29.07.2008
BAILLARGUES 27-07 *Avenir*
PRIAM, INCA, CHOUAN POUR LE SPECTACLE
Tout d'abord un grand bravo aux hommes pour la constance et la manière qu'ils ont mis au labeur.Ayme, Jockin, Malige, Marquier, Lafare, Th Mondy, Sabde aidés des tourneurs Labrousse, Lebrun, Patou, Rouveyrolles. Chig avait débuté fort, mais CABALLERO le stoppe dans son élan en début de course (voir article suivant).
CABALLERO de Guillierme, cinq minutes de feu, puis c'est l'accident de Chig. Le cocardier ne ressort pas ? PAPOULI de Ribaud, huit vaillantes minutes. TODARO de Blatière-Bessac, rien à signaler dans quinze minutes. INCA de Paulin-Niquet, un grand banu, très cocardier mais brillant aussi. Des Carmen. RESCATOR de A et Y Janin, irrégulier mais démontre des qualités qui peuvent s'épanouir en sortant plus souvent. PRIAM du Ternen, un jeunet qui se bat comme un grand et qui explose souvent sur ses arrivées aux planches. Teigneux, il sait aussi se faire cocardier en se plaçant idéalement. Des Carmen. ◄CHOUAN de Lafon, encore jeune mais son tempérament et ses principes sont de bonne augure. Des Carmen.
Texte et Photos Luc PERO
02:10 Publié dans TROPHEE DE L'AVENIR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Baillargues, course camarguaise, Avenir, manades, raseteurs, cocardiers
28.07.2008
LATTES 26-07 *AS*
FARNIENTE GÉNÉRAL...
Face à des raseteurs moribonds un lot de cocardiers plus ou moins disposé à en découdre, seul MARCELIN du Joncas a préservé l'honneur de la race. MOUSQUETAIRE (1) de Lautier pour huit minutes honnêtes et trois Carmen. ANGELO (2) de Rouquette, quatre minutes trente... . LANCIER (3) de Lautier, use de tous les artifices possibles pour ne pas¨qu'on lui touche la tête, jusqu'à refuser le combat. MARCELIN (4) du Joncas, une énergie débordante et sans concession dans des séries endiablées le temps des pompons. Puis il devient le patron et les hommes ne lui contestent surtout pas cette supériorité. Musique. TITOUAN(5) de Cuillé, fantasque de nature il est raseté aux attributs et totalement délaissé aux ficelles. FOSSÉEN(6) de Lagarde, barricadier mais trop peu travaillé pour s'exprimer. Musique.
03:55 Publié dans TROPHEE DES AS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lattes, As, course camarguaise, manades, taureaux, raseteurs
24.04.2008
VACHES COCARDIERES - PRESELECTIONS
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TROPHEE PHILIPPE THIERS
VACHES COCARDIERES
Courses de Présélections 2008
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23 AVRIL A CABANNES. - 14 H 30 Avec :2 vaches - Manade des Chanoines.
2 vaches – Manade Chapelle Albert.
2 vaches – Manade Ribaud.
2 vaches – Manade Allard.
1 vache – Manade des Corrèges.
1 vache – Manade Mogador.
30 AVRIL A SAINT-CHAPTES - Annulé, pluie, 14 H 30 Avec :2 vaches – Manade Leron.
2 vaches – Manade Vitou Frères.
2 vaches – Manade Chaballier.
2 vaches – Manade Rousseau.
2 vaches – Manade Aubanel.
07 MAI A MONTFRIN - 14 H 30 Avec :2 vaches – Manade Cavallini.
2 vaches – Manade Saliérenne.
2 vaches – Manade Caillan.
2 vaches - Manade Didelot.
1 vache – Manade des Alpilles.
14 MAI – BEAUVOISIN - 14 H 30 Avec :2 vaches – Manade Rouquette.
2 vaches – Manade du Ternen.
1 vache – Manade Navarro
1 vache - Manade Cougourlier
2 vaches – Manade Felix.
1 vache – Manade Lopez Daniel.
1 vache – Manade Martini.
21 MAI – BEAUVOISIN - 14 H 30 Avec :2 vaches – Manade des Baumelles.
2 vaches – Manade Saint-Pierre.
