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02/10/2016

BIOU D'OR

Lundi 3 octobre 2016

Tristesse : Camarina s'est éteint

Alors que dimanche 2 octobre (article ci-dessous), on se réjouissait dans ces pages de la belle retraite des anciens Biou d'Or, l'un d'eux avaient décidé de tirer sa révérence. En effet, lundi, la manade Chauvet annonçait avec tristesse,  la mort de Camarina. La vie terrestre de l'immense barricadier Biou d'Or 2005, 2007, 2008 s'est donc arrêtée mais son nom restera à jamais dans le coeur des afeciouna et dans l'histoire de la course camarguaise. 

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Dimanche 2 octobre 2016Biòu d’Or : en attendant l’élu 2016, des nouvelles des anciens


Camarina : “Ça va bien, merci !”

camarina2016PHLS.jpg

Sur ses terres de la manade Chauvet,
Camarina coule des jours paisibles


Ah si nos Biòu d’Or pouvaient parler, que ne raconteraient-ils pas ! Les jours glorieux, les combats de l’arène, les blessures parfois, la vie au pré et le si invisible et précieux lien tissé au fil des jours avec leur manadier et bayle. Une vie simple et tranquille qui perdure bien après les flonflons des fêtes.
Avant de connaître le nom du Biòu d’Or 2016 qui sera élu aujourd’hui au Grau-du-Roi, les anciens, par la voix de leurs propriétaires, ont donné de leurs - bonnes - nouvelles.
En commençant par Camarina de la manade Chauvet (couronné en 2005, 2007 et 2008) qui, du haut de ses 22 ans, savoure une belle et longue retraite. « Il est en compagnie d’un simbeu et quelques vaches, raconte Olivier Serme, il va bien et vieillit doucement. Bien sûr, on le surveille de près et on le bichonne tant qu’on peut ».
Mathis de Lautier, sacré en 2006, « est en pleine forme. A 18 ans, il n’a aucun problème, il est toujours avec les cocardiers - comme Valmont et Co Blanco (17 ans chacun) d’ailleurs - et sait se faire respecter des jeunes. S’il pouvait leur expliquer comment on devient Biòu d’Or... plaisante Frédéric Lautier. Mais quand il donnera des signes de faiblesse, on lui fera un clos à part avec des vaches pour qu’il finisse tranquille ».
Sur les terres de la manade Fabre-Mailhan, Pasteur poursuit la vie paisible des cocardiers de Camargue. A 15 ans, le Biòu d’Or 2009 « vit avec quelques congénères dans un clos au calme, explique Claire Mailhan. Bien sûr, on veille sur lui et on le soigne, il va très bien » Et Jacques Mailhan de sourire : « Dernièrement nous sommes allés le voir avec Joachim Cadenas... Il voulait le trier pour le raseter ! » .
Quant au tout jeune retraité Garlan des Baumelles (Biòu d’Or 2014, 2012, 2011), «Il rajeunirait presque, se réjouit Joël Linsolas. Le jour de l’inauguration de sa statue aux Saintes-Maries (en juillet 2016), il est entré en piste comme une cocotte-minute, prêt à exploser, en attendant le combat. A la manade, il est avec son clan de taureaux qui ont un peu d’âge, Rodin, Maï... Ils sont tranquilles, il ne faut pas trop changer leurs habitudes pour qu’ils aillent bien ».
Quatre retraités et deux en exercice (Ratis de Raynaud élu en 2013, et Mignon de Cuillé, en 2015), nos Biòu d’Or, soignés, encensés et chéris, coulent de beaux jours au sein des élevages. Leurs histoires entretiennent la flamme de la passion autour de la course camarguaise.
A midi, aujourd’hui, une nouvelle ligne s’écrira sur la liste des Seigneurs de Camargue.


MARTINE ALIAGA


Virat de la manade Nicollin sacré en 2002 et 2004 s’est éteint de vieillesse à 21 ans, début septembre 2016.
Guépard de Cuillé (Biòu d’Or 2010) est parti en guerrier, en 2014, après s’être battu à mort avec un congénère.

