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18/10/2012

LES BIOU D'OR

 

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1954 ROYALE DE BILHAU
1955 GANDAR - Blatière
1956 COSAQUE - Lafont
1957 REGISSEUR - Raynaud
1958 LOPEZ - Thibaud
1959 TIGRE - Laurent


1960 TIGRE - Laurent
1961 VERGEZOIS - Blatière
1962 CARAQUE - Laurent
1963 MARIO - Lafont
1964 PETIT LOULOU - Aubanel
1965 LOUSTIC - Laurent
1966 LOUSTIC - Laurent
1967 LOUSTIC - Laurent  et CAILAREN - Lafont
1968 GALAPIAN - Guillierme
1969 RAMI - Fabre-Mailhan


1970 VERGEZOIS - Blatière
1971 RAMI - Fabre-Mailhan
1972 JOINVILLE - Lafont
1973 DUR - Blatière
1974 GARDON - Laurent
1975 DUC - Languedoc
1976 GOYA - Laurent
1977 VENTADOUR - Lafont
1978 RINGO - Blatière
1979 VENTADOUR - Lafont


1980 PASCALET - Rébuffat
1981 ROUSSET - Cuillé
1982 ROUSSET - Cuillé
1983 SEGREN - Guillierme
1984 SAMOURAÏ - Saumade
1985 FIDELIO - Laurent
1986 FURET - Lafont
1987 FILOU - Laurent
1988 BARRAIE - Lafont
1989 BARRAIE - Lafont


1990 BANCO - Laurent
1991 SANGAR - Janin
1992 BARRAIE - Lafont
1993 PRESIDENT - Saumade
1994 PRESIDENT - Saumade
1995 MOURVEN - Blatière
1996 DALTON - Joncas
1997 RUBIS - Laurent
1998 MUSCADET - Rouquette
1999 TRISTAN - Saumade


2000 PYTHAGORE - Cuillé
2001 TRISTAN - Saumade
2002 VIRAT - Nicollin
2003 SCAMANDRE - Boch
2004 VIRAT - Nicollin
2005 CAMARINA - Chauvet
2006 MATHIS - Lautier
2007 CAMARINA - Chauvet
2008 CAMARINA - Chauvet
2009 PASTEUR - Fabre-Mailhan


2010 GUEPARD - Cuillé
2011 GARLAND - Les Baumelles
2012 GARLAND - Les Baumelles

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05/01/2008

AU FIL DES ARLESIENNES

Baillargues le 04-01-2008

A LA MEDIATHEQUE " Jean MATTE "

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C'est dans un décor approprié que Lise GROS, Stéphanie MAZET, Laure et Jade BARGOIN, ont proposé aux nombreux spectateurs un spectacle divertissant et enrichissant. Autour des contes de Lise GROS, Stéphanie, Laure et Jade ont retracé l'histoire du costume d'Arles et son évolution au fil du temps. Le public a apprécié le travail de ces belles dames qui par leur grâce ont illuminé la soirée d'ouverture de la traditionnelle fête d'hiver.

Luc PERO

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18/03/2007

VERGEZE le 18.03.2007

Benjamin VILLARD, UN HOMME DANS LA COURSE
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Ici avec KABYLE
                                                                                                                                                                                   
Ce dimanche les arènes de Vergèze inauguraient leurs nouvelles installations. En effet l'ancien toril plus aux normes en vigueur a été remplaçé par une structure trois étoiles, cocardiers et gardians en apprécieront la qualité. A cette occasion la Royale de l'élevage roi du village (Blatière) a été présentée au nombreux public qui garnissait les gradins. De cette course nous retiendrons les prestations de TIBERE, malgré la lourde charge qui lui était assignée il s'en est sorti avec métier, pugnacité et brio. LANZA, cinquième plus facile mais brillant. Enfin pour conclure KABYLE, barricadier à souhait donne une réplique qui ravit les fervents du genre.

Côté des tenues blanches, ils étaient huit à la capelado aidés par la suite de quatre tourneurs. Si A.Benafitou est le plus performant aux points, c'est B.Villard qui a été de loin le plus entreprenant. Dans son style particulier il va animer de bout en bout cette course. Toujours dans le tempo, c'est lui qui imprime le rythme et qui distille les meilleures attaques provoquant ainsi des arrivées spectaculaires. Loyal avec les cocardiers, il n'en délaisse aucun et prend plaisir à se mesurer à eux. Pourtant aujourd'hui ce n'était pas gagné d'avance pour lui, car sortant d'une intervention chirurgicale du poignet droit (scaphoïde) une inquiétude était légitime. Mais sa passion , son courage et sa tenacité ont fait la différence et grâce à Benjamin cette course a pu vivre quelques moments intenses comme on les espère souvent. 