2 vaches – Manade Raynaud.
2 vaches – Manade Labourayre.
2 vaches – Manade de l’Aurore.
28 MAI – BEAUVOISIN - 14 H 30 Avec :2 vaches – Manade Ricard.
2 vaches – Manade Michel Robert.
2 vaches – Manade Lafisca.
2 vaches – Manade Alain.
2 vaches – Manade du Grand Salan.
– 4 JUIN BEAUVOISIN - 14 H 30 Avec :1 vache – Manade des Oliviers.
1 vache – Manade du Levant.
1 vache – Manade Lou Simbeu.
1 vache – Manade Coloma.
1 vache – Manade Monteils.
1 vache – Manade Occitane.
1 vache – Manade Cyr.
1 vache – Manade Lagarde Magali.
1 vache - Manade Bilhau.
1 vache - Manade Navarro.
La finale se déroulera le Mercredi 11 JUIN à CODOGNAN - 15 H.
00:30 Publié dans VACHES COCARDIERES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vaches cocardières, pré-sélections, manades, trophée P.Thiers
01.12.2007
BISTOURNAGE A CANDILLARGUES
SAMEDI 1er DECEMBRE
LE TERNEN BISTOURNE TROIS DOUBLEN
Plein soleil près de l'Etang de l'Or. A Candillargues (Hérault), les manadiers Andréo Bernard et Rogé de la manade du Ternen reçoivent les amis et les clubs taurins. L'occasion de bistourner quelques jeunes exemplaires largement teintés du sang du Joncas et de faire connaître le mas des Cabidoules coquettement installé. Une belle journée sous le signe de la convivialité et en point d'orgue la présentation par diaporama des cocardiers (très bonne idée) tels Figaret ou Priam qui font honneur à une devise qui affiche 25 ans d'âge.
M. A.


17:55 Publié dans ACTU-BOUVINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manades, Le Ternen, Candillargues, coursescamarguaises
09.11.2007
MANADE GUILLIERME
Samedi 3 novembre, à Baillargues
HUBERT ADOUBE PAR LE CLAN ESPELLY
« Fils ton tour est venu…». Par ces mots, Christian Espelly, en charge de la manade Guillierme, transmet les responsabilités de l’historique élevage à Hubert, 18 ans. « Votre frère est fou d’endosser cette folle passion qui nous brûle tous ici, poursuit-il pour ses deux autres enfants, puis pour Hubert, depuis 87 ans, les anciens ont partagé souffrance et bonheur… à toi maintenant les soucis et les plaisirs ». Dans la salle, les invités ont la "larmette" à l’œil ; sur l’estrade, le mince jeune homme essuie ses yeux mais prend la parole d’une voix assurée : « C’est une grande chance et une lourde responsabilité mais c’est un rêve fabuleux de continuer ce que Mademoiselle Guillierme, Jacques, (NDLR : le grand-père), Armand (le grand-oncle) et Christian
ont construit. Je m’efforcerai de suivre le chemin tracé, d’être loyal et droit ». Tout est dit. Malgré son jeune âge, Hubert a choisi sa voie en toute connaissance de cause et s’il n’est pas encore un homme fait, sous les traits juvéniles un vrai caractère se dessine. De la timidité encore, mais déjà l’intelligence à choisir ses mots, à ne point trop en dire, à écouter beaucoup.Il reçoit l’héritage d’une famille qui a vécu pleinement mais durement son amour des taureaux. Rentrée gardianou à la
manade Grand-Guillierme fondée en 1920, Jacques est le premier Espelly au service de Fanfonne (1938), il est rejoint par Armand (1944). Et dans ces années-là, guerre, après-guerre – le métier de gardian est pour le moins rude. Il fallait avoir un amour démesuré et le cuir bien tanné au temps des troupeaux gardés à bâton planté, isolé de tout et privé du peu de confort que conférait l’époque. Si le métier a bien changé, la récompense reste toujours la même : les taureaux qui portent haut la devise azur et or. Chin Cheï, Galapian, Segren, Estepous, Tegel, Raouba Vesso, aujourd’hui Lou Pounchu, Quilhous… De tout ce travail, de tous ces cocardiers, Hubert est le dépositaire.
