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19/10/2014

NIMES FINALE DU TROPHEE DES AS

Dimanche 19 octobre 2014

Les saveurs du banquet final

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Greco de la manade Saint-Antoine sur Ziko Katif

nimes,finale du trophée des as,greco de saint-antoine,sabri allouani,courses camarguaisesSi Greco fait sauter les bouchons de champagne, Ratis est un pousse-café corsé et pétillant. Sugar se déguste en trou normand bienvenu en cours de repas et Garlan se pose en plat de résistance.

 Dans le banquet final où quelques plats intermédiaires ont semblé un peu fades, la mise en bouche est somptueuse dans des envolées colorées, dynamiques et lyriques.  

Côté convives, le report de date n’étant jamais un plus pour une course, l’affluence n’atteint pas des records mais se situe dans une bonne  moyenne. 

Des hommes en blanc, assidus parfois à l’excès, ou  sur la réserve et parfois trop, on retient assurément Katif. Jeune Ziko deviendra grand aux côtés du champion Sabri Allouani, efficace et brillant aux bons moments. Chacun des dix autres raseteurs apportant son concours plus ou moins efficacement,  opportunément ou brillamment. 

Au menu donc,  Horacio, un premier qui se cantonne à quelques mètres carrés, puis Escamillo très moyen. Mais Sugar, avec une stratégie à toute épreuve, balade les hommes, tient tête et fait passer les premiers frissons en frôlant les raseteurs de ses cornes dangereuses.

Applaudi à la lecture de son palmarès le triple Biòu d’Or Garlan n’est pas submergé de sollicitations. On ne plonge pas au hasard entre ses cornes. Les hommes préparent longuement chaque départ, Katif, Favier et Martin, étant les plus conquérants. Aussi, le public manifeste : après les montants des primes aux ficelles (2200€) ? Le comportement des hommes ? A sa suite, Ulmet, avec des actions tonitruantes et quelques périodes de retenue mais il se blesse et quitte la piste à la 11e. C’est après que tout s’enflamme. Par un quart d’heure de haute envergure, Greco affole les compteurs de ses violents coups aux planches. Froid, jamais le cocardier de Saint-Antoine ne se disperse. Placé, attentif, ce sont des skuds à répétition qui bombardent les hommes et emballent la musique. Excellent ! Et le public debout. Quant à Ratis, s’il met quelques minutes à entrer dans la danse, une fois chaud, c’est avec son tempérament belliqueux, frondeur et facétieux qu’il mène sa course.  Du très bon Ratis.

nimes,finale du trophée des as,greco de saint-antoine,sabri allouani,courses camarguaisesA l’heure des récompenses, la piste rehaussée de la beauté des Arlésiennes dont la Reine d’Arles Mandy Graillon et ses demoiselles d’honneur, des gardians, et d’une ribambelle d’enfants, les salves d’applaudissements descendent des gradins. Sabri Allouani savoure la victoire. Dix étoiles brodées sur son maillot mais les plus brillantes au fond de ses yeux. 

MARTINE ALIAGA

13/10/2014

SABRI ALLOUANI *INTERVIEW*

Samedi 11 octobre 2014
 
 "Ce 10e titre je le voulais à tout prix !"
 
2014SABRIALLOUANIPHMALI2.jpgA 36 ans, le recordman de victoires au Trophée des As réalise son rêve et savoure sa performance. Questions à Sabri Allouani, master chef dix fois étoilé !
Cette victoire 2014 était-elle planifiée dès le départ de la saison ?
Oui, c’est venu dès le départ, après la finale 2013 où je n’ai pas participé (1), cela m’a donné de la force pour préparer 2014. Je me suis entraîné tout l’hiver et j’ai tout mis en œuvre pour réussir une saison pleine. Je voulais ce 10e titre à tout prix. Les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas. En 2013, j’ai eu des blessures musculaires, cette année non. Même si à Castries je me suis cassé la main (heureusement la gauche) et j’ai pris un coup de corne en août à Mauguio par Regain, j’ai serré les dents pour continuer. Je n’ai pas raté une seule invitation, au contraire j’ai fait des courses en plus. Je suis même allé à Fontvieille pour la première fois de ma carrière.
 