27/07/2012

BEAUCAIRE *AS* 3e journée de la Palme d'Or

 Jeudi 26 juillet 2012

 La course aux 3 Biou d'Or a été intense

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▲ Julien Ouffe en tête de la Palme avec Garlan

 beaucaire,3e journée de la palme d'or,ouffe,poujol,garlan,pasteur,guépard,courses camarguaisesLa compétition entre les hommes, la valeur des taureaux a tenu en haleine le nombreux public remplissant les arènes Paul-Laurent. Les trois Biou d'Or, en 2e partie, ont fait honneur à leur titre chacun dans son style. Les trois premiers ont parfois subi la pression des raseteurs mais se sont bien battus. Les blancs ont donné l'ampleur et l'intensité nécessaire à une course de ce niveau. Julien Ouffe se place en tête de la Palme avant la finale de lundi, Poujol à deux points, ça promet ! Reste qu'Outarka, Rey, Villard apportent leur pierre à l'édifice, Sanchis, Errik, Gleize, Four avant sa blessure (sort à l'entracte), Gros et Allam jouent le jeu.

Géricault (Chauvet) catapulte d'entrée Violet et prend une rafale de rasets pour 1 minute 20 les pompons et un "cabrage" sur Villard. Aux ficelles, il a le temps de se positionner et d'affiner sa sélection. Outarka en danger dans le berceau des cornes qui le cherchent, une action d'envergure sur Gros. La 2e ficelle ouverte déclenche une bataille intense où Géricault se bat comme un diable. Ouffe arrête le chrono à la 11e. 3 Carmen et retour.

Périclès (Nicollin). Lui dont les raseteurs se méfient habituellement car il "envoie" grave, se prend une tempête dans laquelle tête baissée il essaie de cibler une proie. Mais peine perdue, il ne sait plus où donner des cornes. Passe le mourre quelquefois (Poujol), mais se laisse saouler devant tant de blanc. Villard allonge pour une belle explosion aux planches. Sur la fin, harcelé, le taureau abdique et ne charge plus. Outarka pour l'unique ficelle. 12 minutes, 2 Carmen et retour.

Papagaï de Lagarde.- 1 minute 45 pour les pompons qui partent en mouvement. Papagaï se sauve de la mêlée par ses déplacements. Quand il se place, il enfile les enchaînements sans mollir. Allam prend sa chance et trouve une grosse conclusion. La pression retombe enfin et Papagaï en profite. Une série encore et Ouffe conclut à la 12e. 2 Carmen et retour.

Pasteur (Fabre-Mailhan).- Visite la piste, se cale, tape sur Poujol, déclenche sur Villard, Poujol. Superbe anticipation sur Poujol. Aux ficelles, se "tanque" et choisi subtilement ses adversaires. Il faut plonger à la tête pour que le briscard prenne la peine de riposter mais alors là c'est chaud. Poujol et Ouffe sont les plus entreprenants, c'est vrai qu'à droite Pasteur ignore. Pourtant Gros est superbement raccompagné. Laisse sa 1re ficelle à Ouffe à la 14e, au terme d'un quart d'heure intéressant de ce sévère cocardier à l'ancienne. 4 Carmen et retour.

 

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▲ Pasteur et Hadrien Poujol

 

Garlan (Les Baumelles) reconnait les lieux à grandes foulées. Cul aux planches, il se dégage opportunément et se délimite un périmètre. A l'affût, les hommes calculent. Poujol dans un mouvement superbe. Les raseteurs tentent de le "carotter" sur ses déplacements mais Garlan déjoue les ruses. 8 minutes les glands. Hadrien Poujol exécute de superbes rasets d'attaque, Rey pas toujours dans les règles mais avec ténacité. Et la 1re ficelle rentre à 1 300€. 4 Carmen et retour.

Guépard de Cuillé.- Il alterne les déplacements où il est vulnérable, le bon positionnement et les attaques musclées aux planches. Des coups énormes notamment sur Rey (2), Villard (3), Gros. Aux ficelles, il n'est pas assailli et quand il se place, il répond cocardièrement. Sanchis le cite de loin et Guépard sort le grand jeu pour une agression caractérisée aux planches qu'il manque traverser. Il en reste lui-même sur le cul. Espérons sans mal. Outarka, très en jambe, s'octroie la première ficelle à 1060€, la 2e rentre sous les applaudissements. 6 Carmen et retour.

Reste Castellas (Fabre-Mailhan) hors point pour le Trophée mais comptant pour la Palme. Soumis à un rythme intense, il laisse rapidement ses pompons sans refuser le combat. Il ne sort pas de l'emprise à tous les coups, mais livre une prestation où sa vaillance ressort. La lutte pour les ficelles s'amplifie, Poujol pour la 1re, Errik la seconde. 3 Carmen et retour.