des arènes, la municipalité de Baillargues et le CT Le Sanglier, après une course des taureaux de Guillierme aux arènes, avaient réuni, samedi dernier les clubs taurins, la FFCC, les amis, les proches pour une fête amicale à l’Espace Vigneron. Jean-Luc Meissonnier, maire de Baillargues, exprimait « l’honneur d’être le témoin d’une transmission de responsabilité entre un père et son fils ». Henri Itier, président de la FFCC, souhaitait « une bonne retraite à Christian et bon vent à Hubert. A 18 ans, c’est important qu’un jeune s’investisse. Il faut du courage… Bravo ! » Quant à Bernard Calatayud, président
du club taurin, il soulignait : « Une page de la manade Guillierme se tourne mais l’histoire entre cet élevage et le club taurin continue, elle a commencé avec Papotin, Claudius, Lambada ou Raouba Vesso, aujourd’hui c’était la despedida de L’Enclume, en 2008 la jeune génération sera encore à Baillargues ».Martine ALIAGA
07:05 Publié dans MANADES/TAUREAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Guillierme, Espelly, manades, coursescamarguaises, taureaux, raseteurs
05.11.2007
EYRAGUES : 25 ANS DE LA MANADE CAILLAN
Samedi 3 novembre
UN COYOTE RUSE COMME UN RENARD
Entrée : trois quart d'arène. Organisateur : CT La Bourgine. Présidence : P. Pancin. Raseteurs droitiers : Bournel, Biscarrat, Deville, Gleize, Roux. Gauchers : Deslys, Martin Cocher, Thierry. Tourneurs: Cuallado, Martinez, Jorquéra.
25 ans que la manade Caillan existe. Un quart de siècle et beaucoup de labeur et de sacrifices pour arriver à la composition de cette royale. Au micro Pierre Pancin ému relate le parcours de Francis Fassi (et François son fils). En 1982 les vaches de Pinedon reçoivent l’apport du sang Lapeyre puis Joncas et enfin Lagarde. Les premiers résultats sont probants pour la devise orange et marron (c’était la couleur de la voiture de Francis) avec Avise, Vidalet, Baladin, Pernois et surtout Toubab. Revenue d’Uzès au Moulin St Vincent à Maillane, la manade est abattue pour cause de suspicion de tuberculose. Francis est loin d’être abattu et la chance lui sourit rapidement avec un lot de taureaux et vaches d’origine Guillerme qui donne immédiatement des résultats. On croise les doigts pour cette jeune manade qui peut enfin se projeter vers l’avenir.
A la capelado huit raseteurs. Trois jouent le jeu. Martin-Cocher, Biscarrat et Bournel tandis que les autres sont soit intermittents, soit aux abonnés absents et c’est bien dommage car mis à part le premier taureau, tous méritaient un travail soutenu qui ne viendra pas. Irrégulier, BIMBO semble avoir un penchant à gauche mais il n’est pas dans un bon jour. Il refuse trop de sollicitations et de ce fait conserve une ficelle en silence. L’affaire s’avère beaucoup plus compliquée avec COYOTE (2 Carmen) qui trouve immédiatement les angles. Rapide, il enferme Biscarrat ce qui a le don d’intimider les hommes. Placé au toril, il contrôle et se déplace à bon escient. Bournel arrive juste puis doit rompre le raset. Une action sur Martin Cocher et on est déjà à la dernière minute d’une domination totale mais Bournel insiste et coupe la cocarde fortement primée tandis que Biscarrat essuie une dernière action aux planches. Il n’a pas trouvé d’adversaire à sa taille. Pas difficile à la tête, FANFAN (4 Carmen) redonne confiance aux blancs. Vaillant au possible des deux côtés il brille sur les séries avec parfois des conclusions intéressantes. Agréable et tonique il concède sa seconde ficelle sur la sonnerie au terme d’un joli combat. Surpris et vite délesté de ses pompons, SABATOUN (6 Carmen) est très coopératif. Aux ficelles un meilleur placement et des finitions tête au dessus des barrières en font un client respecté. Il