Après 15 ans de piste et 9 Trophées des As, le 10e est-il la victoire de la maturité ?
Oui, c’est sûr l’expérience a joué. A 36 ans, gagner un 10e Trophée, personne ne l’avait jamais fait. J’ai une grande forme physique mais il y a certains rasets que je ne fais plus et je râle au fond de moi. Mais ma connaissance des taureaux - que je ne pensais pas avoir autant en moi - m’a permis de compenser. En plus je n’ai pas eu de gros pépins et dès novembre dernier, j’ai travaillé ma condition physique. Je ne me suis pas arrêté.
Il y a le physique mais aussi le mental...
Il y a énormément de victoires qui se sont jouées sur mon caractère. Certes il faut les jambes mais j’ai la capacité de me surpasser. Ce que j’ai fait à toutes les courses en 2014. Aussi, en cette fin de saison, je suis épuisé moralement. J’ai puisé dans mes réserves, j’ai douté de moi, mais j’ai continué.
Les moments forts de votre carrière ?
Sur les dernières quinze années, il y a des choses gravées. J’essaie de ne garder que le bon. Ce sont certaines victoires, certains rasets, l’adrénaline des courses mais aussi des moments hors de la piste avec les amis.
Après une interruption en 2010, pourquoi être revenu ?
J’aurais jamais dû arrêter, c’est un grand regret. Ça m’a fait perdre 3 ans de carrière. Je suis revenu au bout de 6 mois mais j’ai mis deux ans à relancer la machine. Mon retour a été mal perçu par certains mais aujourd’hui je montre que j’ai eu raison. Et puis l’envie qui me tient de raseter est revenue très vite. Je suis allé quatre fois à la plage, puis la piste m’a trop manqué. J’y prends plus de plaisir que quand j’ai commencé.
Et l’entourage ?
Je marche à l’affectif, ce milieu m’a permis de rencontrer des gens extraordinaires et quelques-uns que je verrai toujours car je suis ami avec eux. Des liens créés en piste mais qui continuent après. Jockin, Outarka, Aliaga, Katif... Ce sont des proches. Notamment Ziko que j’ai pris un peu sous mon aile, je me retrouve à mes débuts. Il ne se pose pas de question pour raseter mais il a encore des choses à apprendre, en piste et dans la vie... Jérémy c’est quelqu’un qu’on ne peut qu’apprécier, il me demande beaucoup de conseils... Avec eux, en dehors de la piste, on a les mêmes délires, ça accroche cent pour cent.
Quels soutiens avez-vous rencontré tout au long de ces quinze années ?
La famille, les amis, les clubs taurins qui m’ont fait confiance dans ma carrière et en particulier cette année, et je les en remercie... Mes deux avocats, car sans eux je n’aurais pas pu courir cette année... Remerciements aussi au maire de Baillargues, au président de Montpellier Agglomération et maire de Montpellier, ainsi que son équipe d’adjoints qui ont su me soutenir, qui restent à mon écoute et qui souhaitent développer cet art au sein de la ville et notamment dans les quartiers populaires.
Comment envisagez-vous l’avenir ?
Le futur proche c’est la finale. Ce sera un jour spécial, mon 10e titre de vainqueur du Trophée des As et ma dernière finale. J’ai gagné mon premier trophée et mon 10e à Nîmes, la boucle sera bouclée, je veux profiter de la journée.
Et l’an prochain, je rasèterai encore, seulement une vingtaine de dates, juste pour me régaler.

 

Propos recueillis par
MARTINE ALIAGA

 

(1) NDLR : après altercation avec un juge de piste, le 15 août 2013 au Grau-du-Roi, la sanction tombait (suspension de licence 2 ans) à quelques jours de la finale du Trophée des As 2013. Sanction annulée, après appel, pour vice de procédure.

 

 

 

23/09/2013

PALAVAS-LES-FLOTS *AS*

Dimanche 22 septembre 2013 - Finale du Trophée Albert-Dubout

Le Sabri des grands jours

palavas,finale du trophée albert-dubout,chico,sabri allouani,course camarguaiseEntrée : 1/2 arène. Organisateur : CT Fiesta y toro. Président : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Allouani, Chekade (sort au 3e), Jockin, Oufdil, Violet. Gauchers : Allam, Ouffe, Alarcon. Tourneurs : Bensalah, Kerfouche, Ull, Ménargues, Ranc.

◄ Allouani sort le grand jeu et totalise en payant de sa personne, bien accompagné de Ouffe, Oufdil et Allam.
Et si Chico prend le prix du jour pour sa brillance, Sparagus mène un quart d’heure de domination pour une finale du Trophée Albert-Dubout de bonne facture. Deux grands cocardiers dont le palmarès est impressionnant, font leurs adieux à la piste, Yvan en présentation et Rodin pour belle prestation. 