 MARTINE ALIAGA

Trophée des As : Ouffe, 7,5 points ; Outarka, 5,5 ; Poujol, 4,5 ; Villard, 4 ; Rey, 3 ; Gros, 2 ; Gleize, 1 ; Sanchis, 1 ; Four, 1 ; Violet, 1,5.
PALME D'Or : Ouffe, 33 points ; Poujol, 31 ; Villard, 24 ; Four, 23 ; Sanchis, 17.

FICHE TECHNIQUE : Entrée : presque le plein. Organisateur : Affaire taurines. Président : Raynaud Arnaud. Raseteurs droitiers : Gros, Outarka, Violet, Sanchis, Rey, Villard, Gleize. Gauchers : Errik, Four (sort à l'entracte), Poujol, Allam, Ouffe. Tourneurs : Fouque, G. Rado, Khaled, Sanchez, Labrousse.

 

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▲ Guépard auteur de quelques engagements
gratinés, ici sur Villard

et une explosive arrivée sur Sanchis.

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21/06/2010

LANSARGUES *AS*

Dimanche 20 juin 2010

LA ROYALE DE FABRE-MAILHAN TIENT BIEN AU VENT

La venue de la Royale des Bernacles avec le Biou d'Or, Pasteur, et son lieutenant Joli Coeur, c'est une réussite de Nicolas Noguéra et l'histoire de l'amitié scellée entre le raseteur (élu de Lansargues, organisateur avec le comité des fêtes, président des raseteurs) et la famille Mailhan. Une bonne course où l'émotion a tenu sa place malgré un vent très frisquet.

REPORTAGE PHOTO DE CHRISTIAN ITIER


A la capelado dans les arènes décorées aux couleurs de la manade et au nom de Pasteur peint en blanc sur les barrières, défilent à  droite, Auzolle le plus entreprenant, Jockin, Jourdan, Valette ; à gauche, Martin-Cocher, Ouffe, Sabde ; tourneurs : T. Dengerma, C. Galibert, Kerfouche, Baccou.

 

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▲ Joli Coeur à l'attaque sur Ouffe...
▼ et sur Valette
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▲ - ▼ L'anticipation fulgurante de Pasteur sur Auzolle
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▲ - ▼ Valette en danger devant Pasteur pour la séquence émotion
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Fracture  pour Benjamin Valette
Le raseteur  Benjamin Valette s’est fait une belle frayeur  et a causé une vive émotion aux spectateurs, dimanche lors de la Royale de la manade Fabre-Mailhan à Lansargues. Un choc impressionnant  avec Pasteur, le Biòu d’Or 2009.  «Quand j’ai démarré mon raset, raconte Benjamin, j’ai vu qu’il changeait de position, mais j’étais trop engagé, même si j’ai su de suite que je ne passerais pas. Ni par devant, il va trop vite, ni entre la planche et lui, alors je lui ai foncé dessus. Heureusement, il a été surpris et n’a pas trop eu le temps de réagir». Résultat : une fracture du 5e métacarpien à la main gauche, certainement due au choc avec le plat de la corne, et un plâtre au poignet et à la main pour quatre semaines. «De  près, il est beau et très gros», complète avec humour le jeune raseteur dont il faut saluer le courage... il a  continué à  raseter, avec sa fracture, Pasteur, Daudet et Pablo. Courageux on vous dit !

Martine ALIAGA

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▼ Palunié 7e hp avec Sabde pour bien finir
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17/05/2010

NIMES *AS*

Dimanche 16 mai 2010 : 1re journée du Trophée Jean Lafont

LES RASETEURS EN PANNE
LES COCARDIERS DOMINENT OUTRAGEUSEMENT
LE PUBLIC EST DÉÇU

Entrée : environ 2000 personnes. Org. : Simon Casas Prod. Président : Jacques Valentin.
Raseteurs droitiers : Allouani (sort au 6e), Outarka (sort au 1er), Jourdan, Sabatier, Violet.
Gauchers : A. Benafitou, Cartalade, Oleskevich, Ouffe.
Tourneurs : Bensalah, Benzegh, Kerfouche, Ranc.

LES COCARDIERS : 1. Espeloufi de Fabre-Mailhan ; 2. Petit Lou de Chaballier ; 3. Joli Coeur de Fabre-Mailhan ; 4. Pasteur de Fabre-Mailhan ; 5. Yvan du Pantaï ; 6. Rodin des Baumelles ; 7. Saint-Rémois de Fabre-Mailhan, hp (prestation écourtée après un gros choc).

* Sabri Allouani, après un raset sur Rodin, prend un choc au burladero en sautant. Il annonce qu'il ne reviendra en piste que pour sa despedida à Lunel.

