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22/11/2014

MANADE ALBERT CHAPELLE

Samedi 8 novembre 2014



LES 80 PRINTEMPS DE BEBERT


manade chapelle,albert chapelle,courses camarguaisesSi on n'a pas tous les jours 20 ans que dire alors des 80. C'est le cas pour le populaire manadier provençal Albert Chapelle dont samedi dernier le tout Mouriès et autres a tenu à fêter et manifester toute sa sympathie. "Je suis venu ici en tant que raseteur, ensuite en cabalero puis en tant que manadier en menant mes taureaux" dit le principal intéressé, samedi en fin d'après­-midi, quelque peu fatigué d'une journée des plus animées.
Et si une vertèbre
fissurée l'a empêché de monter à cheval, Bébert n'en a pas moins été actif et à cheval sur les principes, fidèle à sa belle légende. Celle d'un homme à qui on ne connait aucun ennemi et dont la défense de la tradition et culture taurine camarguaise, coule dans les veines comme dans celles de ses taureaux et chevaux. Pour exemple, "Le chant du gardian de Camargue" entonné à une, deux et trois reprises devant l'insistance de ses supporters pour, à chaque fois, une standing ovation. Ou encore quand, à l'issue du film retraçant sa carrière et sa vie projetées sur grand écran au Centre sociaux-culturel, le manadier devise en main expliquait la signification de ses couleurs : "Le Vert celle des pâturages, des arbres centenaires du Mas et de l'espérance. Le Jaune celle du Soleil et du Pastagas, la boisson locale. Le Bleu pour l'azur du ciel et de la Méditerranée. Enfin le Rouge comme le sang de nos taureaux et chevaux camarguais et de nous tous". Entouré de son épouse Jacqueline, ses enfants Nadine et Jean-­François, et de son petit-fils Florent, Albert a su une nouvelle fois fédérer, captiver autour de sa célèbre devise qu'il ne cesse de répéter: "La Provence a besoin du Languedoc et le Languedoc de la Provence". 

Que dieu prête encore longue vie à Bébert, un des derniers sages parmi les sages, afin qu'il puisse continuer à répandre la bonne parole. Si la bouvino a besoin de taureaux et de raseteurs, elle a aussi besoin d'hommes de valeur.

A leur tour, les collaborateurs de la chronique taurine des quotidiens La Provence et Midi Libre et l'Amicale des chroniqueurs et photographes de course camarguaise de souhaiter à Albert Chapelle un bel anniversaire.

PATRICK PONS
PHOTO MALI




18/05/2013

SAINT-MARTIN-DE-CRAU

ALBERT CHAPELLE PASSE LE RELAIS A FLORENT LUPI

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Le grand-père Albert et le petit-fils Florent

saint-martin-de-crau,manade chapelle,albert chapelle,florent lupi,vaches cocardières,gazette,courses camarguaisesLes spectateurs se sont déplacés nombreux sur les gradins, samedi 11 mai, pour témoigner leur sympathie à la manade Chapelle à l’occasion de la Royale de vaches cocardières. Avec, en fil rouge, le passage de témoin du grand-père Albert Chapelle à son petit-fils Florent Lupi, pour les 50 ans de l’élevage du Mas de Pernes.

Pour ce faire, Patrice Blanc, le monsieur capelado de la bouvine, était aux commandes. « C’est le chant d’un gardian de Camargue... », entame Régine Pascal, l’ambassadrice de la Camargue, rejointe par Albert Chapelle, trident en main, du temps que les gardians de la manade entrent en piste, suivis d’une farandole d’Arlésiennes venant déposer chacune une rose au pied d’Albert. A leur tour, les raseteurs défilent avec, accrochée à leur tee-shirt, la devise arc-en-ciel de la manade. Mais Albert ne serait pas Albert si, juste avant la sortie de la première vache, il revenait cette fois à cheval faire dresser tel Zorro son Tarnagas (17 ans) pour saluer et dire merci au public. Ensuite, d’aller se positionner au centre de la piste, où son ami le peintre camarguais Jean Marignan avait dessiné la devise rouge, bleue, jaune, verte. Et une vuelta, une.

Il ne restait plus qu’aux vaches, à leur tour, de participer aux festivités. Les valeureuses Julienne, Moustelle, Salinière, Pépita. Puis celle qui fait de nouveau la une, Gazette, la double Cocardière d’Or 2009 - 2011. Pour son ultime sortie en terre provençale, avant une retraite bien méritée, elle demeure le fleuron de la marque. Avant que la jeune Desira montre la voie à suivre, celle d’envolées spectaculaires, et qui sait, peut-être à son tour, de faire la une.