Banaru (Fabre-Mailhan).- Fermement positionné, il gère avec expérience sans s’enflammer mais avec assiduité. Sérieux sans être austère, il garde une ficelle. 3 Carmen et retour.

Méphisto (Saumade).- Bouillant avant la trompette c’est pourtant tièdement qu’il répond, sans se livrer vraiment, une fois la tête passée. Les honneurs pour ses 13 minutes. 

Beleu (Lou Pantaï).- Remuant au début, met de l’entrain dans les enchaînements et saute lestement après Allouani. Petit à petit affirme son placement, et lance de superbes finitions (Allouani 4 fois, Oufdil, 3). S’envoie méchamment sur Oufdil au terme d’un très bon quart d’heure. Rentre une ficelle, 7 Carmen et retour.

palavas,finale du trophée albert-dubout,chico,sabri allouani,course camarguaise◄ Sparagus (Janin).- Quelques tours à fond, repère les angles, écarte les tourneurs et attentif, attend les blancs. Personne pour le citer arrêté. Allam se sacrifie, et se fait prestement écarter. Sparagus défend son espace et déjoue les pièges des tourneurs. Les rasets à blanc se succèdent auxquels il oppose sa vitesse d’action. La cocarde à Allouani à la 10e. Deux beaux et vrais rasets d’Oufdil et de Ouffe sont superbement accompagnés. Rentre un gland après un super quart d’heure de domination. 2 Carmen et retour.

Rodin (Les Baumelles).- L’œil vif, surveille tout, et les blancs le regardent longtemps. Un long raset d’Oufdil, un d’Allouani, des séries. Accroche le pied d’Allouani à la planche. Puis sur un départ hasardeux, Allouani est obligé de se coucher. Séquence émotion. Une ficelle rentre, 3 Carmen et retour.

palavas,finale du trophée albert-dubout,chico,sabri allouani,course camarguaiseChico (Lautier).- ► PHOTO
Vif, enchaîne de bon cœur et met la corne en finition. Les séries rythmées sont conclues de belle manière dont une où Alarcon en danger se couche. 7 beaux engagements dont un violent et dangereux sur Oufdil. Rentre ses ficelles avec un concerto de Carmen.

Camerone (Paulin, hp).- Le beau Camerone cherche adversaire. Quelques beaux coups aux planches (3 Carmen) mais pas assez pour qu’il fasse briller la palette de ses qualités. Un gland au toril avec les honneurs.

MARTINE ALIAGA

Trophée des As : Allouani, 38 points ; Ouffe, 17.

Trophée des Raseteurs : Oufdil, 4.

Trophée Albert-Dubout

Raseteurs : 1er Allouani, 62 points ; 2e Ouffe, 20 ; 3e Chekade, 15. Meilleur taureau de la saison : Scipion de Saumade (course du 8 mai). Meilleur taureau de cette finale : Chico de Lautier.
Prix spéciaux : à Hubert Manaud pour Yvan ; à Guillaume Linsolas pour Rodin ; à Frédéric Jockin pour ses 15 ans de course à Palavas.

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ET PENDANT CE TEMPS A VAUVERT...

Le Trophée des Vignerons était remporté par Loïc Auzolle (26 points) et Garlan des Baumelles.

Anthony Ayme se voyait attribuer le prix par le Trophée Taurin pour ce 8e Grand Rendez-Vous

Trophée des As : Auzolle, 23 points ; Ayme, 17 ; Favier, 14 ; Martin, 4 ; Poujol, 2 ; Bruschet, 2.

Trophée des Raseteurs : Miralles, 12 points.

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09/07/2013

LUNEL-VIEL *AS*

Mardi 9 juillet 2013

L'effet Sabri

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Sabri Allouani la main sûre à la tête de Raimu

Entrée : 2/3 d’arène. Organisateur : PFM. Président : Florent Tedeschi. Raseteurs droitiers: Allouani, Bruschet, Guyon, Jockin, Oufdil. Gauchers : A. Benafitou, Four, Ouffe. Tourneurs : Fouque, Kerfouche, Ull, Joseph.

A croire que les blancs attendaient leur meneur. Maintenant que Sabri Allouani affiche à nouveau ses prétentions, les troupes s’en trouvent galvanisées. Comme en cet après-midi où ce concours de manades raseté en rythme se révèle très intéressant, tous les raseteurs se piquant au jeu. Les noirs les plus costauds (la plupart) y trouvent leur compte comme Albator de Rousseau qui s’adjuge ce 2e Trophée des commerçants ou encore Raimu et Beleu. Le Vendarguois remporte donc le prix du jour, et son collègue Frédéric Jockin a droit à une mise à l’honneur pour ses derniers rasets à Lunel-Viel.