PHOTOS DE CHRISTIAN ITIER

Adil Benafitou et Joli Coeur

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Pasteur et Violet
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Allouani et Rodin
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02/12/2009

PASTEUR

Samedi 28 novembre

AUTOUR DU BIOU D'OR 2009

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PAS2.jpgSamedi dernier, la manade Fabre-Mailhan fêtait le Biòu d’Or 2009, Pasteur, avec les représentants des journaux Midi Libre et La Provence, la commission du Trophée Taurin, les chroniqueurs, les maires, les manadiers, les amis, etc. Aux Bernacles, l’accueil fut chaleureux et l’ambiance légère et euphorique. Recevoir un Biòu d’Or est toujours la récompense référence pour les éleveurs de taureaux de course camarguaise et au fil des années qui passent (depuis 1954), l’émotion reste intacte.
40 ans après le premier des deux titres de Biòu d’Or (1969 et 1971) attribués à l’exceptionnel Rami, Pasteur accroche l’or aux trois couleurs de la devise vert, blanc, bleu de la manade Fabre-Mailhan et le bonheur dans les yeux de Jacques, Pascal et Hélène, ses premiers supporters. Ça méritait une belle fête et elle le fut.
Mais à l’heure des congratulations, deux interventions pleines de sens, de recul et d’intensité ont capté l’attention.
D’abord Alain Plombat, directeur de la publication à Midi Libre et représentant la direction de La Provence, a passionnément défendu la course camarguaise, le Trophée Taurin et, loin de toute polémique, a émis des vœux de concertation pour la saison prochaine. Sa détermination et son attachement à la promotion de la course camarguaise dans les colonnes de Midi Libre et de La Provence ont revigoré les aficionados présents.
BIOUOR2.jpgQuant à Jacques Mailhan, outre l’immense plaisir bien sûr de compter  Pasteur dans sa manade, c’est sa vision de la pérennité de l’élevage qui a séduit. En substance, le manadier a replacé le taureau au centre de son environnement, la Camargue. Conserver cet animal sauvage  oblige  à préserver les grands espaces naturels. On sait les difficultés qui en découlent. Une façon d’élargir un débat primordial à la garantie de la course camarguaise de demain...
Samedi, aux Bernacles, deux voix se sont élevées, deux "pelots" ont parlé, et de l’assemblée les bravos ont crépités. C’est sûr Pasteur fut dignement fêté.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

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01/11/2009

LUNEL : FINALE DU TROPHEE PESCALUNE

Dimanche 1er novembre 2009

ADIL BENAFITOU DECROCHE LA LUNE

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ADIL.jpgEntrée : plein. Organisateur : Lunel Toro. Présidence : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Allouani, Jockin, Jourdan, Outarka. Gauchers : A. Benafitou, Four, Mebarek, Ouffe. Tourneurs : Benzegh, Bensalah, T. Garrido, Labrousse, Zerti.
Du beau temps, une belle entrée, une bonne ambiance en piste,
des taureaux à la hauteur de leur réputation, des tenues blanches qui se hissent au niveau... Voilà la recette  réussie de cette finale du Trophée Pescalune.
Adil Benafitou (77 points) remporte la compétition devant Allouani (64) et Four (42). Jockin reçoit le prix du meilleur raseteur Pescalune. Pasteur s’adjuge le prix du meilleur cocardier de la saison alors que Guépard, sensationnel, celui de la finale.
Figaret (Le Ternen).- Comme à son habitude, dès la sortie, il court beaucoup et perd ses principaux attributs. Après six minutes, enfin, il se cale et les poursuites deviennent intéressantes et parfois conclues. Anticipateur, il pose des gros problèmes aux hommes qui ne trouvent pas la solution et lui laissent ses ficelles. 1 Carmen en course.
Petit Lou (Chaballier).- Il démarre fort avec de belles poursuites le temps des pompons. Aux ficelles, dès les premières sollicitations, il répond présent sur des enchaînements menés tambour battant. Sans faiblir, il va fournir quinze minutes brillantes et trois fois récompensées.
Marcellin (Rouquette).- A son entrée en piste, il subit la pression blanche mais ne s’en laisse pas conter. Un  coup de barrière sur Allouani et on attaque les ficelles avec plus de politesse. Un autre coup sur Four, des poursuites dangereuses sur Allouani, Jourdan, Four, A. Benafitou et ses ficelles rentrent. 3 Carmen.
Pasteur (Fabre-Mailhan).- Le Biòu d’Or 2009 qui étrenne son titre trouve très vite son terrain à droite du toril et de là il sélectionne pour distribuer des ripostes de qualité lorsque les tourneurs le laissent tranquille. Cocardier difficile, il gère sa course en se réservant quelque peu. Pour ses actions aux planches et ses enfermées, Carmen joue cinq fois.
Pesquié (Saumade).- Il débute par un énorme coup sur Four. Puis, retape trois fois consécutivement. Bien raseté et bien emmené, il se signale encore plusieurs fois aux planches assurant son rôle de barricadier. Ses ficelles au toril et des Carmen.
Guépard (Cuillé).- Dès les premiers cites, il se lève sur Jourdan, puis le biòu promène les hommes. Allouani s’engage et l’action à la planche est phénoménale : pantalon déchiré mais cocarde dans le crochet. Dans la foulée, A. Benafitou à son tour frôle l’accrochage pleine piste. La tension est au maximum et le biòu maîtrise tout. La fin de course alors que le 1er gland est à 450 euros est haletante et spectaculaire. Il rentre son 2e gland sous l’ovation et entend une kyrielle de Carmen.
Sparagus (Janin).- Dès son entrée, il fait le vide autour de lui. On discute, on échaffaude des plans, mais Sparagus bien positionné, ne supporte personne autour de lui. Attaqué à la 5e minute (A. Benafitou), il faut ensuite se résigner à n’apprécier que quelques rares poursuites. Trop peu travaillé, il rentre ses ficelles et entend plusieurs Carmen.