VIDOURLE

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là avec TIBERE
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avec FONFON
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avec le coriace TERRUEL
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encore TERRUEL
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puis sur OTHELLO
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en danger face à LANZA
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pour finir avec KABYLE
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et encore KABYLE
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Le nouveau Toril
                                                                                                                                             
                                                                                                                                                    Photos L.Pero

08/03/2007

Les mots pour comprendre

Réservé aux novices. Pour entrer en bouvine, voici quelques mots-clefs pour survivre dans une arène ou se fondre dans une conversation d'afeciouna pendant une vote. Il ne s'agit pas d'un dictionnaire, mais d'une liste de mots d'usage expliqués d'une manière simple.

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PREAMBULE: les courses camarguaises opposent dans les arènes, les raseteurs (hommes en blanc) et les cocardiers (taureaux). C'est un art, une tradition, un sport. Les meilleurs taureaux font de véritables carrières (jusqu'à une dizaine d'années), ce sont eux les vraies vedettes. Ils sont l'objet d'un véritable culte et sont parfois statufiés. Ne surtout pas confondre la course camarguaise avec la corrida, le taureau-piscine ou la course landaise. Chacune de ses disciplines a son bétail adéquat et ses qualités propres. Le taureau camarguais n'a rien à voir avec le toro de combat espagnol, ni sa morphologie ni son caractère, ni sa finalité. Pour les taureaux-piscines, les bêtes utilisées sont des vaches emboulées. En course landaise, le bétail est issu de croisement.

ABRIVADO: action d’amener les taureaux des prés aux arènes encadrés par les gardians. Aujourd’hui, le plus souvent, l’abrivado se passe de char à char, néanmoins dans certains villages, l’abrivado "longue" se pratique toujours. Ce sont les plus belles. Le soir, pour le retour des bêtes au pré, c’est la bandido.

AFECIOUN: attachement, ferveur. L’afeciouna aime les traditions, les taureaux. Il a la fé di bioù, l’amour, la foi pour les taureaux.

AMAILLER: ramener une bête avec les autres, les grouper.

ANOUBLE: veau d’un an.

ARRIBER: aller nourir les bêtes.
ATTRIBUTS: en course camarguaise, le taureau qui entre en piste est encocardé. Il porte une cocarde (petit bout de chiffon rouge) entre les cornes, un gland (blanc) à chaque corne, un frontal (ficelle passant derrière les cornes), une ficelle enroulée à la base de chaque corne. Les raseteurs gagnent des points et de l’argent en levant ces attributs.

BAILE, BAILE-GARDIAN: celui qui s’occupe des bêtes.

medium_AIMARGUES_LOU_SAR_004.2.JPGBARRICADIER: taureau qui, pendant la course, termine le plus souvent ses actions en tapant les barrières ou en se soulevant à la poursuite du raseteur (photo Luc PERO).
BIOU: mot générique pour tous les taureaux de Camargue. Désigne aussi le taureau castré. A l’inverse du taù qui est l’étalon.
BISTOURNAGE: castrage des taureaux.
BOUVINE: la bouvine englobe tout qui touche aux taureaux Camargue. C’est l’équivalent du "mundillo"  en tauromachie espagnole.

CAPELADO: défilé des raseteurs en début de course. Equivaut au paséo en corrida (Photo ci-dessous).medium_CAPELADO.JPG

CHAR: le camion aménagé pour transporter taureaux ou chevaux.
COCARDIER: taureau de course camarguaise en général, et plus particulièrement taureau qui défend ses attributs avec domination et bravoure.
CROCHET: instrument dont se servent les raseteurs pour lever les attributs.
DESPEDIDA: mot espagnol. La despedida d’un taureau ou d’un raseteur…, la dernière fois qu’il se montrera en piste.
DOUBLEN: bête de deux ans ; ternen: trois ans ; quatren: quatre ans.
EMBOULAGE: boules de métal mises sur les cornes des taureaux ou des vaches pour éviter les accidents. Par exemple, les élèves des écoles taurines rasétent des taureaux emboulés. Pendant l’abrivado, les taureaux portent des gaines de cuir.
ENCIERRO: mot espagnol. Les taureaux sont lâchés dans un endroit clos, le plus souvent la place d’un village pendant la fête pour faire amuser les afeciouna.