PATRICK PONS

PHOTOS HERVE BERNON

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 ▲ Gazette toujours aussi combattante

▼Salinière met en danger Jean-Louis Ricci

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15/02/2012

COCARDIERE D'OR

Dimanche 12 février 2012 au Mas de Pernes

A la santé de Gazette

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L'accueil chaleureux de la famille Chapelle

Malgré les assauts du vent et du froid, la chaleur de l’accueil bienveillant de la famille Chapelle a vite décongelé les invités appelés à fêter Gazette, pour son 2e titre de Cocardière d’Or.
gazette cocardière d'or,manade chapelle,course camarguaiseLes adhérents du Trophée des Vaches cocardières en nombre, des membres des clubs taurins fidèles à la marque, la presse taurine ont écouté avec intérêt les discours officiels ouverts par Florent Lupi. Le petit fils d’Albert a, une nouvelle fois, régalé de son élocution riche et de son talent oratoire pimenté d’humour. Toujours respectueux mais réaliste, le jeune manadier a largement remercié ses invités et développé son idée que toutes les forces vives de la bouvine doivent se réunir pour soutenir la course camarguaise. Patrick Garcia, Jacques Roumajon n’ont pas caché leur plaisir de visiter le Mas de Pernes et de trinquer à la santé de Gazette, double Cocardière d’Or. “Et pourquoi pas une troisième couronne en 2012 ?” a lancé l’ancien raseteur. “C’est elle qui décidera", répondit Albert avec sagesse, avant de régaler l’assistance d’un petit poème.

Texte et photos
Martine ALIAGA

 

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20/10/2011

SAINT MARTIN DE CRAU *PORTRAIT*

Jeudi 20 Octobre 2011

PRINCE L’HÉRITIER DU MAS DE PERNES

 Saint Martin de Crau 01 10 218.jpg

Prince explosif après Moine lors de la finale des Raseteurs à St Martin

La manade d’Albert Chapelle revient sur le devant de la scène. Rencontre avec Florent Lupi son clairvoyant petit fils.

Dans la plaine caillouteuse de la Crau, la bouvine est en émoi. Voilà que les taureaux et vaches du charismatique Albert Chapelle retrouvent le lustre d’antan. Gazette cocardière d’or (2009-2011) et Prince meilleur taureau de la finale des Raseteurs réveillent les sens des supporters de la devise et des aféciounas.
Florent atteste. «Avec le bayle Bernard Gros, mon grand-père, moi-même et les gardians dont André Clavel, on fait front uni pour réussir notre retour en course camarguaise. En 2009 j’avais parlé de réminiscence. Là cette réminiscence s’affirme». Cerès avait déjà apporté l’embellie mais Florent tempère. «Cerès nous avait mis le pied à l’étrier mais on sait très bien que l’avenir des taureaux qui frappent est aléatoire. Souhaitons que le destin de Prince soit un peu plus long et stable». Lucide, il explique. «Prince a la faculté de ne pas se laisser submerger. Au Grau du Roi dernièrement il a su trouver un bon placement, changer de terrain au bout de 4, 5 rasets tout en conservant son côté spectaculaire et obliger les hommes à venir dans son périmètre. C’est la faculté première d’un cocardier».
Interrogé sur la présence de Prince à la finale des Raseteurs, il déclare: «Beaucoup m’ont demandé pourquoi il n’était pas à l’Avenir. Etre sélectionné à l’une des trois finales est un honneur et j’ai rajouté que c’était tout à l’honneur du Trophée Taurin d’avoir étalé les talents 2011 spectaculairement parlant sur les trois courses. Il y a eu Ratis à Chateaurenard, St Rémois à Arles et sur la première finale à St Martin, Prince qui à joué magnifiquement son rôle».
De plus Albert est venu chercher le prix sous les bravos d’une foule conquise. «C’est pour lui la reconnaissance d’un long travail de sélection pas toujours récompensé concrètement. La sélection paye parfois sur le moyen ou long terme. En allant chercher ce prix, c’était tout le mérite qui lui incombait. Bien sur j’y ai participé mais ça a été pour moi une idée imminente que de lui dire d’aller chercher ce trophée lui qui a créé l’élevage. Il y est allé de façon chevaleresque avec son talent sachant communier sa joie avec le public».
Fier de son grand-père, Florent témoigne. «Sa popularité est extraordinaire. Je ne connais pas un endroit où il n’est pas interpellé, congratulé ou salué. Personne ne le connaît pas sur nos trois départements et même plus loin. Il a la maestria, la vision du taureau et sait en un seul coup d’œil ce que va faire un taureau. Peu de gens à ma connaissance l’ont. Lui, il essaye de me le transmettre. J’espère le suivre sur ce chemin».
Prince sera classé aux As, il sortira six fois en 2012. «Il ira au Grau du Roi en avril le dimanche de Pâques, à  Chateaurenard le 13 mai, à Mouriès en juin pour les 100 ans du club, à St Martin de Crau en juillet pour les melonniers, à Eyragues au mois d’août pour la finale de la corne d’or et enfin à St Rémy en septembre pour le souvenir Pierre Gon. Le mois d’octobre est libre peut-être pour une finale du style du trophée San juan. Cette année on n’a pas pu la satisfaire car nous avons donné la primeur au Trophée Taurin donc en 2012 nous essaierons de satisfaire les clubs taurins».
Un chemin qu’on espère plein de joies et de rêves avec Prince. «S’il continue et reste à son meilleur niveau tout est permis et on peut rêver. Mon grand-père a effleuré le bioù d’or en 1968 avec Aiguilleur que j’aurai bien aimé connaître mais pourquoi ne pas rêver dans les prochaines années de s’approcher de ce Graal».
Au fait l’année prochaine on va découvrir les fils de Prince qui auront trois ans. On espère que le souverain du royaume aura une filiation digne, pourquoi pas de futurs rois….