Texte et Photos Luc PERO

12/10/2009

FINALE DES AS : LA COURSE

Dimanche 11 octobre 2009

UNE COURSE TRES COCARDIERE
ET LA - BONNE - SURPRISE DE LA PREMIERE PARTIE

 

Entrée : presque plein, environ 10 000 spectateurs. Présidence : Claude Chevalier. Organisateur : SA Jalabert Frères.
Raseteurs droitiers : Allouani, Auzolle, Gleize, Jourdan, Marquier, Sabatier, Villard.
Raseteurs gauchers : A. Benafitou, Four, Martin-Cocher, Ouffe, Poujol.
Tourneurs : Benzegh, Dunan, T. Garrido, Mata, Zerti.

Une course très cocardière où il a manqué un barricadier pour clôturer avec panache, notamment pour le grand public. Mais un ensemble de qualité avec une première partie agréablement surprenante, un Biou d'Or (4e) qui, a 8 ans, a goûté à la grosse compétition sans démériter mais sans dominer totalement non plus. Pasteur a toutefois une marge de progression pour une prometteuse carrière.

1GER.jpg◄ 1er - Géricault (Chauvet)
Agressif et toujours dangereux aux planches, il ne cède rien du terrain qu'il défend. Un oeil sur la contre-piste, menaçant sur chaque intervention qu'il conclut spectaculairement après Jourdan, Villard, Four, Allouani. Benji dans les cornes, tape après Four, des séries, des coups aux planches... Excellent premier qui rentre une ficelle. Et le prix du meilleur taureau du jour décerné par la Commission du Trophée Taurin en totale adéquation avec le public.
6 Carmen et retour.
(Photo avec B. Villard).

2PETITL.jpg► 2 - Petit Lou (Chaballier).- Comme au précédent, les hommes mènent un train d'enfer. Petit Lou lâche facilement ses premiers attributs. Mais ne se laisse pas leurrer, attentif à ce qui se passe en piste et derrière les planches où il aimerait bien faire du large. Poujol lui sert de belles courbes dans lesquelles Petit Lou s'engouffre ; Marquier, Allouani, Villard le provoquent, il ne refuse rien présent jusqu'aux bois. Allouani ouvre, travaille et lève la 1re ficelle ; à Marquier la seconde à la limite du temps. Très bonne prestation. 7 Carmen et retour (Photo avec A. Gleize).

3EM.jpg3 - Autre style avec Embrun (Nicollin).- Soumis à gros rythme au début, brave et généreux il prend tout. Sans refus et sans difficulté non plus. L'intensité du début tombe un peu et alors, en tête à tête, Embrun pousse plus fort après Poujol, Auzolle, serre Poujol, A. Benafitou et encore Poujol pour quelques sévères répliques.  Voilà de quoi bien clôturer la première partie. 1 ficelle rentre avec 3 Carmen et retour (Photo avec L. Auzolle).