En préambule, trois taureaux de Vellas montrent de belles dispositions face à l’école de raseteurs de Vauvert où le jeune Vincent Félix fait ses premières armes... Un futur "petit Chat" ?

Maï (Les Baumelles).- Un peu à l’étroit, il baroule, se centre parfois, chasse mais peut à tout moment frapper méchamment. Les dernières minutes sont animées pour la 1re ficelle ouverte par Allouani et très convoitée. Maï fait le ménage et rentre les deux. 3 Carmen et retour.

Othello (Félix).- Sa mobilité le sort des griffes avides. Il ne refuse rien et se livre avec vivacité. Pour peu qu’on l’allonge, il pousse aux planches. Un peu décollé, il reste disponible pour 11’30 plaisantes. 1 Carmen et retour.

Albator (Rousseau).- Il a du gaz et du caractère. Placé, il sort en force et fait le ménage le long des planches. Ne se laisse pas aborder facilement d’autant que quand les blancs tardent, il monte au combat. Des poursuites serrées (Ouffe, Allouani, Four), une série qui déclenche la musique. Les blancs calculent, Albator maîtrise et reste propriétaire de ses ficelles. 3 Carmen et retour.

Capucin (Les Montilles).- Il se fait cueillir par l’envie des hommes. Avec son gros gabarit, il s’engage de tout son poids aux planches (Guyon) mais ses répliques se font petit à petit plus molles. Se chauffe et met la corne après Allouani. Mais 11’30 suffisent. 2 Carmen et un discret au retour.

Raimu (Fabre-Mailhan).- Il prend une rafale aux rubans. Raimu laisse passer l’orage, reste attentif et enchaîne sans sourciller. Aux ficelles, ça s’éclaircit pour lui, un temps. Mais les séries reprennent et Raimu ponctue sur Guyon (Carmen). Sans refus, se livre sur un rythme cadencé. Anticipe Guyon et termine en se cabrant sur Ouffe. Après ce beau combat, rentre une ficelle avec les honneurs.

Beleu (Pantaï).- Placé, vif, et cette corne qu’il envoie dangereusement après Ouffe. Quelques actions frappantes (Allouani) et du cœur dans les enchaînements. Il sait se sortir de l’emprise et passer la vitesse supérieure. Ecarte Four, bascule après Guyon mais au jeu des séries, il doit s’incliner en 11’30 trépidantes. 6 Carmen et retour.

Vibre (Lafon, hp).- Svelte et rapide, il se livre avec fougue. Se jette dans les rasets et brille avec Four, tape droit sur Guyon, enfile des séries endiablées. La dernière ficelle est pour Jockin sous les applaudissements. La musique pour Vibre, c’est mérité !

MARTINE ALIAGA

Trophée des As : Allouani, 23 points ; Four, 17 ; Bruschet, 10 ; Ouffe, 8 ; A. Benafitou, 4.

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▲ Albator et Bastien Four

▼ La ficelle de Vibre dans le crochet du futur retraité Frédéric Jockin

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06/06/2011

VENDARGUES *AS*

Dimanche 5 juin 2011

LA MULETA PASSE A TRAVERS LES ORAGES

Les bénévoles du CT La Muleta ont bossé comme des forçats pour que la piste reste en état et que la course phare du 90e anniversaire puisse avoir lieu. Ils ont été récompensés. Vendargues a été la seule course du week-end a avoir lieu. Sous le soleil, les arènes se sont remplies. La course n'a pas été extraordinaire mais, sevré de biou par la météo, le public n'a pas boudé son plaisir. Et puis, c'était le retour de Sabri... Sobre en première partie, le Vendarguois a retrouvé rapidement ses marques. Honoré à la remise des prix - avec Chekade, meilleur raseteur, et Cuillé pour Renoir - le raseteur avait les yeux brillants de plaisir. Il l'a annoncé, il faudra compter sur lui à la Cocarde d'Or.

Martine ALIAGA
Photos Christian ITIER


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▲ Chekade et Gallicianais de Briaux (3e)

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▲ Allouani et Gallicianais

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▲ Ils avaient bâché la piste, drainé, travaillé comme des forçats...
La récompense était au bout, les arènes pleines.

