24.06.2008
MONTFRIN 22-06 *Avenir*
PASTEUR C'EST DU COSTAUD
MAIS RIO C'EST PAS DU GATEAU
MISTIGRI de Gillet malgré ses nombreux tours de ficelles passe en neuf minutes, avec quelques bonnes actions sur Gros en particulier. Trois Carmen. MAZARIN du Joncas, méchant, spectaculaire, il rentre une ficelle au terme d'un quart d'heure intéressant. Des Carmen. PALUDIE de Margé, va alterner les refus aux passages brillants. Carmen en course contesté à son retour. PASTEUR de Fabre-Mailhan, le client de service va s'imposer par son placement, ses anticipations mais aussi par des finitions au ras des barrières. Plus retors sur la fin, s'ennuierait-il à ce niveau ? Un passage à l'échelon supérieur ne s'imposerait-il pas ? Des Carmen et ses ficelles au toril. RIO de Bon, deux minutes de course, Estevan se fait enfermer et arrive tanque-tanque à la barrière. RIO se propulse aux planches pour cueillir le raseteur encore en l'air dans la contre piste et tente de le ramener en piste. Coup de corne dans la fesse, Jacques Estevan est emmené à l'infirmerie. Course arrêtée. Le raseteur part à l'hôpital, la course reprend. RIO ressort pour treize minutes, toujours aussi dangereux à la planche Gros frôle lui aussi la cornada. Le biou maîtrise, brille sur plusieurs gros engagements et ne perd qu'un gland. Sa cocarde fortement primée reste sa propriété. Des Carmen. PEQUELET de Allard, va jouer le registre de la bravoure avec quelques belles actions aux planches. Des Carmen. DRAGON de Blatière-Bessac, hors-points, à revoir !
00:40 Publié dans TROPHEE DE L'AVENIR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Montfrin, Gland d'Or, course camarguaise, cocardier, raseteur, avenir
11.05.2008
MARGUERITTES 10-05 *Avenir*
FANFAROUN C'EST DU SERIEUX
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PEDRO, c'est à l'attaque des ficelles que le taureau donne plus d'amplitude à ses poursuites. Des enfermées sur Gros, Benafitou, Four avec des finitions et cinq Carmen retentissent. Rentre ses ficelles.
FIGARO, pris dans la tourmente il réagit certes positivement mais ne résiste que sept minutes. Sept fois la musique c'est ridicule...
FANFAROUN, le plus sérieux et le plus respecté du lot. Placé, attentif, il ne permet aucune erreur au départ. Vif dans la réplique il pousse parfois très loin jusqu'au delà des barrières sur trois magnifiques actions après Gros, Benafitou, Four (Photo du haut). Garde une ficelle et entend cinq fois les honneurs.
GENEROUS, à plus de métier que les précédents et gère avec calme la situation. Coquin il se déplace souvent, mais envoie des torpilles avec finitions jusque dans le pourtour pour quinze minutes cinq fois honorées.
GABIAN, neuf minutes et quatre Carmen pour cet élément qui donne dans la bravoure.
ALADIN,peu craint et pourtant doté d'une grande méchanceté il offre quelques bonnes séquences. A revoir assagi car il a du potentiel qu'il ne canalise pas toujours au mieux.
IMAGIE,(hp), cinq ans, encore vert mais barricadier, les hommes le sollicite dans de bonnes conditions et le font briller. Des Carmen.
13:45 Publié dans TROPHEE DE L'AVENIR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marguerittes, avenir, Nicollin, course camarguaise, raseteur, taureaux
09.05.2008
MARGUERITTES - 8 MAI *Avenir*
FÊTE DES 80 ANS DU C.T LA BOUVINA
" SEPT SUR SEPT "
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Ambiance de fête, gradins archi combles et affiche de choix tout était prêt pour cet anniversaire. Une capelado majestueuse avec le groupe folklorique Margarido, la peña Mithra, gardians, Arlésiennes sur une jolie mise en scène. Didier Gaillard au micro invite Four, Ségurel, N.Benafitou, Gros, Bournel, Grammatico, C.Chanat
pour les raseteurs, Rouveyrolles, V.Dengerma, Cuallado, Martinez pour les tourneurs à défiler au milieu du tableau exécuté par les participants.
Ce concours restera sûrement gravé dans les mémoires car il fut en tous points d'un niveau remarquable. Au final si PATTON de la manade du Joncas est récompensé, tous les autres cocardiers méritent un Carmen d'honneur pour leurs prestations certes différentes mais toutes intéressantes. Il en est de même pour les raseteurs tous sont à féliciter pour leur travail et leur correction. Charles Chanat peu adroit aux attributs est récompensé pour son panache.
