29.10.2007
LUNEL le 28-10 FINALE DU PESCALUNE
24e Finale du Trophée Pescalune
MONTVERT SEIGNEUR DE L'ANNEAU PESCALUNE
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A la capelado, en présence du Velout Pescalune, des gardians de la manade Lafon et de la Peña Mithra de Lunel, huit hommes défilent sur l'invitation de Jacques Valentin, président de course. A.Benafitou, Villard, Ouffe, Jockin, Clarion, Gleize, Martin-Cocher et l'inattendu à ce niveau Mickaël Santiago qui est à féliciter pour son culot devant MONVERT et sa bonne participation générale. Pour les autres le travail a été accompli ...
MERLIN de Cuillé, nous avait beaucoup plus enchanté lors de ses précédentes sorties. Ne posant aucun problème les hommes le règlent en huit minutes.
MONTVERT du Brestalou, aprés une rapide reconnaissance du champ de bataille, il prend position à droite du toril et Jacques Valentin peut commencer à s'égosiller pour motiver les (subitement) timides et pas empressées troupes blanches. Pour les droitiers ce sera un fiasco total, pour eux toucher la tête est quasiment impossible tant les anticipations sont énormes. Villard et Gleize sont embarqués chaque fois dans des course-poursuites venues d'un autre monde. A gauche la tâche est plus simple d'une part car l'anticipation est moins prononcée, mais hélas à la tête le coup de revers est meurtrier. Malgré ce Ouffe, Santiago, Clarion et Martin-Cocher se lance à l'assaut de la forteresse et réussissent avec mérite à lui ravir un gland et lui couper sa cocarde. Montvert sort une fois de plus vainqueur et retourne au toril sous l'ovation et l'air de Bizet déjà quatre fois joué.
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09.07.2007
LUNEL le 8-07 *AS*
PREMIERE JOURNEE DU MUSCAT :
LA COULEUR PAS L'IVRESSE
Fête de Lunel oblige et Rodin annoncé, les gradins des arènes San Juan sont presque pleins. Mais dès la capelado, formée seulement de sept raseteurs (Allouani, A. Benafitou, Auzolle, Jockin, Jourdan, Martinez, Ouffe), on pressent que ce sera juste. Sept dans l'arène pescalune, même en pleine forme - et c'est pas le cas - il faut tenir. Et effectivement, certains moments ont été creux et c'est dommage pour les taureaux dont toutes les qualités n'ont pas été exploitées. Cependant, un homme se met en valeur, c'est Adil Benafitou. Une facilité déconcertante, un physique impressionnant, une domination à tous les taureaux, notamment avec Rodin.
L 'expérience d'Acacia (Cuillé, 1er) lui permet de ne pas se laisser déborder durant ses 14 minutes. Placement et déplacements bien gérés, quelques accélérations et un peu de réserve.
Déconcertant Chanéac (Chaballier, 2e) qui fait tirer des plans sur la comète aux blancs. Jamais arrêté, décollé des planches, son accélération dans le raset génère la difficulté. Une ficelle au toril.
Impressionnant physiquement Gikal (Bon, 3e) s'en sort finalement pas si mal. Vaillant au possible, il balance sa grosse carcasse dans les séries et finit quelquefois sur les gauchers. Rentre ses ficelles.
Severo (Ribaud) profite de sa réputation de "tueur". On l'aborde avec parcimonie. Nonchalamment, il participe à l'action mais le danger est à la planche où il est aux aguets allant jusqu'à se soulever, la corne prête à frapper. 13 minutes.
C'est Pesquié (Saumade, 5e) qui mettra le plus d'ambiance. On connait son manque de placement mais surtout ses formidables engagements aux planches quand il est bien cité. Parmi ses nombreux coups de barrières, il en fait "péter" deux énormes, un sur Benafitou projeté contre le béton et un sur Allouani, décalqué dans le mur (d'ailleurs, Allouani quittera l'arène après). Auzolle, Ouffe, Jourdan participent à la fête.
On attend Rodin (Les Baumelles, 6e) avec gourmandise. Au fait, pourquoi 6e ?... Magnifique, puissant, il a l'oeil vif et une vitesse impressionnante dans ses anticipations. Difficile à manoeuvrer, il a tout le temps de visiter Lunel tant les hommes se font discrets. Adil Benafitou prend alors les affaires en main. Par de longs rasets, il embarque Rodin, coupe la cocarde, lève les deux glands et la première ficelle. Le grand gaucher a pris toute la mesure du célèbre cocardier saintois qui rentre tout de même une ficelle. Adil - Rodin, un couple à revoir !
Martine ALIAGA
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