s’engage à plusieurs reprises aux planches après Martin Cocher, Biscarrat et Thierry ses principaux adversaires mais c’est Deville opportuniste qui cueille la seconde ficelle sur la sonnerie. Aujourd’hui, GUINGUE (3 Carmen) est moins tonique qu’à Châteaurenard. Il faut dire que d’entrée les raseteurs ne lui font pas trop de cadeaux. Pourtant on le sent capable de l’exploit comme quand il percute Roux. Il assure plusieurs séries de rasets avec brio et se dégage bien (trop bien peut être). Il lui manque la pression et de ce fait il conserve ses deux ficelles. On sent ESTRELLOUN (2 Carmen) décidé. Il a du pétard, lui qui l’an dernier n’avait pu briller à cause d’une blessure à sa sortie du toril. Seulement voilà les hommes ont déjà fini leur course et ne lui feront réaliser que le minimum. Trois actions sur Roux, Biscarrat et Gleize alors qu’on pouvait finir en feu d’artifice. Le cocardier attend souvent, saute seul alors Bournel coupe la cocarde dans le dernier tiers, Martin cocher lève un gland, Biscarrat s’offre courageusement la cocarde à deux minutes du terme et Martin Cocher s’y recolle pour l’autre gland. Voilà c’est tout, on sent que la saison a été longue pour les raseteurs. Le président annonce Carmen pour la prestation du bétail pour la plus grande joie des nombreux supporters de la manade. Pierre associe dans cet élan festif les raseteurs, mais le méritaient-ils ?
Texte et Photos Eric AUPHAN
11:15 Publié dans AUTRES COURSES HORS TROPHEE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Eyragues, Caillan, courses camarguaises, manades, taureaux, raseteurs
24.06.2007
Manade Saint-Gabriel
Après l'abattage de la manade pour cause de tuberculose, Louis Nicollin parle d'avenir
SAINT-GABRIEL N'EST PAS MORT !
Sur son bureau trône le Bioù d'Or de Virat. Au mur, les garrots portés par son taureau préféré lors des finales du Trophée des As. Louis Nicollin est affecté par l'abattage de la manade Saint-Gabriel mais le battant qu'il est s'enthousiasme toujours pour l'avenir. Si dans ses silences l'émotion est palpable, ses meilleurs mots parlent au futur. Conversation avec ce manadier atypique pour quelques coups de barrière ciblés. Un homme à qui "on ne la fait pas" et dont la perspicacité et l'instinct sont toujours en éveil.
Jusqu’au bout vous vous êtes battu pour sauver de l’abattage la manade Saint-Gabriel touchée par la tuberculose, comment avez-vous vécu cette période?
De les avoir vus partir, ça m'a rendu triste (…). Je pense à ceux qui s’occupent tous les jours des taureaux – comme Luc Lopez (mon gardian) qui est là depuis la création de la manade. C’est terrible. Je souhaite de tout mon cœur que ça n’arrive pas aux vrais manadiers, à ceux qui ne vivent que de ça, C’est terrible… Mais puisqu’on ne peut pas discuter, on ne discute pas…
Vous aviez proposé de servir de laboratoire (manade test) de lutte contre la tuberculose. Cela a été refusé. Que s’est-il passé?
Les services vétérinaires, c’est l’Etat, on ne peut pas discuter. On a essayé de sauver la manade. On a eu affaire à des comiques, à des gens qui nous ont promis qu’ils nous sauveraient. Sauf le président de la Fédération française. Henri Itier, c’est le seul qui s’est battu comme une bête! Derrière ça suit pas! Le reste, c’est tous des clowns. Je parle des gens qui t’encouragent, qui te disent ceci, cela. C’est du pipeau. Il y a des gens dans la bouvine qui se prennent au sérieux alors qu’ils ne sont rien! Mais c’est pas grave! La seule chose qui est grave c’est que s’ils nous ont fait tuer, nous… peut-être qu’un jour il n’y aura plus de taureaux camargue. C’est là qu’ils n’ont pas compris.
Avez-vous été surpris par le pourcentage de bêtes atteintes par la tuberculose (plus de 10%)?