TARNEGUE de L'Amarée, inconnu du public le cocardier va produire une prestation énorme. Un premier qui a largement sa place dans des affiches de haut niveau, placement et déplacements opportuns, finitions criminelles avec la corne aussi bien à droite qu'à gauche c'est tout bon. Des anticipations monstrueuses et baissant la tête sur la rencontre il met les hommes en danger et incapables de lui ravir ses ficelles. Cinq Carmen, à revoir sans faute.
PERICLES de Nicollin, il court, il court mais se livre avec envie. Fatigué, il n'en devient que meilleur et offre son côté spectaculaire en plusieurs occasions. Quinze brillantes minutes pour cinq Carmen et ses ficelles au toril.
◄QUILHOUS de Guillerme, un cocardier au tempérament froid, peu inquiet il se place idéalement et attend patiemment les attaques. Alors il déboule comme une brute sur l'assaillant et le raccompagne jusqu'aux barrières où la finition est puissante et dangereuse. Il maîtrise tout ce qui ce passe en piste et règne sur son terrain de jeu, ne supportant pas qu'on le titille de trop prés. Il garde bien sûr ses ficelles et entend six fois la musique.
PASTEUR de Fabre-Mailhan, encore un client de choc, dés son entrée en piste il se positionne dans l'angle du toril et "Messieurs je vous attend". Dur, dur pour les hommes car il coupe fortement la trajectoire et vient passer la corne ou se soulève à l'arrivée aux barricades. Puis un petit passage moins coopératif, mais il se reprend en sortant de sa quérencia pour livrer de belles séries. Il conserve ses ficelles et écoute cinq Carmen.
ARAGON de Ribaud, "franquas" il perd très vite ses principaux attributs, et aux ficelles continue de se montrer vaillant et brillant dans les enchaînements. Il monte alors en puissance et sous l'impulsion de Chanat qui lui offre des longueurs main sur le frontal, il brille aux barrières et reçoit sept fois les honneurs dans onze minutes intenses.
PATTON du Joncas,► lui aussi ne conserve pas trés longtemps ses rubans, mais se calant l'affaire devient plus compliquée pour les blancs. Il ne se laisse pas enfermer pas les tourneurs et distribue des ripostes menaçantes dans l'ovale et au delà lorsqu' il s'envoie au dessus des planches. Barricadier il ne rechigne pas dans les séries et chahute les hommes aux barrières. Cocardier complet et volontaire il ramène ses ficelles au toril avec Carmen déjà cinq fois joué.
CATOULI de Blanc, (hp) un jeune élément pétri de qualités et bonnes intentions mais les raseteurs sont vidés et il n'a pas le travail qu'il lui aurait fallu pour canaliser son énergie débordante. Des Carmen.
Texte et Photos Luc PERO
14:10 Publié dans TROPHEE DE L'AVENIR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marguerittes, 80 ans C.T La Bouvina, couse camarguaise, cocardier, raseteur, avenir
05.04.2008
FELIX CASTRO NOUS A QUITTES...
Papé Castro n'est plus. Félix, père de Patrick Castro et grand-père de Laurent Castro (joueur de football) s'est éteint aujourd'hui à l'âge de 79 ans. Ancien raseteur à la carrière fort honorable, il était devenu le tourneur de son fils Patrick. Ses obsèques auront lieu Vendredi à 11 heures dans son village d'Aigues-Vives.
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L' ADIEU A " PAPÉ CASTRO "
23:35 Publié dans ACTU-BOUVINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : felix castro, raseteur, tourneur, course camarguaise
04.03.2008
FREDERIC LOPEZ GAUCHER DE COURAGE
Né le 18 décembre 1949 au Cailar « la Mecque de la Bouvine », il est tombé dans la marmite de « potion taurine » dès son plus jeune âge. Il faut dire que son père n’est autre que Germain Quilès, plus connu sous le nom de Julot Lopez, un bon raseteur des années 1950 et gardian à la manade Lafont. De par sa mère, il descend d’une vieille famille de gardians : les Granier plus connus sous le pseudonyme de 39, dont le souvenir est perpétué dans les parties de loto lorsque le nommeur annonce « 39 le gardian » ! Son grand-père maternel, Fernand Brès a été un temps directeur des arènes de Lunel.