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Les vainqueurs du 58e Trophée Taurin Midi Libre - La Provence
Sabri Allouani et Pasteur Biou d'Or

▲ 4 - Pasteur (Fabre-Mailhan).- Il se fait surprendre sur ses déplacements pour ses premiers attributs. Mais attention, ses  engagements sont puissants et conclus, Auzolle, Villard (2). Le tempo s'accélère : superbe anticipation sur Villard puis un long raset de Poujol, encore Villard, coup de barrière sur Auzolle. Le biou peine mais fait face. Cul aux planches, pour sa 2e ficelle, il laisse passer l'orage mais  reste vigilant et envoie une corne menaçante sur Auzolle. Pasteur se garde en fin de parcours et ramène une ficelle primée à 2 000 euros. 7 Carmen et retour.

5CO.jpg◄ 5 - Coyote (Caillan).- Il attaque, déterminé dans ses poursuites et défend sévèrement son terrain. Du coup les blancs ne lui sautent pas dessus. Dangereux, il surprend Four qu'il cueille à la planche (heureusement sans mal), et gratifie Marquier, Villard de belles ripostes. Un peu sévère pour cette 5e place, il garde une ficelle attribuée à Auzolle au détriment, me semble-t-il - de Ouffe. 1 Carmen et retour (Photo avec Hadrien Poujol).

6YV.jpg► 6 - Yvan (Le Pantaï).- Comme d'hab. son début en piste est brouillon et il se laisse plumer. Mais par une grosse réaction sur A. Benafitou, une anticipation sur Sabatier, une magistrale enfermée sur Poujol, une attaque sur Benaf dont il coince la jambe à la planche, plus un léger accrochage sur Jourdan, il retrouve le style que le public lui aime. En revanche, en alternance des passages à vide même s'il finit fort avec une longueur sur Gleize, sur Poujol, anticipation Benafitou, s'engage fort avec Benjamin ; et encore Benafitou pour plusieurs corps à corps. 14 minutes en dent de scie avec 8 Carmen et retour (Photo avec B. Four).

▼ 7 - Mathis (Lautier).- Offensif, il fait monter l'ambiance avec ses caractéristiques agressions aux planches. Villard fait le spectacle et mouille le maillot. Mais Mathis s'engage plus ou moins et manque lui aussi de détermination. Il faut le motiver et rester avec lui  ce que  font Villard, Allouani, Poujol, Auzolle, Marquier... avec plus ou moins de réussite. Rentre une ficelle. Des Carmen et retour (Photo avec B. Villard).

 

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Martine ALIAGA
Photos C. ITIER

 

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10/10/2009

RENCONTRE AVEC JACQUES MAILHAN

PASTEUR BIOU D’OR EN TOUTE BONNE FOI

 
 
PASTEUR.jpgDimanche dernier aux Bernacles, la stèle de Rami s’est mise à frissonner. La nouvelle vient de se répandre pendant que Jacques et Pascal trient Saint-Rémois pour la finale de l’Avenir. Leur taureau Pasteur vient de conquérir le titre suprême de Bioù d’Or 2009 avec 14 voix contre 11 à Rodin. Quarante longues années après le premier titre de Rami (69 et 71) le bonheur revient bercer la devise vert, blanc et bleu.
Pascal est aux anges. «C’est un grand bonheur et j’ai une pensée pour mon père et pour Rami qui s’ils nous voient de la haut doivent être contents». Pasteur a rapidement fait l’unanimité. «On l’a attendu longtemps mais on a toujours eu de bons taureaux qui ont eu des voix comme Braconnier qui a manqué le Bioù d’Or d’un petit bulletin face à Président de Saumade». Malgré ce, Barjolais (1977), Papayou (1986), Arlaten (1987) et Jupiter (2004) apportent quatre bioù de l’Avenir au Mas du Grand Gageron.
Jacques explique. «Palunier, Bagna, Poker, Dovi, Gazian, Germinal, Braconnier n’ont pas eu le bioù d’or mais ils ont fait la renommée de la manade. Pasteur c’est le taureau que l’on attendait, la locomotive». Agé de huit ans, Pasteur est un surdoué. En 2006, à cinq ans, il prête serment lors de la finale des protections à Marguerittes qu’il remporte. Sa carrière est prometteuse et si les afeciouna s’inquiétent de sa maturité précoce, il confirme de course en course où son sermon devient de plus en plus sévère. Vif comme l’éclair, il maîtrise l’anticipation des Mailhan à merveille. Admiratif Jacques assure. «Il a beaucoup de personnalité. En pays, quand il te regarde on dirait qu’il te parle tellement ses yeux sont expressifs. Pasteur a un comportement cocardier et barricadier comme on les aime. Espérons que cela dure». Régulier, il débute sa saison à Mauguio le 29 mars puis au Grau-du-Roi le 17 mai. Le 14 juin il est à Lansargues et le 18 juillet il s’impose dans la difficile piste de Lunel. Le 14 août il remporte les Impériaux aux Saintes et le 20 Septembre il retourne au Grau du Roi.
Enthousiaste Jacques déclare. «Je pense que sa meilleure course il l’a faite à Lunel en Juillet avec une prestation complète. C’est peut être cette course qui a fait la différence».
Pasteur foulera dimanche le sable Arlésien puis terminera la saison le 1er novembre à Lunel au pays des pêcheurs de lune. Jacques fonde beaucoup d’espoir mais reste lucide. «Ce titre ne modifiera pas son calendrier. Il participera aux royales de début de saison. On continuera avec les organisateurs qui nous font confiance depuis cinquante ans. L’amitié des clubs taurins et des grandes arènes est très importante». Pasteur c’est l’aboutissement d’un travail de longue haleine qui conforte le manadier dans son choix. «Élever des taureaux dans les grands espaces sauvages, en préservant la nature, c’est plus difficile que devant la maison mais permet de garder la noblesse de la race Fabre-Mailhan. Je pense que nos taureaux ont l’intelligence qui permet de faire peur aux hommes et de donner le frisson aux spectateurs». Histoire d’inoculer le virus de la Fé di bioù aux aféciouna dès demain.