Oui, mais je ne suis pas vétérinaire. Saint-Gabriel a été bloqué une seule fois, en 2000, depuis en faisant tuer 60 ou 70 vaches par an, on n’avait jamais eu de problème. Jusqu’à octobre 2006. C’est surprenant!
Les terres doivent-elles être traitées? Pendant combien de temps?
Il faut respecter un vide sanitaire de trois mois. A Saint-Gabriel même, on n’a plus de taureaux depuis plusieurs mois, ils étaient à La Palus. Ils y sont restés jusqu’au bout, début juin.
Quels taureaux resteront dans votre souvenir?
On n’avait pas mis trop de temps à se faire depuis le démarrage en 1987. Il y a eu Intrépide (Bioù de l’Avenir en 2000), Palun, Gigi, Duché (le fameux Ronaldo), qui nous a lancés, Balzac… et les jeunes qui promettaient El Dorado, Enzo, etc. Et il ne faut pas oublier Frégate, la Cocardière d’Or 2006!![]()
Quel avenir pour l’élevage Saint-Gabriel?
L’avenir? On va acheter des taureaux, on va continuer. J’ai vécu sans taureaux une partie de ma vie, mais j’aime bien ces bêtes… et j’aime aussi les chevaux tout blancs. Il y aura toujours des taureaux à Saint-Gabriel. J’ai une autre manade. On peut faire une transfusion. J’ai promis à M.Lafont que je ne vendrais jamais rien de cette manade. Et elle est restée comme elle est depuis. Mais Nicollin-Saint-Gabriel, c’est le même patron, alors au moins on sauvera des bêtes de l’abattoir. Et puis dans les autres manadiers, il y a toujours des amis, heureusement! Y a en qui vont me vendre des bêtes. Des vaches. Dans le style et le caractère de Saint-Gabriel (NDLR: origines Laurent, Rouquette, Cuillé). Le dernier qui possède ce sang-là (Baroncelli), c’est Cuillé. Alors!
La Royale de Nicollin avec Virat sort dimanche à Sommières, serez-vous dans les gradins?
Ça me fait énormément plaisir. Virat, il est pas encore tocard. Peut-être je serai à Sommières, mais surtout j’irai à Beaucaire, pour la Palme d’Or. J’aime Beaucaire. Et puis Virat, c’est sa piste. En plus il sort le même jour que Mathis, ça va être une belle course. Virat, il peut encore créer la surprise…. mais dans trois ou quatre ans, c’est peut-être pour Saint-Gabriel que j’irai chercher un autre Bioù d’Or.
Propos recueillis par Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
NOTE : Louis Nicollin est propriétaire de deux manades : la manade "historique" Lafont qu'il a achetée en 1997 et la manade qu'il a créée Saint-Gabriel en 1987.
EN APARTE
- Au sujet du Trident d'Or.
Louis Nicollin à Joffrey Barbeyrac: "Quand va-t on gagner la Gambardella avec Nicollin?". Je me souviens qu'une fois on était allé jusqu'en finale face à Guillierme. On s'était fait un peu "enfler" mais bah c'était l'anniversaire de Guillierme.
Et cette année ?
Joffrey : "On a passé le premier tour avec 191 points. On tombe contre Les Baumelles, le 21juillet à Cabannes".
- Au sujet de l'achat de taureaux "prêts à courir".
L. N. : "On va surtout acheter des vaches. Les cocardiers ? Un qui m'intéresserait n'est pas à vendre, c'est Mathis (rires). Mais celui qui me plaît le plus, même maintenant c'est Camarina. Le jour où il est sorti au Grau-du-Roi, en 2004, (en même temps que Virat), il m'a fait b....."
- Au sujet des travaux au Mas d'Anglas (arènes et salle)
L. N. : "Ce sont les gardians (en particulier, J.-P. Durrieu) qui m'ont fait construire ces arènes. Ah ils sont exigeants ! C'est pour entraîner le Real de Madrid (les futures vedettes de Nicollin). Ce sera inauguré certainement en fin de saison".