Dans ces conditions, malgré ses bonnes dispositions estudiantines, il va rapidement se consacrer aux bioù. En 71-72, svelte et agile, il intègre l’école taurine de Méjanes dirigée par le talentueux Roger Pascal. L’année suivante, il s’inscrit au Trophée de l’Avenir sous le pseudo de Frédéric Lopez et termine cette saison 73 à la 4e place du Trophée derrière Georges Rado, Patrice Meneghini, Gérard Verando mais devant Jacky Siméon. 74, le Trophée des As lui ouvre ses portes jusqu’en 1984 et il s’y classe régulièrement entre la 4e et la 8e place et ses partenaires de piste ont pour nom Castro, Jouannet, Dumas, Pellegrin, Marchand, les frères Meneghini, les frères Rado, les frères Siméon, Passemard, Valat, etc. Excusez du peu…
Parallèlement, il fait aussi carrière dans le Trophée de l’Aficion. Son palmarès est éloquent. Outre ses places d’honneur aux As et à l’Aficion, ainsi que dans de nombreux autres Trophées locaux, il remporte 5 fois la Margueritte d’Or ; le Trophée des Maraîchers en 1976 ; le Muguet d’Or en 1977 ; les Olives Vertes en 1978.
Mais son plus grand succès est sans nul doute la Cocarde d’Or en 1979, il a alors 30 ans.
Pour conclure plus tranquillement sa carrière, il poursuit son chemin au Trophée de la Cocardière d’Or et s’y inscrit plus qu’honorablement jusqu’à son arrêt en 1987.
Gaucher de courage, il s’est mesuré avec succès aux meilleurs cocardiers de l’époque et dans toutes les grandes pistes. Rami, Pascalet, Ventadour, Ringo, Joujou, Joinville, Bagna, et bien sûr Goya ont été pour lui des partenaires de choix. Hélas ces belles années de gloire ont un revers et les blessures ne l’ont pas épargné. En 1974, Carlos de Chauvet le blesse au bras et au ventre. En 1978, Baillarguois de Janin lui déchire la main gauche. En 1979, un taureau jeune de Blatière l’accroche au mollet. En 1980, Ménélas de Blatière le blesse à l’aine et Pistachier de Lapeyre à la cuisse. En 1981, c’est Levant de Guillierme et en 85, Aristote d’Espelly.
En tout ce sont près de neuf coups de corne et autres luxations qu’il subit.
Aussi aujourd’hui le monde de la bouvine peut lui adresser un Carmen d’honneur et la FFCC lui remettre le Diplôme d'Honneur Fédéral .
Texte et Photos Luc PERO
13:45 Publié dans PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Frédéric lopez, raseteur, course camarguaise, aigues-vives, congrés FFCC, diplôme fédéral
25.12.2007
PORTRAIT DE RASETEUR : JEAN JOUANNET
LE GENTLEMAN GAUCHER
Né le 17 août 1945, dans la rue des Juifs à Vauvert, véritable droitier, Jean Jouannet s'aperçoit très vite que c'est en rasetant à gauche qu'il se sent le mieux et c'est au Grau-du-Roi en 1962, en rasetant Athos de Blatière en emboulé qu'il prend pleinement conscience de ses réelles possibilités de gaucher. Ses qualités, il va tout d'abord en faire largement profiter les arènes de Sommières dans lesquelles il rasète très souvent. C'est là qu'Henri Laurent remarque "ce blondinet" au look ravageur style "New Man", athlétique, souple, à l'allonge rectiligne qui donne le maximum de chance au cocardier.
Dès lors, Jean entame une carrière exemplaire qui lui vaut de la part de la presse les titres et les éloges destinés aux grands : à Saint-Privat-des-Vieux pour une course de Raynaud "Mention à Jouannet qui a été le grand animateur de l'après-midi" ; à Vauvert "La palme à Jouannet, le meilleur en compagnie de César et Marchand". Ou encore "Si ce n'avait été le raseteur Jouannet, la course aurait sombré" ; à Châteaurenard "Goya encore très dangereux fut raseté en premier par Jouannet mais aussi Dumas, Castro, Pellegrin". Aux Saintes "Marquis spectaculaire et le duel Goya – Jouannet pour les meilleurs moments"…
Jean Jouannet, c'est la grande époque des années 70 avec Castro, Pellegrin, Dumas, Ruas, Marchand, etc. Et surtout de grands cocardiers : Dur, Joinville, Gardon, Rami, Aiguilleur et bien d'autres. Mais la plus grande fierté du raseteur reste la course de Châteaurenard en 1973 où il décocarde et lève les deux glands de Goya à cette époque-là presque intouchable. A la fin du quart d'heure, une formidable ovation salue des deux protagonistes.