 

Eric AUPHAN

Photo L. PERO

09/10/2009

58e FINALE DU TROPHEE DES AS

LES HOMMES

EN PLACE POUR LA CAPELADO ARLESIENNE

 

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Dimanche, c’est la 58e finale du Trophée des As. Douze valeureux raseteurs vont affronter sept redoutables cocardiers dans l’amphithéâtre arlésien où Sabri Allouani va décrocher un 9e titre. Un record de victoires difficile à battre. Cette saison, il réalise le grand chelem avec la prestigieuse Cocarde d’Or et la Palme d’Or. Champion expérimenté et sportif accompli, il n’a plus ses jambes de vingt ans mais sa soif de victoire est intacte.
Son dauphin Benjamin Villard est pétillant. Toujours loyal et respectueux envers le public il l’est aussi avec ses adversaires noirs et les avantage souvent dans des rasets spectaculaires. Un chouchou auprès du public. Après une année d’absence, Alexandre Gleize est de retour avec une soif de rasets. Toujours souriant, il ne s’économise pas et se transforme souvent en leader de course. Un sympathique retour. A gauche, le jeune Saintois Bastien Four effectue une saison pleine d’espoir. Parti sur les chapeaux de roue, il marque un peu le pas mais sa première saison est très prometteuse. Le vainqueur 2007 Loïc Auzolle est un travailleur. Un peu en manque d’efficacité cette année, on peut compter sur lui et sur son abnégation. Honnête, Julien Ouffe s’implique toujours loyalement dans son rôle et ne déçoit jamais. Un gaucher virevoltant dont la présence est un gage de réussite.
Élégant, Hadrien Poujol déçoit rarement mais perturbé par des ennuis physiques à répétition, il a du mal à retrouver son meilleur niveau. Il s’offre une méritoire 7e place. Habitué au podium, Adil Benafitou a eu un début de saison difficile. Il s’accroche et fait parti des bons gauchers du moment. Avec plus de constance, il peut viser plus haut. Le physique est le point fort de Mathieu Marquier, un garçon pétri de qualités qui a tout pour réussir mais doit parfois se faire violence devant la difficulté. D’un caractère trempé, Victor Jourdan est le combattant type. Insensible aux chocs, il paye souvent de sa personne mais n’abdique jamais. Fougueux, Damien Martin-Cocher est capable de rivaliser avec les meilleurs et sait avantager les taureaux pour des actions souvent spectaculaires. Après un début en demi-teinte, David Sabatier revient dans le coup et effectue une bonne fin de saison.
Au classement, les jeux sont faits et même si quelques places sont incertaines, on espère que tous auront à cœur de briller de mille feux.

Eric AUPHAN

Photo C. ITIER

08/10/2009

FINALE DU TROPHEE DES AS : LES COCARDIERS

SEPT DONT UN EN OR

 

Voici la présentation des sept cocardiers qui vont fouler le sable du grand amphithéâtre Arlésien au vu des courses effectuées au Trophée des As. La surprise, c’est l’absence de Rodin (5e) blessé et la sélection de Petit Lou. Ce dernier s’intercale en seconde position mais est capable de créer une bonne surprise. Géricault reste sur une superbe victoire à la Palme d’Or, Pasteur étrennera son titre, Coyote aura l’occasion de s’affirmer un peu plus au haut niveau, Yvan a les moyens de viser le prix du meilleur taureau s’il est dans les mêmes dispositions que l’année dernière et Mathis devrait offrir le feu d’artifice final. Dans l’ordre de sortie.