St Rémy Vaches 15 10 145.jpg

▲ Albert Chapelle accompagné de son petit-fils revient sur le devant de la scène

Texte et photos Eric AUPHAN

15/02/2011

MANADE CHAPELLE

Dimanche 13 février 2011

VISITE EN PAYS DE CRAU

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Le Mas de Pernes

 

manade chapelle,courses camarguaisesDes champs à perte de vue, une fin de matinée d’hiver agréable,  Bébert au volant et Florent aux explications pour une balade en pays de Crau. Chez Chapelle, Albert est la figure emblématique, la mémoire de la manade, le raconteur d’exploits et d’anecdotes. Dans son sillage, le jeune Florent, son petit-fils, trace sa route. Attentif, réfléchi et réaliste, le garçon s’investit et tend vers une évolution raisonnée de l’élevage. Sans pour cela minimiser son amour des bêtes et de la course camarguaise.
 Albert - Florent, côte à côte, l’expérimenté et l’apprenti, la maturité et la jeunesse, l’extraverti et le réservé... Plus le respect et - dans leur regard - l’admiration mutuelle.
Avec eux deux, la  découverte des 50 hectares et 200 bêtes du Mas de Pernes se montre plaisante, animée et explicite. « Nous les gardons toutes sur le mas l’hiver pour mieux les surveiller et plus facilement arriber. Dès le printemps, la moitié partiront  sur les 150 hectares en partie des marais à Port-Saint-Louis », commente Florent.
Des chemins au cordeau et des clos bien délimités, la propriété est soignée. Ici les taureaux d’abrivado, une des spécialités de la manade. Là les vaches et la nourride de veaux, plus loin les jeunes, en dernier les cocardiers : le retraité Cérès, les jeunes Bolivar, Calimnos, Fanfan, Grazielito, Ernestan, Suffren. Pour chacun, des explications, des précisions, et une évaluation claire des qualités et défauts.
Puis le clou de la visite : la Cocardière d’Or 2009 et meilleure Cocardière de la finale des vaches 2010, Gazette. Elle nous reçoit queue haute et tête orgueilleusement dressée, sans lâcher des yeux un instant les intrus qui viennent troubler son calme. Une petite vache pleine de peps et d’agressivité. Comme en piste.
Dans le même clos, avec quelques congénères, Prince. L’espoir de la marque. Bagarreur en pays, le N.326 se montre plus calme entouré de dames. Un beau gabarit de 8 ans dont Florent apprécie les qualités barricadières et en qui le grand-père et le petit-fils fondent bien des espoirs : « Pourvu qu’il ne se fasse pas mal...».manade chapelle,courses camarguaises Et avant de rentrer, un petit coucou aux fétiches apprivoisés, ◄le Camarguais Galinier et l’Espagnol Manolo.
Voilà, tous ont eu leur ration de foin de Crau, les conversations continueront longtemps dans les douillettes installations de la manade. Bébert chantera peut-être Le chant du gardian de Camargue ou racontera ses deux Rejon d’Or à Méjanes... Florent décortiquera  encore patiemment  les rouages de la course camarguaise pour le plus grand plaisir de leurs hôtes.

Martine ALIAGA
Photos  Luc PERO

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GAZETTE

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CERES

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NURSERIE

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DEJEUNER FAMILIAL

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ALBERT le truculent conteur...

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PRINCE l'espoir de la manade