Jouannet c'est aussi des victoires : en 1972, le Muguet d'Or et le Raset d'Or de Beaucaire. En 74, il remporte le premier Trophée de la Mer au Grau-du-Roi. En 77, la Ficelle d'Argent à Pérols, la Margueritte d'Or à plusieurs reprises ainsi qu'une multitude de places d'honneur dans différentes compétitions.
Un clin d'œil à Aigues-Mortes où Jacqueline Alexandre, speakrine de la télévision, lui remet une coupe offerte par Antenne 2. Quant au Trophée des As, toujours dans le peloton de tête mais hélas pas de victoire car Jouannet c'est aussi la malchance. En 1971, alors qu'il occupait la première place, il est opéré d'une occlusion intestinale. Puis ce sont Sifren (Lafont) en 1965, Mario (Lafont) 1967, Quasimodo (Blatière) 1970, Joinville (Lafont) 1972, Bajazet (Lafont) 1973, Mousquiou (Lafont) 1976, Calvissonnais (Barin) 1977, Filou (Fabre-Mailhan) 1982 qui lui ont barré la route vers les sommets en lui infligeant de nombreuses blessures.
Mais dans le cœur des afeciouna, il reste et restera un As de la course camarguaise.
Luc PERO
21:00 Publié dans PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Portraits, Jean Jouannet, raseteur, course camarguaise, taureaux, Goya
13.07.2007
LUNEL - TROPHEE DU MUSCAT - AS - 2e Journée
MUSCAT ACIDE POUR
LA DEUXIEME JOURNEE
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10:55 Publié dans TROPHEE DES AS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lunel, trophée du muscat, arènes, raseteur, taureaux, as, couse camarguaise
13.05.2007
PATRICK CASTRO
PATRICK CASTRO, UN ATHLETE DU RASET
Si Allouani domine la course camarguaise depuis 2000, Castro a tout gagné de 1970 à 1981. Evocation de l’homme et de sa carrière
On parle ici d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître. Début des années 70, un raseteur au style différent s’impose partout : il s’appelle Patrick Castro et marquera à jamais l’histoire de la course camarguaise. Son palmarès est éloquent, huit fois vainqueur du Trophée des As, six Palme d’Or, deux Maraîchers, une Cocarde d’Or, etc. Il a tout gagné, a marqué toute une génération et au-delà.![]()
Les chroniques de l’époque le dépeignent comme "un athlète du raset... en forme de mars à novembre face aux plus redoutables cocardiers et dans toutes les pistes". Effectivement, l’homme est un sportif complet formé au sein du club de football Nîmes Olympique, au tempérament de gagneur et à la main extraordinaire. Une facilité déconcertante dans le raset et pour aller à la tête, plus une sortie rapide terminée par un saut "à l’ancienne" à la barrière. Mais en quelques années, le public se lasse "de cette facilité qui (le) prive de la parcelle d’émotion toujours attendue" et lui fait payer cher sa domination. Et pourtant on peut mesurer son talent au haut niveau de ses compagnons de piste - entre autres - au début Jouannet, Pellegrin, puis les Siméon, les Rado, les Meneghini et surtout le gaucher Emile Dumas dont on disait : "le duo Castro-Dumas est d’une efficac ité diabolique". Et à partir des années 78-80 Christian Chomel.
Quant aux noirs partenaires - excusez-du peu - Rami, Vergézois, Aiguilleur, Joujou, Saint-Rémois, Ventadour, Duc... Goya. Goya et Castro, deux icônes hors du commun, qui n’ont pas fait l’unanimité, mais qui ont rempli les arènes. Et ceux qui ont assisté à leurs affrontements, frémissent encore de leurs exploits... aussi passionnément décriés ou encensés tant pour l’un que pour l’autre. Face aux huées, le raseteur se tait, gardant un profond respect pour ses collègues de piste et se forgeant une philosophie particulière. Il sait qu’on lui fait payer son style, le fait qu’il ne "fasse pas le spectacle, pas briller le taureau". Il argumentait: "l'essentiel est d’aller à la tête... je ne pouvais pas changer ma façon de raseter avec mes moyens physiques, mes qualités, mes défauts, ma tête surtout... C’est vrai que je n’ai pas fait faire de coups de barrière... mais j’ai toujours raseté les taureaux arrêtés". Aujourd’hui Patrick Castro diminué par une hémiplégie depuis 2001 ne peut plus raconter mais certains puisent en sa formidable carrière la motivation à triompher, tel Sabri Allouani : "C’est mon idole, ce mec a été un très grand raseteur, et on lui a fait le reproche d’être trop un compétiteur... Mais gagner huit fois le Trophée des As, c’est difficile. Et je sais de quoi je parle! Pour moi Patrick Castro est un modèle et il reste son record à égaler!".