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▲ Tout a commencé et fini par les abrivado et bandido.
Ici l'arrivée des pelots.

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Pour le coup il n'était pas venu pour rien, Renoir...
Les cornes en faucille pour choper le raseteur
dans un coup de barrière violent.

LA COURSE : de ce qui aurait dû être un après-midi totalement dédié à la fête, les raseteurs sont passés à côté. Et il est vrai que les taureaux au comportement dans l'ensemble brouillon n'aidaient pas. Mais après avoir subi cinq jours de pluie, les cocardiers n'étaient pas dans le coup, on peut comprendre. En revanche, les blancs auraient dû profiter des arènes pleines pour régaler ce public fidèle et récompenser les organisateurs qui se sont démultipliés pour assurer la course. Il parait que les points mettent la pression sur les taureaux. En ce dimanche, ce n'était pas le cas puisque Vendargues course unique, la compétition était écartée. Seul Chekade, dans son style entreprenant, fait passer l'émotion, Auzolle par moments, Allouani pour son retour.

A la capelado : Allouani, Auzolle, Ayme, Oufil (se retire au 3e), Chekade, Outarka à droite; Poujol, Ouffe, N. Benafitou, Errik à gauche. Tourneurs : G. Rado, Kerfouche, Dunan, C. Galibert, Labrousse.

Caïman de Margé est remuant mais combattif. Il laisse parfois passer et ainsi ne subit pas trop la pression. Se cabre sur Allouani, Auzolle, Chekade pour 7 minutes et deux Carmen.
Mascarat de Bon : un quart-d'heure de sauts dans les deux sens.
Gallicianais de Briaux sort avec une fougue qui fait espérer le meilleur. Làs ! Deux rasets meurtriers lui coupent les pattes. Alors que les blancs auraient pu profiter de sa bonne volonté et de son brio, les sollicitations trop denses et peu franches ont raison de ce fonceur spectaculaire. Aux ficelles, avec un peu plus d'air, il retrouve sa hargne pour une super action où Chekade l'embarque puis sur Allouani. Mais blessé à l'oeil (juste une coupure au-dessus nous a rassurés Claude Briaux) et sa prestation est écourtée à la 9e. 3 Carmen.

Périclès de Nicollin est le seul à tenir la dragée haute aux blancs. Il baroule mais quand il se place, c'est avec du jus qu'il participe. Ses grandes banes dissuasives force les hommes à l'application. Il catapulte Chekade tête la première dans le burladero. Beaux cites d'Auzolle, Poujol, Allouani. Errik essaie, Ayme, Ouffe pour des séries endiablées sur lesquelles il conclut parfois sévèrement. Maître de ses ficelles, Péricès rentre avec les honneurs plus 3 Carmen en course.
Renoir de Cuillé fait du large sans se fixer et ne favorise pas les beaux gestes. C'est la pagaille dans les rangs des crocheteurs. Une fois placé, aux ficelles, ses ripostes sont plus convaincantes, grosse anticipation sur Auzolle, explosion après Chekade, méchante agression sur Allouani. Pas très coopératif avec les gauchers, il sauve une ficelle. 3 Carmen.
Jivago de Blatière-Bessac se montre coureur, sauteur. Les blancs rasètent "à la raspaille" mais comment faire avec Jivago qui ne suit pas ? S'engouffre violemment après Ayme aux planches, tape avec méchanceté après Chekade, Poujol et termine par un coup de barrière terrible sur Auzolle tandis qu'Ayme lui pique sa 2e ficelle. 3 Carmen.
Icare (Paulin-Niquet), après quelques minutes insignifiantes, s'envoie aux planches sur un beau raset d'Ouffe. Tout feu tout flamme, mais brouillon - l'image des blancs - il n'arrive pas à canaliser son trop plein d'énergie. Il n'en fait qu'à sa tête et passe trop de temps en contre-piste.

Les prix du jour pour Chekade, Renoir et un cadeau à Allouani pour son retour en piste.

M. A.

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04/11/2010

ADIEUX DE SABRI ALLOUANI

 

 

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11/07/2010

SABRI ALLOUANI "LE RETOUR"

 

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Sabri ALLOUANI a finalement craquè... Aprés la course de Nîmes il avait décidé de ne plus raseter jusqu'à ses adieux... Mais la passion n'a pas de raison ! Il sera donc présent ce Dimanche 11 à Lunel pour la 1ère journée du Trophée du Muscat, ainsi que jeudi 15 pour la Royale de Cuillé support de la 2ème journée de cette compétition.