- Au sujet de son titre de manadier
L. N. : "Les gens disent que je n'ai pas les taureaux depuis longtemps. Que j'y connais rien. Mais ils se trompent ! J'ai commencé à avoir des bêtes à Lyon, et aussi, à Maurin. Avec Jacques Bonnier. Mais tout ça ne me rajeunit pas".
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28.05.2007
TUBERCULOSE : ASSAINISSEMENT A LA MANADE CLAUZEL
LA PASSION SELON SAINT-ANTOINE
Alexandre et Jean Pierre CLAUZEL
Leur chemin de croix, les propriétaires de la manade Saint-Antoine l'ont choisi en toute connaissance de cause. Fin 2005, une bête tuberculeuse à l'abattoir, le verdict de la DSV est sans appel, la manade est bloquée. Deux solutions : abattage du cheptel ou assainissement.
D'une même voix, Alain Albaric, Jean-Pierre Clauzel, son fils Alexandre et sa fille Florence choisissent l'assainissement: "Assainir pour recommencer".
Alexandre, passionné écorché vif, et Jean-Pierre, passionné pondéré, racontent : "Nous avons eu un premier cas de tuberculose, fin 1999 et nous n'avons pu travailler jusqu'à mai 2000, puis un deuxième, fin 2005 (un quatrain détecté à l'abattoir). Hormis ces deux cas, nous étions clean en faisant tuer 45 à 50 bêtes par an, sans vente à d'autres manades".
Du 5 novembre 2005 au 9 mars 2007, c'est traversée du désert. Toujours en bonne entente avec les services vétérinaires et "contre toute raison logique si ce n'est la fe et la vraie valeur du travail de manadier qui est de faire naître, d'élever, de façonner et de dessiner une carrière à un taureau pour la course camarguaise", explique Alexandre. Et du jour au lendemain, tout s'est arrêté : "On dirait que c'est toi qui as la tube". Jean-Pierre Clauzel expose : "Je savais qu'à partir de là, on n'aurait plus aucune rentrée financière. En plus, les bêtes étaient bloquées sur leurs pâturages, les unes à Saint-Antoine, les autres aux Grandes Cabanes. Donc plus de rotation sur les pâtures, plus de possibilité de faire du fourrage. Tout en perpétuant la sélection et veillant au bon état des taureaux, bien sûr !". Alexandre renchérit : "Le pire c'est qu'on n'a plus eu de coup de téléphone, plus de visites. On s'est retrouvé seuls, sans recettes, sans travail, sans aide. A part deux ou trois clubs taurins, plus personne. Heureusement que nous avons la chance d'avoir des amateurs fidèles". Plus la longue litanie des prophylaxies. En un an et demi, la totalité du cheptel (plus de deux cents bêtes) a subi six contrôles (Interferon et tuberculinisation). Soit douze passages au couloir de contention, à la recherche de toute bête atteinte et de tout porteur sain. Et l'abattage systématique de tous cas litigieux.
Les Clauzel sont persuadés du bien fondé de l'assainissement et espèrent dans les nouvelles dispositions qui vont être
signées (voir en note) : "L'assainissement est possible ! Le problème est que, pour l'instant, seule l'indemnisation en cas d'abattage total prend en compte la vraie valeur des bêtes (NDLR : Lignées, carrière des cocardiers, ancienneté de la manade…). Financièrement, ce que nous avons choisi est un sacrifice total, économiquement c'est catastrophique".
La manade Saint-Antoine, depuis le début de saison, a le droit de faire à nouveau courir ses cocardiers. Mais tout n'est pas rose pour autant, selon Alexandre : "Les cocardiers n'ont pas couru depuis un an et demi. Il faut tout reprendre à la base. Les contrats ne suivent pas je n'ai pas beaucoup de sorties prévues. Pourtant il faut que je voie comment les taureaux se comportent. Certains ont évolué physiquement mais ont perdu leur expérience. C'est difficile ! ". Mais ce qu'il défend avec force: "Ce qui sort, c'est du Saint-Antoine, ces taureaux ont une identité, une race. C'est l'histoire d'une passion avec mes bêtes, c'est la noblesse du métier de manadier". Et le père d'ajouter : "One ne regrette rien. Au moins on aura essayé. Rien n'est gagné définitivement. Ce qu'on a accompli, ça ne s'explique pas, on le ressent sentimentalement".
