvoir passer les taureaux "arrêtés" gâchent son plaisir. Alors «comme on ne peut pas être raseteur à moitié, j’arrête. Samedi ce sera la dernière». Soulagement pour les proches ! La course camarguaise perd un gaucher de talent mais le CT Lou Carmen de Sommières gagne un organisateur et peut être un éducateur si le projet d’école taurine aboutit.
Christian et les taureaux, ce n’est pas fini.
Martine ALIAGA
A SOMMIERES: ce samedi, 15 h, course avec de nombreux raseteurs, anciens et en exercice; après la course, apéritif à la salle décorée par les toiles de Nabli et les photos de Luc Pero.
CHRISTIAN ET LA COCARDE D'OR
1997, deuxième derrière Rouveyrolles
1998, deuxième derrière Bensalah
1999, deuxième derrière Bensalah
2002, deuxième derrière Allouani
2003, deuxième derrière Poujol