Luc PERO

 

11/10/2009

ARLES: 58e FINALE DU TROPHEE TAURIN

Dimanche 11 octobre 2009 : finale du Trophée des As

APRES UN DEMARRAGE SUR LES CHAPEAUX DE ROUE
LA COURSE A PRIS UNE ALLURE DE CROISIERE

CAPELADO.jpg

Ambiance des grands jours dans l'amphithéâtre arlésien. 10 000 spectateurs dans le soleil automnal. Un succès populaire qui ne se dément pas. La finale du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence est un rendez-vous incontournable. Le public prend place au son de La Gardounenque et de la pena de Saint-Etienne-du-Grès.
HOMMAGE A CAMA.jpgEt le rideau se lève sur un taureau. Le N.402 de la manade Chauvet, triple Biou d'Or - vous avez reconnu Camarina - fait une entrée ovationnée et se tient prêt à l'affrontement. Mais aujourd'hui, le célèbre cocardier recevra uniquement l'hommage du public. Il en voulait encore pourtant et mettra du temps à quitter la piste, applaudi debout.
Après les chorégraphies en jaune et bleu, rehaussées de curieux biou filiformes et le ballet des Arlésiennes, suivies des gardians, c'est un raseteur qui est appelé en piste. Roger Pascal du HOMMAGEG RP.jpgprestigieux carré d'As reçoit lui aussi une belle reconnaissance des gradins. Tout un symbole... lui qui avait commencé sa carrière en 1953, fête cette année les cinquante ans de son titre de vainqueur du Trophée des As (1959). Et qui mieux qu'un autre raseteur pouvait l'honorer... Nicolas Noguéra, président de l'Association des raseteurs.
Très belle idée que ce coup de coeur.

De la course en elle-même, je retiens une première partie de très grande qualité tant chez les taureaux que chez les hommes. Géricault et Petit Lou excellents dans leur partition cocardière et des bons passages avec Embrun.
La deuxième a manqué de panache pour faire "monter la sauce".
Le Biou d'Or, Pasteur en 4e position n'a pas été ménagé aux pompons. Aux ficelles, il se sert de son anticipation magistrale et conclut à plusieurs reprises avec quelques moments de réserve. Coyote défend sévèrement son terrain et se montre trop sélectif pour cette 5e place. Yvan du Pantaï alterne les temps de répits et les anticipations et offensives dangereuses. Quant à Mathis, manquant de détermination il n'a pas assez percuté - même si Villard, Allouani, Auzolle l'invitent au plus prés -  pour enflammer totalement les spectateurs.

9 pour Sabri.jpgLes hommes : Allouani, pour sa dernière finale, a sorti des gestes de grande technicité (notamment aux ficelles). Villard a travaillé tous les taureaux. Auzolle, Gleize, Marquier, Ouffe, Four pour de bons passages. A. Benafiou et Poujol parfois. Jourdan, Sabatier, Martin-Cocher complétant.

Au final : bien cocardièrement mais manque d'un peu d'éclat.

LES PRIX : 1. Allouani, 578 points ; 2. Villard, 514 ; 3. Gleize, 383,5 ; 4. Four, 307,5 ; 5. Auzolle, 307.
Biou d'Or 2009 : Pasteur de Fabre-Mailhan.
Meilleur taureau de la finale : Géricault de Chauvet.
LES POINTS SUR LA COURSE : Auzolle, 18 ; Allouani, 13 ; Ouffe, 11 ; Marquier, 7 ; Villard, 7 ; Gleize, 7 ; Benafitou, 4 ; Four, 4 ; Jourdan, 2 ; Martin-Cocher, 2 ; Sabatier, 2.

Martine ALIAGA
Photos C. I.

10/12/2008

MAUGUIO : SOIREE SABRI

Vendredi 5 décembre


CINQUANTE ET UN AMIS POUR SABRI

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DSC_5268.jpg a.jpgC’est un agréable rendez-vous initié l’an dernier par la société Pernod 51 et son directeur commercial Yves Agostini, pour fêter le vainqueur du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence. Ainsi, carte blanche était donnée à Sabri Allouani qui, pour partager la joie de son 8e Trophée des As, a invité au Café du Midi à Mauguio « ceux qui sont là tous les dimanches, les amis... » à passer un moment convivial. Des cadeaux, des échanges avec les supporters, les groupies, le champion s’est prêté de bonne grâce aux photos et autres discussions. Sympa!

Martine ALIAGA

Photos Luc PERO

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