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30/03/2018

TROPHEE TAURIN MIDI LIBRE - LA PROVENCE - FFCC

Vendredi 30 mars 2018

Le point sur le début de saison

Encore quelques réglages et la compétition débutera le dimanche 22 avril

ffcc,trophée taurin,midi libre,la provence,course camarguaiseLa course camarguaise est une grosse machine dont toutes les pièces doivent être bien en place pour que son fonctionnement soit harmonieux. Ainsi toute modification des règlements et du fonctionnement doit être comprise et intégrée par toutes les parties prenantes puis au final votée soit en comité directeur fédéral, soit pour certaines en assemblée générale. D’où quelques retards à l’allumage, cette année. Pour une compétition qui démarrera le 22 avril.

Ce qui est sûr

La FFCC, Midi Libre et La Provence ont opté pour une redistribution des rôles. Si les quotidiens et la Commission du Trophée Taurin sont toujours chargés du classement des cocardiers pour les courses aux As, du choix des taureaux, des lieux des finales et de l’élection du Biòu d’Or, la FFCC gérera les règlements sportifs et les classements des raseteurs.

Gérald Rado est missionné pour s’occuper des grilles des courses et des classements via les feuilles des délégués (en lien avec les chroniqueurs).

Pour la compétition, est d’ores et déjà acquis que les trois grilles (As, Honneur, Avenir) restent en vigueur, que les points des ficelles compteront pour 3 points, qu’il n’y a plus de coefficient attribué aux pistes (sauf course unique As, 0,5) et que les points sont toujours comptés sur les 6 premiers taureaux (ou vaches) de la course. Côté raseteurs groupe 2, ils marquent des points dimanche et fériés aux As ; samedi, dimanche et fériés en course Honneur. Les taureaux de 7 ans et moins peuvent courir 12 minutes en 6e position.

Les courses du Trophée des Vaches cocardières intègrent les grilles Honneur ou Avenir (selon les raseteurs invités).

En cours de finalisation

Une commission Compétitions et trophées est en cours de mise en place (membres FFCC et Trophée) pour suivre les courses. La demande de répartir les pistes en 4 catégories est votée en comité directeur mais pas active pour cette saison, du coup le nombre de raseteurs et tourneurs par piste reste sur la base 2017 (avec 3 catégories de piste). Un certain nombre de courses de très bonne qualité seront choisies pour lesquelles les raseteurs marqueront des points bonus : combien de points, sur quelles courses, avec quel jury... Tout ceci est encore en discussion.

Discuter, convaincre, remporter l’adhésion de tous pour avancer... ça prend du temps mais petit à petit les choses se mettent en place.

MARTINE ALIAGA

D’ici le 22 avril, nous reviendrons plus en détail sur les différentes cotations et règlements.

15/04/2016

65e TROPHEE TAURIN

Vendredi 15 avril 2016

 
Les débats se poursuivent

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Quatre nouveaux membres entrent à la commission
(1er rang, entourant Julie Zaoui, Yves Granier,
Frédéric Clarey, Thibaud Servière, Nicolas Noguera)
 
L’ADN du Trophée Taurin, c’est la compétition, Le Biòu d’Or, l’accompagnement et la valorisation de la course camarguaise par sa médiatisation dans les quotidiens Midi Libre et La Provence. Depuis 65 ans. Un long temps d’expérience acquise et d’exemples à suivre… ou pas.
Et les questions élémentaires d’être toujours au cœur des débats: raseter c’est lever des attributs, comment classer les hommes si ce n’est par des points engrangés sur les cornes des cocardiers? Comment protéger les taureaux face à des raseteurs toujours plus entraînés et physiquement au top? Comment récompenser aussi le raseteur qui étale son courage, son style, qui mène une course, qui se transcende et plaît au public…?
En cette année 2016, le dialogue reste ouvert entre toutes les parties prenantes de la course camarguaise et les membres de la commission du Trophée Taurin, réunis dernièrement, ont remis l’ouvrage sur le métier.
Ils ont aussi adoubé quatre nouveaux membres choisis pour leurs compétences en course camarguaise. Le Fourquésien et Arlésien Frédéric Clarey, le Marsillarguais et Aimarguois Thibaud Servière, le Lansarguois Nicolas Noguera et le Gallarguois Yves Granier. Quatre recrues de choix qui apporteront leur expérience et leurs idées. Du sang neuf pour avancer encore.
Concrètement, les discussions se poursuivent avec les manadiers, raseteurs, organisateurs, FFCC et Trophée Taurin pour arriver à un consensus valable pour toutes les parties.
 