Dans le sang des Clauzel coule toute la rudesse des Camarguais, la passion pour leurs cocardiers, le respect du travail de manadier. Hier, Gazay, Beccaro, aujourd'hui Matute, Tommy, Colvert, Gaspard, Vivario… les cocardiers à la devise vert et gris sont entre les bonnes mains… de saint Antoine.
Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
Note : Les associations de manadiers, les services vétérinaires, la FFCC ont travaillé sur un protocole d'accord qui devrait être prochainement validé. Ce protocole porte sur une indemnisation revalorisée pour les bêtes abattues dans le cadre de l'assainissement ; un délai de blocage diminué et possibilité de sortir en course complète après un premier passage négatif de l'ensemble du cheptel au test de dépistage. En revanche, si lamanade est touchée à plus de 10 % du troupeau, il n'y a qu'une seule règle : l'abattage.
Manade Saint-Antoine : Les Saintes-Maries-de-la-Mer, tél. 04 90 97 50 14
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23.03.2007
La tuberculose bovine fléau de l'élevage camarguais
Depuis toujours la tuberculose fait partie de la vie et de la mort du cheptel des taureaux camarguais. Si, en ces temps anciens, elle ne gênait pas grand monde, au fil des années les normes sanitaires ont changé et les pouvoirs publics se sont penchés sur la question. Depuis une quarantaine d'année, les manadiers ont été alertés pour éradiquer la maladie. La tuberculose a été enrayée dans les autres élevages bovins français. Les troupeaux camarguais bénéficient d'une dérogation de la part des services vétérinaires mais l'assainissement est de rigueur. Les manades trop infectées (plus de 10% de bêtes malades) sont obligatoirement et totalement tuées ce qui a conduit à faire disparaître certains grands élevages prestigieux. Les associations des éleveurs maintiennent le dialogue tant que faire ce peut avec les services vétérinaires pour gérer au mieux les cas difficiles. La Fédération française de la course camarguaise de son côté reste à l'écoute de tous et apporte sa contribution. Certains pensent que cela ne suffit pas et ont créé dernièment, un comité de soutien.
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Mercredi après-midi (21 mars 2007), les services vétérinaires et les éleveurs se sont rencontrés à Nîmes. Toujours en cause: l’éradication de la tuberculose.
C’était une réunion attendue avec inquiétude par les manadiers et toutes les parties prenantes de la course camarguaise. Pour preuve: certains s’étaient déplacés, à pied ou à cheval, pour marquer leur soutien à leur chère race de taureaux Camargue. Jean-Louis Blanc, directeur de la DSV du Gard, et M. Cadorel, chef du service régional des affaires vétérinaires recevaient donc les manadiers et leurs associations, en présence des services vétérinaires, des groupements de défense sanitaire des trois départements taurins. Henri Itier, représentait la FFCC. Le comité de soutien a été invité à suivre les débats à l’intérieur de la Chambre d’Agriculture.
De cette réunion de travail, sont ressortis trois points essentiels communiqués par les Associations de manadiers de l’AETCC et de la Raço di bioù. Les deux premiers vont dans le sens des souhaits de la profession.
- L’assainissement sera favorisé par une revalorisation des conditions d’indemnisation des animaux abattus.
- Un raccourcissement du délai de blocage d’une manade infectée est envisagé sur la base d’un protocole approuvé par la profession avec la possibilité de sortir en course complète après le premier passage négatif de l’ensemble du cheptel au test de dépistage.
En revanche, si l’arrêté ministériel autorisant l’assainissement pour les manades touchées à moins de 10% de leur cheptel est confirmé, pour celle davantage infectées, l’abattage total est toujours obligatoire. Déception!
Le dialogue se poursuivra entre l’administration et les professionnels pour finaliser le protocole. Une meilleure indemnisation et une possibilité de sortie pour les manadiers en assainissement sont effectivement des avancées encourageantes, reste que c’est un crève-cœur que de voir disparaître des pans entiers de l’héritage génétique transmis par des générations de manadiers. Le prix à payer pour l’éradication est très... très lourd.
Martine ALIAGA
Photo Luc PERO
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