Martine ALIAGA
Photos Naval-Nougaret.
Archives M.Pero.
* Sources : Le Camariguo, La Bouvino, "Des siècles de bouvine" d’Alain Laborieux et Archives Manu Pero.
* L'expo Atout coeur est visible à Aigues-Vives du 11 mai 20 mai, au Temple, ouverte en semaine de 16h à 19h, samedi et dimanche de 10h à 12h et de 16h à 19h
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Vendredi 11 mai, vernissage de l'expo Atout Coeur
De 1970 à 2007 : de grands moments
de la course camarguaise
Les organisateurs ont été les premiers étonnés par le nombre important de visiteurs qui se pressaient au Temple, vendredi soir, pour découvrir l’expo Atout cœur dédiée à Patrick Castro et Sabri Allouani. L’ovation spontanée à l’arrivée de l’As des As actuel a fait mesurer la notoriété de ces deux géants de la course camarguaise car nul doute que les bravos à Sabri allaient aussi à Patrick. Une même ferveur pour évoquer, au détour des tableaux de Nabli ou de Viallat, des photos de Valantin, des Pero (père et fils) ou Alcon (père et fils), la carrière des deux grands raseteurs. Les vidéos de Mathieu Arnaud, sur les textes et musique de Bernard Porras, permettant de revivre les rasets de Patrick Castro.
A l'heure des discours, le maire Jacky Rey, le président de la FFCC Henri Itier, le président de l'Union taurine Jérémy Serrano, les représentants de la commission culturelle de la mairie entouraient Sabri Allaouani et les nombreux participants fournisseurs d'oeuvres et de documents à l'expo. Dans la salle se retrouvaient les afeciouna au sein desquels le père de Patrick, Félix Castro et de nombreux acteurs de cette époque... raseteurs ou spectateurs.
Une soirée chaleureuse empreinte d'un peu de nostalgie mais de beaucoup d'espoir, la course de Palavas du 6 mai, la prestation de Mathis et d'Allouani étaient de toutes les conversations. Quoi qu'on en dise, comme hier, la course camarguaise procure encore d'intenses moments. Et du premier au dernier raset de Castro, du premier au dernier raset d'Allouani (miracle de la technique moderne, les photos d'Allouani et Mathis étaient présentées à l'expo), une rétrospective d’hier à aujourd’hui de certains des meilleurs moments de la course camarguaise.
M.A.
Photos L. Pero
11:00 Publié dans PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coursecamarguaise, castro, taureaux, raseteur
13.04.2007
BENJAMIN VILLARD
Omniprésent, respectueux des taureaux et du public, il nous fait vibrer depuis le début de saison – tout autant que l'an dernier -. "Il"… c'est Benjamin Villard.
Visage fermé, comme replié sur lui-même, peu bavard… inaccessible… Seul le taureau en piste l'intéresse. Seule la confrontation au plus prés du cocardier le motive. Seul le face à face lui importe. Son combat est intérieur, rien ne transparaît, quelle motivation le porte ? Où va-t-il puiser la force de défier le noir adversaire ? Entend-il le public crier sa peur dans ses rasets à la limite de la rupture ? Quel que soit le taureau, le cite est sincère, l'attaque franche et la sortie laisse libre cours à la puissance du bioù. Benji ne triche pas, c'est sa force, sa cote d'amour auprès des spectateurs, des organisateurs (et j'espère des manadiers) ne se dément pas. A chaque course, à chaque taureau, il transmet à sa manière… introvertie. Les gradins vibrent au rythme de ses plus fous engagements, régulièrement gratifiés par ses adversaires/partenaires d'enfermées émotionnantes et d'arrivées explosives en corps à cornes. Que ce soit à Vergèze, Arles, Beaucaire ou Mauguio, Provence ou Languedoc,
ce raseteur-là fait sienne toutes les arènes et embarque tous les publics avec générosité et passion. Son travail n'est pas toujours récompensé par les attributs levés… on s'en fout – lui aussi apparemment – raseter tous les taureaux, c'est son moteur… Quant à gagner le cœur des aficionados, ça c'est déjà fait ! Allez Benji, tu peux sourire, le plus dur est acquis !
Martine ALIAGA
Photos L. PERO
14:25 Publié dans PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : raseteur, coursecamarguaise, taureaux, beaucaire
















