MARTINE ALIAGA

 

22/04/2010

PAYS DE COCARDE (2)

SUPUNE.jpgAUJOURD'HUI AVEC LE MIDI LIBRE
LISEZ PAYS DE COCARDE
UN SUPPLEMENT DE 16 PAGES
CONSACRÉ A LA COURSE CAMARGUAISE

Réalisé en partenariat avec la Région Languedoc-Roussillon ce magazine offre un large tour d'horizon de la planète bouvine. Art, sport, spectacle et tradition, tous les aspects y sont abordés.
Quelques clins d'oeil, des rendez-vous, des adresses, des coups de coeur... Des explications pour les néophytes, des escapades en manades, etc.
La fe di biou dans toutes ses couleurs.
Certifié réalisé avec passion
...

 

 

02/03/2007

Hubert et Christian Espelly, Guillierme de coeur

Dimanche 4 mars, Aimargues rend hommage à la célèbre manadière Fanfonne Guillierme. Après Jacques et Armand Espelly, l’élevage Guillierme est mené par Christian en attendant peut-être Hubert.
 
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«Je ne me serai peut-être pas autant impliqué dans la manade Guillierme si Hubert, mon fils, n’avait pas, dès son plus jeune âge, été intéressé par les taureaux», constate Christian Espelly, actuel propriétaire de la manade "Azur et or" après son père Jacques et son oncle Armand. De gardians à manadiers, le nom des Espelly est toujours le garant du fer Guillierme, conservant les qualités propres à la race. Flash back.
 
En 1938, Jacques intègre l’élevage, rejoint dès 1944 par son frère Armand et succède en 1949 au gardian René Chabaud. Les deux frères n’ont pas été "que" des gardians. Christian s’en souvient: «Fanfonne était plus que la patronne, elle nous considérait comme sa famille, nous avions avec elle des relations privilégiées». Très vite, Jacques prend sa part de responsabilité dans l’élevage surtout après 1956 où Guillierme se sépare de Grand. Alors la manade s’installe seule sur les terres des grandes cabanes du Vaccarès, de Signoret et du Cailar.

Les cocardiers les plus connus de l’époque ont pour nom Pimpan puis Galapian, qui conquiert le Bioù d’Or en 1968. Les années 70-80 vont être prolifiques avec Fangous, Tegel, Estepous, Desgressaïre, Vidourle, Lou Maï, etc. et déboucher sur l’apothéose de l’année 1983 où Segren, au palmarès déjà prodigieux, offre, à 12ans, son 2e Bioù d’Or à la manadière Fanfonne Guillierme. Après Segren, tué en 1984 par un de ses congénères, la notoriété de l’élevage est installée et de nombreux jeunes cocardiers perpétuent la marque: notamment Bezoucier (1987), Camisard, Lou Goï, Espigau… Plus près de nous L’Enclume, Candelo, Raouba Vesse, L’Oulivastre entretiennent la flamme.
 
medium_GUILLIERME_A_003.2.JPGChristian valorise par la sélection le côté «spectaculaire, un peu fou fou de la marque» et se base toujours sur les qualités des mères: «Je garde les plus exubérantes, les plus folles, celles qui ont le plus de sang… une branche Granon, une branche Baroncelli». Les Guillierme montrent de la vaillance mais parfois trop de facilité. "Petit à petit, ils apprennent à se battre. Mais c’est plus difficile au niveau des As, on peut dire que le dernier "gros client" a été Claudius (1990-95)" . Aujourd’hui, les fleurons de l’élevage portent toujours des noms aussi évocateurs, poétiques et certains affichent en plus la difficulté qui en font des combattants craints. Si Oufanous, par exemple, garde l’impétuosité emblématique des Guillierme, d’autres comme Lou Pounchu, MariPeù, Donovan, Aurochs… font planer le danger et réfléchir les hommes. Bons petits soldats pour la campagne 2007.
 
Quant à Hubert, à 18 ans cette année, il poursuit ses études avec, depuis longtemps, l’envie de devenir vétérinaire et, parallèlement, poursuivre à la manade le travail de ses... grand-père, grand-oncle, père. Hubert, bientôt le quatrième Espelly au cœur de l’élevage Guillierme?
 
Photos: Luc PERO