ESTRAMBORD: joie, liesse des fêtes camarguaises.
ESTRIBO: en piste, petit marchepied au bas des barrières où prennent appui les raseteurs pour sauter ou les taureaux pour se dresser.
LAUPIO: abri, auvent devant les mas.
PELOT: manadier, propriétaire de l’élevage.
medium_Raset_Marquier.JPGRASETEUR: habillé de blanc, crochet en main, ces jeunes hommes se mesurent aux taureaux dans les arènes.
SIMBEU: taureau dressé pour aider les gardians à manœuvrer les bêtes.
TRIER: en pays, à la manade, séparer les bêtes choisies du reste du troupeau.

VOTE : fête votive.


 

02/03/2007

Hubert et Christian Espelly, Guillierme de coeur

Dimanche 4 mars, Aimargues rend hommage à la célèbre manadière Fanfonne Guillierme. Après Jacques et Armand Espelly, l’élevage Guillierme est mené par Christian en attendant peut-être Hubert.
 
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«Je ne me serai peut-être pas autant impliqué dans la manade Guillierme si Hubert, mon fils, n’avait pas, dès son plus jeune âge, été intéressé par les taureaux», constate Christian Espelly, actuel propriétaire de la manade "Azur et or" après son père Jacques et son oncle Armand. De gardians à manadiers, le nom des Espelly est toujours le garant du fer Guillierme, conservant les qualités propres à la race. Flash back.
 
En 1938, Jacques intègre l’élevage, rejoint dès 1944 par son frère Armand et succède en 1949 au gardian René Chabaud. Les deux frères n’ont pas été "que" des gardians. Christian s’en souvient: «Fanfonne était plus que la patronne, elle nous considérait comme sa famille, nous avions avec elle des relations privilégiées». Très vite, Jacques prend sa part de responsabilité dans l’élevage surtout après 1956 où Guillierme se sépare de Grand. Alors la manade s’installe seule sur les terres des grandes cabanes du Vaccarès, de Signoret et du Cailar.

Les cocardiers les plus connus de l’époque ont pour nom Pimpan puis Galapian, qui conquiert le Bioù d’Or en 1968. Les années 70-80 vont être prolifiques avec Fangous, Tegel, Estepous, Desgressaïre, Vidourle, Lou Maï, etc. et déboucher sur l’apothéose de l’année 1983 où Segren, au palmarès déjà prodigieux, offre, à 12ans, son 2e Bioù d’Or à la manadière Fanfonne Guillierme. Après Segren, tué en 1984 par un de ses congénères, la notoriété de l’élevage est installée et de nombreux jeunes cocardiers perpétuent la marque: notamment Bezoucier (1987), Camisard, Lou Goï, Espigau… Plus près de nous L’Enclume, Candelo, Raouba Vesse, L’Oulivastre entretiennent la flamme.
 
medium_GUILLIERME_A_003.2.JPGChristian valorise par la sélection le côté «spectaculaire, un peu fou fou de la marque» et se base toujours sur les qualités des mères: «Je garde les plus exubérantes, les plus folles, celles qui ont le plus de sang… une branche Granon, une branche Baroncelli». Les Guillierme montrent de la vaillance mais parfois trop de facilité. "Petit à petit, ils apprennent à se battre. Mais c’est plus difficile au niveau des As, on peut dire que le dernier "gros client" a été Claudius (1990-95)" . Aujourd’hui, les fleurons de l’élevage portent toujours des noms aussi évocateurs, poétiques et certains affichent en plus la difficulté qui en font des combattants craints. Si Oufanous, par exemple, garde l’impétuosité emblématique des Guillierme, d’autres comme Lou Pounchu, MariPeù, Donovan, Aurochs… font planer le danger et réfléchir les hommes. Bons petits soldats pour la campagne 2007.
 
Quant à Hubert, à 18 ans cette année, il poursuit ses études avec, depuis longtemps, l’envie de devenir vétérinaire et, parallèlement, poursuivre à la manade le travail de ses... grand-père, grand-oncle, père. Hubert, bientôt le quatrième Espelly au cœur de l’élevage Guillierme?
 
Photos: Luc PERO