09.05.2008
MOURIES 8-05 *AS*
VITE FAIT, BIEN FAIT...
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Sur le même moule, les six taureaux de la royale Nicollin ont eu du mal à tenir la distance. Face à des hommes décidés et expéditifs (Auzolle, Matray, Marquier, Priaulet, Roux, Sabatier à droite et Clarion, Martin-Cocher, Oleskevich à gauche plus cinq tourneurs ) ils n’ont pu opposer que leur bravoure et leur vaillance. Matray et Auzolle sont les leaders, Marquier malheureux aux ficelles s’affirme, Bouchet et Sabatier insistent, Roux tire son épingle et Martin Cocher n’aime pas la bourre.
A la Présidence P. Gibert ne commet aucune faute. Peut-être un record avec ◄ROUCASSIER qui malgré son coup de revers est délesté des rubans en vingt sept secondes. Volontaire il cède ses ficelles au terme de sept minutes ponctuées d’une action après Matray. Plus vif, THIBAUD ne résiste pourtant que deux secondes de plus aux pompons. Franc et sans vice, il pousse jusqu’au ras des planches dans huit minutes rythmées mais dieu que ça rasète. Un Carmen. Sur le même tempo (une minute dix aux rubans) les hommes tournoient autour de SIXTE qui soulève les planches et passe souvent la tête au dessus des bois mais il n’a que sa vaillance à offrir à des hommes qui ne lui laissent aucun répit pendant onze minutes pleines de courage. Un Carmen et rentrée. Décidé, ARNAUD résiste mieux car il est capable d’appuyer ses poursuites mais il se laisse distraire par les tourneurs. Sur Matray ses actions sont percutantes et il donne le meilleur pendant la bourre aux ficelles qu’il concède à la douzième. Trois Carmen dont rentrée.
ANTENOR se laisse raseter pendant cinq minutes certes volontaires et agrémentées de deux Carmen mais sans difficulté pour les hommes. Sur orbite par les satellites blancs PLUTON se jette d’un raset à l’autre sans► retenue pour cinq minutes trente dignes d’un marathon. D’un moral à toute épreuve il réintègre le toril en musique entendu une fois. Un aficionado lance près de moi : «J’espère qu’ils ont un abreuvoir dans le toril…»
Texte et Photos Eric AUPHAN
21:20 Publié dans TROPHEE DES AS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mouriés, royale de Nicollin, as, coursecamarguaise, taureaux, raseteurs
24.03.2008
LUNEL *AS*
Lundi 24 mars : 2e journée du Trophée pescalune
ROYALE DE NICOLLIN :
DES COCARDIERS TROP BRAVES, TROP GENEREUX !

Insolent - Jourdan
Le froid, la feria d'Arles, l'affiche du jour (sans vedette chez les noirs) ont peut-être dissuadé le public qui ne remplissait que la moitié de l'arène pescalune. En revanche en piste, c'est plein. Douze raseteurs (Allouani, Garcia, Jourdan, Outarka, Toureau, Villard, Matray, Gleize, Martinez, Oleskevich, Poujol, Bouchet) et cinq tourneurs (Mata, T. Dengerma, Abbal, T. Garrido, Tourki) se présentent au président Jacques Valentin.
Sans chef de file et sans difficulté majeure, les cocardiers de Nicollin n’ont eu que leur générosité à offrir. A Lunel, ça fait un peu juste même si Embrun et Insolent mettent du rythme dans leur réparties et Anténor un poil d’agressivité. Chez les blancs, ça joue tactique… surtout pour attaquer les ficelles. Les plus en vue : Jourdan qui lève à chaque taureau, Matray opportuniste souvent sans la manière, Poujol qui retrouve du tempo. Villard en retrait, Allouani temporise ; Martinez, Gleize, Outarka par moments.
Gaucelm.- Il reçoit avec calme les premiers assauts, sûr de son placement. Les hommes ne le forcent pas, Gaucelm expédie les affaires courantes et rentre ses ficelles en silence.
Jodias.- Trois raseteurs réclament la coupe cocarde, Jacques Valentin ne la donne à personne… Ça vous apprendra ! Sollicité, Jodias met du coeur dans les séries et peut sauter dans la foulée (sur Jourdan à la 5e). Matray en embuscade lève la 2e ficelle à la 12e minute. 2 Carmen et retour.
Embrun.- La générosité même. Du haut de ses huit ans, il répond à tout en rythme et conclut à plusieurs reprises (Allouani, Jourdan). Avec panache, il enfile les séries et conserve une ficelle. 6 Carmen et retour.
Très remuant, Insolent se fait raseter sur ses déplacements. Il se chauffe sous la pression jusqu’à se soulever deux fois après Jourdan puis à taper après Allouani et Villard. Il met toute son envie et sa bravoure dans le combat, mais il a du mal à sortir de l’emprise. Sur sa seconde ficelle qu’il rentre, les hommes lui laissent un peu plus de répit, du coup, plus rien. 4 Carmen et retour.
A 10 ans, Anténor (photo ci-contre avec Matray) en a vu d’autres. Il soutient le rythme sans refuser et sans baisser la garde, se permettant quelques conclusions sévères (Allouani, Matray, Poujol, Gleize). Matray lève la seconde ficelle sur la sonnerie. 5 Carmen et retour.
Aucune difficulté chez Barras, alors c’est la ruée. Une minute pour la cocarde et les glands. Aux ficelles, quand les rasets s’espacent, Barras met les gaz sur Jourdan et Matray, tape sur Garcia et Martinez. Poujol met un terme à sa prestation à la 12e minute.

Anténor - Gleize
22:00 Publié dans TROPHEE DES AS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lunel, Trophée Pescalune, Royale de Nicollin, courses camarguaises