GERICAULT (Chauvet) N ° 013 - 9 ans - 3 sorties (19/04 Grau du Roi - 24/05 Istres - 27/07 Beaucaire). Peu sorti mais pétillant comme le champagne, le petit taureau de Cadenet a prouvé lors de la Finale de la Palme d’or en remportant le prix du meilleur taureau de la compétition qu’il pouvait s’imposer dans n’importe quelle arène.
PETIT LOU (Chaballier) N° 7196 - 12 ans - 6 sorties (19/04 Beaucaire - 03/05 St Rémy de Provence - 21/06 Grau du Roi - 12/07 Beaucaire – 18/08 Le Crès - 06/09 Nîmes). Habitué à ouvrir les hostilités le taureau est du genre coriace. Il faut de la technique pour ravir les attributs du cocardier de Lunel-Viel capable de sauter en contre piste pour chercher l’homme ou le spectateur. Il saura se faire respecter.
EMBRUN (Nicollin) N° 061 - 9 ans - 6 sorties (15/03 Mauguio - 26/04 Vauvert - 23/05 Marsillargues - 21/06 Sommières - 22/08 Beauvoisin – 17/09 Grau du Roi) Pourrait faire de belles vagues si les hommes arrivent à surfer entre ses cornes. Un Nicollin plein de vaillance qui ne demande qu’à extérioriser ses qualités et toute sa noblesse.
PASTEUR allou.jpg◄ PASTEUR (Fabre-Mailhan) N° 128 - 8 ans - 6 sorties (15/03 Mauguio - 17/05 Grau du Roi - 14/06 Lansargues - 18/07 Lunel - 14/08 Les Saintes Marie de la Mer - 20/09 Grau du Roi) Le bioù d’or réalise une saison complète. Il est vif et maîtrise l’anticipation à merveille et quand son adversaire blanc le tire dans des rasets avantageux, il sait finir de façon rageuse aux planches. Placement, intelligence, il n’est pas facile à manœuvrer des deux côtés. Espérons que le bioù d’or ne rate pas sa finale comme cela est si souvent arrivé.
COYOTE (Caillan) N° 209 - 7 ans - 4 sorties (15/03 Mauguio - 13/04 Mouriès - 23/08 Eyragues - 13/09 Châteaurenard). Il est le plus jeune mais déjà une sérieuse difficulté. Difficile, il est appréhendé par les raseteurs qui ne sont pas légion à se bousculer sur son frontal. Seul le duo Allouani - Villard semble le maîtriser et à son âge il est un sérieux candidat pour la saison prochaine.
YVAN VILLARD.jpg► YVAN (Lou Pantaï) N° 020 - 9 ans - 6 sorties (23/03 Vauvert - 19/04 Beaucaire - 05/07Chateaurenard - 27/07 Beaucaire - 14/08 Les Saintes Marie de la Mer - 20/09 Grau du Roi). Toujours régulier le petit bioù du mas de Bardouine maîtrise le combat à merveille. C’est le cocardier type qui gère l’espace et anticipe à merveille même si cette saison il a baissé le pied à deux reprises. Sa finale l’année dernière avait été somptueuse, souhaitons qu’il en soit de même cette année. 
MATHIS.- (Lautier) 812 - 11 ans - 07 sorties (14/03 Saint Martin de Crau - 19/04 Grau du Roi - 10/05 Palavas - 31/05 Les Saintes Marie de la Mer - 12/07 Beaucaire - 15/08 Grau du Roi - 13/09 Châteaurenard). Le bioù d’or 2006 a un côté spectaculaire capable d’enchanter les gradins. Nul doute que le taureau du mas de Reboul sera à la hauteur de l’évènement et terminera la course sur une note barricadière.
Quant à RODIN (Les Baumelles) N° 911 - 10 ans - 6 sorties (13/04 Lunel - 10/05 Palavas - 12/07 Beaucaire - 14/08 Les Saintes Marie de la Mer - 06/09 Nîmes). Initialement prévu en cinquième position le taureau ne pourra pas participer à la finale en raison du réveil d’une blessure contractée lors de sa dernière course à Nîmes. Dommage pour les afeciouna, le taureau et la course camarguaise.

 

Eric AUPHAN

Photos C. ITIER